Amériques


Les États-Unis préparent l’envoi d’une nouvelle cargaison d’aide humanitaire à la frontière du Venezuela et de la Colombie. Les forces armées américaines, qui soutiennent depuis longtemps les missions d’assistance humanitaire, envisagent pour la première fois de livrer elles-mêmes l’aide au Venezuela. Les 250 tonnes de fournitures d’urgence commenceront à arriver cette semaine à la ville frontalière de Cúcuta, où d’autres sont déjà stockées, en attente de livraison. Redoutant l’ingérence américaine, l’actuel président vénézuélien, Nicolás Maduro, n’entend pourtant pas les laisser entrer.

Après Eduardo Bolsonaro, fils du nouveau président brésilien et député fédéral, le 4 février, c’est le tour de Nebojsa Medojevic, un leader de l’opposition au Monténégro, de rejoindre The Movement. Ces deux recrutements hors Union européenne sont le signe d’une réorientation notable de la fondation bruxelloise présidée par l’ancien conseiller de Donald Trump. Après avoir un temps ambitionné de devenir une machine électorale au service des candidats d’extrême-droite aux élections européennes de mai prochain, The Mouvement entend désormais ne plus se limiter à l’Union européenne. Il veut se constituer en club pour leaders nationalistes, voire devenir le “Davos des populistes”.

Le 1er février 2019, Eduardo Bolsonaro, fils du président brésilien, a annoncé sur ses réseaux sociaux son nouveau poste de directeur du mouvement de Steve Bannon en Amérique latine. L’élargissement des horizons du mouvement, initialement créé par Steve Bannon pour renforcer le néo-nationalisme en Europe, pose de nombreuses questions dans une région où se dérouleront cinq élections présidentielles dans les huit prochains mois.

Le candidat de Trump à la présidence de la Banque Mondiale David Malpass, un ancien banquier de Wall Street, est contesté. La candidature de ce fervent critique du fonctionnement de l’institution paraît incongrue à beaucoup. Ce coup de semonce de Donald Trump à l’une des institutions les plus représentatives du multilatéralisme pourrait paradoxalement unir les alliés traditionnels des États-Unis à ses adversaires actuels.

La sortie des États-Unis du traité sur les FNI contribue à affaiblir un système de maîtrise des armements certes en crise, mais encore central pour l’ordre international. Nombre d’experts envisagent déjà une période de fortes tensions qui se répercuteront dans deux domaines : les relations transatlantiques et la présence américaine en Asie.