Politique


Les 13 et 14 mai derniers, l’ancien premier ministre suédois Carl Bildt s’est rendu à Bruxelles pour participer à la célébration des dix années de mise en oeuvre du partenariat oriental. Créé en 2009 à l’initiative de la Suède et de la Pologne, le partenariat oriental vise à maintenir et approfondir les relations entre les pays membres de l’Union et d’anciennes républiques soviétiques. L’occasion de revenir sur ces dix années de coopération dans le domaine de la gouvernance démocratique et des réformes économiques, et de dresser des pistes pour l’avenir.

À quelques jours du scrutin européen, des mots flottent dans le débat : populisme, nationalisme, progressisme ou encore souveraineté, qui dessinent aujourd’hui les lignes de force d’un véritable champ de confrontations politiques. Trop souvent, l’utilisation fréquente de ces notions dans les débats publics ne reflète pas suffisamment la complexité de leur définition et doit conduire à un travail indispensable d’analyse et de clarification. Ces derniers mois, des membres du Groupe d’études géopolitiques et de l’Institut Jacques Delors se sont réunis régulièrement pour tenter de clarifier cette notion. « Les mots de la campagne » est le rapport qui rend compte de leurs dicussions.

Mike Pompeo a rencontré mardi 14 Mai à Sotchi le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et Vladimir Poutine. Les hommes d’État se rencontraient pour la première fois depuis la publication de l’enquête du procureur Robert Mueller portant sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016. Malgré la volonté de relancer un dialogue constructif entre les deux puissances, la visite de Pompeo est intervenue dans un contexte de tensions sur de nombreux dossiers. Alors que la normalisation des relations russo-américaine semble être hors d’atteinte dans un futur proche, la Russie et les États-Unis cherchent davantage à définir des normes pour éviter une confrontation directe dans le futur.

Mardi 7 mai, le président du Brésil, Jair Bolsonaro (PSL), a signé un décret qui facilite l’importation et la détention d’armes à feu dans des espaces publics permettant ainsi d’augmenter la quantité de munitions qu’une personne peut acheter en un an. Toutefois, samedi 11 mai, la Cour Suprême a donné cinq jours au président pour justifier ce décret que ses détracteurs jugent inconstitutionnel.

Pour la première fois, le Pape François s’est rendu en Macédoine du Nord à l’occasion d’une brève visite régionale. Fortement inspiré de la situation nationale et des récentes évolutions politiques et sociétales du pays, le Saint-Père a délivré un message d’unité et d’espoir durant sa visite historique dans un pays dont l’équilibre ethnique et politique est délicat.

Silvio Berlusconi, l’ancien premier ministre italien aujourd’hui candidat aux élections européennes, a confirmé dans un entretien télévisé son objectif après le scrutin : encourager une nouvelle alliance aux Parlement européen entre le PPE et les partis d’extrême droite, qui sont attendus rentrer en force à Strasbourg. Retour sur une stratégie européenne qui toutefois cache un objectif domestique : revenir au pouvoir à Rome.

La République de Djibouti est au coeur de différentes dynamiques géopolitiques dans une région où s’accumulent guerres et foyers potentiels d’instabilité. L’économie de l’État est très dépendante de la présence militaire étrangère sur son territoire. L’Italie a investi massivement dans le pays, avec une base de la Marine et des Carabiniers, très actifs dans le cadre des projets communs européens. Il s’agit d’une tentative de Rome de se doter d’une projection géopolitique entre la Corne de l’Afrique et la péninsule arabique, malgré son manque de ressources.

Éternel partisan et défenseur d’un rôle majeur de la Méditerranée dans l’Union européenne, en lutte continue contre la criminalité organisée, Leoluca Orlando se distingue pour sa vision politique prévoyante et sa lucidité par rapport au rôle et à la future évolution de la capitale sicilienne. Celui qui fut maire de Palerme à trois reprises depuis 1985 n’a cessé de vanter les mérites de sa ville et de promouvoir un modèle original face aux migrations pour d’autres ports de Méditerranée.