Paris

Long format

Avez-vous déjà essayé de passer l’été, à Paris, dans un enfer gris végétalisé  ? Partout, en ville, des arbres prolifèrent. Mais de quelle manière  ? Cette «  poussée verte  » au milieu du béton n’a rien de naturel… au contraire. Pour Éric Hazan, la verdure est une nouvelle injonction vide – un ornement qui cherche à devenir architecture.

Ce mercredi, une réunion au format Normandie (Allemagne-France-Russie-Ukraine) au niveau des conseillers politiques de chaque pays se tient à Paris. Alors que les Européens semblaient marginalisés par les discussions bilatérales russo-américaines depuis plusieurs semaines, une relance du Format Normandie pourrait permettre une baisse des tensions à la frontière russo-ukrainienne comme lors de la crise de 2014-2015 dans l’Est ukrainien. Cinq points pour comprendre la spécificité de ce format de négociations et le rôle clé qu’il pourrait jouer dans cette crise.

Le climat, la santé publique, la vaccination  : jusqu’où et dans quelles situations peut-on parler de «  biens communs  »  ? Pourquoi sont-ils partiellement incompatibles avec la mondialisation «  géopolitique  » que nous connaissons  ? Selon Thierry de Montbrial, si nous voulons co-gérer ces biens communs, il faut dépasser le cadre de l’État-Nation et penser à l’échelle pertinente.

«  L’idée d’un «  monde des régions  » est ancienne en relations internationales, bien sûr, mais c’est une idée qu’il vaut la peine de revisiter dans un contexte nouveau dans lequel les réflexes multilatéralistes de la deuxième partie du XXe siècle se sont enrayés. Au lieu de craindre la régionalisation du droit international au titre de l’éventuelle fragmentation d’un droit qui se présenterait comme étant déjà universel, comme ce fut le cas dans l’immédiat après-guerre, mieux vaudrait en faire une vertu et travailler ensemble, par la concertation interrégionale et la comparaison, à la construction d’un droit international qui puisse prétendre à l’universalité.  »

Pour remédier à la crise du multilatéralisme, dans un monde pétri de tensions, une des clefs est le polylatéralisme. Ce concept vise à repenser les relations internationales, en dépassant le quasi-monopole des souverains, par le développement de formes hybrides d’organisations aptes à réunir des acteurs nouveaux et diversifiés et dont l’aiguillon sera l’efficacité.

Pour gouverner la mondialisation par le droit, Vincent Forray et Sébastien Pimont formulent l’hypothèse d’un nouveau droit naturel  : un droit parfaitement apte à gouverner nos vies dans la mondialisation et ainsi à gouverner la mondialisation, bien plus efficace dans ce rôle que le droit positif lié à des États déclinants ou attachés à des communautés toujours plus morcelées. Mais pour les auteurs, un droit fondé sur les incitations, instrumentalisé afin de gouverner nos vies autrement que par le droit positif est aussi un droit dont il faut se défier pour cela même qu’il est terriblement efficient.