Méditerranée

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La participation de Matteo Renzi en tant qu’orateur principal à la conférence Future Investment Initiative (FII), un événement financé par le Fonds d’investissement souverain d’Arabie Saoudite, a soulevé un certain nombre de questions sur un éventuel conflit d’intérêts de la part d’un sénateur en exercice. Mais outre les implications « globales » évidentes, les mots de l’ancien Président du Conseil et maire de Florence ont également un poids important dans la géopolitique « locale », car ils proposent une vision très précise de la diplomatie des villes et du développement urbain.

Les émeutes qui ont éclaté peu après le dixième anniversaire de la fuite du dictateur Ben Ali rappellent malgré les espoirs portés par la Révolution de Jasmin que la Tunisie est aujourd’hui dans une impasse économique et sociale. La situation est d’autant plus sensible que la crise sanitaire et le premier confinement du printemps 2020 ont aggravé la pauvreté et fragilisé un équilibre social déjà précaire. Si la gestion de la seconde vague du Covid-19 ne s’accompagne pas d’un ensemble de réformes économiques en faveur de l’emploi et contre la pauvreté, la troisième vague sera sociale en Tunisie.

Au cœur du système étatique égyptien, dans l’ombre du maréchal Al-Sissi, l’armée est aujourd’hui première garante de la stabilité du pouvoir, pilier de la politique économique du gouvernement et en pleine «  guerre contre le terrorisme  ». D’une Egypte en plein essor révolutionnaire à un régime cadenassé en moins d’une décennie, l’évolution du pays ne peut être comprise sans tenir compte du rôle essentiel de l’institution militaire. Dix ans après les printemps arabes, deux mois après la visite d’Abdel Fattah Al-Sissi en France et alors qu’Emmanuel Macron a exprimé l’espoir que l’Egypte se construise sur des «  institutions démocratiques et protectrices des libertés  », appréhender le poids de l’armée dans la société égyptienne permet de mieux percevoir le décalage entre ce souhait et la réalité actuelle du pays.

Aujourd’hui, dimanche 24 janvier, a lieu l’élection présidentielle portugaise, afin de déterminer le successeur de Marcelo Rebelo de Sousa (souvent appelé simplement «  Marcelo  ») pour 5 ans.

Aujourd’hui, Giuseppe Conte s’exprimera devant le Sénat italien, après l’avoir fait à la Chambre des députés hier, dans le cadre de la crise politique survenue mercredi dernier, lorsque Matteo Renzi a déclaré que son parti Italia Viva (IV) ne participerait plus à la coalition gouvernementale (M5S-PD-LEU-IV).

Vendredi dernier, le gouvernement catalan a rendu public un décret, signé par le président par intérim Pere Aragonès, approuvant l’annulation effective des élections régionales prévues pour le 14 février. S’appuyant sur l’augmentation des cas de Covid19, le décret n’a pas seulement «  reporté  » la date prévue pour les élections, mais a littéralement rendu inefficaces les procédures de l’organe électoral qui administre le processus de vote dans la région. Existe-t-il vraiment des bases juridiques suffisantes à ce report  ?