Méditerranée

Long format

L’élection présidentielle en Algérie s’est conclue sur la victoire au forceps de l’ancien premier ministre Abdelmajid Tebboune et pendant que le général Ahmed Gaid Salah est furieux, la colère gronde toujours dans le pays et les partenaires européens sont dans une position délicate. Francis Ghilès, chercheur au CIDOB, décrit les résultats d’une élection qui ne résout rien.

La coalition gouvernementale italienne est dans la tourmente  : le Président du Conseil Conte a été contraint de donner des explications sur la position du gouvernement italien dans les négociations autour de la réforme du mécanisme européen de stabilité (MES), dans un cadre particulièrement tendu avec le risque de fragilisation d’une coalition déjà fragmentée. Les craintes de Bruxelles portent sur l’allongement potentiel des négociations et le risque d’un échec de la ratification.

Pourquoi face à une foison de partis de droite – religieux, démocrate religieux, libéral, populiste – n’y a-t-il pas de partis de gauche en Tunisie  ? Si les arbitrages droite-gauche se font dans la rue et non au Parlement, la Tunisie est-elle dans une démocratie d’institutions ou une anarcho-démocratie  ? Francis Ghilès, chercheur au CIDOB revient sur une situation politique où la démocratie représentative a fait long feu.

Dans une économie dont plus du tiers du PNB est informel, où les arrangements entre individus, industriels et gouvernants échappent pour l’essentiel à la lumière crue de la vérité, ou les médias n’ont ni les moyens ni, quand ils appartiennent à des individus fortunés, l’envie d’engager des débats sérieux, décrire la réalité économique et sociale tunisienne n’est guère chose aisée. Francis Ghilès, chercheur au CIDOB, peint le tableau du véritable défi auquel devra faire face le nouveau gouvernement tunisien.

Ce qui s’est passé récemment dans le Nord de la Syrie émerge pièce par pièce comme dans un puzzle et porte un nom  : une proxy war (guerre par procuration), une guerre pour le pouvoir, pour le gaz et pour le pétrole entre les différentes puissances dans une région qui est un carrefour d’intérêts croisés. Dans cette situation, les Kurdes sont encore une fois victimes de trahison.