Asie septentrionale

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En 2020, le Kremlin avait prévu de se focaliser sur la politique intérieure après six ans marqués par les coups d’éclats sur la scène internationale en Ukraine ou en Syrie, afin de remobiliser la population russe. Plusieurs imprévus entravant la capacité du régime à exalter l’opinion publique ont toutefois joué les trouble-fête cette année et continueront à rythmer l’année 2021 du Kremlin.

L’énergie jubilatoire, l’inventivité stylistique, l’imaginaire sans limite de Boulgakov résonnent à nouveau dans cette traduction du Maître et Marguerite par André Marcowicz et Françoise Morvan. Écoutons la frénésie fracassante de Marguerite flottant dans les airs.

Aujourd’hui, le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov devait se rendre en Croatie puis en Bosnie. La visite a été annulée après que Lavrov est entré en contact avec un positif au coronavirus et s’est auto-isolé.

Photo Poutine devant carte de la grande Russie dans l'OTAN ? géopolitique histoire

L’ouverture des archives montre aujourd’hui que les dirigeants russes appuyaient une stratégie d’élargissement de l’OTAN au milieu des années 1990.

Selon Sergey Radchenko, en étant trop réaliste et pas assez idéaliste à un moment où il aurait pu faire une différence, Bill Clinton a peut-être contribué à faire de la résurgence impérialiste de la Russie une prophétie autoréalisatrice.

La Biélorussie a été longtemps considérée la dernière dictature d’Europe. Dirigée depuis 1994 par l’excentrique Alexandre Loukachenko (ancien directeur d’une ferme collective, qui aimait surtout parler de la récolte de l’année et qui avait proposé de se protéger du Covid-19 en conduisant un tracteur), le pays n’évoquait qu’un très faible intérêt aux yeux des Européens. Dans ce contexte, la mobilisation autour de l’élection présidentielle du 9 août 2020 est suvenue presque comme une surprise, et crée un casse-tête pour l’Europe.