Économie

Long format

Nous avons rencontré Fabrizio Barca, statisticien et économiste, coordinateur du Forum Disuguaglianze Diversità. Malgré le nombre important de postes institutionnels qu’il a occupés –  de la Banque d’Italie à l’OCDE, du ministère de l’Économie et des Finances au poste de Ministre pour la Cohésion des territoires  –, Fabrizio Barca se présente avant tout comme le porte-parole d’une vision et d’une éthique claire et convaincue organisée autour de la lutte contre les inégalités. Dans le contexte actuel de crise et de changements politiques en Italie, il nous a livré une analyse socio-politique de la péninsule, en indiquant une voie de gauche à suivre.

L’élection de Joe Biden crée une nouvelle opportunité pour l’Europe et les États-Unis de coopérer de manière étroite en matière de lutte contre la coercition économique d’autres puissances. L’Europe devrait bien évidemment travailler à construire la relation la plus étroite possible avec Washington, mais cela n’effacera pas la nécessité pour les Européens de se munir d’instruments efficaces pour négocier avec les grandes puissances et pour protéger leurs entreprises quelle que soit la source des menaces géo-économiques.

La pandémie a changé toutes les règles, il est temps de remettre en question les principes. Olivier Blanchard et deux autres économistes proposent d’abolir les règles budgétaires européennes pour les remplacer par des standards, en ouvrant un débat essentiel sur le futur du Pacte de stabilité et du nouveau consensus européen.

L’économiste américaine Pavlina Tcherneva, chercheuse associée au Bard College et au Levy Institute, accorde au Grand Continent une interview exclusive, pour expliquer que le meilleur moyen de lutter contre le chômage, c’est encore de garantir l’emploi à tous ceux qui en ont besoin. Contre la fin du travail, elle propose la fin du chômage, thèse qu’elle défend dans The Case for a Job Guarantee publié en juillet dernier, et plus généralement avec l’initiative Democratizing work.

Douze milliards d’euros  : c’est la somme que viennent d’annoncer conjointement les principaux bailleurs de fonds internationaux par la voix d’Emmanuel Macron afin de donner un second souffle à la Grande Muraille Verte. Pour rappel, ce projet pharaonique né en 2005 consiste à planter une bande de terre de 8 000 km de long – du Sénégal à Djibouti – et 15 km de large dans le but de freiner le processus de désertification, générer des opportunités économiques dans des régions parmi les plus pauvres du monde et, incidemment, contribuer à séquestrer quelques 250 millions de tonnes d’équivalent CO2. Depuis son lancement, le projet a essuyé de nombreuses critiques, tant sur son ambition que sur ses accomplissements.