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Économie de guerre et planification écologique

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Du surréalisme monétaire : le Bitcoin au Salvador

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Pour l’économiste Sergueï Gouriev, un embargo sur les importations d’hydrocarbures russes est la solution la plus rapide pour mettre un terme à la guerre, sans que cela ne règle tous les problèmes. Dans cet entretien, il revient également sur le rôle de la Chine dans le conflit, sur celui des oligarques russes ou encore sur le pouvoir par la peur exercé par Poutine.

L’effet à court terme des sanctions financières est limité. Compte tenu de notre dépendance à l’égard de l’énergie russe, elles n’ont fait qu’augmenter les prix, procurant ainsi davantage de revenus à la Russie. La clef sera le gel par le monde occidental des actifs internationaux de la Banque centrale russe, des grandes sociétés et des particuliers russes.

L’invasion de l’Ukraine a changé le rôle des sanctions  : d’instrument dissuasif, elles sont devenues monnaie d’échange. Mais si la Russie, touchée dans tous les secteurs de son économie, parvenait malgré tout à se stabiliser dans un régime sous-optimal, il pourrait devenir difficile de sortir d’une situation de blocage. Les sanctions ouvrent un pouvoir de négociation immense – le plus difficile reste de savoir l’utiliser.

Alors que se renégocient les règles budgétaires européennes, dans le débat ouvert par Mario Draghi et Emmanuel Macron sur une gestion commune de la dette, Massimo Amato et Francesco Saraceno plaident pour la création d’une Agence européenne de la dette.

Papa Amadou Sarr est Ministre, Délégué Général pour l’Entreprenariat Rapide des Jeunes et des Femmes (DER/FJ) du Sénégal, structure créée par le Président Macky Sall en 2018. Il revient sur les principaux enjeux du Sommet Union africaine/Union européenne en cours, ainsi que ceux relatifs à la Présidence de l’Union africaine assurée, pour l’année 2022, par le Sénégal. Une question clef émerge  : celle de la jeunesse africaine, et la conséquente nécessité de lui assurer un emploi.

Face au glissement d’un ordre basé sur les règles vers un ordre basé sur la puissance, la directrice générale de la puissante DG commerce de la Commission européenne et ancienne négociatrice en chef adjointe pour le Brexit revient sur la signification de l’autonomie stratégique ouverte, la dynamique des relations entre l’Union et la Chine et l’état du lien transatlantique. De la taxe carbone aux frontières au déploiement d’un nouvel instrument anti-coercition, Sabine Weyand fait un tour d’horizon des principaux dossiers en cours qui doivent permettre à l’Union d’«  agir en fonction de ses intérêts, tout en préservant son ouverture  ».