Politique

Long format

Bruno Palier, Leila Hadj Abdou, Andreas Wimmer et Turkuler Isiksel débattent de la meilleure définition à donner à la notion de justice sociale dans le contexte européen et du rôle de modèle auquel l’Union européenne pourrait – ou non – prétendre en la matière. Une lecture essentielle à l’heure où la crise sanitaire a fait émerger les lignes de fractures structurelles des injustices sociales.

Le 4 mai, des élections régionales auront lieu dans la Communauté autonome de Madrid (CAM). Les principaux récits entourant les élections ne sont pourtant pas satisfaisants. Pour comprendre leurs limites, il faut adopter une perspective à long terme, en examinant la crise structurelle de l’Espagne et le bloc social qui gouverne Madrid.

Alors qu’on célèbre le 47e anniversaire de la Révolution des œillets, la figure de Salazar ne cesse de fasciner une partie de la droite. Du Brésil au Portugal, en passant par la France et les États-Unis, de nombreux contemporains – libéraux, conservateurs, nationalistes – continuent de se réclamer du dictateur portugais, de sa méthode et de ses idées. Cette riche enquête propose une synthèse sur la postérité du salazarisme.

Deux visions du monde, deux visions du droit  : le cadre normatif permet-il seul d’expliquer l’évolution des relations entre l’Union et la Russie, de partenaires en 2000 à rivaux en 2021  ? Pas uniquement. Face à la contestation russe de ce modèle, l’Union européenne a été incapable de repenser son autoreprésentation dans ses relations avec Moscou et de considérer que son approche pouvait être tenue pour un défi géopolitique vu de Moscou.

Le technopopulisme est issu d’une déconnexion entre la politique et la société  : loin de résorber cette séparation, les technopopulistes l’exacerbent, érodant toujours plus les assises de la représentation démocratique. La clef pour sortir de cette impasse est dans la recherche de nouvelles formes d’intermédiation politique.

Après la victoire de la droite incarnée par Guillermo Lasso en Équateur et face au second tour au Pérou qui opposera Pedro Castillo (gauche) à Keiko Fujimori (droite), l’ancien président colombien, Ernesto Samper, et l’ancien ministre des Affaires étrangères équatorien, Guillaume Long, font le point sur les difficultés et les défis qui attendent la gauche progressiste en Amérique latine.