Bulles

Long format

La Commission européenne a annoncé mercredi 27 mai son plan de relance et son budget pour la période 2021-2027. Elle se targue de mettre le Green Deal au cœur de la relance économique, avec notamment une forte hausse des investissements dans les infrastructures «  vertes  ». Tandis que le développement des technologies bas carbone semble ambitieux, le débat se concentrera sur la relance de secteurs industriels fossiles, ou directement dépendants des énergies fossiles (automobile, aviation, tourisme), sur laquelle la Commission apporte à ce stade peu de garanties. Analyse en amont du prochain Conseil européen du 19 juin, crucial pour la précision et la mise en oeuvre du plan.

Le 20 mai dernier, la Commission européenne présentait sa stratégie “de la ferme à la table (Farm to Fork)” pour un renouveau de nos systèmes agroalimentaires. Cette stratégie très attendue a beau contenir des objectifs importants, leur mise œuvre pose question, alors même que les outils législatifs pour les atteindre restent flous, et que la révision de la prochaine Politique Agricole Commune ne fait pas partie des négociations. Une stratégie de plus ou un réel changement de paradigme  ?

Alors que les menaces de la cybersécurité mettent en péril la souveraineté, la normalisation numérique se trouve prise dans le maelström de la géopolitique. Le débat sur les 5G – le «  moment géopolitique  » de la transition numérique – a montré que la plupart des gouvernements ignoraient largement la normalisation à leurs risques et périls. Ce qu’il faut, selon Paul Timmers, c’est une gouvernance révisée de la normalisation qui soit adaptée à la collaboration mondiale et qui respecte la souveraineté.

En Septembre 2017, Emmanuel Macron appelait dans son discours de la Sorbonne à «  sensibiliser les institutions européennes et nationales aux enjeux du renseignement  ». Cet objectif a été confirmé par la lettre d’intention pour la création du Collège européen du Renseignement signée à Zagreb en février 2020. Les découvertes récentes du programme «  Maximator  » semblent confirmer qu’une telle coopération de renseignement discrète existe dejá depuis des années et a permis de réels succès stratégiques et diplomatiques.