Économie


Depuis quelques mois, le Luxembourg s’est engagé à rendre gratuit dès 2020 tous ses transports en commun. Si cette mesure est ambitieuse et innovante à cette échelle, elle n’est cependant pas inédite. En effet, depuis le début de l’année 2013, Tallinn est la première capitale de l’Union à proposer les transports en commun gratuits à ses habitants. Bien que cette démarche novatrice se développe originellement pour des raisons économiques (dans un contexte post-crise 2008), elle relève également d’enjeux sociaux, politiques, environnementaux et territoriaux tout aussi centraux.

L’industrie mondiale du cannabis thérapeutique est florissante et encourage une vague de politiques de dépénalisation de la plante. Depuis 2013, une dizaine de pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont mis en place de nouvelles législations autorisant la production et l’utilisation du cannabis à des fins médicales. Ce marché est désormais en pleine expansion et le continent pourrait devenir le premier fournisseur mondial de cannabis.

La récente visite de Xi Jinping en Italie a débouché sur la signature de l’Italie d’un accord marquant son adhésion à l’Initiative de la Ceinture et de la Route (BRI). Cet événement diplomatique majeur a également été l’occasion de signer un accord directement avec le port de Trieste, ce qui donne à réfléchir sur une stratégie chinoise d’acquisition de ports méditerranéens de plus en plus agressive.

Depuis mars 2019, la Turquie est entrée officiellement en récession suite à des performances économiques désastreuses en 2018. L’exode du capital des investisseurs étrangers fin août 2018 a provoqué une chute massive de la valeur de la Lire turque, qui a perdu plus d’un quart de sa valeur en une semaine, avant de récupérer une partie importante de cette perte suite à des mesures sévères prises par la Banque centrale. Aujourd’hui, l’érosion rapide des réserves en dollar de la Banque centrale présage une aggravation considérable de la crise économique.

Le 2 mai Donald Trump a annoncé une augmentation de 10% à 25% des taxes sur plus de 200 milliards de biens chinois. Ces nouveaux tarifs devraient être mis en œuvre à partir du 10 mai. La Maison Blanche entend ainsi affronter « la lenteur » des négociations commencées mardi dernier à Beijing entre les États-Unis et la Chine. Pourtant, l’interdépendance trentenaire entre les deux pays est déjà un facteur de risque pour l’économie mondiale depuis des années. La montée des tensions entre les deux géants pourrait provoquer une crise globale sans précédent mais aussi amorcer une progressive désintermédiation.

Célébrer la Fête du Travail a-t-il encore un sens ? À l’heure des « bullshit jobs », du « brown-out » et du chômage, le travail crée-t-il toujours de la valeur ? Norbert Trenkle dresse le constat inquiétant d’un travail dévalorisé, en concurrence avec le capital fictif : c’est l’ère du du « capitalisme inversé. » Dans ce contexte, l’identification au travail devient le point de référence d’une critique régressive et nationaliste du néolibéralisme et de la financiarisation du capitalisme.

Shinzô Abe a marqué une étape à Bruxelles jeudi 25 avril, pour un sommet UE-Japon dans le cadre de sa tournée de six pays – France, États-Unis, Canada, Italie et Slovaquie – en préparation du G20 en juin à Osaka. L’occasion de dresser un premier bilan du JEFTA (Japan-EU Free Trade Agreement) entré en vigueur en février 2019. Face à cela, cette rencontre a participé à ériger une image de front commun face aux menaces punitives américaines, et à échanger sur des inquiétudes partagées en amont de la visite du premier ministre japonais à Washington.

Fondateur du think tank GenerationLibre, Gaspard Koenig défend depuis 2013 la théorie du libéralisme classique dans le débat public français. Dans cet entretien, il revient sur les limites de la centralisation à la française, les difficultés à mettre en place la théorie libérale au niveau européen et défend une compréhension stricte du principe de subsidiarité, qui devrait selon lui s’appuyer davantage sur l’échelon local pour ne plus reposer sur l’État-nation.