Asie Intermédiaire


La tournée asiatique du ministre des affaires étrangères iranien Mohammed Javad Zarif afin de rencontrer les dirigeants indien, japonais et chinois révèle une nouvelle option stratégique iranienne qui, face à l’inaction européenne dans la crise actuelle, repose sur les partenaires asiatiques et les nouvelles puissances pour garantir la survie économique de l’Iran. Si l’Inde et le Japon se sont montrés prudents, la Chine a recommencé à importer du pétrole iranien, en dépit de l’embargo américain.

Depuis plus de quatre ans, la guerre au Yémen mobilise de nombreux acteurs régionaux et internationaux. En décembre 2018, des pourparlers de paix visant à mettre fin au conflit ont eu lieu en Suède entre le gouvernement yéménite du président Abd Rabbo Mansour Hadi et la rébellion Houthi. Aujourd’hui, le conflit au Yémen est un des éléments essentiels de la crise entre les Etats-Unis et l’Iran. Pour éclairer la crise, voici une synthèse des perspectives de paix pour l’année 2019.

À l’heure du déclin de Daech qui signe la fin du djihadisme de troisième génération tel que nous le connaissons, Gilles Kepel analyse les grandes ruptures de la région Méditerranée–Moyen-Orient autour de la question pétrolière. Tandis que la production va décliner en Arabie Saoudite et que les tensions se cristallisent dans le Golfe, la reprise en l’Irak et la chute de Daech signent peut-être le début de la reconstruction d’un espace levantin structuré.

Lundi 8 avril, la Maison Blanche a annoncé que le corps des Gardiens de la Révolution était ajouté à la liste des entités terroristes. Dans les faits, cela revient à considérer la véritable armée iranienne, et l’un des principaux acteurs économiques du pays, comme une organisation terroriste, rendant tout commerce avec l’Iran extrêmement complexe, et des fuites en avant militaires plus probables. Quelle influence cette décision aura-t-elle sur la politique étrangère européenne ? Une fiche exclusive pour fixer les termes du débat.

La campagne électorale pour les élections en Inde, qui ont débuté hier 11 avril, est d’autant plus suivie au Pakistan qu’elle se déroule alors que le traditionnel antagonisme entre les deux pays a atteint un niveau paroxystique, après le risque d’escalade militaire de fin de février au regard du Cachemire. Ce contrecoup montre comme une victoire nationaliste, causant une possible aggravation des relations avec l’Inde, ouvre des possibilités inattendues pour le dirigeants pakistanais.

L’élection de Narendra Modi en 2014 s’est faite sur fond d’une promesse : « libérer » la croissance indienne à travers un ensemble de réformes libérales surnommées « Modinomics ». Cinq ans après, l’économie indienne, malgré une croissance élevée, montre encore des problèmes structuraux et des inégalités grandissantes. Le GEG vous propose aujourd’hui une fiche pour analyser les effets des Modinomics, en ce jour d’ouverture des élections indiennes.