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Les répercussions de l’affaire Navalny sur Nord Stream 2

Énergie et environnement Politique
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La qualification juridique des travailleurs des plateformes numériques a ravivé les débats relatifs aux périmètres du salariat partout où cette forme de mise au travail s’est développée. Reposant sur un recours systématique à des travailleurs non-salariés, les plateformes numériques font évoluer leur modèle économique pour se placer à la marge des réglementations relatives au travail salarié, et développent à cette fin de vastes stratégies de lobbying. Les actions en justice intentées par des travailleurs, des organisations syndicales ou des autorités publiques en vue d’obtenir la requalification de leurs relations contractuelles se multiplient. En France, la qualification de contrat de travail est dite d’ordre public, c’est-à-dire qu’elle échappe à la volonté commune affichée par les parties.

Prenant le contre-pied de l’opposition réductrice entre France des métropoles et des périphéries, l’auteur donne à voir la richesse, la diversité et la complexité des situations des villes moyennes, périphéries, métropoles et campagnes françaises.

Après la première vague de l’épidémie de Covid-19, il semblerait que la France est maintenant victime d’une «  seconde vague  » de plans de suppression d’emplois. Pourtant, si les licenciements collectifs attirent l’attention du fait de leur aspect spectaculaire et du coût social qu’ils comportent, le véritable changement dans le «  monde d’après  » se situe peut-être ailleurs. Les restructurations impliquant des suppressions d’emplois sont un phénomène récurrent dans les entreprises. Où se situe donc la nouveauté dans la situation post-confinement  ? Elle se trouve entre autre dans la multiplication d’accords d’entreprise qui cherchent précisément à éviter de payer le coût social des procédures de licenciement collectif ou de fermetures d’établissements. C’est précisément à ce besoin que répondent les accords de performance collective (APC), mis en place à partir des ordonnances du 22 septembre 2017.

Alors qu’un été très mouvementé, marqué par des crises aux confins de l’Union et par la persistance du Covid-19, s’achève, le président français a invité la chancelière allemande dans sa résidence d’été méditerranéenne du Fort de Brégançon, non loin de Toulon. Au centre du dialogue, un «  agenda commun  » pour la Méditerranée orientale, mais aussi une réelle convergence de vues entre les deux pays sur les autres dossiers internationaux, comme la Biélorussie, le Mali et l’hospitalisation d’Alexeï Navalny.

La formule de «  l’honnête courtier  » qui annoncerait sa disponibilité pour servir de médiateur impartial dans tous les conflits du monde, remise au goût du jour par la position allemande sur les tensions en Méditerranée orientale, date de Bismarck. Si, à l’époque, elle est l’expression d’une politique de puissance de l’Allemagne impériale, elle semble aujourd’hui bien peu adaptée à la position allemande vis-à-vis d’autres États membres.

Emmanuel Macron est en position difficile en France. De façon ironique, cela correspond à un moment où l’influence de la France en Europe est au plus haut. Le présent français peut-il transformer ce capital international en une plus grande reconnaissance interne  ? Ou au contraire, son activisme européen sera-t-il de plus en plus limité par des contraintes nationales  ?