Méditerranée

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La force privée est devenu un véritable marché. Personne ne sait combien de milliards de dollars circulent sur ce marché illégal. Depuis le début du siècle, l’activité des mercenaires a joué un rôle majeur en Afghanistan, en Irak, au Yémen, au Nigeria, en Ukraine, en Syrie et en Libye – plus récemment dans les combats du Haut-Karabakh. L’État moderne, qui, depuis 1648, se définissait par le monopole de la force, a changé sans que personne ne s’en rende compte.

Le week-end dernier, le peuple algérien a adopté sa nouvelle constitution. Un vote décrié, au vu du très faible taux de participation. Pour Francis Ghilès, le référendum de dimanche dernier représente une certaine victoire du hirak, le mouvement populaire qui a obtenu la démission d’Abdelaziz Bouteflika. Pour autant, le futur est incertain, alors que le président algérien, Abdelmadjid Tebboune est actuellement hospitalisé en Allemagne.

Dans la guerre au Haut-Karabakh, la liste des acteurs internationaux impliqués est longue. Mais la mention dans cette dernière d’Israël, aurait de quoi surprendre à première vue  : que vient faire l’Etat hébreu, et plus précisément ses armes, au cœur du Caucase dans un espace post-soviétique lui étant par ailleurs assez étranger  ? La proximité géographique de l’Iran y est pour beaucoup. Les intérêts économiques autant que les considérations énergétiques ne sont pas non plus à négliger, dans une coopération fructueuse depuis plusieurs décennies.