Politique


Le Conseil Supérieur des Élections turc, Yüksek Seçim Kurulu (YSK), a annoncé lundi 6 mai la tenue d’un nouveau scrutin municipal à Istanbul. Moins de trois semaines après la déclaration des résultats définitifs donnant le candidat de l’opposition, Ekrem Imamoğlu, vainqueur à une très courte majorité, les stambouliotes vont devoir retourner aux urnes le 23 juin prochain. Une perspective pour comprendre la signification politique et les enjeux de cette décision.

À l’occasion d’une réunion ministérielle du Conseil de l’Arctique, Mike Pompeo a délivré un discours remarqué, évoquant la « nouvelle ère d’engagement stratégique » dans laquelle serait entrée la région. Le ton est donné pour la suite de son propos qui épingle la Chine, la Russie, mais évoque aussi les passages maritimes… sans évoquer des changements climatiques.

Pour la première fois, la réunion entre les ministres des Affaires étrangères des huit pays membres du Conseil de l’Arctique s’est conclue sans une déclaration commune, à cause de l’opposition des États-Unis à la référence au changement climatique. Si la querelle dérive d’une approche plus intransigeante de Washington, elle est plutôt isolé, puisque les autres pays de la régions souhaitent maintenir le dialogue ouvert et calmer les tensions.

Alors que le Conseil de l’Arctique a connu des remous cette semaine, nous avons rencontré celle qui a été la première femme à présider le Parlement sami de Norvège, Aili Keskitalo. Elle livre ses analyses sur la fonction et le rôle des minorités indigènes dans l’Arctique. Au-delà des forts liens unissant les divers peuples du cercle polaire, de la Russie à l’Alaska, l’exemple sami montre comment les minorités de l’Arctique cristallisent certains blocages de l’Union européenne et de la gouvernance régionale.

L’ancien directeur de cabinet de Nicolás Maduro propose une troisième voie pour sortir de la crise et faire dialoguer les deux camps qui s’opposent au Venezuela. Énarque, ancien conseiller diplomatique et Vice-Ministre des Affaires Étrangères d’Hugo Chavez, Temir Porras, qui se définit comme « social-démocrate », revient sur son expérience et analyse les causes profondes de la crise au Venezuela. Ouvrant peut-être la voie à un technopopulisme chaviste, il identifie les contours d’une « coexistence démocratique » possible à Caracas.