Asie Intermédiaire

Géopolitique de la crise iranienne : les implications stratégiques de la crise de janvier 2020

Politique
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« Ce n’était qu’une gifle », c’est par ces termes que le guide suprême iranien Sayed Ali Khamenei a qualifié les frappes contre les bases américaines en Irak à Ain – al -Assad et Erbil en pleine nuit de mercredi 8 janvier 2020. Une réaction iranienne était attendue à la fois par l’administration Trump, mais également par les principaux acteurs internationaux. Retour sur la séquence et sur son impact.

Dans la foulée de l’attaque américaine visant le général Souleimani en Irak le 3 janvier, les cours mondiaux de pétrole ont augmenté de près de 4% en 24h. Il s’agit du troisième épisode de déstabilisation d’ordre géopolitique des marchés pétroliers dans la région en quelques mois, après l’attaque de navires dans la mer d’Oman en juin et l’attaque des infrastructures pétrolières saoudiennes en septembre. L’impact à long terme de ces épisodes sur le prix du pétrole est d’autant plus incertain que les marchés sont aujourd’hui dans l’expectative sur la réponse de l’Iran à cette attaque, et sur l’escalade à craindre. Plus généralement, des signaux contradictoires dictent l’évolution du prix du pétrole, entre importance croissante du facteur géopolitique, incertitude quant à la production non-conventionnelle américaine à long terme, et anticipation d’une stagnation de la demande mondiale.

Le général Ghassem Soleimani, chef de la branche Al-Qods des Gardiens de la Révolution iranien a été tué dans la nuit du 2 au 3 janvier dans l’aéroport de Bagdad par une frappe de drone américain. La revendication officielle et triomphante de cette mort par l’administration américaine et les réactions logiquement belliqueuses des officiels et militaires iraniens laissent présager un nouveau risque d’escalade de la violence au Moyen-Orient.

Le 13 juin 2019 s’est tenue à Bruxelles une réunion du Conseil de partenariat entre l’Arménie et l’Union européenne. De cette rencontre, il ressort que les deux parties discuteront de l’ouverture d’un dialogue sur le régime de libéralisation des visas. Le 26 novembre 2019, Luc Devigne, Directeur adjoint du SEAE pour l’Europe et l’Asie centrale, s’est exprimé sur la possibilité d’une libéralisation des visas; une décision qui, selon lui, n’aurait rien de géopolitique, mais qui paraît bien loin de s’achever.