Amériques

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Dimanche 27 octobre, les Uruguayens, tout comme leurs voisins argentins, ont été appelés aux urnes pour élire leur président pour la période 2020-2025. Si Daniel Martínez, candidat du Frente Amplio, parti au pouvoir depuis quinze ans, arrive en tête au premier tour avec 40,5  % des suffrages, les perspectives sont incertaines pour ce mouvement de gauche pour lequel les sondages prévoyaient, à quelques semaines du scrutin, une défaite face à Lacalle Pou du Frente Nacional au second tour.

Alors que Juan Grabois, jeune figure des mouvements sociaux et un des soutiens d’Alberto Fernández, nouveau président élu, a proposé lors de la campagne la mise en place d’une réforme agraire, nous analysons ici, à la veille des élections, les objectifs potentiels qui pourraient sous-tendre un tel projet dans un pays caractérisé par une très précoce urbanisation et concentration de ses terres agricoles.

En Amérique latine, la défense de l’environnement et des droits humains a très souvent un visage indigène et paysan, mais aussi de plus en plus, féminin. Ces mouvements sociaux visent notamment à défendre des territoires face aux menaces extérieures, que ce soient sous la forme de monocultures intensives (palmier à huile, canne à sucre, soja, avocat, etc.) ou de projets extractivistes, tous les deux porteurs de formes de production nuisibles à l’environnement et à la santé des populations locales.

Jeudi 17 octobre, l’armée mexicaine a capturé Ovidio Guzman López, un des chefs du cartel de Sinaloa et fils d’El Chapo. En représailles, les narcotrafiquants ont mis à feu et à sang la ville de Culiacán, obligeant les autorités à relâcher le prisonnier afin d’assurer un retour à l’ordre. Les incidents survenus dans l’État du Sinaloa ont mis en lumière la faiblesse structurelle et le manque de cohérence stratégique de l’État mexicain dans son rapport de force avec les cartels.

Quinze jours après l’annonce de l’augmentation du prix du métro, la capitale Santiago du Chili a été le théâtre de violentes manifestations réprimées par les forces de l’ordre et qui ont déjà fait sept morts. Après une journée de protestations intenses sur fond d’agitation sociale révélant un problème structurel profond, le président Sebastián Piñera a déclaré dimanche 20 octobre  : «  Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant, implacable, qui ne respecte rien ni personne, et qui est prêt à faire usage de la violence et de la délinquance sans aucune limite  ».