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Dans une Europe très sécularisée, la Pologne est souvent présentée comme une exception. Mais elle n’est pas immune aux tendances continentales. Trop proche du PiS, incapable de se réinventer après la chute du communisme, l’Église catholique polonaise affronte une crise de la pratique et de la foi. Nous faisons le point avec Mirosława Grabowska, sociologue et ancienne directrice de l’institut de sondage CBOS.

Depuis quelques jours, une petite phrase agite toute la bulle du franco-allemand. Comment l’interpréter  ? Dans la crise allemande, Robert Habeck, ministre fédéral de l’économie et de l’énergie, a peut-être trouvé le franc parler qu’il manque à Scholz pour s’adresser à Paris. Pour comprendre le sens de son intervention, nous l’introduisons et la traduisons dans son intégralité.

«  Nous ne voulons pas de Juifs, d’homosexuels, d’avortements, d’impôts, ni de l’Union européenne  ».

Voilà la ligne du leader de Confédération, le parti d’extrême droite polonais qui pourrait réunir 70 députés aux prochaines législatives. Aujourd’hui, il est possible, que ce parti entre au gouvernement en coalition avec le PiS, en perte de vitesse. Pour comprendre quels seraient les contours de cette alliance, Jarosław Kuisz interroge Kamil Dziubka et Marcin Kącki, spécialistes de ces mouvements.

L’opéra, la psychanalyse, Sissi l’impératrice, la guerre, la valse — et beaucoup d’espions… Pour ce nouvel épisode de «  Grand Tour  », Catherine Clément nous invite à plonger dans les intrigues viennoises de la fin du XXe siècle. Elle dresse le portrait vivant d’une ville marquée par son histoire, rattrapée par ses mythes et structurée par la mémoire de la Shoah.

En Pologne, l’avortement est une question de vie ou de mort. En ce cas, comment s’étonner qu’elle divise profondément l’électorat. Dans cette conversation extraite d’un livre ayant connu un important retentissement en Pologne, Karolina Wigura et Tomasz Terlikowski discutent de leur opposition fondamentale sur la question. En creux, se dessinent les lignes de l’affrontement entre libéraux et conservateurs polonais, l’une des clefs des élections à venir à l’automne.
Cet échange est publié en partenariat avec l’hebdomadaire polonais «  Kultura Liberalna  ».

Dans un texte très personnel, Gilles Kepel part de sa découverte de La Lenteur, premier roman français de Milan Kundera, pour évoquer ce que cet auteur a représenté pour lui. Entre le XVIIIe siècle français et la Tchécoslovaquie travaillée par le XXe siècle, c’est une lecture intime qui se déploie, ouvrant des perspectives souterraines de l’Europe contemporaine.

L’Allemagne a longtemps été considérée comme le point d’ancrage économique et politique de l’Europe. Pour Joseph de Weck, elle pourrait aujourd’hui devenir son principal facteur d’instabilité, prise au piège d’un modèle économique fragilisé. Paradoxalement, c’est au moment où elle cesse de constituer une exception qu’elle risque de bouleverser le continent.

Les apparences sont parfois trompeuses. Alors que l’immense majorité des Polonais soutient l’effort du pays en faveur de l’Ukraine, il existe des désaccords stratégiques cruciaux entre les partis qui se disputent le pouvoir. Alors que la guerre en Ukraine paraît avoir déplacé le centre de l’Europe vers l’est, il est crucial de comprendre ces débats pour saisir où va le futur du continent.