Asie septentrionale

Gazprom en détresse, Moscou en alerte ?

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La Biélorussie est l’un des partenaires les plus proches de Pékin en Europe de l’Est, et une expérience importante de la «  Belt and Road Initiative (BRI)  ». L’effondrement actuel du régime de Loukachenko est un test important pour les ambitions stratégiques de Pékin dans la région. Cette analyse vise à montrer pourquoi, à la fin, la Chine ne soutiendra pas Loukachenko.

Comme à chaque élection présidentielle ayant eu lieu en Biélorussie depuis 1994, Alexandre Loukachenko est arrivé en tête des suffrages avec 80  % des voix lors du scrutin qui s’est terminée le dimanche 9 août. Cependant, de manière inhabituelle, des manifestations sans précédents aussi bien en termes de mobilisation que de violences ont eu lieu suite à la publication des résultats pour contester les chiffres officiels et soutenir la candidate de l’opposition, Svetlana Tikhanovskaya.

Cette semaine, la présidente de la Confédération suisse a choisi l’Ukraine du président Volodymyr Zelensky pour sa première visite officielle depuis le début de la pandémie. Elle se rendra notamment à l’Est du pays et abordera des questions sécuritaires et humanitaires.

Le Covid-19 en Russie a eu un impact particulièrement fort . Dans cette situation, il est intéressant de voir comment, aujourd’hui, le gouvernement russe gère le contrôle de la propagation de la contagion sur un territoire, celui de la Fédération de Russie, qui est énorme et présente des conditions extrêmement variées. Contrairement à la centralisation décidée par de nombreux États, le Kremlin a adoptée une approche visant à la régionalisation de la réaction à la pandémie. Une carte exclusive illustre ce système de déconfinement sur base régionale.

Vladimir Poutine : vérités et mensonges Galia Ackermann Le Grand Continent

Alors que le dirigeant russe prend le masque de l’historien pour réhabiliter le régime soviétique et glorifier le rôle de l’URSS dans la lutte contre le nazisme, Galia Ackerman déconstruit ce nouveau discours de propagande. Elle appelle de ses vœux l’échec de l’agenda réel de Vladimir Poutine  : pousser pour un Yalta 2.0 qui offrirait reconnaissance et légitimité à son régime.