Amériques


Juan Guaidó, le Président de l’Assemblée nationale vénézuelienne et chef de l’opposition, a appelé au départ du Président Nicolas Maduro dans un vidéo ou il est apparu en compagnie d’hommes en uniforme. Nous avons cartographié les rapports de force internationaux dans le bras de fer au coeur de l’Etat vénézuelien.

La « judiciarisation de la politique » et la « politisation de la justice », deux notions qui ont gagné en importance en Amérique latine depuis les années 1980, ont été réinvesties ces derniers mois en grande partie en raison d’une série de scandales de corruption qui ont éclaté dans la région. Au Brésil, la politisation de la justice, principale accusation de la défense de Lula à l’encontre des membres du pouvoir judiciaire, pourrait constituer le retournement de la situation de l’ancien président. Au-delà de la conjoncture, le débat sur le pouvoir judiciaire en tant qu’acteur politique et politisé a des implications importantes sur la manière dont la démocratie se développe dans une région gravement touchée par la violence.

L’incapacité du gouvernement de Mauricio Macri à enrayer la récession économique rend le président argentin sortant de plus en plus impopulaire dans l’opinion argentine. Les pronostics relatifs aux élections présidentielles à venir à partir du 27 octobre prochain demeurent incertains : les candidats potentiels n’ont pas encore tous annoncé officiellement leur candidature et les divisions agitent plusieurs formations politiques. Les médias argentins contribuent à installer Roberto Lavagna, ministre de l’économie de 2002 à 2005, comme le candidat du consensus, capable de constituer une alternative solide à l’opposition macrisme – kirchnérisme, voire de sortir l’Argentine de la crise économique. Deuxième épisode de notre série sur les enjeux des élections argentines.

L’enlisement de l’Argentine dans la crise économique rend de plus en plus improbable une éventuelle réélection du président Mauricio Macri, ancien maire de Buenos Aires, lors des élections présidentielles d’octobre. Pourtant, le gouvernement Cambiemos mise sur une stratégie très souvent sous-estimée par les analystes politiques : la connexion aux réseaux de services urbains de nombreux quartiers où résident les classes moyennes inférieures. L’ancien maire permettra-t-il à l’actuel président d’obtenir un deuxième mandat ?

À l’approche des élections présidentielles de 2020, un groupe de républicains modérés manifestent leur agacement à l’encontre du président Trump, au point que certains plaident pour un possible défi aux primaires. S’il est peu probable qu’un tel concurrent réussisse dans ce qui est aujourd’hui le « parti Trump », la division du Grand Old Party soulève d’importantes questions sur l’avenir à long terme du système politique américain. Contrepoint sur une saison de primaires qui s’annonce importante.

Jeudi 11 avril 2019, le parti conservateur chilien de l’Union Démocrate Indépendante (UDI) a demandé au gouvernement de Sebastián Piñera d’accélérer le débat sur le projet de loi pour réformer la Loi 18.314, dite « loi antiterroriste », introduite sous la dictature de Pinochet contre les insurrections mais utilisé à plusieures reprises contre les peuples autochtones, notamment les Mapuches: une utilisation pour lequel le Chili a été condamné pour la Cour Interaméricaine des droits de l’Homme. Une fiche qui résume les points centraux de cette querelle.

La remise des prix Turing adoube les pères fondateurs de l’apprentissage profond, qui a joué un rôle crucial dans la résurgence actuelle de l’intelligence artificielle. Le prix reconnaît aussi dans une certaine mesure l’école de formation européenne en informatique, mais révèle en creux la difficulté de maintenir ces profils en Europe et d’y créer un pôle informatique industriel sur le vieux continent. Signaux faibles du retard de l’Union dans l’intelligence artificielle.

La France s’est opposée, seule en Europe, à la reprise des négociations commerciales avec les Etats-Unis. Cette prise de position interroge alors que ces discussions ont pour objectif d’éloigner le spectre d’une guerre commerciale. Si la raison officielle est la défense de l’accord de Paris, la posture française peut s’expliquer car la France a peu à perdre dans une guerre commerciale avec les Etats-Unis, mais potentiellement peu à gagner aussi à l’obtention rapide d’un accord, notamment à cause des demandes américaines sur le marché agroalimentaire. Contrepoint sur une prise de position qui résonne comme un coup politique à l’aube des élections européennes.

Hier, lundi 8 avril, des personnalités politiques latino-américaines et européennes de premier plan ont exprimé leur soutien à Cristina Fernández de Kirchner et à sa fille Florencia, en co-signant une déclaration qui dénonce la “persécution politique” que subissent régulièrement les enfants des politiciens. Signaux faibles qui permettent de suivre la recomposition d’une alliance transatlantique d’extrême gauche.