Amériques


Que ce soit en Colombie, en Argentine ou aux États-Unis, les footballeuses ont levé leurs voix aux cours des dernières semaines pour dénoncer le sexisme dans le milieu sportif, qui se manifeste tant à travers le harcèlement que dans l’immense différence des salaires. La plupart des pays latino-américains ne compte d’ailleurs pas encore avec une ligue professionnelle de football féminin : la pratique de ce sport par les femmes est invisibilisée et leur effort n’est souvent nullement rémunéré.

Vendredi 8 mars, comme chaque année, les femmes chiliennes – vêtues de couleur pourpre – sont descendues dans la rue pour manifester contre les violences sexistes et les féminicides, pour la fin des inégalités hommes-femmes et pour demander la légalisation de l’IVG, de meilleurs salaires, la protection et le respect, dans le cadre de la vague féministe sans précédent qui agite l’Amérique latine depuis 2015.

Le 24 février 2019, un référendum populaire s’est tenu pour voter en faveur de la nouvelle Constitution cubaine. La journée a été précédée de deux mois de propagande officielle intense en faveur du “Oui” et avec très peu d’espaces formels de discussion qui permettraient une analyse plus approfondie des implications juridiques et des droits de la nouvelle Constitution.

La montée des tensions commerciales entre l’Europe et les États-Unis est symbolisée par l’obsession trumpienne pour les automobiles allemandes, que le président américain voudrait voir moins nombreuses sur les routes du pays. Mais cette industrie est profondément implantée en Amérique, et notamment dans des États favorables au président républicain.

Amazon a engrangé en 2018 des profits records sur le territoire américain tout en ne payant aucun impôt dessus. C’est symptomatique de la facilité avec laquelle les multinationales sont aujourd’hui capables, tout à fait légalement, d’échapper à l’impôt. Depuis plusieurs années, les pays développés ont abandonné toute tentative de coopération dans la lutte contre les paradis fiscaux et se livrent au contraire une guerre fiscale à l’aide niches fiscales pour les entreprises.

Le 13 février, Juan Guaidó a nommé une nouvelle direction à la tête de la filiale aux États-Unis de l’entreprise nationale pétrolière PDVSA. Ce bras de fer entre Nicolás Maduro et Juan Guaidó est à analyser dans le contexte des sanctions américaines prononcées le 28 janvier dernier à l’encontre de la même compagnie, jusque-là très liée au régime de Maduro.

En guerre commerciale depuis mars 2018, les États-Unis et la Chine se sont réunis vendredi 22 février 2019, suite à une semaine de négociations, afin de dissiper leurs divergences et de parvenir à un accord avant le 1er mars dans le domaine commercial. Cependant, ce n’est pas la seule sphère dans laquelle les deux puissances s’affrontent. Les deux pays continuent à se positionner stratégiquement dans les différents pays d’Amérique latine et des Caraïbes, dans ce qui semble être une lutte pour l’hégémonie dans la région, et notamment, au Venezuela.

Mardi 20 février, le président Jair Bolsonaro (Parti Social Libéral, PSL) a présenté au Congrès national à Brasilia un projet d’amendement à la Constitution (PEC) qui traite de la réforme des retraites. Le projet de loi a été l’un des principaux emblèmes de la campagne du président et vise à corriger les déséquilibres dans le système de protection sociale brésilien qui sont générés par le vieillissement de la population. Cependant, l’instabilité du contexte politique crée des obstacles à l’approbation de ce programme, central pour garantir la légitimité du gouvernement.

Mardi 20 février, le président Jair Bolsonaro (Parti Social Libéral, PSL) a présenté au Congrès national à Brasilia un projet d’amendement à la Constitution (PEC) qui traite de la réforme des retraites. Le projet de loi a été l’un des principaux emblèmes de la campagne du président et vise à corriger les déséquilibres dans le système de protection sociale brésilien qui sont générés par le vieillissement de la population. Cependant, l’instabilité du contexte politique crée des obstacles à l’approbation de ce programme, central pour garantir la légitimité du gouvernement.