Amériques

Quel avenir pour la gauche progressiste en Amérique latine ? Une conversation avec Ernesto Samper et Guillaume Long

Politique
Long format

Après un cycle de crise politique ayant vu la succession de 2 Parlements et 4 Présidents en 5 ans, et sous un gouvernement dit « de transition » assuré par le centriste Francisco Sagasti, le Pérou a connu, le 11 avril dernier, ses élections générales (premier tour des présidentielles, législatives, et élections au Parlement andin).

Des élections présidentielles ont eu lieu en Équateur, rendant le pouvoir à la droite conservatrice, avec la victoire de Guillermo Lasso lors du deuxième tour, et au Pérou, où tout indique un deuxième tour entre Pedro Castillo (gauche radicale) et Keiko Fujimori (droite populiste conservatrice). En Bolivie, se sont tenues également des élections régionales et municipales. C’est dans ce contexte que Felipe Bosch analyse le nouvel ouvrage collectif dirigé par Franck Gaudichaud et Thomas Posado.

Le plan sur les infrastructures présenté par Joe Biden vise à mettre l’économie américaine sur une trajectoire plus élevée que celle d’avant la crise afin de créer davantage d’emplois, de revenus et pour contenir l’assaut chinois. Il sera financé par une hausse des impôts des sociétés afin de rendre équitables les contributions de chacun au bien-être commun. Ce financement permettra de réduire nettement l’évasion fiscale et de recentrer l’économie américaine sur elle-même. La dynamique de la globalisation change de nature. Le reste du monde et l’Europe en particulier devront se définir par rapport à ces ruptures.

La diplomatie du vaccin est l’outil privilégié par le successeur de Donald Trump pour affronter la première crise de son mandat. En effet, pour la première fois depuis le début de la crise, la premier pays producteur de vaccins, les États-Unis, va expédier des doses à l’étranger. En échange, l’administration de Joe Biden demande au Mexique de durcir sa politique de contrôle des frontières.

Dans cet entretien, Peter Chase remet en question les fondements du RGPD comme modèle pour la régulation mondiale des données personnelles. Pour le diplomate, le règlement ne répond pas aux problématiques les plus importantes pour la plupart des juridictions (les violations étatiques de la vie privée) et donne lieu, à la lumière d’une jurisprudence restrictive de la CJUE, à des difficultés injustifiées pour les transferts transatlantiques de données, diminuant ainsi la capacité de l’Union de trouver des alliés pour guider la gouvernance mondiale de l’Internet.