Afriques Subsahariennes

Le 33e sommet d’Addis-Abeba et une année 2020 pleine de défis pour le continent africain

Politique
Long format

2020 a commencé avec un certain nombre de nouveaux développements importants dans les relations dans l’Afrique des Grands Lacs : les opérations militaires conjointes dans les provinces orientales de la République démocratique du Congo n’étaient qu’un premier pas vers une plus grande convergence dans certains scénarios dans la région. À Luanda, en Angola, les chefs d’État de l’Angola, de la RDC, du Rwanda et de l’Ouganda se sont réunis pour poursuivre le dialogue et éviter de dangereuses escalades, notamment entre Kagame et Museveni. Pendant ce temps, au Burundi, le parti au pouvoir, le CNDD-FDDD, inaugure des manœuvres importantes en vue des élections présidentielles de cette année.

Au lendemain de la conférence de Berlin sur la Libye, l’embargo sur les armes et le cessez-le-feu révèlent des signes de plus en plus criants d’effondrement. La nécessité de définir une feuille de route pour une reconstruction institutionnelle complète de la Libye a fait place à des dossiers spécifiques, comme le siège de Tripoli par la GNA à Haftar, ou l’état des puits de pétrole. Dans ce contexte, la communauté africaine, face à une forte ingérence étrangère, affronte le scénario libyen avec plus d’insistance, à travers le Sommet d’Alger et celui de Brazzaville.

Le 19 janvier 2020, la conférence de Berlin s’est tenue pour trouver les bases d’un futur accord politique pour la paix et la stabilisation en Libye. Les réactions à la fin de la réunion ont été d’un optimisme prudent, en raison notamment des incertitudes, dues à la volatilité du contexte. La Conférence de Berlin est née principalement pour tenter de faire avancer les choses avec une position unique de la part de l’Union européenne. Il faut cependant replacer cela dans le contexte d’un débat qui touche également l’autre organisation régionale, qui est le protagoniste de la Conférence : l’Union africaine.

À quoi faut-il s’attendre en 2020 ? Après avoir passé en revue la mouvementée année 2019, nous soulignons cette semaine les tendances à suivre pendant l’énigmatique 2020, mois par mois. Emmanuel Macron l’avait annoncé aux côtés d’Alassane Ouattara en décembre : c’en est fini du franc CFA dans la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine).

À quoi faut-il s’attendre en 2020 ? Après avoir passé en revue la mouvementée année 2019, nous soulignons cette semaine les tendances à suivre pendant l’énigmatique 2020, mois par mois. L’année 2020 s’ouvrira en Afrique : l’imminence de l’arrivée des troupes turques en Libye et la réunion du G5 Sahel marqueront l’avenir du continent.

Hage Geingob a été réélu président de Namibie, suite à l’élection présidentielle du 27 novembre. Le renouvellement du mandat du candidat de la SWAPO, parti historique de Sam Nujoma, n’a pas surpris, malgré les scandales de corruption et une situation économique qui inquiète certains investisseurs internationaux, dans un pays traditionnellement défini comme stable sur les plans politique et social.