Énergie et environnement

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Le premier tour de la primaire de l’écologie aura lieu du 16 au 19 septembre prochain. Nous avons demandé à trois candidats écologistes de prendre position sur le volet politique étrangère et européenne de leur programme. Sandrine Rousseau répond ici à nos questions sur l’Union européenne, la politique étrangère de la France et la diplomatie de l’Anthropocène.

Dans cet entretien, le Bourgmestre de Charleroi et président du Parti socialiste belge pose les éléments d’une doctrine écosocialiste. À partir d’un paradoxe («  pourquoi n’agissons-nous pas alors que nous savons quoi faire  ?  »), il propose une méthode pour faire de l’écologie un levier de mobilisation qui saura donner au socialisme un nouveau souffle.

Le paradoxe du déplacement de Kiruna  ? La promotion par la municipalité et par l’entreprise minière LKAB du projet comme un modèle de résilience urbaine face aux effets du changement climatique – tout en omettant la raison initiale de son déplacement  : l’expansion de l’industrie minière. Un cas d’étude où les intérêts économiques en jeu semblent triompher de l’existence même de la ville.

Le parti Vert belge, depuis son succès aux élections de 2019, dispose de sièges au niveau régional, fédéral et européen. Alors que les prochaines échéances se trouvent en 2024, le parti est en quête de crédibilité sur des thématiques qui incombent traditionnellement à d’autres formations politiques. S’inspirant de ce que les partis écologistes proposent en Allemagne et en France, le parti Ecolo considère le changement climatique comme une question géopolitique fondamentale, dont l’échelle pertinente est l’Europe.

Alors que l’échéance du parachèvement de la construction du gazoduc Nord Stream 2 dans la mer Baltique approche, les tensions s’intensifient sur les deux rives de l’Atlantique. L’accord germano-américain signé en juillet atteste de la décision de l’administration Biden de ne pas sanctionner les entités impliquées dans la construction du gazoduc, et consacre pour l’Allemagne la montée en puissance de la notion de solidarité énergétique.

Dans un pays où les forêts concentrent une partie importante de l’attention en matière d’environnement, il n’est pas étonnant que les partis écologistes jouissent d’une certaine popularité en Lituanie. Toutefois, pour le député européen Tomas Tomilinas, il est nécessaire que les valeurs de progrès social et de protection de la nature prônées par les Verts soient portées à un niveau continental – et plaide pour un leadership européen.

À l’approche des élections fédérales allemandes de septembre, nous avons cherché à comprendre quelles étaient les priorités des Verts dans ce bastion écologiste européen. Pour le député européen Sergey Lagodinsky, avoir un parti vert fort en Allemagne ne fait pas tout  : il faut pouvoir se projeter à l’échelle continentale. Penser l’écologie revient à chercher des solutions transnationales, qui mettent sur le même plan valeurs européennes et géopolitique.

Le nouveau paquet présenté le 14 juillet par la Commission européenne vise à engager l’Union dans la voie d’une réduction de 55  % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030. La portée et l’ambition sont inédites à ce stade. 10 points pour y voir plus clair.