1953-1954 : les métamorphoses de la Guerre froide

Le 5 mars 1953, Staline meurt dans sa datcha de Kountsevo. Avec sa disparition passe le pic de la Guerre froide. Les années 1953-1954 voient les conditions de l’affrontement Est-Ouest se métamorphoser, en Europe, en Asie, mais aussi en Amérique latine  : les logiques internes à chaque bloc évoluent, les impératifs stratégiques aussi. Rétrospectivement, ces deux années ont été au cœur de multiples débats contrefactuels  : la Guerre froide aurait-elle pu se terminer en 1954  ?

Perspectives

1943-1944 : la victoire imaginée

Le XXe siècle en dix fins d’année

20 livres à lire en janvier 2024

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Face au Mont Blanc, à 3466 mètres d’altitude, le jury du prix Grand Continent a récompensé l’écrivain polonais Tomasz Różycki. Alors que la Pologne revient en Europe par les urnes et que l’Union veut s’élargir, il appelle à porter plus loin notre regard en s’inspirant du courage ukrainien pour comprendre «  que notre grand continent est encore plus grand qu’on ne le croyait  ».

À Washington, une guerre interne déchire les rangs républicains de la Chambre. Les coups se multiplient, les fractures se creusent — nous sommes à un an des élections. Pour comprendre ce qui se joue, nous interrogeons Matthew Glassman, l’un des meilleurs spécialistes des dynamiques internes du Parti républicain.

La guerre et la paix ne sont pas étanches. Bien avant que Vladimir Poutine ne lance son invasion à grande échelle, l’Ukraine était déjà définie par l’état de guerre. Pour penser l’après-guerre en Ukraine, il faut intégrer les clivages propres à ce temps long de la conflictualité. Peut-on jamais sortir de la guerre  ?

Les prochaines élections européennes se tiendront dans moins de six mois. Afin de préparer au mieux cette échéance cruciale et pour tirer le bilan de la législature passée, nous vous proposons une étude ambitieuse en 40 cartes exclusives à partir de quatre années de résultats électoraux dans les 90 000 communes de l’Union européenne.

La Pologne a un nouveau Premier ministre. Mardi 12 décembre, Donald Tusk a prononcé un long discours avant l’investiture de son gouvernement de coalition. Il a alors paru déterminé à engager une refondation politique et géopolitique pour son pays. Alors que la guerre prend un tour inquiétant, la doctrine Tusk ouvre de nouvelles perspectives pour l’Europe et pour l’Ukraine. Une traduction commentée, à lire et à discuter.