Économie

Rothko MMT

8 points sur la MMT : se libérer du cercle de la dette ?

Le tournant de Jackson Hole

Amériques
Long format

Le « miracle tunisien », associé à l’épanouissement d’une démocratie après les printemps arabes, cache mal les grandes difficultés économiques que traverse le pays, toujours très dépendant de ses prêteurs et sans réelle perspective de réformes. Pour Francis Ghilès, la Tunisie devrait compter sur sa jeunesse et sur des secteurs précis pour relancer son économie.

Dans un contexte d’impérialisme juridique américain et de montée en puissance de la dimension normative des Nouvelles routes de la soie, la capacité de l’Union à imposer des règles au plus grand nombre est un indispensable réceptacle de la puissance européenne et doit être un axe de travail prioritaire de la prochaine législature européenne.

L’atmosphère paisible de Francfort-sur-le-Main est déjà perturbée par les tensions qui président à la nomination du successeur de Mario Draghi à la Banque centrale européenne (BCE) en octobre. Celles-ci traduisent tout à la fois des oppositions entre mesures prédéfinies et attention aux évolutions du marché, entre retour aux sources et appel à la créativité. Surtout, le processus de nomination témoigne de logiques politiques et nationales qui interrogent sa réalisation à l’échelle pertinente. Le Programme GEG | Économie propose dix points pour donner un sens à ces débats.

En s’enfermant dans un repli nationaliste qui donne tous les torts à l’Union, la gauche se trompe de combat : ni la technocratie bruxelloise, ni l’hégémonie qu’on prête à l’Allemagne sur le continent ne sont responsables du primat de la doctrine néolibérale. Celle-ci trouve ses origines ailleurs : dans un système de gouvernance intergouvernemental.

Le 2 mai Donald Trump a annoncé une augmentation de 10 % à 25 % des taxes sur plus de 200 milliards de biens chinois. La Maison Blanche entend ainsi affronter « la lenteur » des négociations entre les États-Unis et la Chine. Pourtant, l’interdépendance trentenaire entre les deux pays est déjà un facteur de risque pour l’économie mondiale depuis des années. La montée des tensions entre les deux géants pourrait provoquer une crise globale sans précédent mais aussi amorcer une progressive désintermédiation.

Célébrer la Fête du Travail a-t-il encore un sens ? À l’heure des « bullshit jobs », du « brown-out » et du chômage, le travail crée-t-il toujours de la valeur ? Norbert Trenkle dresse le constat inquiétant d’un travail dévalorisé, en concurrence avec le capital fictif : c’est l’ère du du « capitalisme inversé. » Dans ce contexte, l’identification au travail devient le point de référence d’une critique régressive et nationaliste du néolibéralisme et de la financiarisation du capitalisme.

Fondateur du think tank GenerationLibre, Gaspard Koenig défend depuis 2013 la théorie du libéralisme classique dans le débat public français. Dans cet entretien, il revient sur les limites de la centralisation à la française, les difficultés à mettre en place la théorie libérale au niveau européen et défend une compréhension stricte du principe de subsidiarité, qui devrait selon lui s’appuyer davantage sur l’échelon local pour ne plus reposer sur l’État-nation.

Nous avons rencontré Thierry de Longuemar, vice-président de l’AIIB (Asian Infrastructure Investment Bank), la banque multilatérale lancée par la Chine en 2013. À l’heure où l’hégémonie américaine est remise en cause, cette banque venue de Chine pourra-t-elle constituer une alternative à la Banque mondiale et devenir l’instrument d’un nouvel ordre mondial aux accents chinois ?