Politique


L’Écosse revendique désormais ouvertement la volonté d’organiser un second référendum sur l’indépendance si le Brexit se confirme. Alors que Londres travaille à son divorce avec Bruxelles et que Theresa May a déclaré à plusieurs reprises que son gouvernement n’autoriserait pas un second référendum après celui de 2014, elle ferait face à l’hypothèse d’un divorce interne au Royaume-Uni.

Le deuxième Belt and Road Forum for International Cooperation, s’est tenu du 25 au 27 avril 2019 à Beijing. Sebastian Kurz, Viktor Orban, Alexis Tsipras, Giuseppe Conte étaient présents, la France (Affaires étrangères), l’Allemagne (Économie) et l’Espagne (Affaires étrangères), ont envoyé leurs ministres de ressort. Notre carte de la semaine donne un aperçu des pays qui ont participé au sommet.

Les élections législatives béninoises du 28 avril, régies par un nouveau code électoral n’ayant permis qu’au parti présidentiel de Patrice Talon et de ses alliés de présenter des candidats, ont été suivies d’une vague de contestation. Les manifestations ont été réprimées avec des tirs à balles réelles de la part des forces de l’ordre. Considéré comme un modèle démocratique en Afrique de l’Ouest, le système béninois se trouve dans une situation périlleuse.

Lors des élections locales britanniques qui ont eu lieu le 2 mai 2019, les deux principaux partis, Conservateur et Travailliste, ont subi une défaite dans de nombreuses circonscriptions au profit des Libéraux-Démocrates, des Verts ou encore de partis indépendants. Cela illustre la fragmentation de l’échiquier politique britannique, miné par les longues négociations sur le Brexit, mais reflète aussi une tendance présente dans d’autres pays européens comme l’Allemagne ou l’Espagne.

Xi Jinping a ouvert – puis refermé – le second Belt and Road Forum for International Cooperation, qui s’est tenu du 25 au 27 avril 2019 à Pékin. L’occasion de renouveler la promotion d’un nouveau modèle de gouvernance, mais qui fut néanmoins sensiblement plus timoré que l’édition précédente. Face aux critiques de la BRI, de nouveaux éléments ont été mis en avant dans le discours.

Le lundi 22 avril, le fils du président Jair Bolsonaro Carlos Bolsonaro, a partagé sur son compte Twitter une vidéo publiée sur Youtube par la personnalité libérale préférée de la famille Bolsonaro, Olavo de Carvalho, critiquant le rôle que les militaires jouent dans la politique brésilienne. Par les mots « Tirez vos propres conclusions », Carlos a entamé une nouvelle série d’attaques contre le vice-président Hamilton Mourão, l’accusant d’être un « traître » aux revendications présidentielles. Les vifs échanges entre la famille Bolsonaro et les membres du gouvernement plus modérés constituent un événement de plus dans la série de crises internes depuis le début du mandat du président en janvier dernier.

La rivalité entre la France et l’Italie sur le dossier libyen n’est pas nouvelle. Depuis 2011, les positions des deux pays divergent radicalement, au point de se livrer à une concurrence féroce, qui a culminé avec le rappel de l’Ambassadeur de France à Rome. Dans ce contexte, l’attaque de Khalifa Haftar sur Tripoli change la donne : embourbées dans leur rivalité, Paris et Rome s’écartent du jeu libyen malgré elles, laissant la place à des puissances non européennes.