Méditerranée

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Juste avant qu’il soit nommé ministre des infrastructures et des transports du gouvernement Draghi, nous avons rencontré Enrico Giovannini. Dans le contexte d’un Green Deal européen, où l’Italie et l’Europe en sont-elles dans leur transition écologique, quelle est la mesure concrète de leurs objectifs  ?

«  Rien ne sera plus pareil dans la vie politique portugaise après cette nuit historique  » s’enflammait André Ventura, candidat de Chega, au soir du 24 janvier et d’une élection présidentielle qui l’a vu monter sur la troisième marche du podium – un résultat qui semble consacrer la fin de «  l’exception  » portugaise. Ventura serait-il la nouvelle figure de proue d’une scène politique portugaise en pleine recomposition, sur fond de crise sanitaire sans précédent  ?

Dans cet article de fond, Yves Léonard dresse un profil précis et complexe de l’étoile montante de l’extrême droite portugaise.

De plus en plus isolée, notamment après la vague de normalisation entre pays arabes et Israël, l’Autorité palestinienne apparaît sans solutions pour sauver l’espoir d’une création de l’Etat qui lui était promis. Alors que la majorité de la population palestinienne vit aujourd’hui à l’étranger, l’activisme politique de celle-ci peut à bien des égards paraître comme l’une dernières cartes à jouer pour la «  cause  » palestinienne. Encore faudrait-il que Ramallah s’en rende compte et que celle-ci ne soit pas trop vite réduite en poussière.

À la fin du printemps dernier, il était courant de désigner le Portugal comme le cas exemplaire d’une gestion efficace et pragmatique de l’épidémie de COVID-19, qui, dès le mois de mars, s’était rapidement intensifiée dans le pays voisin, l’Espagne. Cependant, la troisième vague de la pandémie a pris le pays par surprise, et les chiffres ont grimpé en flèche depuis début janvier, au point de mettre le système hospitalier national en crise. Un confinement total a été mis en place jusqu’à la mi-février, et les frontières avec l’Espagne ont été fermées. Il va sans dire que le pays est à ce stade débordé.

Depuis 2019 jusqu’à ce jour, le Liban a connu une révolte populaire inédite, la chute d’un gouvernement, une crise économique et financière sans précédent, la pandémie du coronavirus, et une gigantesque explosion qui a fauché la vie de plus de 200 personnes le 4 août dernier. Déjà fragilisé par des crises politiques qui se succèdent, le pays du Cèdre reste à ce jour sans gouvernement, près de six mois après la déflagration au port de Beyrouth, alors que la grogne populaire se fait à nouveau ressentir. Plus qu’une crise de gouvernement, le Liban, dans une impasse totale, est face à une crise de système dont l’issue est plus que jamais incertaine.

Les deux explosions au port de Beyrouth le 4 août 2020 ont secoué tout le Liban. Si le monde entier est au courant de ce qu’il s’est passé, nul n’en connait encore la raison. La liste des hypothèses est cependant très longue. Six mois après cette heure maudite de 18h07, la cause de cette tragédie ayant fait plus 7500 blessés et plus de 200 décès reste inconnue. Y a-t-il un responsable  ? Justice sera-t-elle rendue  ? Les Libanais ont besoin de réponses.