Politique


Ce samedi 18 mai, Cristina Fernández de Kirchner, l’une des principales figures politiques de l’Argentine, ancienne présidente et actuelle sénatrice, a annoncé la candidature à la présidence d’Alberto Fernández, son ancien chef de cabinet, tandis qu’elle-même briguera la vice-présidence. Après avoir maintenu le silence quant à sa candidature durant plusieurs semaines, Fernández de Kirchner annonce ainsi son renoncement. Si la date et le geste sont fortement symboliques, cette annonce a surpris autant les médias argentins que le monde politique et marque un tournant dans le déroulement des élections présidentielles, sinon dans la trajectoire politique argentine.

Stratégie ? bluff ? taqîya ? Hier après-midi à Milan, à moins d’une semaine des élections européennes, a eu lieu le seul véritable événement politique transnational de cette campagne électorale. Seul problème : il s’agissait d’un meeting de forces néonationalistes.

Alors que les négociations sur le Brexit entre le parti Conservateur et le parti Travailliste ont échoué, le nom de Boris Johnson est désormais le plus en vue à Londres pour succéder à Theresa May. L’ancien maire de Londres est le favori des militants tories, inquiets de la poussée du Brexit Party de Nigel Farage, donné en tête dans tous les sondages à la veille des Européennes.

La manifestation du samedi 18 mai à Milan, qui a réuni sous l’égide de Matteo Salvini certains des principaux partis néo-nationalistes européens, témoigne d’un réel effort transnational visant à réaliser une alliance de nature conservatrice en vue d’une Europe des peuples. Les principaux axes de cette alliance sont l’identité, la souveraineté, le christianisme, la lutte contre l’islam et l’opposition peuple-capital. Cependant, des doutes subsistent quant à la capacité de ce programme à réussir à s’imposer après les élections européennes.

Le scandale qu’a déclenché Heinz-Christian Strache, vice-chancelier et chef du parti d’extrême-droite autrichien FPÖ, n’a pas seulement compromis la stabilité du gouvernement de coalition mené par Sebastian Kurz (ÖVP, PPE) ; il pourrait avoir sérieusement remis en question son projet de jouer le médiateur, au niveau européen, entre le PPE et les souverainistes lors de la formation de la prochaine Commission.

De part et d’autre de l’Atlantique, les questions universitaires et scientifiques sont au cœur des conflits sociaux et politiques. Loin de se limiter à des aspects de politique intérieure, ces questions sont aussi un enjeu de politique étrangère, comme l’illustre le cas argentin.

La tournée asiatique du ministre des affaires étrangères iranien Mohammed Javad Zarif afin de rencontrer les dirigeants indien, japonais et chinois révèle une nouvelle option stratégique iranienne qui, face à l’inaction européenne dans la crise actuelle, repose sur les partenaires asiatiques et les nouvelles puissances pour garantir la survie économique de l’Iran. Si l’Inde et le Japon se sont montrés prudents, la Chine a recommencé à importer du pétrole iranien, en dépit de l’embargo américain.

Depuis plus de quatre ans, la guerre au Yémen mobilise de nombreux acteurs régionaux et internationaux. En décembre 2018, des pourparlers de paix visant à mettre fin au conflit ont eu lieu en Suède entre le gouvernement yéménite du président Abd Rabbo Mansour Hadi et la rébellion Houthi. Aujourd’hui, le conflit au Yémen est un des éléments essentiels de la crise entre les Etats-Unis et l’Iran. Pour éclairer la crise, voici une synthèse des perspectives de paix pour l’année 2019.