Entretiens


«  L’Iran est le théâtre où tout ce que Palantir construit depuis vingt ans devient lisible.  »

Derrière les leçons sur l’Antéchrist et la hype des Croisades algorithmiques, l’entreprise de Peter Thiel et Alex Karp s’est rendue indispensable au fonctionnement des États.

Mais de l’Ukraine à l’Iran, elle configure aussi les lignes de front.

Dans un entretien de fond, Olivier Tesquet, co-auteur d’Apocalypse Nerds (Divergences, 2025) étudie la géopolitique d’une «  entreprise totémique du XXIe siècle  ».

Trump a joué — Khamenei est mort.

Mais le Moyen-Orient n’est pas un échiquier dont les hommes forts pourraient bouger les pions à leur guise.

Pour la championne d’échec iranienne exilée en France Mitra Hejazipour, après l’heure des prédateurs s’ouvrira le temps des sociétés.

La guerre — le pétrole — le dollar.

Le cycle qui s’est ouvert au Moyen-Orient après l’opération lancée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran a quelque chose d’étrangement familier.

Mais si la dynamique politique profonde de cette crise est fondamentalement différente, il faut se préparer à entrer dans une instabilité structurelle.

Entretien avec Helen Thompson, autrice d’une Histoire politique du monde fossile (Flammarion, 2024).

Le Guide Suprême est mort.

La société iranienne a tourné la page des martyrs.

Pourtant, dans la guerre, le régime ne montre pas de signes d’effondrement — et la recomposition du pays pourrait être violente.

Entretien avec Farhad Khosrokhavar, sociologue de l’Iran et spécialiste de la martyrologie chiite.

Netanyahou a réussi à faire basculer Trump dans ce qui pourrait devenir une nouvelle guerre sans fin.

Après les visées des néoconservateurs de l’ère Bush, le Premier ministre veut forger «  un nouveau Moyen-Orient  » par la guerre.

Entretien avec le spécialiste germano-égyptien Asiem El Difraoui.

Pour capter les ressources des entreprises, la Maison-Blanche adopte une stratégie de terreur — mais qui pourrait se retourner contre elle.

Pour l’économiste Luigi Zingales, ce glissement vers la kleptocratie rapproche les États-Unis de Donald Trump de l’Italie de Berlusconi — voire de l’Indonésie sous la dictature de Suharto.

Entretien.