Bulles

Long format

L’énergie solaire est promise à une forte croissance dans les années à venir, s’appuyant sur les installations photovoltaïques décentralisées et associée à l’émergence de nouveaux modes de consommation, comme l’autoconsommation collective d’électricité. Si l’autoconsommation collective devrait permettre de répondre au problème du stockage de l’électricité renouvelable, son développement se heurte aujourd’hui à de nombreux freins économiques. Cet exemple illustre la difficulté de l’équilibre que doivent trouver les régulateurs, entre soutien aux énergies renouvelables et entretien du réseau historique d’électricité.

Alors que les contrats de gaz entre la Russie et l’Ukraine arrivent à leur échéance le 31 décembre 2019, on observe que les «  flux rebours  » sont devenus une pratique courante. Face à la dépendance énergétique dans laquelle se trouve l’Union vis-à-vis de ses fournisseurs, il est intéressant de questionner l’intégration du marché intérieur du gaz et de voir pourquoi il ne converge pas autant qu’il le devrait.

Le 30 octobre dernier, le gouvernement danois a approuvé la construction du gazoduc Nord Stream 2, dans ses eaux territoriales, reliant les gisements russes au marché européen, via l’Allemagne. Le projet, déjà construit à 80  %, devrait être terminé le mois prochain après 3 ans de mésentente européenne autant entre les institutions qu’entre les états-membres sur ce projet. L’enjeu derrière ces divisions internes est l’intégration du marché intérieur du gaz et plus généralement l’achèvement du marché énergétique européen.

Scientifique de renommée internationale, ancien président du Muséum national d’histoire naturelle et ancien conseiller scientifique auprès de Ségolène Royal pendant la COP21, le biologiste Gilles Boeuf nous interpelle sur la nécessité d’agir ensemble dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il nous parle, entre autres, de la valeur de la nature et encourage les citoyens à repenser leur relation au vivant pour mieux appréhender l’effondrement de la biodiversité qui nous guette.

Lors du Conseil européen de décembre, les chefs d’État et de gouvernement seront invités à approuver la réforme de la Mécanisme européen de stabilité (MES). Ils ne devraient pas le faire, car la clôture actuelle des négociations sur la mesure de sauvegarde d’urgence éliminerait un élément important d’un éventuel accord global. En effet, la réforme est très imparfaite et déséquilibrée, et le débat sur la réforme de la zone euro mérite un agenda plus large et plus ambitieux.

Après le Sommet Action Climat de septembre 2019 qui a vu un tiers des Etats du monde s’engager pour la neutralité carbone à l’horizon 2050, la Conférence des Parties (COP) en décembre à Madrid va être l’occasion de prendre de nouveaux engagements dans la lignée du bilan – maigre – de la COP24, et de préparer la COP de 2020, laquelle permettra de dresser un bilan des engagements pris par les Etats lors de l’Accord de Paris de 2015. Dans ces négociations, l’homogénéité des positions des Etats de l’Union européenne sera cruciale pour peser diplomatiquement.

Créée en 2017, la fonction d’ambassadeur européen en Arctique a permis à l’Union d’affirmer son ambition de peser davantage dans la gouvernance régionale. Alors que l’ambassadrice Marie-Anne Coninsx a quitté ses fonctions au profit du suédois Lars-Gunnar Wigemark depuis novembre, analyser l’activité de l’ambassadeur européen permet de comprendre les orientations récentes données à la stratégie diplomatique de l’UE en Arctique, entre coopération avec de nouveaux acteurs et promotion de nouvelles problématiques régionales.