Études


Alors que la guerre d’Iran s’étend désormais à seize pays, le Pakistan et l’Afghanistan voisins sont eux aussi engagés dans un conflit ouvert.

Si ces deux théâtres sont distincts, leurs interdépendances pourraient créer un embrasement régional.

Pour comprendre la géopolitique de cette Asie intermédiaire, il faut revenir à l’histoire — Christophe Jaffrelot signe une étude fouillée.

Après la Syrie et le Venezuela, comme souvent lorsque Moscou perd un allié, le discours officiel est embarrassé.

Mais pour les commentateurs, le chaos en Iran et au Moyen-Orient porte une opportunité  : une nouvelle guerre du Golfe pourrait-elle sauver le Kremlin  ?

Guillaume Lancereau analyse et contextualise les principales déclarations depuis l’attaque du 28 février.

Du brouillard de guerre émergent des images et des données.

Plus de 1 000 frappes, plusieurs centaines de morts, dont le guide suprême Ali Khamenei, des milliers de drones et de projectiles, et des millions de personnes impactées dans plus de dix pays.

Après 24 heures, la guerre pour le changement de régime se poursuit en Iran et dans tous les pays du Golfe—même si Donald Trump annonce avoir donné son accord pour reprendre les négociations.

Nous faisons le point.

Pour comprendre l’imaginaire stratégique de l’opération déclenchée par les États-Unis et Israël, il faut se familiariser avec une doctrine longtemps discréditée, mais qui s’adapte aujourd’hui à la vision néoréactionnaire des cercles trumpistes de Washington.

Découvrez Giulio Douhet et le mythe du changement de régime par les airs.

L’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique depuis 1989 est mort hier, 28 février 2026, dans le cadre des attaques menées par les États-Unis et Israël contre la République islamique afin de provoquer un changement de régime par la force.

Sa disparition, sans savoir si elle conduira à un changement de régime par la force, à une transition vers un proche, ou vers un chaos généralisé, marque la fin d’un pouvoir de 37 ans qui a défini et structuré la nature du pouvoir de la République islamique.

Nous revenons sur les grandes étapes de son existence, de son enfance pieuse au Nord de l’Iran et sa rencontre avec l’ayatollah Khomeyni pendant des études de théologie au renforcement progressif de son pouvoir brutal au sein du régime iranien.

La carte des réactions des pays à l’opération militaire lancée ce matin, 28 février, par les États-Unis et Israël, révèle l’implosion de normes communes au sein du bloc occidental et plus généralement une fragmentation accélérée de tous les espaces d’alliance.

Il n’y a pas d’«  Occident  » opposé à un «  Sud global  », pas de BRICS + ou d’OTAN, mais une seule ligne de fracture non linéaire qui traverse tous les ensembles et se traduit par une absence de positionnement global.

Ce matin aux alentours de 7h30 (Paris) les États-Unis aux côtés d’Israël ont déclenché une séquence militaire que Donald Trump a qualifié lui-même de «  guerre  ».

Que se passe-t-il exactement  ? Que cherche Trump  ? Que peut faire le régime des ayatollahs  ? Et pourquoi cette guerre pourrait-elle dépasser largement l’Iran  ?

Nous faisons le point.

Les derniers chiffres montrent un paradoxe  : malgré le sursaut européen, la guerre en Ukraine a augmenté le coût de notre autonomie.

Pour soutenir un conflit de haute intensité sans dépendre de Washington, il va falloir faire des choix.

L’un des plus rationnels est aussi le plus évident  : arrimer l’industrie européenne à l’Ukraine.

Dans une Ukraine qui résiste par le bas, perturber la vie quotidienne, c’est aussi déstabiliser le front.

Depuis quelques mois, Poutine a changé de plan  : il porte la guerre sur les infrastructures moins pour tuer l’industrie que pour rendre impossible le fonctionnement normal de la société.

Une enquête dans le quatrième — et le plus froid — hiver de la guerre.

Le livre le plus influent du trumpisme est un roman dystopique et raciste écrit par un Français.

Juliette Heinzlef a enquêté et interrogé plusieurs chercheurs pour prendre la mesure de l’influence considérable du Camp des saints dans l’élite trumpiste.

Elle signe la première étude fouillée sur cette convergence transatlantique.