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L’Euro à l’épreuve des préjugés

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Alors que se tient le Forum économique mondial à Davos, après les vifs échanges par discours interposés entre la militante écologiste Greta Thunberg et le président Trump, l’Europe sort son épingle du jeu dans la gouvernance internationale en présentant un ensemble de moyens financiers pour accélérer la transition écologique, par le biais du Pacte vert européen de la nouvelle présidente de la Commission.

Aujour’hui, Mardi 21 janvier s’ouvre justement le Forum économique mondial de Davos. Accueillant éternellement les dirigeants qui incarnent le capitalisme de ce monde, le village alpin est aussi la caisse de résonance des évolutions du cadre mental des décideurs mondiaux.

Cette semaine, à l’occasion de la première session plénière du Parlement européen de 2020, le Grand Continent propose une analyse des grands volets de la politique climatique de la Commission européenne. Les ambitions du Green deal concernent tous les secteurs de la vie économique et politique européenne, et donneront lieu à des annonces et à des engagements des États membres et des institutions européennes tout au long de l’année, jusqu’à la COP26 à Glasgow en décembre, et en 2021. Aujourd’hui, le Green deal comme outil de la politique diplomatique de l’Union, entre difficile convergence des États membres sur les contraintes à consentir dans la lutte contre le changement climatique, et défis stratégiques pour l’Union à l’intérieur et au-delà de ses frontières.

La Commission européenne a présenté le 14 janvier son Plan d’investissement pour une Europe durable. Au coeur de celui-ci, un Mécanisme de transition juste s’appuyant sur un budget visant les 100 milliards d’euros et s’adressant aux investisseurs publics comme privés. Trois difficultés sont cependant à prévoir : premièrement, le financement difficile de nouvelles initiatives alors que le débat sur le Cadre financier pluriannuel 2021-2027 est déjà particulièrement tendu. D’où une certaine tendance à recourir fortement à des instruments financiers pour masquer la pénurie de fonds émanant dudit CFP. En parallèle, le mécanisme semble s’ancrer dans le giron d’un Semestre européen qui a toujours placé la stabilité économique et budgétaire devant la stabilité climatique. Ces deux éléments peuvent déclencher certaines critiques de nature plus politique. Enfin, la gouvernance du mécanisme ne correspond pas forcément à la distribution des rôles observée jusqu’alors sur ce dossier.

Cette semaine, à l’occasion de la première session plénière du Parlement européen de 2020, le Grand Continent propose une analyse des grands volets de la politique climatique de la Commission européenne. Les ambitions du Green deal concernent tous les secteurs de la vie économique et politique européenne, et donneront lieu à des annonces et à des engagements des États membres et des institutions européennes tout au long de l’année, jusqu’à la COP26 à Glasgow en décembre, et en 2021. Aujourd’hui, l’objectif de neutralité carbone en Europe, premier objectif phare d’Ursula von der Leyen annoncé dès sa campagne pour la présidence de la Commission.

Qu’attendre de l’Europe en 2020 ? Alors que l’Union entre dans un nouveau cycle politique, nous proposons cinq prédictions. Le nouveau leadership politique de l’UE a fait des promesses excessives en générant des attentes démesurées qui pourraient s’avérer trop difficiles à gérer.