Genre


On sait parler des échecs de l’Europe mieux que de ses réussites. C’est vrai notamment en matière de droits des femmes, et ce bien que l’Union, depuis ses débuts, ait été pionnière en la matière. Le travail de trois chercheuses, qui nous livrent ici la conclusion d’un ouvrage collectif « exploratoire » sur la question, permet de remettre de l’ordre et d’ouvrir des pistes de réflexion sur la place des femmes dans l’histoire de la construction européenne.

Que ce soit en Colombie, en Argentine ou aux États-Unis, les footballeuses ont levé leurs voix aux cours des dernières semaines pour dénoncer le sexisme dans le milieu sportif, qui se manifeste tant à travers le harcèlement que dans l’immense différence des salaires. La plupart des pays latino-américains ne compte d’ailleurs pas encore avec une ligue professionnelle de football féminin : la pratique de ce sport par les femmes est invisibilisée et leur effort n’est souvent nullement rémunéré.

Vendredi 8 mars, comme chaque année, les femmes chiliennes – vêtues de couleur pourpre – sont descendues dans la rue pour manifester contre les violences sexistes et les féminicides, pour la fin des inégalités hommes-femmes et pour demander la légalisation de l’IVG, de meilleurs salaires, la protection et le respect, dans le cadre de la vague féministe sans précédent qui agite l’Amérique latine depuis 2015.

Comme en témoignent les récentes conférences d’Oslo et de Kigali, le soutien de la communauté internationale à l’augmentation des investissements en faveur de la santé des enfants, des adolescents et des femmes est encore un succès en demi-teinte. Malgré l’accroissement des efforts déployés à l’échelle mondiale pour accroître les fonds destinés à la santé des enfants, des adolescents et des femmes, on est aujourd’hui confrontés à des divisions politiques et à des inégalités entre les sexes qui continuent d’entraver les progrès.