François Hublet


Les élections qui se sont tenues dimanche 14 octobre en Bavière ont vu s’opérer une recomposition historique de la situation politique régionale, dans un contexte de forte participation (environ +10% par rapport à l’élection de 2013). Si les orientations politiques futures du grand État prospère, catholique et conservateur du Sud de l‘Allemagne en seront certainement assez peu affectées, l’équilibre des forces – et c’est là tout le paradoxe – y est profondément et durablement bouleversé. À moyen terme, les résultats de ce vote pourraient peser sur l’avenir de la Grande coalition et, partant, sur les dynamiques politiques de toute l’Union européenne.

La candidature de l’actuel premier vice-président de la Commission européenne comme Spitzenkandidat de l’S&D aux prochaines élections européennes ajoute un autre nom de poids dans la course vers le Berlaymont. Si la faiblesse de la social démocratie européenne rend très difficile sa victoire, Timmermans pourrait voir sa position renforcée par le soutien des leaders politiques importants.

L’arrêt d’un groupe néo-nazi à Chemnitz a soulevé le problème du terrorisme d’extrême droite en Allemagne. Même si le danger effectif posé par le groupe n’est pas encore totalement clair, le fait a contribué à remettre au centre du débat politique la sûreté.

L’approbation par le gouvernement italien d’une mise à jour de la loi de bilan expansive, à 2,4 pour cent du PIB, a causé une réaction négative en bourse et la croissance du spread, renforçant les peurs sur la solidité financière du pays. Commence alors une partie d’échec entre la Commission européenne et le gouvernement populiste.

L’ex-chancelier social-démocrate autrichien Christian Kern a déclaré postuler au poste de Spitzenkandidat des S&D lors des élections européennes de mai prochain. Une décision qui a surpris son camp.

Dans le traditionnel discours du Roi à l’occasion du Prinsjesdag, le gouvernement de Mark Rutte a souligné ses ambitions économiques, énergétiques et surtout internationales dans un contexte de tensions dans la coalition de centre-droite.

La chute en Bourse de deux des principales banques allemandes est le symptôme d’une grave période de crise. En cause, la croissance des fintech, mais aussi et surtout les déséquilibres structurels liées à la fragmentation du système bancaire en Allemagne.

Avec le soutien d’Angela Merkel à Manfred Weber, président du groupe du Ppe au Parlement Européen, la compétition pour la Présidence de la Commission européenne a commencé. Weber, sur des positions orientées plutôt à droite, est encore loin d’obtenir la nomination de son groupe, malgré le soutien de la Chancelière.