Comment se structure l’électorat italien ? 16 cartes, 34 graphiques

Ce dimanche, la coalition menée par Giorgia Meloni devrait remporter les élections générales italiennes, propulsant une dirigeante post-fasciste à la tête du pays. Pour saisir comment l’électorat a pu tant se transformer depuis 2018, il faut s’intéresser à ses grands segments politico-idéologiques.

Dans cette étude inédite, Jean-Yves Dormagen livre une analyse des groupes qui compose les coalitions italiennes, ce qui les unit mais également ce qui est susceptible de les diviser.

Élections italiennes dans la revue

Depuis plusieurs mois, plusieurs années, la cheffe de file d’un parti post-fasciste a mené une opération ambitieuse et complexe pour prendre le pouvoir en Italie à partir d’une coalition dite de «  centre-droit  ». Lorenzo Castellani signe une étude essentielle pour comprendre qui est Giorgia Meloni, favorite dans les sondages pour les élections italiennes du 25 septembre.

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Longtemps perçue comme un outil de régulation de la politique intérieure italienne, la contrainte extérieure est une donnée essentielle pour comprendre les transformations politiques avant l’élection du 25 septembre. La favorite, Giorgia Meloni, marche elle-même sur une ligne de crête, entre incarnation d’un renouveau de droite au plan interne et exigence de respectabilité au plan externe. Pourtant, quelque chose a changé. La grande nouveauté est là  : les contraintes n’ont pas disparu, mais leur nature se transforme. Désormais, tout peut arriver.

À la suite des élections suédoises du 11 septembre, le parti d’extrême-droite de Jimmie Åkesson est devenu la deuxième force politique du pays. Alors que les élections générales italiennes se tiennent dans quelques jours, il faut se pencher sur les raisons de ce score historique pour comprendre comment celui-ci consacre le caractère continental du phénomène.

Nous proposons une synthèse en dix points pour comprendre l’émergence et l’idéologie nationaliste aux aspirations populistes des Démocrates de Suède.

La Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite ou encore les Émirats arabes unis refusent de sacrifier leurs intérêts sécuritaires et de développement pour sanctionner la Russie. Ils considèrent même que leur pouvoir de négociation leur permettra d’obtenir de l’Occident des accords plus intéressants en matière de commerce, de technologie et d’armement. Ils aspirent à une domination régionale et pensent qu’une position non-alignée sert mieux leurs intérêts nationaux.

Ces pays représenteront les trois quarts de la population globale et 60  % de l’économie mondiale d’ici 2030. Il est urgent de comprendre leur positionnement.