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Douze milliards d’euros  : c’est la somme que viennent d’annoncer conjointement les principaux bailleurs de fonds internationaux par la voix d’Emmanuel Macron afin de donner un second souffle à la Grande Muraille Verte. Pour rappel, ce projet pharaonique né en 2005 consiste à planter une bande de terre de 8 000 km de long – du Sénégal à Djibouti – et 15 km de large dans le but de freiner le processus de désertification, générer des opportunités économiques dans des régions parmi les plus pauvres du monde et, incidemment, contribuer à séquestrer quelques 250 millions de tonnes d’équivalent CO2. Depuis son lancement, le projet a essuyé de nombreuses critiques, tant sur son ambition que sur ses accomplissements.

Les bouleversements politiques du millésime 2020 n’ont pas épargné le continent africain. Pour savoir comment l’Afrique va affronter l’année 2021, il faut récapituler  : nous avons demandé à des spécialistes de présenter leurs éclairages par zones géographiques. Un tour d’horizon qui montre à la fois les différences et l’interconnexion sur le continent.

Doctrine Macron en Afrique bombe à retardement budgétaire développement derisk neutralisation des risques capitalisme néo colonialisme impérialisme économique français Coupe du Monde 2021 chantiers africains Consensus de Wall Street Paris

La doctrine Macron en faveur d’un axe euro-africain est-elle vraiment sérieuse  ? Selon deux économistes, le consensus de Paris prolongera celui de Wall Street sur l’utilisation des partenariats publics privés dans l’aide au développement. Cette stratégie de neutralisation du risque à grande échelle fait en réalité peser d’importants dangers sur les budgets des États africains.

Il est probable que les principales initiatives économiques et commerciales en place, ainsi que les plans d’aide humanitaire et d’aide au développement, resteront inchangés. Après le désintérêt de l’administration Trump, le continent bénéficiera de l’adhésion renouvelée de Washington aux principes du multilatéralisme. La promotion des pratiques démocratiques et du respect des droits de l’homme sera une priorité de la diplomatie américaine.