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Une fois de plus, des querelles franco-allemandes sur le sujet de «  l’autonomie stratégique européenne  » refont surface. Le président français Emmanuel Macron et la ministre allemande de la défense Annegret Kramp-Karrenbauer (AKK) ont lancé de nouveau le débat, soutenus par des médias friands d’accompagner l’apparente confrontation.

Au-delà de leurs tailles variables, les plans de relance des États européens diffèrent par rapport aux normes comptables retenues. En particulier, la France a inscrit la plupart de ses mesures en tant que mesures ad hoc et temporaires, au contraire de l’Allemagne. Dans tous les cas, le réel soutien budgétaire des États semble beaucoup plus mesuré qu’annoncé. L’OCDE et le FMI devraient veiller à ce que l’Union européenne, à commencer par la France et l’Allemagne, entende ce message.

Après plusieurs mois d’âpres négociations, le Conseil de l’UE et le Parlement ont trouvé un accord sur le cadre financier pluriannuel 2021-2027 (CFP). Si les négociations budgétaires ne sont pas encore formellement arrivées à leur terme, cette percée ouvre la voie au déploiement du CFP à partir du mois de janvier.

Comme l’a affirmé Jean Monnet  : «  L’Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises  ». De la communauté européenne du charbon et de l’acier à la réunification de l’Allemagne, qui a permis de concevoir l’Union économique et monétaire à la hâte au début des années 1990, cette maxime semble toujours avoir été confirmée. Au début de la pandémie, la BCE a pris de nouvelles initiatives importantes qui ont permis de soutenir les mesures mises en place par les États membres pour lutter contre le virus. Toutefois, les membres de l’Europe du Sud s’abstiennent d’avoir recours aux prêts disponibles, en raison de la stigmatisation politique liée aux conditions de réforme.

La directive sur la sécurité des réseaux et de l’information (directive NIS) est l’un des textes législatifs les plus importants de l’UE dans le domaine de la cybercriminalité. Quatre ans seulement après son entrée en vigueur, la Commission européenne devrait présenter une révision de cette cyberlégislation d’ici la fin de l’année. C’est un excellent moment pour envisager une révision dans le contexte du débat brûlant sur l’autonomie stratégique et la souveraineté numérique dans l’UE. Ce faisant, on découvre des ingrédients surprenants qui peuvent être utilisés dans la préparation de la nouvelle législation et, en prime, permet un changement pour les traités de l’UE.

Aujourd’hui, les ministres européens de la santé se réunissent par visioconférence. Le retour de la croissance du nombre de cas et du nombre de décès a entraîné la mise en place de mesures de nouvelles mesures de restriction sur l’ensemble du continent.

La Commission européenne a dévoilé ce mois-ci sa stratégie pour une «  Vague de rénovation  » européenne. Alors qu’il est aujourd’hui plus que jamais question de relance verte et juste, la «  Vague de rénovation  » européenne risque de souffrir d’un manque de moyens pour réaliser son ambition, au-delà des financements exceptionnels débloqués dans le cadre de la relance post-covid.