Méditerranée

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Dans ce troisième numéro de notre série « Forme d’une ville », Carlo de Nuzzo dissèque le gigantesque projet du gouvernement égyptien pour délocaliser sa capitale à quelques kilomètres du Caire, dans une ville nouvelle, toute de fer et d’acier. Ce projet pharaonique semble aujourd’hui bien mal cacher les tensions réelles et profondes qui agitent l’actuelle capitale égyptienne.

Le « miracle tunisien », associé à l’épanouissement d’une démocratie après les printemps arabes, cache mal les grandes difficultés économiques que traverse le pays, toujours très dépendant de ses prêteurs et sans réelle perspective de réformes. Pour Francis Ghilès, la Tunisie devrait compter sur sa jeunesse et sur des secteurs précis pour relancer son économie.

Le soulèvement populaire algérien est porteur de promesses, à l’image de la chanson « La Liberté », que chantent en cœur les manifestants. Pourtant, le momentum ouvert par le Hirak ne doit pas faire oublier ses causes profondes. Francis Ghilès, chercheur au CIDOB de Barcelone, revient sur les facteurs qui détermineront le futur politique de l’Algérie.

Éternel partisan et défenseur d’un rôle majeur de la Méditerranée dans l’Union européenne, en lutte continue contre la criminalité organisée, Leoluca Orlando se distingue pour sa vision politique prévoyante et sa lucidité par rapport au rôle et à la future évolution de la capitale sicilienne. Celui qui fut maire de Palerme à trois reprises depuis 1985 n’a cessé de vanter les mérites de sa ville et de promouvoir un modèle original face aux migrations pour d’autres ports de Méditerranée.

La rivalité entre la France et l’Italie sur le dossier libyen n’est pas nouvelle. Depuis 2011, les positions des deux pays divergent radicalement, au point de se livrer à une concurrence féroce, qui a culminé avec le rappel de l’Ambassadeur de France à Rome. Dans ce contexte, l’attaque de Khalifa Haftar sur Tripoli change la donne : embourbées dans leur rivalité, Paris et Rome s’écartent du jeu libyen malgré elles, laissant la place à des puissances non européennes.

Réélue en 2018 à la mairie d’Ancône, Valeria Mancinelli est membre du Parti Démocratique (PD) italien. En 2018, elle gagne le World Mayor Price 2018, pour « sa contribution exceptionnelle à sa communauté. » Valeria Mancinelli se distingue par son approche pragmatique et réaliste de la politique ; elle situe son action à l’échelle locale et se fonde sur une philosophie « des petits pas. »