Nordiques

Comprendre la crise politique en Norvège

Politique
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De quoi 2019 a-t-il été le nom ? Cette semaine nous nous tournons avec une série d’analyse brèves vers l’année qui vient de s’achever, pour comprendre les signaux faibles qui l’ont caractérisé. Nous n’avons pas eu assez de mots pour décrire le processus apparemment infini d’éclatement de l’espace politique britannique et qui semble finalement achevé avec le vote de la chambre britannique qui a suivi l’élection du 12 décembre.

Le 12 décembre 2019, la troisième élection législative britannique nationale en l’espace de quatre ans a vu le parti conservateur remporter une victoire éclatante. Armé d’une majorité absolue, Boris Johnson s’impose comme l’homme qui en aura enfin ‘fini avec le Brexit’ : en janvier 2020, la Grande Bretagne quittera l’Union Européenne. Cependant, les résultats cachent des tendances politiques complexes qui dépassent largement la seule question du Brexit.

Le 3 décembre dernier, trois jours avant que le pays ne ‘ralentissait’ pour fêter ses 102 ans d’indépendance, le Premier ministre – Ante Rinne – du parti social-démocrate (SDP) démissionnait et son cabinet se voyait dissout. Suite à l’approbation du Parlement et du Président, Sanna Marin (SPD), jeune démocrate charismatique en devenir et ancienne ministre des transports et des communication, a été désigné comme Première Ministre.