Économie


La courbe des rendements de la dette américaine s’est inversée : les dettes à plus court terme sont maintenant mieux rémunérés que les dettes à plus long terme. Cette situation anormale est historiquement annonciatrice de crise. Toutefois, il faut prendre en compte que le contexte monétaire mondial est inédit : les anciennes lois d’airain ne sont peut être plus valides.

Alan B. Krueger, l’un des économistes les plus importants des trente dernières années, a devancé les honneurs qui n’auraient pas manqué de lui revenir en nous quittant à seulement 58 ans. Peu connu du grand public, il a pourtant changé la vie de millions d’individus grâce à ses recherches et a tenu un rôle clé dans la révolution empirique en Économie.

Nous avons rencontré Thierry de Longuemar, vice-président de l’AIIB (Asian Infrastructure Investment Bank), la banque multilatérale lancée par la Chine en 2013. À l’heure où l’hégémonie américaine est remise en cause, cette banque venue de Chine pourra-t-elle constituer une alternative à la Banque mondiale et devenir l’instrument d’un nouvel ordre mondial aux accents chinois ?

Alors que les exportations chinoises commencent à décliner du fait de la guerre commerciale avec les États-Unis et que la demande domestique ralentit, le PIB de Shenzhen dépasse celui de Hong-Kong pour la toute première fois. Une performance certes très symbolique du modèle chinois, mais qui arrive à point nommé — d’autant que, pour une fois, le succès est « à domicile » et non tourné vers l’extérieur.

Tandis que le ministre des finances Bruno Le Maire met en place sa taxe GAFAM sur le chiffre d’affaires des géants du numérique, une tribune signée par intellectuels et politiques proches de la gauche réclame une réforme plus ambitieuse encore : un nouveau schéma de taxation des bénéfices au niveau international.

Une étude du CEP, un think tank allemand libéral, affirme que l’Euro a coûté à chaque français plusieurs dizaines de milliers d’euros. Le problème est que ce chiffre est … faux. Le GEG | économie a trouvé de grossières erreurs méthodologiques qui disqualifient la démarche du CEP et laissent planer le doute sur sa bonne foi. Mais au-delà de la mise au point statistique, cette séquence révèle des points intéressants, tant sur les positions de la droite libérale allemande que sur les structures du débat public français. Le GEG | Économie vous en propose une synthèse en dix points.

La publication à la fin du mois de février, sur le site du département d’État au commerce, des objectifs des États-Unis dans leur négociation commerciale avec le Royaume-Uni en vue d’un accord post-Brexit, a suscité de vives inquiétudes à Londres. L’ampleur des réaction a contraint le gouvernement de Theresa May à démentir certaines rumeurs sur les conséquences négatives que le nouveau rapport de force entre Londres et Washington pourrait avoir, notamment en matière sanitaire, agricole et monétaire.

Emmanuel Macron a défendu dans sa lettre aux Européens l’introduction d’un salaire minimum européen. Néanmoins, cette mesure est impossible à traité constant et impliquerait une transformation significative de la politique sociale de plusieurs pays européens. C’est donc une petite révolution sociale qui est annoncée ici et le niveau même d’un potentiel salaire minimum devrait y jouer un rôle important.

Dans sa lettre aux « citoyens d’Europe », Macron estime qu’il faut renforcer la coopération européenne en matière sociale, insistant sur la nécessité de mettre en place un salaire minimum européen. Mais cette proposition est-elle réalisable en l’état actuel du droit européen ?