Méditerranée

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Si le bouillant été politique en Italie, avec la chute du gouvernement Conte I et la formation du Conte II, peut être considéré comme un tremblement de terre, les dernières données sur les intentions de vote de l’électorat suggèrent le contraire. Certes, la situation a changé, mais depuis les dernières élections européennes, l’équilibre des pouvoirs entre les différents partis politiques semble s’être stabilisé. Une nouvelle stabilité pour le système des partis italien  ? Un approfondissement signé par la LUISS School of Government.

Samedi 6 octobre, le président Trump a annoncé s’accorder avec son homologue turc sur le retrait des forces américaines de la zone frontalière turco-syrienne contrôlée par le YPG. Fortement critiqué pour cette décision, Donald Trump a envoyé des messages contradictoires par la suite mais sa position ne semble pas avoir changé. Les Turcs ont maintenant commencé leur intervention, nommée opération «  source de paix  », pour mettre en place un plan longtemps soutenu par Erdoğan  : repousser le YPG en créant une zone de sécurité et y relocaliser les Syriens réfugiés actuellement en Turquie.

Un accord gazier historique a été signé entre Israël et l’Égypte. Cet accord, l’un des plus importants depuis les accords de paix de 1979, comprend la livraison à l’Égypte de gaz issu des champs israéliens. Il ouvre de nouvelles perspectives pour l’approvisionnement gazier régional et mondial.

L’impossibilité pour le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez de trouver un accord avec Podemos, démontre que le système politique espagnol est désormais marqué par une crise d’ingouvernabilité. Cette crise qui s’ouvre est définie par une méfiance populaire généralisée à l’égard des élites politiques, qui paraissent avoir abdiqué à leur rôle. Même la perspective de nouvelles élections ne semble pas pouvoir inverser la tendance d’une paralysie du système politique espagnol.

Entre discussions budgétaires et affaire Fakhoury, la rentrée libanaise aura été marquée par un renouvellement des hostilités entre Israël et le Hezbollah, dont certains membres combattent en Syrie au côté de l’Iran, tandis qu’Israël tente de détruire leurs positions sur place. Le survol illégal de Beyrouth-Sud par deux drones israéliens (dont l’un s’est écrasé tandis que l’autre a explosé en vol) a légitimé les propos belliqueux du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah. Depuis lors, les provocations réciproques se sont multipliées, chacune étant mobilisée par les parties aux fins de leurs propres objectifs politiques. L’ensemble dénote à nouveau la faible assise démocratique d’un gouvernement libanais qui, bien qu’élu, peine à s’appuyer sur des citoyens désabusés, pour contrer les mécanismes enclenchés par des entités infra-étatiques non démocratiques.

Demain, mardi 17 septembre, des élections législatives anticipées vont avoir lieu en Israël. Benjamin Netanyahou (Likoud) n’a pas réussi à former une coalition depuis les dernières élections en avril dernier.

Le lundi 9 septembre, Mazara del Vallo en Sicile a été le point de départ des premiers navires de pêche italiens à opérer dans les eaux orientales libyennes sur la base d’un accord d’une durée de cinq ans. Il s’agit du premier accord opérationnel qui protège enfin les navires de pêche italiens du risque d’opérer sans autorisation dans une zone maritime particulièrement poissonneuse et d’une importance vitale pour les marines italiennes. Le problème  ? Cet accord a été conclu avec les milices de Haftar, soutenues par les Russes, les Français et les Égyptiens, mais pas avec Fayez Sarraj.