Politique

La droite sans les pleins pouvoirs en Italie

Europe
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Un motif séquentiel est sur le point de se répéter en Italie  : l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement populiste après une phase technocratique. Cette fois, cependant, le modèle pourrait toucher à ses limites. Andrea Capussela dresse un historique des constantes qui ont structuré la vie politique et partisane italienne depuis l’affaire Ruby et propose des solutions pour affronter la perspective de voir Meloni arriver au pouvoir.

Longtemps perçue comme un outil de régulation de la politique intérieure italienne, la contrainte extérieure est une donnée essentielle pour comprendre les transformations politiques avant l’élection du 25 septembre. La favorite, Giorgia Meloni, marche elle-même sur une ligne de crête, entre incarnation d’un renouveau de droite au plan interne et exigence de respectabilité au plan externe. Pourtant, quelque chose a changé. La grande nouveauté est là  : les contraintes n’ont pas disparu, mais leur nature se transforme. Désormais, tout peut arriver.

À la suite des élections suédoises du 11 septembre, le parti d’extrême-droite de Jimmie Åkesson est devenu la deuxième force politique du pays. Alors que les élections générales italiennes se tiennent dans quelques jours, il faut se pencher sur les raisons de ce score historique pour comprendre comment celui-ci consacre le caractère continental du phénomène.

Nous proposons une synthèse en dix points pour comprendre l’émergence et l’idéologie nationaliste aux aspirations populistes des Démocrates de Suède.

La Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite ou encore les Émirats arabes unis refusent de sacrifier leurs intérêts sécuritaires et de développement pour sanctionner la Russie. Ils considèrent même que leur pouvoir de négociation leur permettra d’obtenir de l’Occident des accords plus intéressants en matière de commerce, de technologie et d’armement. Ils aspirent à une domination régionale et pensent qu’une position non-alignée sert mieux leurs intérêts nationaux.

Ces pays représenteront les trois quarts de la population globale et 60  % de l’économie mondiale d’ici 2030. Il est urgent de comprendre leur positionnement.