Nordiques

Long format

Au Groenland, près de la ville de Narsaq, un projet minier porté par une entreprise australienne à capitaux partiellement chinois fait débat, et devient le catalyseur des aspirations d’indépendance de ce territoire par rapport à Copenhague. L’occasion de se pencher sur cet espace, qui pourrait en sortir considérablement transformé.

Depuis les années 1980, le Royaume-Uni s’est imposé comme un acteur pionnier de la lutte contre le changement climatique. À l’heure du Brexit, Boris Johnson s’appuie sur cet atout pour définir le nouveau leadership britannique, et multiplie les engagements ambitieux. Au-delà des effets d’annonce, le Royaume-Uni peine cependant à coordonner ses politiques climatiques, faute d’une stratégie intergouvernementale claire, et fermement portée par Downing Street.

Alors que le Parlement de Norvège vient d’approuver la construction d’une nouvelle ligne ferroviaire au Nord du pays, dont les travaux ne devraient commencer qu’en 2030 mais qui fait déjà l’objet de discussions, Vladimir Poutine a quant à lui, dans son «  adresse à la Nation  », renouvelé la volonté russe d’améliorer les infrastructures en Arctique afin notamment d’accélérer les flux de marchandises.

De sa conversion au gaz à son effort mis sur le nucléaire, le Royaume-Uni a toujours conduit une politique énergétique volontariste, tournée vers l’autonomie d’approvisionnement. Cette politique, fondée sur un mix énergétique de plus en plus décarboné, devrait continuer à se préciser dans les prochains mois, dans le contexte de la sortie de la crise sanitaire.