Méditerranée

Long format

L’année 2020 pourrait être une année de changements importants dans le système politique italien. Il est actuellement peu probable qu’il y ait des élections rapides dans les mois à venir. Mais une série de risques, tant politiques qu’économiques, ainsi que la précarité de la coalition gouvernementale actuelle, pourraient modifier le scénario. Les résultats des élections régionales de la semaine prochaine pourraient accélérer un tel changement. Quelques prévisions de la Luiss School of Government.

La formation du nouveau gouvernement progressiste espagnol la semaine dernière, a finalement mis fin à plusieurs mois d’attente entre Pedro Sanchez (PSOE) et Pablo Iglesias (Unidas Podemos). Le rythme intense qui a caractérisé les deux dernières années de la vie politique espagnole a fait surgir de nombreux clivages chez les progressistes, tout en alimentant les sentiments proto-patriotiques de la droite.

Avec une capacité estimée à 605 milliards de mètres cube de gaz naturel, le champ Léviathan est l’une des découvertes gazières les plus importantes de ces dernières décennies, et constitue un véritable pivot dans l’histoire énergétique d’Israël. À la clé  : la perspective de retombées économiques durables, d’une sécurité énergétique régionale renforcée, et l’occasion de repenser les risques et opportunités diplomatiques en Méditerranée orientale.

L’expulsion du parti du sénateur «  souverainiste  » Gianluigi Paragone et la démission du ministre «  progressiste  » Lorenzo Fioramonti, entre autres, suggèrent une recomposition potentielle de la scène politique italienne, avec des répercussions possibles au niveau européen.

Le Parlement turc vient de voter son accord à l’envoi de troupes turques en Syrie. L’implication de la Turquie en Libye n’est pas nouvelle, elle vise à consolider une stratégie militaire, géopolitique et commerciale lancée dans les années 2000 vers l’Afrique. En dévoilant la carte d’un engagement militaire accru, Recep Tayyip Erdogan joue son va-tout en Méditerranée et en Afrique, comptant bien profiter du désengagement américain et de l’absence européenne.

Hier 5 janvier a eu lieu le second tour de l’élection présidentielle croate. Avec 53  % des voix l’ancien Premier ministre Zoran Milanovic (Parti social-démocrate, SDP), est arrivée en tête devançant la présidente sortante Kolinda Grabar-Kitarovic, soutenue par l’Union démocratique croate (HDZ). Le membre le plus récent de l’UE occupera aussi pour le premier semestre de 2020 la présidence du conseil de l’Union Européenne.

À quoi faut-il s’attendre en 2020  ? Après avoir passé en revue la mouvementée année 2019, nous soulignons cette semaine les tendances à suivre pendant l’énigmatique 2020, mois par mois. Fin janvier, l’Italie pourrait devenir encore plus leghiste  : les élections en Émilie-Romagne et en Calabre le 26 janvier pourraient renforcer le parti de Salvini, quelques jours avant la date officielle du Brexit.