Grand Tour

Notre première série d’été, Grand tour, vous invite à explorer le rapport d’affinité entre des personnalités intellectuelles contemporaines centrales et des espaces géographiques où ils ne sont pas nés ou qu’ils n’ont pas vraiment habités et qui ont pourtant joué un rôle crucial dans leur propre trajectoire.

« L’expérience du communisme reste le dénominateur commun des États des Balkans », une conversation avec Slavenka Drakulic

Zagreb

« Il n’y a plus d’Europe centrale psychanalytique », une conversation avec Élisabeth Roudinesco

Centres
Long format

Qu’est-ce-que symbolise la saudade  ? Lisbonne reflèterait-elle une «  âme portugaise  »  ? L’écrivain d’origine argentino-canadienne Alberto Manguel partage avec nous ses souvenirs d’adolescence à travers le monde. Il nous raconte son arrivée dans une ville qu’il a longtemps fantasmée… mais nous rappelle surtout que nous vivons toujours dans plusieurs villes parallèles — car ce n’est pas parce qu’un lieu est imaginé qu’il n’existe pas.

Certains voyageurs multiplient les destinations sans jamais se sentir particulièrement attachés à un pays. Mais il arrive parfois qu’un lieu nous enchante sans que nous sachions directement pourquoi. L’historien Yves Léonard nous partage sa découverte du Portugal, son apprentissage de la langue portugaise et sa plongée dans l’histoire politique et culturelle de ce pays.

L’autrice de La langue géniale peut l’admettre aujourd’hui  : la Grèce dont elle nous parle est fantasmée, imaginaire. En Méditerranée, lieu d’une souffrance continue, la Grèce fait figure d’exception, par son antiquité glorieuse et sa langue, mais aussi par les échelles qu’elle mobilise. Pour les saisir, il faut voyager dans le temps — y compris dans les époques les plus méconnues.

Dans ce nouvel épisode de notre série Grand Tour, Javier Cercas revient sur son enfance passée en Espagne — entre l’Estrémadure natale et la Catalogne d’adoption. À travers ce double déracinement géographique et spirituel qui l’a guidé vers la littérature, l’auteur de Soldats de Salamine interroge les notions d’identité et de patrie. Il médite sur la diversité culturelle et linguistique de l’Espagne, largement méconnue en Europe.

C’est en Amazonie que Philippe Descola a découvert en lui cette «  envie d’étudier des peuples qui seraient heureux dans la forêt  ». Pour ouvrir notre série d’été, nous avons interrogé l’anthropologue sur le rapport puissant qu’il entretient avec l’Équateur, pays farouchement original dont il faudrait «  une demie douzaine de vies  » pour faire l’ethnographie totale. Il nous embarque, en bateau ou à bord d’un avion militaire, dans un voyage qui dure de 1974 à aujourd’hui.

Riad Sattouf vient clore notre série d’été Grand Tour. Il évoque dans cet entretien différents lieux qui ont façonné sa vision de dessinateur. De rive et d’autre de la Méditerranée, l’auteur de l’Arabe du futur se confie sur les influences qui ont déterminé son choix de carrière, et sur son amour de la bande dessinée comme moyen de toucher un public large.

Pour ce huitième entretien, notre série d’été Grand Tour opère un changement d’échelle pour se pencher sur les grandes villes, avec l’une des plus grandes spécialistes du sujet, la sociologue et économiste Saskia Sassen. En partant du regard qu’elle porte sur Paris et Londres, celle-ci explore la perte progressive de l’hégémonie exercée par l’État-nation, dans une ère nouvelle où les villes pourraient être amenées à tenir une place importante.