Énergie et environnement

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Le paradoxe du déplacement de Kiruna  ? La promotion par la municipalité et par l’entreprise minière LKAB du projet comme un modèle de résilience urbaine face aux effets du changement climatique – tout en omettant la raison initiale de son déplacement  : l’expansion de l’industrie minière. Un cas d’étude où les intérêts économiques en jeu semblent triompher de l’existence même de la ville.

Le parti Vert belge, depuis son succès aux élections de 2019, dispose de sièges au niveau régional, fédéral et européen. Alors que les prochaines échéances se trouvent en 2024, le parti est en quête de crédibilité sur des thématiques qui incombent traditionnellement à d’autres formations politiques. S’inspirant de ce que les partis écologistes proposent en Allemagne et en France, le parti Ecolo considère le changement climatique comme une question géopolitique fondamentale, dont l’échelle pertinente est l’Europe.

Alors que l’échéance du parachèvement de la construction du gazoduc Nord Stream 2 dans la mer Baltique approche, les tensions s’intensifient sur les deux rives de l’Atlantique. L’accord germano-américain signé en juillet atteste de la décision de l’administration Biden de ne pas sanctionner les entités impliquées dans la construction du gazoduc, et consacre pour l’Allemagne la montée en puissance de la notion de solidarité énergétique.

Dans un pays où les forêts concentrent une partie importante de l’attention en matière d’environnement, il n’est pas étonnant que les partis écologistes jouissent d’une certaine popularité en Lituanie. Toutefois, pour le député européen Tomas Tomilinas, il est nécessaire que les valeurs de progrès social et de protection de la nature prônées par les Verts soient portées à un niveau continental – et plaide pour un leadership européen.

À l’approche des élections fédérales allemandes de septembre, nous avons cherché à comprendre quelles étaient les priorités des Verts dans ce bastion écologiste européen. Pour le député européen Sergey Lagodinsky, avoir un parti vert fort en Allemagne ne fait pas tout  : il faut pouvoir se projeter à l’échelle continentale. Penser l’écologie revient à chercher des solutions transnationales, qui mettent sur le même plan valeurs européennes et géopolitique.

Le nouveau paquet présenté le 14 juillet par la Commission européenne vise à engager l’Union dans la voie d’une réduction de 55  % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030. La portée et l’ambition sont inédites à ce stade. 10 points pour y voir plus clair.

Edith Loring Kuhanga vit à Lytton, à l’épicentre de la vague de chaleur qui traverse le Canada. Elle y travaille dans le secteur de l’éducation. Lorsque les flammes ont commencé à encercler le village par les forêts, sous une température avoisinant les cinquante degrés celsius, elle était en pleine réunion sur Zoom. Quelques heures plus tard, tout ce que possédait sa communauté avait disparu.
Nous publions son témoignage.

À l’heure de l’émergence nécessaire d’une troisième voie écologiste entre la Chine et les États-Unis, le député européen David Cormand cherche à dégager une unité des verts européens. Au-delà des querelles nationales et partisanes, il promeut les spécificités d’une écologie européenne qui s’est toujours construite de manière géopolitique.

Alors que le consensus de la modernité verte semble s’imposer partout, nous pouvons encore choisir son modèle. Au-delà de l’alternative stérile entre capitalisme décarboné et apocalypse, l’Europe a les moyens d’inventer une proposition politique moins tributaire de l’esprit de conquête que celles de la Chine et des États-Unis.