Pièces de doctrines


En s’enfermant dans un repli nationaliste qui donne tous les torts à l’Union, la gauche se trompe de combat : ni la technocratie bruxelloise, ni l’hégémonie qu’on prête à l’Allemagne sur le continent ne sont responsables du primat de la doctrine néolibérale. Celle-ci trouve ses origines ailleurs : dans un système de gouvernance intergouvernemental.

À quelques jours du scrutin de dimanche, l’idée européenne est figée. Les think tanks et autres cercles de réflexion qui étaient autrefois des laboratoires d’idées sont enfermés dans une méthode qui ne correspond plus à la réalité. Pour donner une nouvelle dynamique à l’Europe, il faut changer de méthode – radicalement.

On sait parler des échecs de l’Europe mieux que de ses réussites. C’est vrai notamment en matière de droits des femmes, et ce bien que l’Union, depuis ses débuts, ait été pionnière en la matière. Le travail de trois chercheuses, qui nous livrent ici la conclusion d’un ouvrage collectif « exploratoire » sur la question, permet de remettre de l’ordre et d’ouvrir des pistes de réflexion sur la place des femmes dans l’histoire de la construction européenne.

Célébrer la Fête du Travail a-t-il encore un sens ? À l’heure des « bullshit jobs », du « brown-out » et du chômage, le travail crée-t-il toujours de la valeur ? Norbert Trenkle dresse le constat inquiétant d’un travail dévalorisé, en concurrence avec le capital fictif : c’est l’ère du du « capitalisme inversé. » Dans ce contexte, l’identification au travail devient le point de référence d’une critique régressive et nationaliste du néolibéralisme et de la financiarisation du capitalisme.