Politique

Long format

Le degré de liberté dont jouissaient autrefois les Hongkongais se réduit comme peau de chagrin depuis plusieurs années. La jeune génération qui manifeste dans les rues se divise peu à peu  : certains font le choix de rester, d’autres quittent l’île à la recherche de plus de libertés. Dans cette enquête, le journaliste Daniel Peyronel restitue les voix de ceux qui se lèvent contre un régime répressif.

Le coup de force opéré par le président tunisien Kaïs Saïed à travers ses annonces faites dimanche 25 juillet au soir constitue un pari risqué. En interrompant le processus démocratique en place depuis 2011, il prend la responsabilité de ce qui adviendra après le délai de 30 jours prévu par la Constitution, dans un pays meurtri par la crise sanitaire et économique.

Les manifestations qui ont secoué Cuba entre le 11 et le 17 juillet ont profondément changé le rapport de forces qui prévalait jusqu’ici entre le régime communiste et la population. Pour Armando Chaguaceda et Melissa Cordero Novo, il sera difficile à l’avenir de considérer l’île comme étant une société figée, subissant le joug d’un pouvoir qui a fait le choix délibéré de s’écarter de sa population, mue par un désir de liberté.

L’État néolibéral occidental semble aujourd’hui à bout de souffle, sacrifié sur l’autel de la pandémie et de la crise économique. En s’inspirant du modèle chinois et en tirant des leçons du passé, Joe Biden et certains dirigeants européens tendent aujourd’hui vers un modèle d’État plus interventionniste, marquant le début d’une nouvelle ère – dont la nature, progressiste ou régressive, reste encore à déterminer.

La mythologie westphalienne, qui a fait de l’État souverain le fondement naturel de l’ordre politique, a nui à la gouvernance mondiale. Pour éviter que les nationalistes reprennent à leur compte cette représentation fautive, il faut revenir à l’histoire pour comprendre à quel point ce paradigme est récent  ; ce détour offre des pistes pour penser au-delà et retrouver une capacité d’imagination.

L’assassinat du président Jovenel Moïse est un révélateur de la faillite des institutions et de l’État haïtien. Il s’inscrit dans une séquence de plus long terme, caractérisée par une spirale de violence. Pour chercher à en comprendre les causes et dégager des pistes possibles pour le futur, nous interrogeons le géographe Jean-Marie Théodat, spécialiste d’Haïti.