Politique


Les élections simultanées qui se sont tenues le 17 avril en Indonésie avaient pour enjeu crucial la réélection du président sortant Joko Widodo, démocrate néolibéral, ou bien l’accession au pouvoir de Prabowo Subianto, l’ancien commandant des Forces spéciales. En attente des résultats officiels, ‘Jokowi’, comme le président sortant est connu, paraît être en avantage. Dans ce contexte, les accords commerciaux engagés avec l’Union européenne devraient se poursuivre, mais des oppositions importantes demeurent surtout sur la question controversée de l’huile de palme.

Le 17 avril, le gouvernement américain a annoncé une série de mesures contre Cuba, le Venezuela et le Nicaragua. Le secrétaire d’État Mike Pompeo a annoncé qu’il ne renouvellerait pas l’exemption du titre III de la loi Helms-Burton, également connue sous le nom de Freedom Act de 1996, et que la mesure entrerait en vigueur le 2 mai 2019. Cette nouvelle a été réfutée par le gouvernement cubain de La Havane et par la haute représentante de l’Union, Federica Mogherini. Bruxelles a publié une déclaration accusant les États-Unis de violer les engagements pris dans les accords UE/États-Unis.

Réélue en 2018 à la mairie d’Ancône, Valeria Mancinelli est membre du Parti Démocratique (PD) italien. En 2018, elle gagne le World Mayor Price 2018, pour « sa contribution exceptionnelle à sa communauté. » Valeria Mancinelli se distingue par son approche pragmatique et réaliste de la politique ; elle situe son action à l’échelle locale et se fonde sur une philosophie « des petits pas. »

Après la procédure ayant conduit à la suspension du Fidesz d’Orban du PPE, c’est vers la Roumanie que se se sont concentrés les regards de l’Union et des sociaux-démocrates européens, qui accusent le parti de gouvernement à Bucarest, le PSD, de violation des principes de l’État de droit. Pour cette raison, le PSD roumain a été suspendu du Parti Socialiste Européen, même si toutes décisions seront prises après les élections européennes.

Le leader de l’opposition vénézuélienne Leopoldo López, assigné à résidence depuis 2015, a été libéré mardi 30 avril à l’aube par Juan Guaidó et un groupe de militaires détracteurs du chavisme. Après cet acte symbolique, Guaidó a appelé la population à les rejoindre dans la perspective d’un soulèvement pour mettre fin au régime de Nicolas Maduro. En effet, depuis le 23 janvier dernier, Juan Guaidó s’est auto-proclamé, en tant que chef du Parlement, président de la République par intérim. Dès lors, un bras de fer entre les deux « présidents » s’est mis en place, dans un pays enlisé dans une grave crise économique, sociale et humanitaire. Si nombreux sont ceux qui, dès janvier, parlaient de l’armée comme un acteur clef dans le devenir de la crise institutionnelle, la fracture au sein de celle-ci ne semble éclater que trois mois plus tard.

Juan Guaidó, le Président de l’Assemblée nationale vénézuelienne et chef de l’opposition, a appelé au départ du Président Nicolas Maduro dans un vidéo ou il est apparu en compagnie d’hommes en uniforme. Nous avons cartographié les rapports de force internationaux dans le bras de fer au coeur de l’Etat vénézuelien.

Après avoir boudé la région durant les années 2000, la France semble vouloir réinvestir diplomatiquement et économiquement l’Europe du sud-est. La dernière initiative en date a eu lieu fin février, lorsque la Ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau s’est rendu à Belgrade, en prélude à une visite d’Emmanuel Macron dans la capitale serbe en juillet. Malgré les attentes suscitées par ce « réinvestissement », les capitales balkaniques reprochent à Paris sa frilosité sur l’élargissement de l’Union. Une fiche importante en occasion de la rencontre à Berlin, aujourd’hui 29 avril, avec les dirigeants des pays balkaniques co-organisée par l’Allemagne et la France, qui maintiennent des approches différentes vis-à-vis la région.

N’ayant pas préparé le fait que le Royaume-Uni reste plus longtemps au sein de l’Union, le gouvernement de Theresa May organise en catastrophe les élections européennes du 23 mai. Les 3,5 millions de citoyens de l’Union résidant au Royaume-Uni n’ont pas reçu à temps le formulaire qu’ils doivent retourner avant le 7 mai, attestant qu’ils ne voteront pas dans leur pays d’origine. Des députés travaillistes demandent un report de la date limite sous peine d’actions légales.