Amériques

Long format

Région la plus touchée par la pandémie, non seulement en termes de cas et de décès, mais aussi en termes d’impacts socio-économiques, avec les confinements et les fermetures des écoles les plus longs au monde, l’Amérique latine, dont une bonne partie affrontera les prochains mois l’hiver austral (Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Paraguay, Pérou, Brésil) fait face à une deuxième vague dont les conséquences pourraient poser une menace à l’échelle globale.

Après la victoire de la droite incarnée par Guillermo Lasso en Équateur et face au second tour au Pérou qui opposera Pedro Castillo (gauche) à Keiko Fujimori (droite), l’ancien président colombien, Ernesto Samper, et l’ancien ministre des Affaires étrangères équatorien, Guillaume Long, font le point sur les difficultés et les défis qui attendent la gauche progressiste en Amérique latine.

Après un cycle de crise politique ayant vu la succession de 2 Parlements et 4 Présidents en 5 ans, et sous un gouvernement dit « de transition » assuré par le centriste Francisco Sagasti, le Pérou a connu, le 11 avril dernier, ses élections générales (premier tour des présidentielles, législatives, et élections au Parlement andin).

Des élections présidentielles ont eu lieu en Équateur, rendant le pouvoir à la droite conservatrice, avec la victoire de Guillermo Lasso lors du deuxième tour, et au Pérou, où tout indique un deuxième tour entre Pedro Castillo (gauche radicale) et Keiko Fujimori (droite populiste conservatrice). En Bolivie, se sont tenues également des élections régionales et municipales. C’est dans ce contexte que Felipe Bosch analyse le nouvel ouvrage collectif dirigé par Franck Gaudichaud et Thomas Posado.

Le plan sur les infrastructures présenté par Joe Biden vise à mettre l’économie américaine sur une trajectoire plus élevée que celle d’avant la crise afin de créer davantage d’emplois, de revenus et pour contenir l’assaut chinois. Il sera financé par une hausse des impôts des sociétés afin de rendre équitables les contributions de chacun au bien-être commun. Ce financement permettra de réduire nettement l’évasion fiscale et de recentrer l’économie américaine sur elle-même. La dynamique de la globalisation change de nature. Le reste du monde et l’Europe en particulier devront se définir par rapport à ces ruptures.