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Aujourd’hui a eu lieu le second tour des élections présidentielles en Pologne. Le président actuel Andrzej Duda, qui a obtenu 41,8  % lors du premier tour et qui représente la droite conservatrice du PiS, faisait face au candidat de l’opposition, le maire de Varsovie Rafał Trzaskowski (30,4  % lors du premier tour), du centre libéral. Les premiers résultats en sortie de bureaux de vote désignent comme président de la Pologne le candidat du parti au pouvoir, qui remporterait son second mandat pour les cinq années à venir.

drapeau union européenne UE Europe urne Croatie

Les élections législatives qui devaient se dérouler fin 2020 ont eu lieu de manière anticipée pour éviter une annulation en cas de seconde vague pandémique. Cela a également permis au parti au pouvoir, l’Union démocratique (HDZ), de capitaliser sur une popularité augmentée par la gestion de la crise du Covid-19.

Cet après-midi, Emmanuel Macron sera en Allemagne pour rencontrer Angela Merkel, la première fois en physique depuis mars. La rencontre renforce le couple franco-allemand, mais constitue également un prélude à la présidence allemande du Conseil de l’Union qui débute ce mercredi.

L’organisation de l’élection présidentielle en Pologne a coïncidé avec le début de la pandémie de Covid-19. La crise sanitaire a déclenché une grave crise politique, révélant l’immaturité de la démocratie dans un pays portant le fardeau du communisme. L’élection, initialement prévue le 10 mai 2020, s’est finalement tenue le 28 juin 2020. À la lumière des changements géopolitiques et économiques, le premier tour des élections a été remporté par l’actuel président de droite Andrzej Duda. Les résultats de l’élection présidentielle sont d’autant plus importants que la Pologne prend la présidence du Groupe de Viségrad (juillet 2020-juillet 2021). Dans la situation actuelle, un leadership fort est imposant en Europe centrale est majeur. Cependant, en raison de l’insatisfaction des États membres du Groupe à l’égard de la gestion de la crise par l’Union, le renforcement des gouvernements conservateurs de droite dans cette partie de l’Europe pourrait déclencher une vague de sortie de l’Union européenne.

Centrale nucléaire, affiche du Grand Continent

Dans un contexte marqué par le projet – dit «  Hercule  » – de restructuration du groupe EDF et le dépassement record du plafond de l’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH) à la fin 2019, le gouvernement français a mis en consultation entre janvier et mars 2020 un projet de nouvelle régulation économique du nucléaire existant. Destiné à remplacer à terme l’ARENH, le dispositif envisagé ouvre la voie à un financement mutualisé au niveau européen du parc nucléaire français et pourrait laisser présager une France «  château d’eau nucléaire  » de l’Europe. Décryptage des négociations à venir autour d’un enjeu stratégique pour les marchés européens de l’électricité et sur l’avenir du premier acteur du secteur électrique européen.

La connexion au réseau le 30 mai dernier de ce qui pourrait bien être la dernière centrale à charbon allemande a suscité la colère des associations environnementales ainsi que de l’incompréhension. Alors que le plan officiel de sortie du charbon du pays vise le renoncement complet en 2038, l’Allemagne a jalonné son calendrier énergétique de dates clés qui viendront mettre à l’épreuve le réseau.