Asie septentrionale

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En pleine crise du COVID-19, une guerre du pétrole inédite énergie économie crise covid-19

Le 5 mars dernier, l’Arabie saoudite et la Russie ont été les principaux protagonistes du sommet extraordinaire OPEP+ réuni à Vienne pour trouver une réponse collective à la crise du coronavirus et à la pression sur le prix du pétrole. Ce sommet s’est soldé par un échec, la Russie refusant de réduire encore davantage sa production pour soutenir les prix. Ce lundi 9 mars, les marchés pétroliers se sont réveillés devant la dégringolade du prix du brut, après que l’Arabie saoudite a réagi à l’opposition russe en «  ouvrant les vannes  ».

À quoi faut-il s’attendre en 2020  ? Après avoir passé en revue la mouvementée année 2019, nous soulignons cette semaine les tendances à suivre pendant l’énigmatique 2020, mois par mois. La Russie célébrera les 75 ans de la victoire de 1945 lors d’une grandiose parade. Poutine a entrepris de réunir les Alliés  ; Macron sera là. Trump, invité également, se montre plus hésitant.

D’Odessa à Marioupol, les investissements chinois en Ukraine prolifèrent  : pour Pékin, l’ancienne République soviétique est l’un des plus importants fournisseurs alimentaires et l’une des principales portes d’accès au marché européen. Les faibles coûts de main-d’œuvre et la soif de financement étranger attirent la pénétration des entreprises chinoises sur le territoire. Ils ne s’arrêteront certainement pas face aux craintes russes et américaines, alimentées par des raisons spéculatives.

Les 23 et 24 octobre, a eu lieu le sommet Russie-Afrique, rendez-vous fondamental pour la diplomatie moscovite, qui voit depuis des années le continent noir comme un potentiel scénario d’expansion. Outre les limites claires d’un pays qui a toujours eu du mal à ignorer le continent, il y a la ferme volonté de définir des scénarios distincts au niveau de la coopération et de l’énergie, les deux fondations sur lesquelles Poutine veut agir. Quelles sont les perspectives pour la «  PoutineAfrique  »  ?

Le centre Levada a publié un sondage sur l’opinion publique des citoyens russes vis-à-vis des différents pays et parties du monde. Les résultats indiquent que les relations entre l’Union et la Russie sont entrées dans une nouvelle phase. Le pourcentage de «  bonnes opinions  » à l’égard de l’Union est revenu à un niveau similaire à celui de janvier 2014, soit avant l’annexion de la Crimée et la guerre dans le Donbass. Toutefois, les résultats traduisent l’émergence d’une nouvelle identité russe, distincte de l’Europe. Des signaux à prendre en compte pour les dirigeants européens.