Entretiens


Après l’Argentine et le Chili, l’effet domino trumpiste en Amérique latine se heurte à un obstacle de taille lors des élections qui se tiendront l’an prochain  : un ancien syndicaliste brésilien de 80 ans.

Porté par un agenda résolument progressiste — jusqu’à défendre la semaine de 36 heures — et un programme ouvertement internationaliste, Lula croit en sa réélection.

Entretien de fond avec Wellington Dias, son puissant ministre du Développement, au cœur de la riposte brésilienne.

En Italie, L’Annivervario (Feltrinelli, 2025) a été le phénomène d’édition de l’année.
Texte bref, «  scandaleusement calme  » selon Emmanuel Carrère, il raconte une histoire grave avec une puissance d’évocation mystifiante.

Comment expliquer un tel effet  ?

Andrea Bajani, qui a repris son texte vingt-deux fois, nous confie  : «  je crois au roman comme genre qui inquiète  ».

Entretien.

«  Nous sommes dans le Colisée — un Colisée numérique qui nous permet d’assister au spectacle sans quitter notre salon, d’entendre les clameurs de la foule et de subir la même blessure morale qu’Alypius il y a plus de 1 600 ans.  »

Pour une nation vouée à la domination brutale, il faut une population qui se délecte des démonstrations de cruauté.

Du Royaume-Uni de Starmer au Danemark de Frederiksen, les gauches sont en train d’inventer une nouvelle formule politique de conquête du pouvoir qui veut dépasser le libéralisme.

Sont-ils des apprentis sorciers ou les précurseurs d’une dynamique européenne pour la troisième gauche  ?

Mark Leonard décrypte l’une des tendances politiques qui pourrait définir l’année qui vient.

La Russie le dit explicitement  : elle est déjà entrée en guerre contre l’Europe.

Pourtant, peu de dirigeants dans l’Union sont aujourd’hui capables d’articuler un constat aussi clair.

Hanno Pevkur, le ministre de la Défense de l’Estonie, est l’une des voix de la résistance européenne qui organise la protection du continent face à Poutine.

Face à Trump, Xi et Poutine, les opinions attendent beaucoup de l’Europe.

Pourtant, cette demande semble démesurée par rapport à ce que peut offrir l’Union.

À l’occasion de notre sondage Eurobazooka, cinq voix réunies lors du Sommet Grand Continent sont revenues sur ce décalage.

Le banquier le plus écouté de la planète a quelque chose à dire  : «  une Europe faible est néfaste — pour les États-Unis comme pour tout le monde civilisé  ».

Après un an d’administration Trump, Wall Street a appris à parler le langage MAGA mais souhaite infléchir la ligne du Pentagone  : «  si l’Union se fragmente, les États-Unis en seront affectés plus que quiconque  ».