L’AfD veut faire revenir l’Allemagne au passé : texte intégral du programme de Magdebourg
L’extrême-droite allemande est en train de préparer une contre-révolution.
Nous traduisons et commentons pour la première fois en français les 156 pages du programme radical de l’Alternative für Deutschland pour les élections régionales en Saxe-Anhalt.
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- Pierre Mennerat •
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Le « programme de gouvernement » de l’Alternative für Deutschland (AfD) pour les élections régionales de Saxe-Anhalt a été adopté officiellement le week-end du 11 avril au congrès de Magdebourg en vue des élections de septembre prochain. Ce programme est d’une longueur, d’une précision et d’une radicalité inédite dans l’histoire du parti d’extrême droite allemande, qui compte bien rompre le cordon sanitaire en atteignant la majorité absolue dans ce Land le plus pauvre d’Allemagne.
Dans l’ex-RDA, le parti est marqué par l’influence de l’aile « national-populiste » ou « völkisch », incarnée par une figure comme Björn Höcke en Thuringe. En Saxe-Anhalt, la section de l’AfD est également particulièrement radicale. Dès 2016, le parti obtient 24,8 % des voix. En 2021 cependant, le score du parti recule de 3,5 points face à la CDU. Le Land de Saxe-Anhalt est aussi un bastion de la droite radicale extraparlementaire. L’Institut für Staatspolitik de Götz Kubitschek, qui se dépeint volontiers comme l’éminence grise de la « nouvelle droite » (Neue Rechte), est ainsi établi dans le village de Schnellroda.
Le vice-président de l’AfD régionale et député au Landtag Hans-Thomas Tillnscheider a ainsi dévoilé en janvier un programme de 156 pages pour les élections du 6 septembre prochain. Ce texte, qui compte dix-sept chapitres et 302 mesures, est un indicateur de la radicalité de l’extrême droite locale du Land le plus pauvre d’Allemagne, dans une zone marquée par la mémoire de l’ex-RDA, mais aussi des ambitions de l’AfD dans l’ensemble des domaines de la vie politique, économique et sociale.
Le parti, qui devrait, selon les sondages, devenir la première force politique au Landtag et pourrait même atteindre la majorité absolue, développe ici de manière détaillée un projet contre-révolutionnaire. La variété des thèmes abordés est très large : famille, politique migratoire, enseignement scolaire, monde universitaire. Dans tous ces domaines, le parti assume l’objectif de gouverner, seul s’il le faut, et veut faire de la Saxe-Anhalt le laboratoire d’une guerre culturelle contre le consensus libéral et démocratique.
Télécharger le PDF complet du programme.
Le Land le plus pauvre d’Allemagne
Land reconstitué en 1990 avec comme capitale Magdebourg, la Saxe-Anhalt compte aujourd’hui 2,1 millions d’habitants. Sa population a cependant reculé de 23 % entre 1990 et 2022, soit la plus forte perte démographique d’un Land allemand depuis la réunification. La région est aussi la plus pauvre d’Allemagne, si l’on considère son PIB par habitant, de 36 517 euros en 2024. Si le Land était un pays indépendant, son PIB par habitant se placerait au-dessus de Chypre et en dessous de l’Italie. En outre, la Saxe-Anhalt est le Land avec la population la plus âgée d’Allemagne, avec une moyenne d’âge de 48 ans en 2024.
L’effet immédiat d’une victoire de l’AfD serait limité, y compris pour les équilibres au sein du Bundesrat, le conseil fédéral ou siègent les représentants des gouvernements des Länder : la Saxe-Anhalt dirigée par l’AfD n’y disposerait que de quatre sièges sur soixante-neuf. Mais l’effet symbolique d’une majorité relative ou absolue serait très important dans un pays où l’extrême droite a longtemps été marginale.
« Penser allemand » : la stratégie du Kulturkampf
Conçu comme un scénario de la dernière chance pour 2026, le texte commence par agiter le spectre d’une interdiction du parti. En effet, l’AfD s’y dépeint comme porteuse d’une volonté du peuple, mais bridée par une féroce coalition entre pouvoir politique et élites intellectuelles, à la fois culturelles et académiques.
Hans-Thomas Tillschneider consacre une large partie du programme à des mesures culturelles : il s’agit de remodeler le pays en profondeur et le contraindre à « penser allemand ». L’idéologie de l’AfD, certes anti-intellectualiste et anti-élitiste, notamment en matière de politique scientifique ou universitaire, prévoit néanmoins un retour de l’autorité et de la normativité sous la forme d’un pilotage rigoureux de la vie socio-culturelle.
Certains thèmes semblent tirés du répertoire transnational des droites réactionnaires, de telle sorte qu’il est parfois difficile de faire le lien avec des réalités locales en Saxe-Anhalt, comme lorsqu’il est question de l’interdiction des études de genre ou du postcolonialisme ou de la lutte contre le wokisme. Le parti adapte aussi certains dogmes du mouvement MAGA au contexte est-allemand, comme lorsqu’il est question d’une libéralisation de la loi sur le port des armes à feu ou de la lutte contre le droit à l’avortement.
Le programme reprend explicitement des codes et thèmes culturels inspirés de l’histoire nazie, comme lorsqu’il est question de l’hostilité au Bauhaus, ou de la lutte contre l’art et le théâtre « anti-allemand ».
En outre, le parti engage un bras de fer avec les autorités religieuses, accusées de trahir la foi chrétienne en se pliant à l’air du temps. Le parti se place ainsi à la fois comme garant de l’autorité des institutions, mais aussi en s’opposant à différents corps intermédiaires établis, comme l’église ou l’école. L’AfD veut ainsi largement réduire, voire supprimer le financement des églises, autoriser l’éducation à la maison des enfants. Comme d’autres partis de la droite réactionnaire de par le monde, le projet de l’AfD pour le Land de Saxe-Anhalt prône un véritable divorce avec l’État et les institutions, accusés d’avoir cédé à l’hégémonie culturelle de la gauche.
Contre la gauche et les étrangers
L’inventivité lexicale est également au rendez-vous pour décrire les malheurs du Land, causés par les « Kirchensteuerkirchen » (églises établies financées par l’impôt), les « Importärzte » (médecins importés), la « Klimareligiöse Verbotskultur » (culture prohibitionniste de la religion climatique), ou encore la « Regenbogendoktrin » (doctrine arc-en-ciel).
En matière de politique migratoire et sécuritaire, le parti ne se cache pas de ses volontés répressives. Les fonctionnaires dédiés à l’expulsion, décrits comme un task force anti-immigration et des « héros du quotidien », semblent tirer leur inspiration de la police « ICE » des États-Unis, tandis que la police se voit accorder des pouvoirs étendus d’usage des armes à feu et de détention provisoire.
Le programme de l’AfD est empreint d’une xénophobie protéiforme. Le chapitre le plus long et le plus développé est celui consacré à la politique de remigration, avec quarante-trois points. L’hostilité systématique à la présence d’étrangers sur le sol du Land est aussi déclinée dans quasiment tous les domaines, qu’il s’agisse des problèmes éducatifs, sécuritaires, environnementaux ou sanitaires. Les étrangers sont présentés partout comme un problème, et toute solution impliquant l’immigration et l’intégration est rejetée comme une illusion. La renaissance du Land passerait plutôt par l’IA, perçue comme un excellent outil pour mettre fin à l’immigration de travail.
Contrairement à l’image de submersion étrangère que veut donner l’AfD de la Saxe-Anhalt, le Land compte sur son sol 192 500 personnes étrangères en 2025 1, soit l’équivalent de 9 % de la population, un taux plus bas que la moyenne nationale, estimée à 15 %. Aujourd’hui déjà, de nombreux travailleurs d’origine immigrée vivant et travaillant en Saxe-Anhalt s’inquiètent d’un climat raciste de plus en plus hostile et beaucoup envisagent de quitter purement et simplement la région.
Un programme largement inapplicable
De très nombreuses mesures énoncées dans ce texte sont soit illégales, soit inapplicables par le Land, fût-il gouverné par un seul parti disposant de la majorité absolue comme l’espère l’AfD. Le parti mentionne pêle-mêle une sortie de l’accord de Paris de 2015, mais aussi une levée des sanctions énergétiques contre la Russie, etc.
D’un autre côté, le parti se prononce sur des thèmes extrêmement divers, ne relevant pas tous de la compétence du Land, notamment en ce qui concerne des lois fédérales à abroger, comme sur la politique énergétique ou sociale. Certaines mesures témoignent en outre d’un sens étonnant du détail comme lorsqu’il est question d’instaurer la castration obligatoire des chats errants ou d’interdire les vélos cargo.
Selon le média en ligne Table Media, la direction fédérale de l’AfD a émis quelques réticences face à la possibilité d’une participation de l’aile la plus radicale du parti à un gouvernement à Magdebourg. La direction berlinoise appréhende en effet un chaos qui nuirait à son image nationale en cas de déboires du gouvernement régional à Magdebourg, que ce soit par l’application erratique d’un programme bien trop radical ou dans la mise en avant de cadres incompétents. Cela pourrait freiner les ambitions du parti à Berlin. Du point de vue des instances fédérales, il importe davantage de porter Alice Weidel à la chancellerie que de pouvoir compter sur un chef de gouvernement régional dans la région la plus pauvre du pays 2.
L’AfD, un parti insensible aux scandales ?
À l’inverse des autres partis du champ politique, les scandales à répétition ne font pas perdre de voix à l’AfD. De multiples affaires d’espionnage pour la Chine, les liens avec la Russie, mais aussi des affaires de népotisme y compris au sein du groupe parlementaire en Saxe-Anhalt ne semblent pas affecter les intentions de vote qui s’établissent autour de 39 %, à cinq mois de l’élection régionale.
Préambule
En 2021, les vieux partis ont pu gagner encore une fois l’élection du Landtag en Saxe-Anhalt parce qu’ils ont attisé la panique et fait craindre aux citoyens une victoire de l’AfD.
Le terme allemand de « Altpartei » désigne l’ensemble du paysage politique allemand du point de vue de l’AfD, accusé de collusions et de former un système contre les intérêts du peuple, en excluant notamment l’AfD de toute coalition.
Cinq années de plus de domination des vieux partis ont suivi. Résultat : les prix de l’électricité, de l’essence et de l’alimentation ont encore augmenté, tout comme les taxes et les prélèvements. Nous vivons de moins en moins bien de nos salaires. Les retraites ne suffisent plus pour vivre. Nos rues et nos places ne sont plus sûres. Nous n’aurions pas cru qu’un attentat contre le marché de Noël de Magdebourg soit possible. Le coupable de Magdebourg aurait dû être expulsé depuis longtemps.
Référence à l’attentat du 20 décembre 2024, commis par un ressortissant saoudien lors du marché de Noël de la capitale du Land, Magdebourg, qui avait fait six morts dans le centre historique de la ville. L’enquête a cependant révélé que le meurtrier, un psychiatre de 50 ans, partageait de nombreux contenus complotistes d’extrême droite et islamophobes 3 sur les réseaux sociaux et qu’il avait été signalé par les services saoudiens à la police allemande.
Mais il vivait encore ici, comme de si nombreux autres, parce que nos autorités traitent les étrangers avec laxisme et indulgence, pendant qu’ils agissent sans raison contre leurs propres citoyens. L’immigration de masse en cours actuellement nous nuit, mais, excepté des déclarations sans force, rien ne change.
Les enfants ne sont plus éduqués à l’école, mais on interdit aux citoyens adultes de penser ce qu’ils veulent. On défait les infrastructures, mais on développe la bureaucratie. Les hôpitaux et les écoles ferment. La Saxe-Anhalt et l’Allemagne vont moins bien qu’en 2021. Les vieux partis auraient mieux fait d’attiser la peur d’eux-mêmes.
C’est eux qui sont responsables de tous les dysfonctionnements, pas l’AfD. Et, cependant, ils s’agrippent désespérément au pouvoir. Ils veulent empêcher par tous les moyens que l’AfD remporte démocratiquement les élections du 6 septembre. Quand nous nous y opposons, quand nous ouvrons la bouche et que nous critiquons la politique des vieux partis, ils ne changent pas de ligne. Non, ils ne le font pas. Ils nous proposent seulement de mieux nous expliquer leur mauvaise politique. Et quand nous ne nous laissons pas convaincre, ils nous le reprochent !
Quand nous nous opposons au fait que nos impôts soient dilapidés dans les petits soins accordés à des réfugiés économiques ou bien soient donnés à l’Ukraine pendant que les nids de poule dans nos rues deviennent de plus en plus grands, ils nous qualifient d’« égoïstes ». Quand nous n’acceptons pas d’être apostrophés et attaqués sans protester par des immigrés venus des quatre coins du monde, nous sommes « xénophobes ». Quand nous ne nous accommodons pas de l’enlaidissement du paysage et de la destruction de l’environnement par des éoliennes et des centrales solaires et que nous ne voulons pas payer le plus haut prix de l’électricité du monde, ils nous qualifient d’« anti-science » et de « climato-négationnistes ». Quand nous ne trouvons pas acceptable qu’un tel immigrant soit puni plus légèrement pour une agression physique aggravée qu’un Allemand pour une mauvaise opinion, nous sommes d’« extrême droite ». Quand nous n’acceptons pas que des Drag-Queens suscitent l’intérêt de nos enfants pour le changement de genre, ils nous traitent d’« homophobes ». Quand nous ne voulons pas nous ruiner financièrement pour la rénovation énergétique de nos maisons, ils nous reprochent de ne pas penser aux générations futures. Quand nous disons que nous ne voulons pas de guerre avec la Russie et la paix en Europe, ils nous accusent d’excuser Poutine. Et quand nous critiquons trop violemment à leur goût le gouvernement, ils déclarent en nous pointant du doigt que nous commettons un acte de délégitimation de l’État contraire à la constitution.
Nous sommes des citoyens fort mal élevés, ingrats, exigeants et gênants. Comme l’a formulé si joliment Berthold (sic.) Brecht à l’occasion du soulèvement populaire du 17 juin 1953 en RDA : avec nous, les vieux partis n’ont pas de veine. Nous avons perdu leur confiance. Il vaudrait mieux que les vieux partis nous dissolvent et élisent un autre peuple.
Tillschneider reprend ici une citation de Bertolt Brecht (1898-1956), dramaturge socialiste, qui s’inscrit dans le contexte de la violente répression du soulèvement de juin 1953 en RDA. Il dresse un parallèle entre les « vieux partis » et le pouvoir du SED (Sozialistische Einheitspartei), le parti unique d’Allemagne de l’Est, tout en alimentant le récit contemporain d’un remplacement de la population.
Pas de crainte ! À l’heure actuelle, la dictature des vieux partis n’est pas encore réalité. Le 6 septembre, ce ne sont pas les vieux partis qui éliront un peuple à leur convenance, mais le peuple, c’est à dire nous, qui décidera quel parti doit représenter ses intérêts. Cela, nous le pouvons encore. Et nous devons le faire quand il est encore temps car c’est peut être là notre dernière chance. En effet, nous ne sommes plus si loin du cauchemar dans lequel les vieux partis se choisissent un peuple. De plus en plus de vieux partis, jusqu’à la CDU, exigent une interdiction de l’AfD. La justification est dérisoire : nous, AfD, serions contre la démocratie. C’est ce que déclarent des politiciens qui refusent d’écouter le peuple, qui lui font la leçon et l’intimident du soir au matin. À Coblence, les vieux partis ont exclu le candidat à la mairie de l’AfD au nom de « notre démocratie », et ce n’est qu’une question de temps avant que cela n’arrive en Saxe-Anhalt.
En août 2025, le tribunal administratif de Coblence a débouté le militant de l’AfD Joachim Paul 4, qui avait fait appel d’une décision qui lui interdisait de se présenter à l’élection municipale à Ludwigshafen. Cette décision s’appuyait sur de sérieux doutes quant à sa « fidélité à la constitution », au vu des liens que le militant entretenait avec des figures de l’ultra-droite.
Quand les vieux partis parlent de « notre démocratie », ils veulent dire leur pouvoir. Ils reprochent à l’AfD de procéder à une « intimidation » avec son offre politique alternative, et pourtant ce sont bien eux qui ne peuvent gouverner que par intimidation. La vraie démocratie est simple à définir. La démocratie signifie que le pouvoir politique est exclusivement déterminé par la volonté populaire, c’est à dire par le vote, pas par l’origine d’une lignée aristocratique ni par telle ou telle conception idéologiques. La démocratie signifie que la majorité décide et que c’est pour cela qu’elle engendre in fine une politique dans l’intérêt de la majorité. Parce que chaque gouvernement doit pouvoir être révoqué par le vote et chaque opinion majoritaire devenir à n’importe quel moment une opinion minoritaire, la minorité jouit de certains droits fondamentaux, par exemple le droit de l’opposition parlementaire.
Nous, AfD, ne représentons pas de danger pour la démocratie, au contraire. Le fait que nous existions prouve que la démocratie fonctionne encore. Nous prouvons par notre simple existence que d’autres opinions sont encore possibles. Le fait que l’on nous fasse la vie plus difficile qu’à d’autres, et qu’on nous empêche par exemple depuis cinq ans d’obtenir le poste de vice-président du Landtag qui revient à l’opposition, est un signe d’une anomalie démocratique. Si nous n’existions pas, la démocratie mourrait. Et adviendrait alors la dictature des vieux partis.
Le 6 septembre, rassemblons nos forces pour que cela n’arrive pas. Nous voulons que les citoyens puissent se faire leur propre jugement et voter librement pour ce qui correspond à leurs idées. Chaque parti en Allemagne doit proposer son programme et y dire ce qu’il veut. Le programme est à la fois la déclaration d’intention du parti et son offre aux électeurs.
Ci-dessous, vous trouverez notre programme de gouvernement. Ce programme a été élaboré à la faveur d’un processus démocratique, au sein des commissions régionales de notre parti, puis discuté lors d’un congrès régional et finalement adopté à une large majorité. Nous y disons en détail comment nous comptons changer la Saxe-Anhalt pour le meilleur.
L’essentiel est que nous ne voulons pas gouverner contre les intérêts des citoyens, mais dans l’intérêt des citoyens. Notre référence n’est pas ce que dicte l’Union Européenne à Bruxelles, ni l’Ukraine, ni le pacte de l’ONU sur les migrants, ni la conférence climatique de Paris, mais seulement le bien des citoyens de Saxe-Anhalt. À la vision d’horreur d’une dictature des vieux partis, nous opposons notre vision pour 2026 ! Nous voulons une politique familiale qui conduise chez nous à plus de naissances, car notre avenir, ce sont nos enfants, pas les immigrés. Les vrais demandeurs d’asile, qui sont poursuivis politiquement dans leurs pays d’origines et les vrais réfugiés de guerre peuvent avoir chez nous une protection temporaire. Mais celui qui devient criminel perd le bénéfice du droit d’hospitalité et doit quitter notre pays immédiatement.
Les immigrés ne remplacent pas les travailleurs qualifiés qui nous manquent. Ceux-ci, quand ils le sont vraiment, doivent s’adapter à nos besoins. Mais il est préférable que notre main-d’œuvre qualifiée vienne d’ici, et pas de pays où ils sont eux-mêmes indispensables. C’est pourquoi nous voulons réformer le système afin qu’il remplisse à nouveau sa fonction centrale, à savoir transmettre la culture technique et le savoir.
De manière générale, notre société a besoin de normes et de modèles clairs. Il faut cesser de considérer comme suspectes la fidélité à notre pays et l’identification à notre culture, qui doivent à nouveau être considérées comme totalement normales et évidentes.
Le mariage entre un homme et une femme dont sont issus des enfants doit être reconnu par la politique comme une normalité normative et particulièrement soutenu par celle-ci. Puisque les églises financées par l’impôt religieux ne le transmettent plus et se sont détournées de leur mission centrale, le soin de la foi chrétienne, nous voulons abolir leurs privilèges.
En Allemagne, les églises catholiques et protestantes sont financées par un impôt (Kirchensteuer) prélevé par l’Etat sur les contribuables en fonction de leur appartenance confessionnelle. Cette absence de séparation à la française entre églises et État permet à l’AfD d’exiger une loyauté idéologique des églises de la part du pouvoir politique, ou, à défaut, de les priver de leur principale source de revenus. On note ici un retour de la droite conservatrice allemande au Kulturkampf, qui opposa notamment l’État prussien puis l’Empire allemand protestant et autoritaire dirigé par le chancelier Otto von Bismarck à l’église catholique dans les années 1860-1880. Aujourd’hui, les tensions toujours plus marquées entre l’administration Trump et le saint Siège s’inscrivent dans la même tendance de fonds d’un divorce des conservateurs agissant au nom de la défense d’une conception culturelle et ethnique de la religion et une église catholique affirmant une doctrine sociale et universaliste qui exige que le croyant se tourne vers les marges du monde.
L’endoctrinement politique partial doit cesser, non seulement à l’école, mais aussi à travers les programmes publics, financés par millions, et un système audiovisuel alimenté par la redevance obligatoire.
La police du Land doit à nouveau se concentrer sur la lutte contre la vraie criminalité, au lieu de gaspiller son temps dans la poursuite judiciaire de crimes d’opinions douteux. L’office de défense de la constitution, une administration soumise aux directives gouvernementales, doit cesser de poursuivre l’opposition.
Il s’agit d’une référence aux différents services de renseignement intérieurs allemands : le Bundesamt für Verfassungsschutz et les différents Landesämter für Verfassungsschutz qui lui sont subordonnés. Ces derniers ont pour mission d’informer les gouvernements sur les groupes qui représentent un danger pour la loi fondamentale (Grundgesetz), et le cas échéant, de formuler des recommandations. La section de l’AfD en Saxe-Anhalt a été qualifiée de « Gesichert Rechtsextrem » en janvier 2021, ce qui justifie une surveillance accrue et l’emploi d’informateurs par les services de renseignement. Le mot « Rechtsextrem » est un faux-ami en langage politique, puisqu’il désigne la frange la plus radicale de l’extrême droite : il faudrait sans doute le traduire par « droite extrême » ou « ultradroite ».
Nous n’avons pas seulement besoin de plus de démocratie, mais aussi de plus de liberté en Saxe-Anhalt. Cela vaut aussi pour l’administration et les communes. La tutelle des citoyens par une bureaucratie débordante et la tutelle réciproque des administrations entre elles doivent cesser. Enfin, la dotation financière des communes doit être améliorée. Nous disposons largement des ressources nécessaires, mais cet argent est à ce jour dépensé au mauvais endroit.
Voici notre programme en version courte. Si vous vous intéressez aux détails et à la façon dont nous voulons atteindre nos objectifs, nous vous recommandons la lecture des 138 pages suivantes. Les vieux partis affirment que ce que nous voulons est impossible. Notre programme de gouvernement en est la réfutation : tout est possible ! Les vieux partis affirment que nous serions le plus grand danger pour le pays. Mais nous ne pouvons pas être responsables de la situation désastreuse actuelle, puisque nous n’avons jamais gouverné. Nous nous présentons pour nous sortir de ce pétrin car nous pensons que nous seuls sommes en mesure de le faire. On ne sauvera pas ce pays avec les partis qui l’ont ruiné.
Voici notre programme ! Jugez vous-mêmes s’il vaut mieux interdire l’AfD ou s’il vaut mieux l’élire.
I — Famille et enfants
L’Allemagne est confrontée à un déclin démographique massif. Ce que l’on appelle, dans le débat politique, « évolution démographique », n’est rien d’autre que le vieillissement et la disparition progressive de la population allemande. Ce processus est à l’œuvre depuis des décennies et ses conséquences s’aggravent d’année en année. De la pénurie de main-d’œuvre qualifiée au dépeuplement progressif de régions entières, nous en constatons et en subissons les effets quotidiennement dans notre propre pays.
Le taux de natalité en Allemagne est largement inférieur au seuil de renouvellement des générations depuis le milieu des années 1970. Avec un taux de natalité statistique de 1,5 enfant par femme, chaque génération compte environ 25 % d’enfants en moins que la précédente. En Saxe-Anhalt, le taux de natalité en 2024 était de 1,31 enfant par femme, un niveau historiquement bas.
Les partis traditionnels sont conscients de ce problème et de ses causes depuis longtemps. Cependant, aucun d’entre eux n’a la volonté politique ni le courage de prendre les mesures nécessaires pour inverser cette tendance. Des exemples de la RDA, mais aussi d’autres pays européens, montrent qu’une telle évolution est fondamentalement réversible grâce à des politiques saines.
Cette référence à la politique nataliste de la RDA (dont le succès réel fut très limité) est un des exemples du rapport paradoxal de l’AfD à l’histoire de l’Allemagne de l’Est, tantôt décrite comme une dictature, tantôt comme une époque idéale, une parenthèse politique enchantée. De fait, la natalité s’est effondrée dans les Länder de l’Est après la réunification, atteignant 0,85 enfants par femme en 1995.
L’immigration, telle que prônée par la classe politique établie, est non seulement un moyen inefficace de lutter contre le déclin de la population autochtone, mais elle engendre également de nombreux autres problèmes.
Nous, l’AfD, sommes la seule force politique sérieuse déterminée à contrer les dérives de la politique familiale de ces dernières décennies par des mesures politiques claires. Nous replacerons la famille, composée d’un père, d’une mère et d’autant d’enfants que possible, au cœur de la pensée et de l’action politiques et sociales. Avec nous, les parents bénéficieront des meilleures conditions possibles pour fonder et élever une famille, et nos enfants auront les meilleures chances de s’épanouir pleinement.
1 — Une culture de l’accueil pour les enfants !
L’action politique en Saxe-Anhalt doit toujours respecter les principes de bienveillance envers les familles. Nous abolirons les mécanismes de contrôle socio-politiques qui, en plus d’être coûteux, tendent à diviser la société. Par exemple, nous remplacerons le poste de « délégué à l’égalité des chances » par celui de « délégué à la famille ». Ses responsabilités incluront l’évaluation de l’impact de toutes les actions gouvernementales sur le taux de natalité et le développement de mesures favorables aux familles et aux enfants. Les nouveaux règlements et ordonnances, ainsi que les lois existantes, devront être examinés afin de vérifier qu’ils sont bien favorables à ces derniers. La Saxe-Anhalt ne pourra devenir un État propice aux familles que si tout est mis en œuvre pour alléger le fardeau qui pèse sur elles, les soutenir et réduire les charges existantes.
L’auteur utilise ici le terme de « Willkommenskultur », qui désigne la culture d’accueil des migrants, en particulier depuis la crise des réfugiés syriens de 2015. Il le détourne au profit d’une conception politique nataliste et nativiste.
2 — Mise en place d’une prime de bienvenue pour les bébés !
En signe de soutien aux futurs parents, nous mettrons en place une prime de bienvenue de 2 000 € pour les deux premiers enfants et de 4 000 € pour chaque enfant supplémentaire. Nous souhaitons reconnaître par là le courage et la responsabilité parentale dont font preuve les parents. Elle contribuera également à atténuer les difficultés financières, notamment durant les premiers mois de la vie de l’enfant. Pour être éligible, il faut qu’au moins un des parents soit de nationalité allemande et que les deux parents résident principalement en Saxe-Anhalt depuis au moins un an. La première moitié de la somme mentionnée ci-dessus sera versée après la déclaration de naissance, et la seconde moitié au troisième anniversaire de l’enfant. Dans l’intérêt supérieur de l’enfant, le versement de la seconde moitié est conditionné par la participation aux examens médicaux recommandés (U1 à U7a), même si le statut vaccinal ne sera pas évalué.
3 — Protéger la vie à naître !
En Allemagne, environ 100 000 avortements sont pratiqués chaque année. En Saxe-Anhalt, plus de 3 000 avortements sont pratiqués chaque année depuis 2020. Un motif médical ou criminel n’était présent que dans 4 % de ces cas. Outre les raisons personnelles et familiales, le risque financier potentiel est l’une des principales raisons qui poussent à interrompre une grossesse.
C’est pourquoi, grâce à notre politique familiale, nous veillerons à ce que les enfants en Saxe-Anhalt ne deviennent pas une charge financière. De plus, nous mettrons en place un dispositif d’accompagnement complet pour les femmes confrontées à une grossesse non désirée. Lors des consultations de suivi de grossesse, les femmes devront recevoir une liste écrite détaillée des services d’aide organisationnelle et financière disponibles dans leur situation, ainsi que les coordonnées des personnes à contacter.
Sauf raisons médicales ou criminologiques justifiant la consultation, nous exigeons qu’une échographie du fœtus soit réalisée dans le cadre de celle-ci.
La lutte contre le droit à l’avortement est l’un des enjeux portés par des réseaux religieux traditionalistes établis et captés par l’AfD du fait de l’action du couple Von Storch.
4 — L’avortement doit rester un délit !
Nous adhérons au compromis sociétal selon lequel les droits humains, en particulier le droit à l’intégrité physique, s’appliquent également à la vie prénatale. Nous rejetons toute réglementation de l’avortement en dehors du code pénal, avec tous les effets politiques que cela implique. Nous nous opposerons aux initiatives législatives au niveau fédéral relevant de notre compétence, par exemple au Bundesrat.
5 — La famille avec enfants : un modèle de vie !
L’augmentation des taux d’avortement et la baisse des taux de natalité sont également liées au fait que les déviances sexuelles et les modes de vie non procréatifs sont aujourd’hui plus acceptés et promus plus activement que la famille traditionnelle composée d’un homme et d’une femme, dont naissent les enfants. Nous replacerons donc les thèmes de l’enfant et de la famille au cœur des campagnes de communication et de sensibilisation du gouvernement, et nous les intégrerons pleinement à l’enseignement scolaire et extrascolaire. Les projets et organisations visant à améliorer ou soutenir les familles bénéficieront d’une attention particulière dans le cadre des financements publics.
6 — Promouvoir la réalisation du désir d’avoir des enfants !
De nombreux couples en Allemagne sont sans enfant malgré leur désir d’en avoir. Statistiquement, le nombre de couples qui n’ont pas d’enfant de manière involontaire n’a jamais été aussi élevé qu’aujourd’hui. Les caisses d’assurance maladie prennent en charge les IVG, même en cas d’indications non médicales ou criminologiques, dès lors que les revenus des femmes sont inférieurs à certains seuils. Cependant, les couples doivent supporter la moitié des coûts des procédures de médecine reproductive, telles que la fécondation in vitro. Cette situation est inacceptable ! Au niveau fédéral, nous œuvrerons pour que les caisses d’assurance maladie prennent en charge les procédures de médecine reproductive pertinentes et prometteuses de manière systématique et nous comblerons temporairement ce manque à gagner grâce à des programmes de soutien publics. Par ailleurs, nous faciliterons l’adoption pour les couples sans enfant, leur accorderons la priorité dans l’attribution des enfants à adopter et nous promouvrons l’adoption comme alternative à l’IVG pour les femmes confrontées à une grossesse non désirée.
7 — Prêt immobilier avec bonus pour avoir des enfants !
Dans un classement des indicateurs clés établi par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’Allemagne se situe en avant-dernière position en matière de taux d’accession à la propriété. Toutefois, même ce piètre résultat est surpassé par la Saxe-Anhalt. L’accès à un logement occupé par son propriétaire est non seulement un élément essentiel pour lutter contre la pauvreté des personnes âgées et les inégalités de patrimoine, mais il procure également la stabilité et renforce le sentiment d’appartenance à son domicile. C’est pourquoi nous avons l’intention d’accroître significativement le taux d’accession à la propriété des familles allemandes en Saxe-Anhalt grâce à un soutien ciblé. Nous mettrons en place des dispositifs de financement pour amorcer cette progression.
Ce programme propose aux couples mariés ayant au moins un enfant de moins de 40 ans un prêt subventionné pouvant atteindre 300 000 € pour la construction ou l’acquisition d’un logement principal. Pour le premier enfant né après le versement du prêt, le couple bénéficie d’une réduction de 10 000 € et d’une réduction de 20 000 € pour chaque enfant supplémentaire.
8 — Valorisons le travail qui consiste à élever des enfants !
Afin d’alléger davantage le fardeau des familles, nous mettrons en place une allocation familiale financée par l’État. Cette « allocation familiale » vise à apporter un soutien financier, notamment aux familles nombreuses. Dès la naissance, les parents recevront 50 € par mois pour leur premier enfant, 150 € par mois pour leur deuxième et 250 € pour chaque enfant supplémentaire. Les conditions d’éligibilité sont les mêmes que pour la prime de naissance.
9 — Les droits parentaux inscrits dans la Constitution !
Derrière la revendication, en apparence séduisante, d’inscrire les prétendus « droits de l’enfant » dans la Constitution se cache une tentative de faciliter l’intervention de l’État dans la vie familiale et de remettre en cause le droit des parents à élever leurs enfants, allant jusqu’à l’enlèvement d’enfants. Pour ce faire, ils instrumentalisent les droits humains et individuels déjà protégés par la Constitution. Afin de défendre les droits des enfants, mais aussi ceux des parents, contre un État abusif, nous inscrirons donc les droits parentaux dans la Constitution. Ceci reconnaît pleinement le droit des parents à élever leurs enfants. Un nouvel alinéa 1a sera ajouté à l’article 11 de la Constitution. Il stipulera : « L’éducation et le soin des enfants constituent le droit naturel des parents et leur devoir premier. »
10 — Plus de famille, moins d’État !
Ces dernières décennies, le déclin des structures familiales a entraîné une prise en charge croissante par l’État de tâches autrefois assurées au sein des familles. Face à cette surcharge, nous souhaitons redonner aux familles leur rôle de pilier de la solidarité. Des familles épanouies rendent superflus les services sociaux scolaires, désengorgent les EHPAD et permettent à des jeunes autonomes de subvenir à leurs besoins.
Nous accompagnerons donc les citoyens dans leur solidarité familiale en leur fournissant des services d’aide concrets et facilement accessibles. Nous faciliterons la prise en charge des proches en réduisant les obstacles administratifs, notamment ceux liés aux démarches auprès des autorités ou à l’organisation des placements en EHPAD. Au niveau de l’État, nous mettrons en place le cadre juridique et administratif nécessaire pour garantir la sécurité et la sérénité des actes de solidarité familiale. En coopération avec les autorités locales, nous mettrons en place les structures de conseil et d’accompagnement nécessaires. Toute charge supplémentaire imposée aux autorités locales par les mesures de politique familiale nécessaires sera, en principe, compensée par l’État ou par une utilisation appropriée des fonds fédéraux.
11 — Reconnaître la famille comme cellule primordiale de la société !
La famille est non seulement la cellule primordiale de la société, mais aussi la seule garante d’un avenir digne d’être vécu. Seule l’union d’un homme et d’une femme permet l’émergence des enfants, et donc des générations futures. C’est précisément pour cette raison que le mariage et la famille bénéficient de la protection spéciale de notre Loi fondamentale (Constitution). Nous nous opposons donc fermement à la promotion et au soutien par l’État de modes de vie alternatifs. Si la famille est la seule à bénéficier de la protection spéciale de l’État, il ne s’agit pas d’une discrimination, car elle est légitimée par de nombreux motifs objectifs. La protection et le statut particulier de la famille composée d’un père, d’une mère et d’enfants doivent donc être maintenus et érigés en objectif socio-politique afin de garantir l’avenir et la pérennité de notre peuple.
Un environnement stable, une famille unie composée d’une mère, d’un père et d’enfants, constitue incontestablement la meilleure condition au bon développement de l’enfant. Bien entendu, nous reconnaissons les réussites des parents célibataires et les soutenons au mieux dans l’éducation de leurs enfants. Cependant, nous nous opposons fermement à toute tentative de promouvoir les prétendues « familles monoparentales » comme un mode de vie normal, évolué, voire souhaitable, sous couvert de progressisme.
12 — Halte à l’agitation perverse de la gauche !
Les slogans d’extrême gauche tels que « On aime toujours la mort des gens », les appels à la « grève des naissances », la promotion de l’avortement jusqu’au neuvième mois, et même la discréditation et le dénigrement des militants pro-vie accusés d’être des fondamentalistes, se répandent de plus en plus.
Cet esprit pervers de gauche, radicalement féministe et individualiste, non seulement érode la famille traditionnelle et les rôles de genre, mais nie et criminalise également les réalités biologiques. Les représentations émotionnelles individuelles deviennent la norme de l’action étatique, et leur reconnaissance peut désormais être imposée juridiquement, au mépris de toute réalité manifeste.
Pour contrer cela, nous retirerons toute forme de financement public et d’avantages fiscaux aux associations et organisations participant à de telles agitations. Nous ajusterons les critères d’attribution du financement en conséquence. Les institutions étatiques doivent demeurer idéologiquement et politiquement neutres et, de surcroît, se conformer aux normes sociales.
Nous exigerons également des travailleurs sociaux et des éducateurs une stricte neutralité politique dans leur travail. L’accompagnement des enfants et des jeunes doit servir leur éducation et leur développement personnel, en favorisant l’épanouissement de leur autonomie. Dans ce contexte, toute ingérence politique et tout endoctrinement sont inacceptables.
Compte tenu de leur rôle constitutionnel et de leur importance pour la préservation de notre communauté, nous plaiderons également pour que le service public audiovisuel reflète mieux l’importance des familles en leur accordant une plus grande visibilité.
13 — Pour la gratuité de la garde d’enfants et des repas scolaires !
Qu’il s’agisse des retraites ou des cotisations d’assurance maladie, ces systèmes de solidarité appartiendront au passé sans enfants et donc sans futurs cotisants. Il est donc essentiel que la société reconnaisse à nouveau la valeur des enfants et crée un cadre qui équilibre le fardeau financier disproportionné qui pèse sur les familles avec enfants. Nous rendrons les crèches et les jardins d’enfants gratuits dès le premier enfant, grâce à un financement permanent de l’État. Le déjeuner devra également être gratuit et de qualité pour tous les enfants, de la crèche à l’école. Les repas à la crèche et à l’école devront être sains, équilibrés et savoureux afin de favoriser un bon développement physique et mental.
14 — Entrée gratuite pour les enfants dans les institutions culturelles !
La Saxe-Anhalt est riche en culture, un patrimoine qui ne peut être préservé que si nous faisons découvrir nos trésors historiques aux générations futures. L’histoire se vit et se transmet au sein des familles. Les traditions se perpétuent au sein des familles. Le passé se discute en famille. Nombreux sont les parents qui souhaitent — et devraient — permettre à leurs enfants de découvrir la richesse culturelle de leur région, mais qui sont souvent dissuadés par le prix élevé des entrées. Dans le cadre de la campagne d’image #DeutschDenken, nous offrirons aux familles un accès gratuit aux principaux sites culturels grâce au « Passeport Fierté ». Toutes les familles résidant en Saxe-Anhalt et ayant au moins un enfant pourront visiter gratuitement châteaux, palais et musées.
15 — Bougeons-nous !
Le nombre d’enfants en surpoids est en augmentation dans notre État. Afin de contrer cette tendance inquiétante, tout en apportant un soutien financier aux familles et en encourageant la participation à des activités sportives en club, nous offrirons à chaque enfant jusqu’à 18 ans la possibilité de pratiquer un sport gratuitement dans le club de son choix, dans le cadre d’un programme d’État.
Obsession récurrente de l’AfD dans ce programme, la promotion du sport comme outil social de redressement physique de la jeunesse.
16 — Lire à voix haute !
Les bases de l’éducation future des enfants, des adolescents et des adultes se posent dès la petite enfance. Il est essentiel d’encourager et de motiver les enfants dès leur plus jeune âge. La lecture à voix haute est précieuse à cet égard. Les enfants développent non seulement leur vocabulaire et leur compréhension du langage, mais ils apprennent aussi à absorber et à traiter l’information. Ces bienfaits, parmi tant d’autres, ont été confirmés et documentés par de nombreuses études. Les avantages de la lecture à voix haute pour le développement intellectuel sont indéniables. Malheureusement, près d’un tiers des enfants ne se font pas lire d’histoires, ou très rarement. Trop souvent, la télévision, les tablettes et autres médias numériques occupent une place qui devrait être laissée à l’esprit de l’enfant. Nos enfants sont exposés à des contenus préconçus et prédéfinis qu’ils doivent simplement consommer, sans les développer, les assimiler ni y réfléchir.
Il est donc impératif de mettre davantage en avant la lecture à voix haute auprès des parents et des personnes qui s’occupent d’enfants. De plus, elle doit occuper une place plus importante dans l’enseignement préscolaire. Outre une campagne à l’échelle de l’État, nous adapterons les programmes scolaires et développerons les services de formation et de conseil destinés aux parents et aux professionnels. Les initiatives existantes doivent également être renforcées et des événements de lecture réguliers doivent être mis en place.
17 — Mise en œuvre de l’éducation préscolaire !
Actuellement, la plupart des crèches et garderies de Saxe-Anhalt fonctionnent selon le modèle dit « fermé ». Cela signifie que les enfants sont regroupés par catégories fixes et qu’un seul adulte est référent. Ce modèle fermé prépare au mieux les enfants à l’entrée en classe à l’école primaire. Il permet de mener à bien les projets et les programmes éducatifs conformément au plan établi et en privilégiant les résultats.
Cependant, le ministère des Affaires sociales, dirigé par un ministre du SPD, milite pour une transition vers le modèle dit « ouvert ». Dans ce concept ouvert, les groupes fixes sont dissous et des salles thématiques (artisanat, etc.) sont créées.
Le concept d’ouverture (par exemple, l’escalade, la musique) est conçu pour laisser les enfants choisir leurs activités. Ce concept repose sur l’hypothèse erronée que les tout-petits savent mieux que quiconque ce qui est bon pour eux. L’ouverture conduit les enfants à éviter les activités qu’ils devraient pratiquer, et donc à ne pas leur apporter un soutien optimal. L’objectif de l’éducation préscolaire ne peut être atteint de cette manière. Les premières expériences menées dans des classes de primaire accueillant des enfants issus de jardins d’enfants fonctionnant selon le concept d’ouverture montrent que ces enfants rencontrent davantage de difficultés d’adaptation et de déficits d’apprentissage que ceux issus de jardins d’enfants fonctionnant selon le concept fermé. Nous interdirons donc ce concept d’ouverture dans tous les établissements d’accueil de la petite enfance de Saxe-Anhalt et réviserons le programme d’« Éducation élémentaire » en conséquence.
18 — Halte à la sexualisation précoce !
Sous couvert de tolérance, des fanatiques d’extrême gauche pervers s’attaquent à l’âme de nos enfants. Par exemple, dans le cadre d’un plan d’action du gouvernement régional, un kit destiné aux crèches est utilisé pour « remettre en question, dans une certaine mesure, la notion de famille normale », comme le reconnaissent volontiers les responsables.
L’objectif de ces campagnes n’est pas seulement de favoriser une plus grande acceptation des « modes de vie alternatifs ». Au contraire, les diverses expressions d’identités de genre non conventionnelles ou de préférences sexuelles déviantes sont activement promues et portées à l’attention des enfants de maternelle et de primaire. C’est intrusif et inacceptable ! L’éducation sexuelle relève de la responsabilité des parents. Dans les crèches, la famille composée d’un homme et d’une femme devrait être considérée comme la forme normale de vie commune, et la binarité des sexes devrait être respectée comme un fait biologique.
L’AfD rejette toute forme de sexualisation précoce cautionnée par l’État et tout endoctrinement des tout-petits et des écoliers concernant les formes déviantes de la sexualité. Nous mettrons fin à toutes les campagnes et tous les programmes étatiques qui confrontent les enfants à des sujets sexuels avant la puberté.
19 — Non aux bloqueurs de puberté et aux traitements hormonaux d’affirmation de genre pour les enfants et les adolescents !
De plus en plus d’enfants souffrent de dysphorie de genre, un trouble qui les empêche de s’identifier au sexe qui leur a été assigné à la naissance. Cette tendance est alimentée par le lobby trans et les organisations LGBTQ+. On observe une relativisation et une banalisation de ce problème, voire une véritable promotion, au plus haut niveau de tous les partis politiques établis, et cette tendance s’est même infiltrée dans les politiques gouvernementales. Nous allons inverser cette tendance. Au lieu de faciliter l’accès aux traitements hormonaux et aux bloqueurs de puberté, nous exigeons, à l’instar de l’Association médicale allemande, que l’accès à ces procédures expérimentales soit restreint, voire interdit. Nous exigeons un retour à une approche responsable des troubles de santé mentale, et non une normalisation idéalisée !
L’un des principaux topoï de la guerre culturelle importée des États-Unis est la lutte contre l’« idéologie trans », décrite ici comme le fait d’une « gauche perverse ». Bien que cela n’ait pas beaucoup d’implication directe dans le contexte de la campagne dans le Land de Saxe-Anhalt, ces développements témoignent de l’internationalisation du camp réactionnaire.
II — Immigration et remigration
La Saxe-Anhalt doit opérer un changement radical de sa politique migratoire. Les attentats perpétrés récemment par un Saoudien sur le marché de Noël de Magdebourg et les meurtres commis par un Afghan à Wolmirstedt en sont la preuve. La capacité d’accueil des migrants de l’État de Saxe-Anhalt et de ses communes est épuisée, tant sur le plan de la sécurité que sur celui de l’identité et des finances publiques.
Pour résoudre les problèmes migratoires actuels, l’État a besoin d’une stratégie globale cohérente. Celle-ci inclut des mesures visant à mettre fin à l’immigration clandestine, culturellement étrangère et hostile. Par ailleurs, le lancement d’une offensive d’expulsion et de remigration est impératif. Un programme de retour pour les Allemands qualifiés ayant émigré fait également partie intégrante de cette stratégie.
1 — Refuser l’entrée aux migrants clandestins aux frontières extérieures de l’Allemagne !
Selon la police fédérale, en 2016, seules 905 personnes sur 280 000 entrées illégalement en Allemagne étaient habilitées à demander l’asile, car elles étaient entrées via un pays tiers non sûr ou leur pays d’origine. Cela signifie qu’en vertu de la législation en vigueur, environ 279 000 personnes n’étaient pas habilitées à demander l’asile et auraient dû se voir refuser l’entrée sur le territoire.
Un gouvernement de Land dirigé par l’AfD plaidera au Bundesrat pour un renforcement massif des contrôles aux frontières allemandes et le refoulement systématique des migrants en situation irrégulière n’ayant pas le droit de demander l’asile. Cette initiative du Bundesat [Conseil fédéral, NDT] vise donc à mettre fin aux violations persistantes de la loi et à rétablir une application cohérente du droit en vigueur. Elle a également pour objectif de restaurer la confiance perdue des Allemands dans les principes et les mécanismes de l’État de droit.
2 — Refus d’admission en cas d’entrée illégale depuis un pays tiers sûr et d’identité incertaine !
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD refusera d’admettre en Saxe-Anhalt les personnes entrées illégalement en Allemagne depuis un pays tiers sûr. Conformément à l’article 16a, alinéa 2 de la Loi fondamentale et à l’article 18, alinéa 2, point 1 de la loi sur l’asile, ces personnes n’ont pas le droit de demander l’asile et, par conséquent, aucun droit à l’admission, à l’hébergement et à la nourriture.
De plus, un gouvernement régional dirigé par l’AfD refusera d’admettre les personnes dont l’identité est incertaine et qui ne coopèrent pas activement pour la clarifier. Dans ces cas également, il y a lieu de supposer que les personnes concernées n’ont pas le droit de demander l’asile et, par conséquent, aucun droit à l’admission, à l’hébergement et à la nourriture.
3 — Refus de participation de l’État aux programmes d’admission volontaire !
Les capacités d’accueil du Land de Saxe-Anhalt et de ses communes sont saturées. Par conséquent, un gouvernement régional dirigé par l’AfD mettra fin à sa participation aux programmes d’admission volontaire des organisations supranationales pour « réfugiés » ou refusera de participer à ces « programmes de réinstallation ». Par ailleurs, un gouvernement régional dirigé par l’AfD refusera l’admission des travailleurs afghans locaux et de leurs familles, rapatriés par le gouvernement fédéral.
Le gouvernement allemand a rapatrié de 2021 à 2025 environ 20 000 auxiliaires afghans 5 ayant servi les forces allemandes durant la période de présence d’un contingent de la Bundeswehr dans le pays.
4 — Halte à l’asile religieux en Saxe-Anhalt ! Responsabilisons financièrement les églises !
En 2024, les églises de Saxe-Anhalt ont accordé l’asile religieux à 81 étrangers menacés d’expulsion ; au premier semestre 2025, on comptait 61 cas, principalement des Afghans, des Irakiens et des Syriens.
L’asile religieux est illégal. Il vise à retarder les expulsions et, de ce fait, à les empêcher définitivement. En 2024, 48 expulsions prévues en Saxe-Anhalt ont échoué à cause de l’asile religieux. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD, en coopération avec les services d’immigration et la police, veillera à ce que tous les demandeurs d’asile religieux soient expulsés de Saxe-Anhalt dans les plus brefs délais.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD examinera chaque cas afin de déterminer si l’octroi de l’asile religieux constitue un soupçon initial d’incitation au séjour illégal ou de complicité de séjour illégal, conformément à l’article 95, alinéa 1, point 2, de la loi sur le séjour et à l’article 26f du Code pénal. Si les délais d’expulsion expirent en raison de l’octroi de l’asile religieux, le gouvernement régional examinera si les congrégations religieuses responsables peuvent être tenues financièrement responsables des coûts engendrés.
5 — Supprimer le droit fondamental à l’asile !
En 2023, Thorsten Frei, alors chef du groupe parlementaire CDU/CSU et aujourd’hui président de la Chancellerie fédérale, a appelé à la suppression du droit fondamental d’asile. En 2024, le ministre de l’Intérieur du Brandebourg, Michael Stübgen (CDU), a formulé cette demande quelques jours seulement avant les élections régionales, tout comme le président de l’Office fédéral des migrations et des réfugiés, Hans-Eckhard Frei, en 2025, lors d’un événement organisé par la Fondation Konrad Adenauer, proche de la CDU.
Alors que les membres de la CDU flirtent avec l’extrême droite durant les campagnes électorales, avant de faire volte-face après les élections, l’AfD en Saxe-Anhalt s’engage à joindre le geste à la parole. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD soumettra au Bundesrat une proposition visant à abolir le droit fondamental d’asile et à le transformer en un droit de grâce accordé par l’État. Nous devons être libres de décider à qui nous accordons l’asile, en fonction de nos intérêts politiques.
L’AfD propose ici de revenir sur un droit garanti dans la loi fondamentale allemande depuis 1949, à son article 16, qui prévoit que les personnes persécutées politiquement puissent obtenir le droit d’asile. Si cette formulation particulièrement libérale a déjà été restreinte par une réforme voulue par la CDU/CSU en 1993, le parti d’extrême droite propose sa radiation pure et simple. Encore une fois, ce point est inapplicable de facto dans un programme régional, d’autant plus que la modification de la constitution demande une majorité des deux tiers au Bundestag.
6 — Aide aux réfugiés sur place plutôt qu’à l’accueil en Saxe-Anhalt !
Les réfugiés de différentes origines culturelles ne devraient pas entreprendre un périple à travers de nombreux pays tiers sûrs, mais plutôt trouver refuge dans les États voisins. Par exemple, la fuite d’un Syrien doit s’achèver en Turquie ou au Liban. Poursuivre son chemin vers l’Allemagne n’est pas une fuite, c’est avoir l’espoir d’atteindre le paradis de l’État-providence allemand.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera au Bundesrat pour que l’aide aux réfugiés soit fournie exclusivement sur place. Des fonds suffisants provenant du budget fédéral devraient être mis à la disposition du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à cette fin. L’approche consistant à fournir des ressources financières pour l’hébergement et les repas des réfugiés dans les régions en crise, à proximité de leurs pays d’origine, est plus judicieuse d’un point de vue économique et social que celle qui consiste à déplacer des personnes d’origines culturelles différentes, à les installer définitivement dans le pays et à les prendre en charge par l’argent du contribuable.
7 — Aider les communes surchargées, déclarer l’état d’urgence en matière d’immigration et instaurer un moratoire sur les nouvelles arrivées !
Ces dernières années, des villes et communes surchargées ont déclaré l’état d’urgence en matière d’immigration, notamment Cottbus (Brandebourg), Freiberg (Saxe), Pirmasens (Rhénanie-Palatinat), ainsi que Delmenhorst, Salzgitter et Wilhelmshaven (Basse-Saxe). Conformément à l’article 12a de la loi sur le séjour des réfugiés, des demandes de moratoire sur l’arrivée de réfugiés ont été déposées auprès des ministères de l’Intérieur compétents. Suite à la décision favorable des ministères, une condition de résidence négative a été imposée aux réfugiés.
Les capacités d’accueil des communes de Saxe-Anhalt sont saturées, pour des raisons financières, sociales, du marché du travail, du logement, de l’éducation, de l’identité et de sécurité. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD examinera les demandes des villes et communes débordées et, le cas échéant, imposera un moratoire sur l’admission des réfugiés.
8 — Un moratoire du Land sur l’accueil de réfugiés comme dernier recours !
Le droit d’asile allemand, comme le droit international des réfugiés, prévoit une clause d’état d’urgence. Les États nationaux, les Länder et les communes ne sont pas tenus d’accueillir des réfugiés, avérés ou présumés, au point de mettre leurs institutions à rude épreuve.
Parmi les signes avant-coureurs d’un effondrement imminent figurent la surcharge administrative liée au traitement des demandes d’asile, la saturation des capacités d’hébergement, le manque de places en crèche et la multiplication des écoles situées dans des zones défavorisées où la forte proportion d’élèves étrangers compromet la réussite scolaire des élèves locaux.
En cas d’urgence extrême, un gouvernement régional dirigé par l’AfD pourra, en dernier recours, imposer un moratoire sur l’accueil de nouveaux demandeurs d’asile afin d’éviter une crise institutionnelle. Le moratoire imposé aux demandeurs d’asile marocains par le gouvernement du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie en 2016 en est un exemple flagrant. Cette décision était motivée par la nécessité de prévenir une crise sécuritaire suite aux événements survenus sur la place de la cathédrale de Cologne le soir du Nouvel An 2015/2016.
9 — Moratoire immédiat sur l’accueil des ressortissants de pays hors Union Européenne !
Actuellement, les ressortissants étrangers ne bénéficient d’aucun droit fondamental à immigrer en Allemagne. Il est donc possible, sans le moindre obstacle juridique, d’imposer une interdiction d’immigration immédiate et totale à certains pays tiers responsables d’une immigration problématique. L’entrée sur le territoire allemand serait alors uniquement autorisée avec un visa de séjour temporaire, par exemple à des fins touristiques. Étant donné que les capacités d’accueil de notre pays sont saturées et qu’il est impératif de résoudre les nombreux problèmes engendrés par l’immigration de masse incontrôlée avant même d’envisager d’autoriser l’immigration de nouveaux étrangers, nous plaiderons au niveau fédéral pour un moratoire immédiat sur l’admission des ressortissants de pays tiers (hors UE) jusqu’à nouvel ordre.
10 — Installation de dispositifs de vérification des passeports à l’échelle nationale !
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD veillera à ce que les bureaux d’état civil de Saxe-Anhalt soient équipés de dispositifs de vérification des documents. L’authenticité des passeports présentés par les demandeurs d’asile sera systématiquement contrôlée afin de détecter et de poursuivre les falsifications de passeports et les fraudes à l’asile qui y sont liées. Il en va de même pour les pièces d’identité étrangères de l’UE. Les passeports n’ayant pas encore été contrôlés seront soumis à un nouveau contrôle une fois les dispositifs de vérification installés.
11 — Détermination de l’âge des mineurs étrangers non accompagnés !
Les jeunes hommes entrés illégalement sur le territoire mentent souvent sur leur âge. Elles se déclarent mineures non accompagnées afin de bénéficier d’une aide importante. Le budget biennal 2025/2026 alloue à lui seul 40 millions d’euros aux services destinés à ce groupe.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD mobilisera toutes les ressources médicales disponibles (examens dentaires, radiographies du poignet et de la clavicule, etc.) pour déterminer l’âge réel des personnes se déclarant mineures non accompagnées. Les examens médicaux seront obligatoires. Les immigrants en situation irrégulière ayant menti sur leur âge après leur entrée sur le territoire pour obtenir le statut de mineur non accompagné devront faire face à des sanctions concernant leur titre de séjour.
12 — Centraliser l’hébergement des demandeurs d’asile et des réfugiés !
L’État et les municipalités doivent assurer l’hébergement et la nourriture des personnes ayant droit à l’asile. L’hébergement peut être assuré de manière décentralisée, dans des appartements ou des structures collectives. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD logera les demandeurs d’asile dans des structures centralisées.
Leur emplacement sera choisi dans l’intérêt des citoyens et des résidents afin d’éviter tout conflit. Il convient donc d’éviter les centres-villes. Le bien-être de la population locale doit être une priorité lors du choix des lieux d’accueil.
La procédure d’asile débute par le dépôt de la demande et s’achève par le retour dans le pays d’origine. Les demandeurs d’asile doivent donc comprendre qu’ils ne bénéficient que d’un droit de séjour temporaire. Après le rejet de leur demande ou la cessation du motif de leur fuite, le retour dans leur pays d’origine doit être immédiat.
13 — Faire participer les demandeurs d’asile et les réfugiés aux frais de prise en charge — procéder à des contrôles de patrimoine !
La prise en charge des demandeurs d’asile est coûteuse. Les recettes fiscales ainsi générées ne sont alors plus disponibles pour financer les besoins de la population allemande. Les bénéficiaires locaux d’aides sociales doivent puiser dans leurs économies pour constituer un fonds d’urgence minimal. À l’inverse, les demandeurs d’asile ne sont pas tenus responsables des dépenses qu’ils engagent.
La prise en charge des demandeurs d’asile est coûteuse. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD veillera à ce que l’argent liquide, les cartes de crédit et les biens détenus par les demandeurs d’asile à leur arrivée soient identifiés, confisqués et utilisés pour financer leur hébergement et leur alimentation. De plus, un contrôle du patrimoine doit être effectué après le dépôt d’une demande d’asile. Les biens identifiés lors de cette procédure doivent être utilisés, dans la mesure du possible, pour couvrir les frais de prise en charge. Ces mesures visent à éviter le gaspillage de l’argent des contribuables allemands.
14 — Obliger les demandeurs d’asile et les réfugiés à effectuer des travaux d’intérêt général !
La loi relative aux prestations aux demandeurs d’asile prévoit la possibilité d’obliger les demandeurs d’asile à effectuer des travaux d’intérêt général (article 5, alinéa 4). En cas de refus, les prestations peuvent être réduites (article 1a, alinéa 1).
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD encouragera et appliquera la création de possibilités de travail obligatoire dans les centres d’accueil publics pour les réfugiés et les demandeurs d’asile. Par ailleurs, nous chargerons les districts, par l’intermédiaire de l’administration régionale, de mettre en place une obligation de travail généralisée pour les demandeurs d’asile et les réfugiés relevant de leur juridiction. Un plan de mise en œuvre sera élaboré en coopération avec les districts, les villes et les communes. Ce plan examinera notamment dans quelle mesure les demandeurs d’asile peuvent participer au nettoyage et à l’entretien de leurs centres d’accueil, notamment par des tâches de nettoyage.
15 — Prestations en nature plutôt qu’en espèces : pas de transferts de fonds à l’étranger !
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD appliquera systématiquement le principe des prestations en nature, conformément à la loi sur les prestations aux demandeurs d’asile, afin de prévenir toute incitation financière à l’immigration clandestine. De plus, lorsque cela s’avère nécessaire et possible, d’autres solutions que les cartes de paiement seront envisagées pour empêcher les transferts de fonds à l’étranger par les réfugiés ou les demandeurs d’asile.
16 — Réexamen régulier et, si nécessaire, révocation du statut de protection !
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD veillera à ce qu’une amélioration de la situation sécuritaire dans les pays d’origine des réfugiés entraîne la révocation de leur statut de protection. Dans ce contexte, la reconnaissance de tous les « réfugiés » résidant en Saxe-Anhalt fera l’objet d’un réexamen annuel. L’objectif est de faciliter le retour des personnes en situation irrégulière dans leur pays d’origine.
17 — Révocation du statut de protection après un voyage dans le pays d’origine !
Si des immigrants illégaux qui auraient fui la guerre et les persécutions politiques pour se réfugier en Saxe-Anhalt se rendent dans leur pays d’origine — par exemple la Syrie, l’Afghanistan ou l’Ukraine — pour y passer des vacances ou rendre visite à des proches, leur statut de protection doit être révoqué immédiatement. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD veillera à ce que cette révocation immédiate, dès notification de leur retour dans leur pays d’origine, devienne la norme.
18 — Révoquer le statut de protection des criminels et des personnes potentiellement dangereuses !
Les criminels étrangers et les personnes potentiellement dangereuses abusent de l’hospitalité de notre pays. Par conséquent, un gouvernement régional dirigé par l’AfD s’efforcera de révoquer le statut de protection des criminels étrangers et des personnes potentiellement dangereuses afin de faciliter leur expulsion vers leur pays d’origine dans les plus brefs délais.
19 — Supprimer le statut de protection subsidiaire !
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera au Bundesrat en faveur de la suppression du statut de protection subsidiaire pour les réfugiés de guerre et de guerre civile. L’initiative du Bundesrat visant à supprimer cet instrument est nécessaire car il s’est avéré inefficace. De plus, le statut de protection subsidiaire n’est défini que superficiellement par le droit international. Son abolition est donc à la fois possible et nécessaire.
20 — Couper les financements destinés au secteur de l’asile et de l’intégration !
Ces dernières années, le gouvernement régional dirigé par la CDU a gaspillé l’argent des contribuables en accueillant des immigrés clandestins et en menant une « politique d’intégration » vouée à l’échec. À titre d’exemple, 275 millions d’euros ont été alloués dans le budget régional pour 2025 et 2026 à « l’accueil et l’hébergement des demandeurs d’asile » et aux « services d’aide à l’hébergement des réfugiés ». Onze millions d’euros supplémentaires sont destinés à « l’amélioration de la situation des migrants et des réfugiés par le biais de conseils, de soutien, d’intégration et d’ouverture interculturelle ». La liste de ces dépenses est loin d’être exhaustive.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD supprimera les financements alloués au secteur de l’asile et de l’intégration en Saxe-Anhalt. Les économies d’impôt ainsi réalisées devraient être mises au service de la population locale.
21 — Halte à la propagande de l’accueil !
Pour la période 2023-2026, le gouvernement régional dirigé par la CDU a alloué environ 4,9 millions d’euros au budget du Land sous l’intitulé « Promotion d’une culture locale d’accueil et de reconnaissance des immigrés et des réfugiés ».
Or, la Saxe-Anhalt n’a pas besoin d’une telle culture d’accueil et de reconnaissance pour les immigrés en situation irrégulière. Elle n’a pas non plus besoin de ces prétendus « centres d’accueil ». Un gouvernement régional dirigé par l’AfD mettra fin à la propagande d’accueil des partis traditionnels. La Saxe-Anhalt a besoin d’une culture d’expulsion des immigrés en situation irrégulière, d’une culture de reconnaissance des parents allemands et d’une culture d’accueil pour les enfants allemands.
22 — Halte à l’immigration économique intra-européenne !
L’État-providence allemand attire de nombreux immigrés pauvres venus d’autres pays de l’UE en Saxe-Anhalt. Jusqu’à présent, l’État n’a pas su s’attaquer aux problèmes sociaux et aux conflits qui en découlent, ni à leurs causes profondes. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD utilisera tous les moyens légaux à sa disposition pour empêcher l’immigration clandestine liée à la pauvreté vers le système de protection sociale et pour inciter les « nomades de l’aide sociale » à retourner dans les pays de l’UE d’où ils sont entrés.
23 — La naturalisation doit être soumise à des conditions strictes — Pas de passeport allemand pour les étrangers criminels !
Le gouvernement régional dirigé par la CDU « accueille, soutient et encourage » les étrangers à acquérir la nationalité allemande sur son site web. Il affirme que la naturalisation offre de « nombreux avantages », notamment une « protection contre l’expulsion et l’extradition ».
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD veillera à ce que les passeports allemands ne soient plus distribués à bas prix en Saxe-Anhalt. Les autorités recevront pour instruction de faire preuve d’une discrétion maximale dans l’examen des demandes de naturalisation lorsque les candidats ne peuvent démontrer des efforts d’intégration ou d’assimilation suffisants. De plus, le gouvernement régional s’efforcera de garantir que les criminels et les personnes considérées comme une menace pour la sécurité publique se voient refuser définitivement la nationalité.
24 — Halte à la naturalisation accélérée, abolition du droit du sol !
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera au Bundesrat (Conseil fédéral) pour l’abrogation de la loi sur la naturalisation votée par le gouvernement fédéral de coalition. La naturalisation accélérée doit être immédiatement stoppée.
Par ailleurs, ce gouvernement régional plaidera au Bundesrat pour la suppression du droit du sol (acquisition de la nationalité allemande par la naissance en Allemagne, même si aucun des parents n’est allemand). Il conviendrait de rétablir le principe de filiation, en vigueur en Allemagne jusqu’en 2000.
25. Révocation de la double nationalité pour les criminels dangereux !
Lorsque des responsables politiques de l’AfD proposeront la révocation de la nationalité pour les criminels dangereux possédant la double nationalité, cette demande se heurte à l’indignation des responsables politiques du parti et des médias traditionnels. Le chancelier Friedrich Merz et le secrétaire général de la CDU, Carsten Linnemann, ont pourtant eux-mêmes relayé cette demande. Celle-ci est d’ailleurs consultable sur le site web national de la CDU.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera devant le Bundesrat pour que la révocation de la nationalité allemande des criminels dangereux possédant la double nationalité devienne la procédure standard, afin de garantir leur expulsion rapide vers leur pays d’origine. Ce gouvernement régional invoque l’article 16, alinéa 1, de la Loi fondamentale (GG), qui stipule : « La nationalité allemande ne peut être révoquée. La perte de nationalité ne peut intervenir que sur la base d’une loi et contre la volonté de la personne concernée, à condition que celle-ci ne devienne pas apatride. »
En 2019, la loi allemande sur la nationalité prévoyait déjà la perte de nationalité pour les combattants terroristes exerçant leurs activités à l’étranger. Par ailleurs, la nationalité allemande peut être révoquée en cas d’engagement dans l’armée d’un autre pays ou si elle a été obtenue par fraude, contrainte ou corruption. L’initiative du gouvernement régional au Bundesrat s’appuiera sur cette disposition légale.
26 — Les immigrés clandestins sont à l’origine de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée !
Les immigrés clandestins ne contribuent pas à résoudre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Au contraire, ils l’aggravent. En fin de compte, les migrants économiques et les travailleurs non qualifiés qui entrent illégalement en Allemagne et s’installent en Saxe-Anhalt créent ou exacerbent la pénurie locale de main-d’œuvre qualifiée. Par exemple, leur présence augmente la demande d’éducateurs, d’enseignants, de personnel administratif, de juges, de procureurs et de policiers.
Par conséquent, un gouvernement régional dirigé par l’AfD ne poursuivra pas l’« intégration » vouée à l’échec des immigrés clandestins sur le marché du travail de Saxe-Anhalt. Quiconque souhaite réduire la pénurie de main-d’œuvre qualifiée apparue depuis 2015 doit plutôt s’attacher à faire en sorte que les immigrés clandestins et à faible productivité quittent le pays le plus rapidement possible.
27 — Pour éviter les problèmes qui en découlent, il faut se passer de travailleurs qualifiés issus de cultures différentes !
Le recrutement de travailleurs qualifiés issus de cultures différentes pour pallier la pénurie de main-d’œuvre engendre des problèmes indirects indésirables. Souvent, leur maîtrise de l’allemand est insuffisante et leur formation ne répond généralement pas aux normes allemandes. Dans des secteurs comme la santé et les soins infirmiers, cela met en danger le bien-être des patients. Le cas du psychiatre saoudien Taleb A., qui a foncé en voiture sur le marché de Noël de Magdebourg en 2024, illustre une fois de plus que les travailleurs qualifiés d’origines culturelles diverses peuvent représenter un risque pour la sécurité intérieure. Ces conséquences en matière de sécurité ne peuvent être résolues par des cours d’intégration ou des « guides d’intégration ».
En fin de compte, les travailleurs qualifiés issus de cultures différentes contribuent même à aggraver la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Par exemple, en 2024, le gouvernement du Land s’est senti contraint de lancer un programme d’État pour l’intégration des travailleurs qualifiés étrangers, initialement prévu pour trois ans. Jusqu’à 50 travailleurs qualifiés allemands ont été recrutés comme « parrains » pour faciliter l’« intégration des travailleurs qualifiés étrangers. Ces travailleurs qualifiés allemands sont donc absents du marché du travail car ils sont utilisés pour « intégrer » des travailleurs qualifiés étrangers.
Fondamentalement, le problème de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée ne peut être résolu que par une évolution du taux de natalité et la fin de la fuite des cerveaux en Allemagne. Enfin, il convient de souligner que, d’un point de vue éthique, la tentative des partis en place de débaucher des travailleurs qualifiés dans les pays en développement et émergents est inacceptable. En effet, les travailleurs qualifiés, déjà rares dans ces pays, font alors défaut localement.
28 — Le progrès technologique, la numérisation et l’IA plutôt que des travailleurs qualifiés issus de cultures différentes !
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD élaborera une stratégie de progrès technologique, de numérisation et d’IA pour la Saxe-Anhalt. Cette stratégie vise à contribuer à la résolution des problèmes sur le marché du travail local. Elle vise également à freiner l’immigration de travailleurs qualifiés issus de cultures différentes. La stratégie prévoit notamment les incitations financières et non financières suivantes :
▪ Élaboration et mise en œuvre d’une campagne en Saxe-Anhalt visant à informer les PME des avantages financiers et liés au marché du travail que représentent l’utilisation des technologies, la numérisation et l’intelligence artificielle.
▪ Services de conseil gratuits pour les PME concernant la planification, le financement et la mise en œuvre de leurs projets technologiques et de numérisation, ainsi que l’utilisation de l’intelligence artificielle.
▪ Soutien financier aux PME pour leurs projets technologiques, de numérisation et d’utilisation de l’IA, via la mise en place d’un programme de financement.
▪ Octroi de prêts à taux d’intérêt avantageux pour les PME afin de financer les avancées technologiques, la numérisation et l’utilisation de l’IA.
29 — Programme de retour pour les travailleurs qualifiés allemands émigrés !
Ces dernières décennies, des millions de travailleurs qualifiés allemands ont fui les politiques des partis traditionnels et ont émigré. Rien qu’entre 1991 et 2015, trois millions d’Allemands, pour la plupart hautement qualifiés — dont de nombreux habitants de Saxe-Anhalt — ont quitté leur pays. En 2024, 270 000 autres, des locaux hautement qualifiés ont également quitté l’Allemagne. Ce groupe est relativement jeune. Il s’agit principalement de médecins, d’ingénieurs, de scientifiques, d’ouvriers et de techniciens.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD lancera un programme de retour pour les travailleurs qualifiés allemands émigrés, comprenant les mesures incitatives suivantes :
— Aide à la recherche de logement pour les travailleurs qualifiés allemands souhaitant remigrer ;
— Aide à la recherche de places en crèche pour les enfants des familles de retour.
— Versement d’une prime de retour après une installation réussie et deux ans d’emploi soumis aux cotisations de sécurité sociale.
D’autres pays industrialisés, comme le Japon, ont démontré que des programmes similaires peuvent inciter des centaines de milliers de locaux et leurs descendants à rentrer au pays. Mais pas seulement pour les émigrants : pour les Allemands qualifiés originaires d’autres Länder, lassés des politiques multiculturelles des partis traditionnels mais qui ne souhaitent pas quitter leur pays, une Saxe-Anhalt gouvernée par l’AfD deviendra une destination attractive. Les travailleurs qualifiés de retour de l’étranger et ceux venant d’autres Länder connaissent déjà la langue et la culture locales, ce qui évite les frais liés à leur intégration culturelle et linguistique.
30 — Expulser systématiquement les personnes sommées de quitter le pays — lancer une offensive d’expulsion !
L’expulsion relève de la compétence des Länder. En 2024, le gouvernement du Land dirigé par la CDU n’a expulsé que 654 personnes sommées de quitter le pays, tandis que 1 252 expulsions ont échoué.
Le groupe parlementaire AfD au parlement régional a alloué 100 millions d’euros au budget alternatif 2025-2026 pour lancer une offensive d’expulsion des étrangers menacés d’expulsion. Un gouvernement régional AfD mettra en œuvre cette offensive.
Pour obtenir des résultats rapides, la priorité sera donnée en premier lieu aux personnes menacées d’expulsion pour lesquelles les obstacles au retour sont relativement faibles. Parallèlement, des préparatifs seront entrepris pour l’expulsion des autres personnes concernées. Une attention particulière sera portée à l’expulsion la plus rapide possible des criminels condamnés et des individus considérés comme une menace pour la sécurité publique.
31 — Associations de lutte contre les expulsions — Supprimer les financements, sanctionner les responsables !
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD coupera les financements aux institutions, initiatives et associations publiques qui aident les demandeurs d’asile déboutés à échapper à l’expulsion. Les personnes qui aident activement les demandeurs d’asile menacés d’expulsion à entraver leur renvoi doivent s’attendre à ce que l’État sanctionne leurs actes avec toute la rigueur de la loi.
32 — Créer de nouveaux centres de rétention pour les personnes en situation irrégulière : utiliser l’instrument de la rétention administrative en vue d’expulsion !
Pour mener une offensive d’expulsion, un gouvernement régional dirigé par l’AfD utilisera toutes les formes de rétention administrative en vue d’expulsion existantes en Allemagne, notamment la rétention préventive (article 63, alinéa 3 de la loi sur le séjour des personnes handicapées), la rétention en vue d’un transfert (article 28 du règlement Dublin III), la détention provisoire avant expulsion (article 62b de la loi sur le séjour des personnes handicapées), la rétention pour coopération (article 62, alinéa 6 de la loi sur le séjour des personnes handicapées), la rétention administrative (article 62, alinéa 2 de la loi sur le séjour des personnes handicapées) et la garde à vue (article 62, alinéa 5 de la loi sur le séjour des personnes handicapées).
Le centre de rétention administrative en construction à Volkstedt est conçu pour accueillir seulement 30 personnes en attente d’expulsion et ne sera pas opérationnel avant 2027. Par conséquent, un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera auprès du Bundesrat pour une suspension temporaire de la séparation des centres de rétention administrative et des centres de rétention administrative en Saxe-Anhalt, afin de garantir la capacité d’action de l’État.
Par ailleurs, ce gouvernement régional examinera la faisabilité de la conversion du centre d’accueil central de Stendal en centre de rétention administrative et, si l’évaluation est positive, lancera le processus de conversion. Cette conversion vise à augmenter significativement le nombre de places en rétention administrative en Saxe-Anhalt. En cas de sous-utilisation future, les personnes en attente d’expulsion en provenance d’autres Länder allemands y seront également hébergées avant d’être renvoyées dans leur pays d’origine.
En outre, un gouvernement régional dirigé par l’AfD étudiera des alternatives à la rétention administrative, notamment des options potentiellement plus économiques. Ces alternatives comprennent, par exemple, le recours à l’assignation à résidence dans des lieux de détention centralisés et le recours à des bracelets électroniques.
33 — Organiser des vols d’expulsion au niveau régional !
En 2024, le gouvernement régional dirigé par la CDU n’a organisé qu’un seul vol d’expulsion. À l’inverse, un gouvernement régional dirigé par l’AfD utilisera l’aéroport de Halle/Leipzig pour mettre en œuvre une offensive d’expulsion menée par l’État et augmentera considérablement le nombre de vols. Ce gouvernement régional cherchera à dialoguer avec le Land de Saxe et d’autres Länder afin de planifier et d’organiser des vols d’expulsion conjoints, potentiellement sous forme de retours collectifs.
34 — Faire respecter l’obligation de quitter le pays également au niveau municipal !
Bien que l’expulsion relève de la compétence des Länder, les districts jouent également un rôle important. Les services d’immigration municipaux disposent de pouvoirs étendus. Ils peuvent accorder ou révoquer des titres de séjour, ordonner des expulsions et demander aux juges la détention provisoire. Dans ce contexte, les agents des services d’immigration ont parfois une marge de manœuvre considérable pour interpréter les réglementations fédérales et régionales.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD s’efforcera de garantir que le changement de paradigme souhaité, passant d’une culture d’accueil à une culture d’expulsion, s’installe également au sein des services d’immigration de l’État. Le personnel sera incité à user de son pouvoir discrétionnaire.
35 — Création d’une cellule de crise sur les expulsions !
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD créera une « cellule de crise sur les expulsions ». En effet, la centralisation des expulsions au niveau de l’État est déjà inscrite dans la loi sur le séjour. Cette cellule de crise vise à accélérer et à rationaliser les procédures d’expulsion. Elle sera composée, entre autres, du ministre de l’Intérieur, du ministre de la Justice, ainsi que de représentants des forces de police et des principales associations municipales.
Cette cellule de crise a également pour objectif de renforcer la coopération avec les autres Länder en matière d’expulsions. Par ailleurs, elle collaborera avec le Centre d’aide au retour (ZUR). Cette plateforme de coopération fédérale-étatique, placée sous l’égide du ministère fédéral de l’Intérieur, a pour mission d’apporter un soutien aux mesures liées à l’expulsion, telles que l’obtention de passeports de remplacement, une meilleure optimisation des vols d’expulsion et la consolidation des données.
36 — Des guides de remigrations plutôt que des guides d’intégration !
Une politique de remigration globale comprend, premièrement, le retour des Allemands qualifiés ayant émigré ; deuxièmement, l’expulsion des étrangers contraints de quitter le territoire sous la contrainte de l’État ; et troisièmement, des programmes de remigration volontaire pour les immigrés en situation irrégulière.
Afin de coordonner ces trois volets de la politique de retour, un gouvernement régional dirigé par l’AfD mettra en place une cellule de crise dédiée à la remigration et nommera un délégué à la remigration. De plus, il utilisera les 1,2 million d’euros alloués dans le budget biennal 2025/2026 aux guides d’intégration plutôt que de recruter des guides de remigration.
37 — Lier l’aide au développement à la volonté de reprendre les migrants !
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera au Bundesrat pour conditionner l’aide allemande au développement à la volonté de reprendre les immigrés en situation irrégulière. Un système de bonus-malus sera mis en place pour réajuster la politique d’aide au développement allemande. Plus la volonté de reprendre les immigrés en situation irrégulière sera élevée, plus l’aide au développement versée sera importante. Inversement, plus la volonté de reprendre les migrants sera faible, moins l’aide au développement sera importante.
Des mécanismes tels que l’approche « plus pour plus » et « moins pour moins » sont déjà discutés par les experts en aide au développement sous l’appellation de conditionnalisation. Il s’agit d’atteindre les objectifs de la politique migratoire en utilisant des leviers tels que les relations commerciales ou les investissements de développement. Jusqu’à présent, cependant, les partis traditionnels ont refusé d’adopter cette approche.
Par analogie avec le système de bonus-malus, l’initiative du gouvernement régional au Bundesrat visera un contrôle effectif des frontières extérieures de l’UE et de l’Allemagne. L’objectif est d’empêcher la réentrée des immigrés en situation irrégulière.
38 — Créer des incitations au retour, réduire les aides !
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD veillera à ce que les options légales existantes, destinées à accroître la pression sur les personnes contraintes de quitter le pays, soient appliquées de manière cohérente en Saxe-Anhalt. Cela inclut, entre autres, les restrictions relatives aux prestations prévues par l’article 1, alinéa 4, et l’article 1a de la loi sur les prestations aux demandeurs d’asile. Ces articles définissent les possibilités de réduction justifiée des prestations.
Un exemple flagrant est le retrait des prestations par le bureau d’aide sociale de Dessau-Roßlau pour les cas dits « Dublin », dont la compétence relève en réalité d’un autre État membre de l’UE. Les immigrés en situation irrégulière concernés ne perçoivent aucune prestation ou seulement une somme dérisoire.
Les prestations sociales, y compris les services médicaux, sont restreintes. De plus, les services sociaux incitent fortement les personnes contraintes de quitter l’Allemagne à le faire. Cette mesure doit être appliquée de manière uniforme en Saxe-Anhalt.
39 — Encourager la remigration, supprimer l’allocation de citoyenneté pour les Ukrainiens !
L’allocation de citoyenneté [Bürgergeld, NDT] est devenue depuis longtemps une allocation pour migrants. Les Ukrainiens bénéficient d’un statut particulier. Dès leur arrivée, ils ont un accès immédiat à l’allocation de citoyenneté et à l’aide sociale. Des centaines de milliers d’Ukrainiens profitent ainsi des largesses de l’État-providence allemand.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera au Bundesrat pour le retour des Ukrainiens entrés en Allemagne depuis le début de la guerre au titre de la loi sur les prestations aux demandeurs d’asile. La réduction des aides financières qui en découle permet de réaliser des économies pour les contribuables allemands et, simultanément, d’inciter les Ukrainiens à rentrer.
40 — Préparer une offensive de remigration en Ukraine !
Il est urgent d’offrir des incitations au retour aux Ukrainiens en Allemagne. Après tout, de vastes régions d’Ukraine sont considérées comme sûres. Les combats se déroulent uniquement dans l’est du pays. Par ailleurs, les responsables politiques ukrainiens affirment régulièrement que leurs compatriotes résidant temporairement en Allemagne et en Saxe-Anhalt ne doivent pas rester et s’intégrer au marché du travail, mais rentrer chez eux.
En 2025, la Commission européenne a élaboré un plan de rapatriement massif vers l’Ukraine. Ce plan stipule : « L’Ukraine a besoin de ses citoyens pour se reconstruire. » Les États membres de l’UE sont appelés à entamer les préparatifs d’un vaste projet de remigration. L’Allemagne doit également créer les conditions d’un retour progressif et d’une remigration durable en Ukraine et mettre en place des programmes de retour volontaire.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD participera aux préparatifs de retour et organisera un plan de rapatriement pour les Ukrainiens vivant en Saxe-Anhalt.
41 — Il est temps de cesser de reconnaître les Ukrainiens comme réfugiés de guerre !
Depuis le début du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine, tout citoyen ukrainien en Allemagne est automatiquement reconnu comme réfugié de guerre et intégré au système de protection sociale. Cependant, seule une petite partie du territoire ukrainien est si intensément touchée par les hostilités que la population de ces zones doit se voir accorder le statut de réfugié. Ces personnes peuvent toutefois trouver refuge en Ukraine en tant que personnes déplacées internes (PDI), à proximité de leur pays d’origine. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera donc au niveau fédéral pour que, tant que le conflit armé dans l’est de l’Ukraine se poursuit, les citoyens ukrainiens en Allemagne ne soient plus reconnus comme réfugiés. Au lieu de cela, les Ukrainiens touchés par les combats devraient trouver refuge dans l’ouest de l’Ukraine.
42 — Programmes de retour plutôt qu’intégration illusoire !
La politique de remigration menée par l’AfD, conforme à la loi, est injustement qualifiée d’inconstitutionnelle par les partis traditionnels. De nombreux programmes de retour existent déjà aux niveaux fédéral, régional et local.
En janvier 2024 a eu lieu à Potsdam une rencontre de personnalités de l’ultradroite néo-nazie 6avec des représentants de la direction de l’AfD et de riches mécènes autour du thème de la « remigration ».
Le ministère fédéral de l’Intérieur gère le « Programme de réintégration et d’émigration pour les demandeurs d’asile en Allemagne » et le « Programme de rapatriement assisté par l’État ». En 2024, 601 personnes ont quitté volontairement la Saxe-Anhalt, dont 214 dans le cadre de l’un des deux programmes fédéraux.
Par ailleurs, chaque Land peut mettre en place ses propres programmes de retour. Par exemple, le gouvernement de Bavière gère un programme de retour qui prévoit une aide d’un an à hauteur de 250 € par mois pour les Africains qui retournent volontairement dans leur pays d’origine. Un gouvernement de Land dirigé par l’AfD mettra en place son propre programme de retour pour la Saxe-Anhalt, visant à encourager les immigrés en situation irrégulière à rentrer volontairement dans leur pays d’origine afin d’éviter l’expulsion. Ce programme a pour objectif d’accroître significativement le nombre de départs volontaires. Les communes peuvent également créer leurs propres programmes de retour, assortis d’incitations financières et/ou non financières. Un gouvernement de Land dirigé par l’AfD apportera conseils et soutien pratiques aux communes de Saxe-Anhalt pour l’élaboration de leurs initiatives de retour.
43 — Valoriser le travail des agents d’expulsion !
Actuellement, les personnes travaillant dans des conditions difficiles dans le domaine de la gestion des expulsions et des retours sont confrontées à l’hostilité de militants de gauche et des Verts, partisans du multiculturalisme et de la xénophobie. Ces employés et fonctionnaires des services d’immigration et des centres de rétention administrative sont des héros du quotidien qui accomplissent leur devoir pour leur peuple et leur pays. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD veillera à ce que les agents d’expulsion reçoivent enfin la reconnaissance et l’appréciation sociale qu’ils méritent.
III — Culture et intégration
On ne peut plus imputer les agissements destructeurs des partis traditionnels à l’incompétence. La politique d’immigration ne privilégie pas nos besoins en main-d’œuvre qualifiée, mais ceux d’immigrants majoritairement non qualifiés. La politique climatique compromet notre prospérité. La politique familiale accepte le déclin démographique et encourage la natalité plutôt que l’éducation des enfants.
La politique éducative n’est plus axée sur l’éducation. La politique budgétaire, loin de pratiquer l’austérité, accumule une dette colossale impossible à rembourser.
Ce n’est pas par manque d’expertise que cela s’explique. Les partis traditionnels savent comment agir autrement, mais ils choisissent de ne pas le faire. Nous ne présumons pas pour autant qu’ils cherchent à nous nuire et nous évitons les accusations polémiques qui empêchent une véritable compréhension de la situation. Leurs actions destructrices relèvent moins de la malice que de l’inhibition et de la faiblesse. Elles témoignent d’une incapacité à défendre les intérêts allemands et d’une compulsion à se nuire à eux-mêmes. Le masochisme national et le manque de confiance en soi trouvent leur origine dans des prédispositions culturelles. Les causes profondes de la situation actuelle sont donc de nature culturelle et ne peuvent par conséquent être résolues que par un travail ciblé sur ces prédispositions.
Un processus d’acceptation du passé [Vergangenheitsbewältigung, NDT] qui est l’exact opposé d’une véritable acceptation — à savoir la perpétuation d’une névrose — a conduit à une situation où la fierté nationale est considérée comme intrinsèquement déshonorante, la défense de ses propres intérêts perçue comme indécente, et les hommes politiques évitent toute référence positive à notre riche histoire d’avant 1933. Une tradition de destruction des traditions, née du mouvement de 1968, a ravagé notre patrimoine culturel et, de ce fait, anéanti les possibilités d’une identité nationale stable. Privée de sa capacité d’affirmation de soi, l’Allemagne est impuissante face à l’influence de l’idéologie arc-en-ciel.
L’AfD en Saxe-Anhalt entend guérir ce trouble identitaire grâce à une nouvelle politique culturelle patriotique. La politique culturelle doit redonner confiance aux Allemands. Par des mesures ciblées et en mettant en avant les aspects positifs de l’histoire allemande, nous favoriserons un sentiment de confiance sain et serein envers notre identité allemande. C’est la condition essentielle à un changement patriotique dans tous les domaines, notamment pour surmonter les problèmes d’intégration engendrés par l’immigration massive et incontrôlée des dernières décennies. Face à l’identité déformée et peu attrayante véhiculée par les partis traditionnels, on comprend mal le refus des étrangers de s’y intégrer. Quel Turc ou Syrien sensé et équilibré aspire à devenir un Allemand « arc-en-ciel » repentant et plein de mépris pour lui-même ? Seule l’AfD peut présenter aux étrangers une identité allemande séduisante qui leur donne envie d’y adhérer. Nous devons faire la paix avec nous-mêmes — ce n’est qu’alors que nous pourrons envisager l’intégration des étrangers.
L’AfD est fondamentalement critique envers la souveraineté culturelle des Länder allemands. Ce qui est à la fois une malédiction et une bénédiction est une autre : la culture étant du ressort des Länder en Allemagne, une victoire aux élections régionales de 2026 nous offrira de nombreuses opportunités pour mettre en œuvre notre vision de la politique culturelle. Nous ferons de la Saxe-Anhalt un Land modèle en matière de politique culturelle, dont l’influence rayonnera sur les autres Länder et qui, de ce fait, initiera le changement nécessaire dans toute l’Allemagne.
C’est dans ce chapitre que l’AfD déploie son projet de laboratoire contre-révolutionnaire, en vue d’une politique culturelle identitaire et « völkisch » à l’échelle du Land. Il s’agit de renouer avec un sentiment de fierté nationale supposément éteint, par opposition à la « perpétuation de la névrose » et à la « tradition de destruction des traditions ». Le plan se résume dans la première injonction : « Penser allemand ». Le programme aborde cependant des objets aussi divers que la programmation des théâtres, l’usage de l’écriture inclusive, les normes architecturales, l’interdiction des minarets ou la lutte contre les églises établies accusées de dérive gauchistes.
1 — Penser allemand !
Le gouvernement régional mène une campagne d’image intitulée « moderndenken » (penser moderne), qui tente de fonder l’identité de la Saxe-Anhalt sur le Bauhaus. Or, l’école d’architecture du Bauhaus s’est toujours efforcée d’éviter toute référence à des racines nationales. La campagne « moderndenken » pousse ainsi la politique de l’absence d’identité à l’extrême. L’AfD Saxe-Anhalt y répond par une campagne « deutschdenken » (penser allemand), qui souligne la contribution significative de la Saxe-Anhalt au développement de la nation allemande. D’Henri Ier et Otton Ier à Luther, Bismarck et Nietzsche : la Saxe-Anhalt a donné naissance à des figures qui ont profondément marqué l’Allemagne.
La région de l’actuelle Saxe-Anhalt était le cœur de l’Empire allemand au Moyen Âge. Les « Formules magiques de Mersebourg », le plus ancien document en langue allemande, proviennent de Saxe-Anhalt. La liste est longue. Qu’un gouvernement régional, face à un tel patrimoine historique allemand, se réfugie derrière une école d’architecture controversée est un signe révélateur de la crise identitaire que nous dénonçons et à laquelle nous souhaitons remédier. Notre campagne #deutschdenken va mettre en valeur et présenter avec assurance les exemples les plus importants de l’histoire allemande que la Saxe-Anhalt a à offrir. En impliquant les écoles, grâce à de nouveaux concepts de tourisme patriotique, en décernant des prix et en organisant des commémorations, il convient de favoriser un regain de confiance nationale.
Le programme promet de nombreuses formes d’instrumentalisation politique de l’histoire. Ici, la Saxe-Anhalt médiévale est mise en avant aux dépens de l’histoire contemporaine. L’hostilité à l’école artistique et architecturale du Bauhaus, qui naît en 1925 à Dessau avant d’être chassée de Weimar par un conseil municipal nationaliste, représente un élement de continuité avec le passé. La municipalité de Dessau, contrôlée par le NSDAP, fit elle aussi fermer dès 1932 cette école accusée d’être soumise à des influences juives et étrangères et de promouvoir un art moderniste dégénéré. La plupart de ses professeurs (Gropius, Kandinski, Mies van der Rohe) s’exilèrent aux États-Unis où ils contribuèrent à l’essor de l’architecture et des arts décoratifs. En 1996, le site de l’école à Dessau et ses bâtiments novateurs ont été classés au patrimoine de l’UNESCO.
2 — Interrompre le financement des recherches de provenance !
Le « Centre allemand pour les biens culturels perdus » est situé à Magdebourg. Les recherches de provenance qui y sont menées passent au crible les collections muséales à la recherche d’acquisitions illégales datant de la période coloniale, de l’ère nazie et de la zone d’occupation soviétique/RDA. Le problème est que ces enquêtes sont menées sans aucun fondement, même lorsqu’aucun ancien propriétaire ni héritier ne réclame de restitution. Lorsque des victimes se manifestent, l’injustice doit bien sûr être réparée. Cependant, la suspicion généralisée et infondée à l’encontre de toutes les collections muséales et la recherche d’infractions légales dont plus personne ne se plaint ne font qu’entretenir artificiellement un sentiment de culpabilité auquel nous devons enfin renoncer. La construction d’une culpabilité coloniale est particulièrement absurde. Comme l’a démontré Mathias Brodkorb, la quasi-totalité des objets provenant des pays coloniaux ont été acquis légalement. Actuellement, le Land de Saxe-Anhalt subventionne la « Fondation allemande pour l’art perdu » à hauteur de 73 500 € par an. Nous allons supprimer intégralement cette subvention.
Cette opposition à la recherche de toute provenance s’inscrit dans une offensive plus générale contre la « mauvaise conscience » post-coloniale, commune aux droites réactionnaires européennes.
3 — Se souvenir de l’Histoire, honorer le sacrifice des soldats !
Presque chaque ville de Saxe-Anhalt possède un monument aux morts des deux guerres mondiales. On trouve également, dans certaines localités, des monuments commémoratifs dédiés aux victimes de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 ou de la bataille de Königgrätz en 1866. La plupart de ces monuments, notamment les plus rares, sont dans un état déplorable et honteux, déshonorant ainsi la mémoire des disparus. Nous nommerons donc un commissaire d’État à la préservation des monuments aux morts, chargé d’établir un inventaire régional, d’évaluer les besoins de restauration et, en collaboration avec les autorités de conservation du patrimoine, d’inciter les municipalités à mettre en œuvre les mesures de préservation nécessaires. Un soutien financier sera également disponible en cas de besoin. Ce soutien bénéficiera à tous les monuments de manière égale, sans considérations politiques mesquines.
Les soldats tombés au combat ont donné leur vie pour défendre leur pays. Reconnaître et honorer ce grand sacrifice est un premier signe d’un regain de patriotisme.
4 — Sauver notre patrimoine bâti !
De nombreuses villes de Saxe-Anhalt possèdent un riche patrimoine bâti, notamment dans leurs centres historiques. La préservation de ces bâtiments, qui contribuent à l’identité locale et offrent des logements, est aujourd’hui, 20 à 30 ans après la dernière rénovation, une source d’incertitudes.
La hausse des coûts de construction, alimentée par une réglementation toujours plus stricte, des lenteurs administratives et l’inflation, rend les rénovations non rentables lorsque les loyers sont bas. Faute de programmes de financement adéquats, des zones urbaines entières sont menacées d’abandon.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD facilitera l’accès à des prêts à conditions avantageuses pour la rénovation de ces bâtiments anciens et accélérera considérablement la réduction des formalités administratives et des réglementations de construction absurdes pour les artisans et les entreprises du bâtiment. Afin de réduire davantage les coûts, nous exploiterons les formations professionnelles existantes pour lancer un programme de qualification à temps partiel destiné aux bricoleurs, permettant ainsi aux propriétaires d’effectuer eux-mêmes des travaux de rénovation simples et de réaliser des économies.
5 — Construire plus beau !
Les bâtiments publics construits en Saxe-Anhalt après 1990 sont souvent d’une laideur affligeante. Pour des sommes considérables, on érige des blocs sans âme ou d’autres formes géométriques impersonnelles et déconnectées de la tradition. Citons par exemple la « courbe sinusoïdale » à Magdebourg, le barrage August-Bebel ou le bâtiment Nord-LB à Magdebourg, sur la Domplatz. Nous mettrons fin à cette situation en ajoutant une directive au code de la construction du Land de Saxe-Anhalt (BauO LSA) stipulant que tout projet de construction appartenant à l’État ou à une commune et servant un objectif public doit respecter une tradition architecturale reconnue. Les constructions dépourvues de tradition sont à éviter, et la préférence doit être donnée aux matériaux régionaux d’une grande durabilité. Ce faisant, nous nous conformons à un décret présidentiel promulgué par Donald Trump lors de son premier mandat. Les bâtiments publics doivent être perçus comme beaux par la majorité de la population et refléter l’identité historique.
6 — Promouvoir le patriotisme : pas de financement public pour l’art et la culture anti-allemands !
La mission première de tout art est de cultiver l’identité culturelle. L’identité allemande est aussi un produit de l’art allemand, en particulier de ceux qui s’exprime pleinement dans l’espace public, comme les arts du spectacle. Malheureusement, l’art contemporain peine à assumer cette responsabilité, bien au contraire. Hormis le Théâtre Goethe de Bad Lauchstädt, qui ne dispose pas de troupe permanente, les théâtres de Saxe-Anhalt ne programment pratiquement plus de pièces allemandes. On n’y trouve ni Goethe, ni Schiller, ni Kleist, ni même des œuvres modernes comme celles de Botho Strauss. Désormais, les théâtres ne proposent que des divertissements superficiels ou des spectacles à vocation internationale. La Loi fondamentale nous oblige à accepter ce type d’art, mais pas à le promouvoir. La liberté artistique ne donne pas droit à un financement absolu.
C’est pourquoi nous privilégierons l’utilisation des fonds publics et de l’argent du contribuable pour soutenir un art qui contribue à la construction de l’identité allemande. À cet égard, comme pour d’autres aspects de notre politique culturelle, la réforme menée en Hongrie par Viktor Orbán constitue un modèle et une source d’inspiration.
Le projet de boycott de l’art « anti-allemand » s’inspire du programme du Fidesz hongrois en matière culturelle.
7 — Réformer en profondeur l’agence régionale pour l’éducation politique !
En allemand dans le texte : Landeszentrale für politische Bildung.
L’agence régionale pour l’éducation politique de Saxe-Anhalt s’est progressivement transformée ces dernières années en un organe d’endoctrinement de gauche. Cela se manifeste clairement dans les partenaires et associations qu’elle soutient et finance sur fonds publics. De « Miteinander e.V. » [Association Ensemble, NDT] au réseau « École sans racisme », en passant par diverses initiatives prônant plus de démocratie et de tolérance qui, en réalité, œuvrent à l’exact opposé de ces valeurs, l’agence régionale se trouve au centre d’une toile tissée d’institutions de gauche, voire d’extrême gauche.
Sous couvert de « lutte contre la droite », l’agence régionale participe à la dévalorisation des attitudes et valeurs conservatrices et discrédite les positions patriotiques légitimes. Ainsi, l’agence régionale pour l’éducation civique non seulement manque de la neutralité attendue d’une autorité étatique, mais elle combat également un patriotisme sain et, par conséquent, ce qui devrait unir tous les courants politiques, de gauche à droite. Elle est donc totalement incapable de dispenser une éducation civique contribuant à la stabilité et au bon fonctionnement de notre État. Pour cette raison, nous abolirons le l’agence régionale pour l’Éducation Politique sous sa forme actuelle et créerons un Institut d’État pour l’Éducation Civique et l’Identité Culturelle en guise d’alternative.
8 — Préservons les coutumes en milieu rural !
Nous sommes attachés à l’identité culturelle de notre patrie. Au lieu d’un Centre d’État pour l’Éducation Politique qui diffuse une idéologie de gauche, nous privilégierons les activités qui renforcent le sentiment d’appartenance et l’identité nationale. Cela inclut la préservation des coutumes et des traditions. À cette fin, les villages recevront 5 € par habitant et par an de l’État, à titre de subvention non affectée, pour la préservation des coutumes et des traditions. Le conseil villageois décidera par vote de l’utilisation précise de cette subvention dans le cadre plus large de la préservation des coutumes et des traditions.
9 — Les feux d’artifice font partie intégrante de notre culture !
Pétards, fusées et autres feux d’artifice, avec leurs détonations et leurs effets lumineux, font partie des célébrations du Nouvel An depuis des siècles. Interdire les feux d’artifice reviendrait non seulement à détruire cette belle tradition et donc une partie de notre culture, mais restreindrait également indûment la liberté des citoyens. En tant que gouvernement du Land, nous plaiderons donc à tous les niveaux, des municipalités au gouvernement fédéral, pour empêcher toute interdiction des feux d’artifice et garantir à chaque citoyen la possibilité d’en profiter en toute tranquillité lors d’un feu d’artifice privé pour le Nouvel An.
10 — Respectons l’orthographe correcte de l’allemand !
Le langage inclusif, avec son « I » majuscule (« StudentIn »), ses terminaisons en X (« Professex »), ses formes participiales (« Studierende » au lieu de « Studenten ») et autres formes discordantes, vise à gommer le genre de la langue. L’objectif est de créer un monde sans genre. Le genre ne devrait plus être visible linguistiquement et devrait donc disparaître complètement de la société.
L’AfD rejette catégoriquement ces visions. Nous défendons les formes et l’orthographe traditionnelles de notre langue car elles reflètent notre pensée et notre identité. Les rôles de genre, notamment dans le langage, enrichissent et diversifient notre vie culturelle. De plus, le langage inclusif rend la lecture et l’écriture plus difficiles. Par conséquent, en tant que gouvernement du Land, nous interdirons le langage inclusif dans tous les usages officiels de la langue.
Dans les écoles, les tribunaux, les ministères, les collectivités locales et le parlement régional, seules les orthographes traditionnelles et établies de l’allemand seront acceptées. De plus, nous publierons un guide de bonnes pratiques en allemand qui exclut toute forme inspirée par l’idéologie féministe ou de genre et qui propose des orientations pour une utilisation correcte de la langue.
Bien que la CDU se soit récemment fait connaître pour ses critiques du langage inclusif, conformément aux recommandations du Conseil d’orthographe allemande, elle ne rejette que les formes les plus extrêmes de ce langage, tout en acceptant des formes plus modérées (par exemple, « Studierende » au lieu de « Studenten »). De plus, la CDU n’offre aucune critique fondamentale des fondements idéologiques du langage inclusif. Seule l’AfD rejette toutes les formes de langage inclusif, affirme son attachement à l’usage linguistique établi et critique l’idéologie sous-jacente.
11 — Remplaçons la Journée des filles et des garçons par la Journée du futur !
La politique de genre exige l’élimination de toutes les différences entre les sexes. À cette fin, les jeunes hommes sont délibérément poussés vers des professions traditionnellement féminines et les jeunes femmes vers des professions traditionnellement masculines. La soi-disant Journée des filles et des garçons sert cet objectif. Les partis traditionnels voient un problème dans le fait que les hommes sont peu nombreux à vouloir devenir instituteurs ou éducateurs de jeunes enfants, et que beaucoup moins de filles que de garçons s’intéressent à des professions comme policière. L’AfD, en revanche, n’y voit aucun inconvénient. Nous ne voulons contraindre personne à exercer une profession particulière en raison de son sexe, ni le dissuader de le faire, simplement pour respecter des quotas et atteindre la parité. C’est pourquoi nous remplacerons la Journée des filles et des garçons par une Journée d’orientation professionnelle, où filles et garçons ne seront pas séparés et où chacun sera libre de choisir ce qui l’intéresse.
12 — Des dissertations pour la naturalisation au lieu d’examens standardisés !
Actuellement, l’Office fédéral des migrations et des réfugiés administre un examen de naturalisation composé de 33 questions, dont trois portent sur le Land concerné. Chaque question propose quatre choix de réponses, parmi lesquels il faut sélectionner la bonne. Les questions elles-mêmes sont extrêmement simples (« Quel est l’animal héraldique de la République fédérale d’Allemagne ? »).
Nous allons nous efforcer d’augmenter significativement le niveau de difficulté des questions. À l’avenir, le test ne consistera plus en un questionnaire à choix multiples, mais en une dissertation réflexive sur un sujet politique servant également d’évaluation linguistique. Le niveau de langue requis devra être au moins équivalent à la réussite au baccalauréat. La dissertation devra démontrer le désir du candidat de devenir citoyen de la République fédérale d’Allemagne et son respect pour notre État. Les conditions d’obtention de la nationalité allemande devraient être renforcées. Seules les personnes s’intégrant durablement à notre société et ne recherchant pas uniquement des avantages à court terme devraient pouvoir prétendre à la nationalité allemande.
13 — Exiger un engagement envers l’Allemagne !
Contrairement à une idée reçue, nous n’interdisons pas la nationalité allemande aux étrangers. Toute personne qui la désire sincèrement peut devenir allemande. Cependant, toute personne souhaitant être naturalisée doit s’engager envers l’Allemagne, embrasser sa nouvelle identité et renoncer à son ancienne. Afin de garantir cela, nous remplacerons la déclaration personnelle de naturalisation, communiquée aux villes et districts indépendants par décret du 27 août 2021, par la déclaration suivante :
« Je soussigné(e), [Prénom] [Nom], reconnais l’ordre constitutionnel de la République fédérale d’Allemagne et ses lois. Je m’engage à respecter la culture allemande et à m’efforcer d’apprendre la langue allemande. En tant que nouveau citoyen allemand, je ne soutiendrai activement aucun conflit étranger, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de la République fédérale d’Allemagne. Ceci s’applique en particulier aux conflits dans mon pays d’origine. Je ferai tout mon possible pour subvenir à mes besoins et témoigner ainsi de ma gratitude et de mon respect envers ma nouvelle patrie. »
14 — Cours d’intégration obligatoires pour les étrangers !
Actuellement, les cours de naturalisation proposés par l’Office fédéral des migrations et des réfugiés, qui mènent à l’examen de naturalisation, ne transmettent que des « connaissances civiques de base » ainsi que les « principes et valeurs de notre Constitution ». Le programme vise un patriotisme constitutionnel pur. Or, une naturalisation réussie requiert également une formation historique et culturelle.
Un cours de courte durée, axé uniquement sur les aspects constitutionnels, est insuffisant. Nous préconisons donc un enseignement de l’histoire et de la culture allemandes dans une perspective plus large. Quiconque souhaite devenir Allemand doit au moins posséder une compréhension de base de la manière dont notre État s’est constitué. De plus, tous les étrangers non encore naturalisés et résidant légalement en Allemagne, et non pas seulement temporairement, doivent être tenus de suivre ces cours. Les absences injustifiées doivent être sanctionnées, pouvant aller jusqu’au retrait de leur titre de séjour.
15 — Reconnaître l’engagement des étrangers !
Les pratiques actuelles de naturalisation privilégient excessivement la durée du séjour sans tenir compte de la manière dont ce temps a été utilisé. Après un certain nombre d’années de résidence continue en Allemagne, des droits sont acquis. Cette approche ne favorise pas une véritable intégration, mais plutôt un sentiment de droit acquis. La citoyenneté allemande s’acquiert essentiellement par une résidence de longue durée. Nous plaiderons pour une modification de ce système au Conseil fédéral. En fonction des efforts déployés par le ressortissant étranger demandeur de naturalisation, les délais devraient être raccourcis ou, en cas de difficultés d’intégration, prolongés. Les ressortissants étrangers actifs dans des associations et qui contribuent ainsi à leur reconnaissance informelle comme membres à part entière de notre société, même avant leur naturalisation, devraient se voir offrir la perspective d’une naturalisation accélérée.
16 — Non aux muezzin et aux minarets !
L’islam n’appartient ni à l’Allemagne ni à la Saxe-Anhalt. Après tout, l’islam n’a pas façonné notre histoire ni notre culture. En tant que religion politique, avec son système archaïque de la charia et les règles juridiques qu’elle contient, il est incompatible avec notre conception occidentale de l’État. La liberté de croyance et de conscience, inscrite à l’article 4, alinéa 1, de la Loi fondamentale, et la garantie par l’État du libre exercice du culte, inscrite à l’article 4, alinéa 2, de la Loi fondamentale, s’appliquent également aux musulmans. Cependant, ces dernières décennies, ces droits ont été érigés en droits fondamentaux par une interprétation contestable.
L’AfD rétablira la liberté religieuse dans toute sa juste mesure. La liberté religieuse n’oblige pas les Allemands à se plier à toutes les exigences du lobby islamique. Les mosquées n’ont pas besoin d’être des édifices orientaux ostentatoires. L’appel à la prière du muezzin n’est pas indispensable pour garantir la liberté de culte aux musulmans. Le gouvernement AfD épuisera tous les recours légaux pour limiter l’influence de cette religion, culturellement étrangère, en Saxe-Anhalt.
17 — Suppression immédiate des subventions publiques aux églises !
Chaque année, le Land de Saxe-Anhalt verse plus de 40 millions d’euros d’argent public aux principales églises confessionnelles sous forme de « subventions d’État ». Ces versements constituent en réalité une compensation pour les biens ecclésiastiques expropriés en 1803. La Constitution de Weimar, entrée en vigueur en 1919, exigeait déjà la suppression de ces subventions, une exigence qui n’a jamais été satisfaite. Aujourd’hui, la question de leur suppression est de nouveau débattue, mais les églises réclament la constitution d’un fonds de capital en guise de compensation, dont les intérêts permettraient de compenser les subventions publiques. Même avec un taux d’intérêt élevé de 4 %, l’État devrait transférer un milliard d’euros d’argent public à l’Église. Faute de cette somme, le projet reste au point mort.
Cette situation est intenable ! L’AfD estime, avec le soutien d’experts juridiques reconnus, que ces subventions peuvent être supprimées sans compensation supplémentaire. Et contrairement aux partis traditionnels, nous avons la volonté politique de le faire ! Nous ferons tout notre possible pour mettre fin au gaspillage de plus de 40 millions d’euros versés chaque année aux églises sous des prétextes absurdes. C’est d’autant plus nécessaire que les principales églises ne pratiquent plus la foi chrétienne, mais plutôt l’idéologie arc-en-ciel. Elles n’ont plus d’effet stabilisateur sur la société, mais au contraire, elles alimentent la destruction sociale orchestrée par les partis au pouvoir.
L’AfD se distingue par une conception très hostile aux églises établies (qualifiées de « Kirchensteuerkirchen »), dans la lignée du Kulturkampf de Bismarck, mais franchit un pas que ce dernier n’envisageait pas, à savoir une distanciation, y compris financière, entre église et État, pour des raisons de divergence idéologique profonde.
18 — Plus de financement pour l’Académie protestante !
L’Académie protestante de Saxe-Anhalt reçoit 70 000 € de subventions annuelles du Land de Saxe-Anhalt. Cela pourrait se justifier si l’académie se consacrait à l’enseignement des questions ecclésiastiques, de la théologie à la musique sacrée. Or, ces sujets ne représentent qu’une infime partie du « travail éducatif » qui y est mené. L’essentiel consiste en une agitation politique servant les intérêts des partis au pouvoir : la doctrine climatique, l’idéologie du genre et le culte arc-en-ciel y sont très populaires ; on invoque une « transformation socio-écologique ». On prône une immigration de masse incontrôlée, et quiconque s’y oppose fondamentalement est présenté comme une menace pour la démocratie. De telles activités ne doivent pas être financées par l’argent des contribuables. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD cesserait immédiatement ces financements.
19 — Promouvoir le christianisme : soutenir les petites églises !
Le christianisme est non seulement une composante essentielle de notre culture européenne, mais il offre également un soutien spirituel et des conseils pour l’au-delà. Ceux qui professent le christianisme et son éthique agissent de manière plus durable et contribuent de façon précieuse à notre société. Notre volonté de supprimer les privilèges dont bénéficient les églises grâce aux avantages fiscaux ne signifie pas que nous rejetons la foi chrétienne — bien au contraire. C’est précisément parce que nous comprenons l’importance du christianisme que nous défendons les petites églises, car les grandes églises nuisent à la foi. Ce n’est pas un hasard si elles perdent de plus en plus de fidèles, tandis qu’une véritable renaissance du christianisme s’opère dans de nombreuses petites églises et communautés de foi. Nous mettrons en place des outils pour soutenir ces petites églises. Dans les églises libres, les congrégations baptistes et les églises orthodoxes, une foi authentique et vivante est pratiquée, contribuant de multiples façons à l’évolution culturelle que nous souhaitons.
L’AfD témoigne à nouveau de son hostilité face aux églises institutionnelles qui se dressent souvent contre ses idées, et privilégie les « petites églises », une notion vague qui peut aller des confessions évangéliques indépendantes de l’Église luthérienne aux églises orthodoxes.
20 — Honorer les athlètes de haut niveau !
Tout champion olympique ou paralympique réalise une performance exceptionnelle qui rehausse le prestige de son pays et apporte ainsi une grande valeur intrinsèque à la collectivité. Cette performance mérite une reconnaissance financière. Nous instaurerons donc une pension honorifique à vie de 150 € par mois pour les champions olympiques de Saxe-Anhalt. Cette pension, non imposable, sera indexée chaque année le 1er juillet selon la réglementation de la KOV.
IV — Éducation scolaire
Depuis des décennies, le niveau d’éducation décline en Allemagne et en Saxe-Anhalt. Les élèves du primaire ne savent plus lire, écrire et compter correctement. Le baccalauréat ne permet plus d’accéder à l’université. Les métiers recherchent désespérément des apprentis. La pénurie d’enseignants, si souvent évoquée, n’est pas la cause de la crise, mais simplement l’une de ses conséquences. L’éducation ne se détériore pas parce qu’il y a de moins en moins d’enseignants, mais parce que l’éducation se détériore, plus personne ne souhaite devenir enseignant.
De plus, et surtout, les cours dispensés sont de plus en plus inadéquats. Cette crise n’est pas une crise financière ; c’est une crise de conscience.
Le problème réside dans une apathie généralisée envers la réussite et une pédagogie permissive qui ne motive plus les efforts et décourage ceux qui sont disposés à apprendre.
Le problème est que l’opinion « juste » est désormais plus valorisée que le savoir authentique. Le problème est que les enseignants ne représentent plus l’autorité pédagogique, mais sont devenus de simples facilitateurs d’apprentissage. Le problème est que tous les élèves sont traités de la même manière au lieu d’être accompagnés dans leur développement en fonction de leurs talents individuels. Les partis politiques traditionnels sont incapables de comprendre cette crise, et encore moins de la résoudre. En réalité, ils ont contribué à la créer.
De plus, les écoles sont systématiquement surchargées de tâches extrascolaires. Tandis que les partis traditionnels négligent l’éducation scolaire, ils inventent sans cesse de nouvelles responsabilités pour alourdir le fardeau des établissements : on attend des écoles qu’elles intègrent les immigrés, qu’elles prennent en charge toutes sortes de difficultés sociales et qu’elles compensent les dommages causés par les familles dysfonctionnelles. On attend également d’elles qu’elles dispensent une éducation politique, qui dégénère trop souvent en un endoctrinement partial contre un patriotisme sain et conduit même à des attaques ouvertes contre l’AfD (Alternative pour l’Allemagne). Submergées par ces tâches extrascolaires, les écoles ne sont plus en mesure de remplir leur mission première : préparer les enfants à la vie grâce à une éducation solide !
L’AfD oppose aux politiques éducatives inadaptées des partis traditionnels une politique éclairée qui s’appuie sur des traditions pédagogiques solides et libère les écoles de toutes les responsabilités extrascolaires. L’école n’a pour seule mission ni le soutien social et psychologique, ni l’intégration et l’inclusion, mais uniquement l’enseignement des compétences fondamentales (lecture, écriture, calcul) et des contenus pédagogiques. Nous la déchargerons donc de toutes les tâches non académiques et veillerons à ce que des concepts pédagogiques éprouvés soient de nouveau appliqués en classe. L’éducation consiste à acquérir des connaissances et à atteindre des objectifs clairement définis. L’enseignant n’est pas un simple « facilitateur d’apprentissage », mais une autorité et un médiateur.
Les partis politiques en place pensent résoudre la crise de l’éducation en inondant les écoles primaires d’appareils numériques. Or, l’utilisation excessive et prématurée des médias numériques est une cause de déclin de l’éducation. Le simple fait que les générations plus âgées, qui ont bénéficié d’un enseignement traditionnel, soient mieux instruites que les jeunes générations, victimes de diverses réformes, prouve la supériorité de la pédagogie traditionnelle. Devoirs à la maison, enseignement centré sur l’enseignant, exercices réguliers en classe, révision et évaluation systématiques, lectures approfondies : tels sont les outils qui permettront à notre système scolaire de se redresser.
L’éducation scolaire étant une prérogative exclusive des Länder, il s’agit bien d’un domaine dans lequel le parti pourrait effectivement agir de manière directe. Le programme éducatif est placé sous le signe de l’autorité, de la promotion de l’excellence, mais aussi de l’exclusion : celle des enfants handicapés, qui ne devraient plus être scolarisés avec les enfants en bonne santé, et celle des enfants migrants, qui doivent se préparer séparément à leur retour imminent dans leur pays. Le parti prévoit de contrôler la « neutralité idéologique » des enseignements et des professeurs et d’instaurer un hommage rendu au drapeau national, par opposition au drapeau arc-en-ciel, mais aussi de renforcer l’enseignement du sport, d’interdire les outils électroniques et de proposer des cours obligatoires d’informatique.
1 — Un soutien optimal et la meilleure éducation possible pour tous !
Actuellement, on observe une forte tendance à l’uniformisation du niveau scolaire et à la standardisation du système éducatif. La sélection des élèves sur la base de leurs résultats est de plus en plus mal vue. L’introduction d’un cycle supérieur au sein des lycées polyvalents représente une étape supplémentaire vers un système scolaire unifié et un lycée d’excellence unique. L’AfD, quant à elle, prône un système scolaire différencié selon le niveau et à plusieurs niveaux. Nous renforcerons le lycée d’excellence et lui redonnerons son statut d’antan : un établissement préparatoire à l’université, où la présence de moins de 25 % des élèves de terminale est obligatoire. Par ailleurs, nous étudierons la réintroduction du collège (Hauptschule) et du lycée intermédiaire (Realschule). Nos enfants sont mieux accompagnés lorsqu’ils sont scolarisés dans des classes aussi homogènes que possible, en fonction de leurs aptitudes et de leurs capacités. Si le nombre d’élèves fréquentant le lycée d’excellence diminue, le niveau s’élèvera non seulement dans ce niveau, mais aussi dans le lycée intermédiaire, car davantage d’élèves brillants y seront admis. Relever le niveau de l’enseignement secondaire contribue à l’élévation de l’ensemble du système scolaire, par effet d’entraînement. Un Abitur (examen d’entrée à l’université) difficile ne nous permettra pas de sortir de la crise de notre système éducatif.
2 — Réintroduire les recommandations d’orientation obligatoires !
Depuis 2011, les recommandations d’orientation obligatoires après la 4e année ont été supprimées en Saxe-Anhalt. Les élèves reçoivent toujours une recommandation. Cependant, ce système n’a qu’une fonction consultative. Nous pensons qu’il s’agit d’une erreur. Les enseignants sont généralement les mieux placés pour évaluer l’établissement scolaire le plus adapté à un enfant après la 4e année, tandis que les parents surestiment souvent les capacités de leur enfant. Il est inacceptable que les parents décident arbitrairement du parcours scolaire de leur enfant. C’est pourquoi nous rendrons à nouveau la recommandation d’orientation scolaire contraignante. Afin d’objectiver l’évaluation, des tests standardisés seront administrés, dont les résultats détermineront le type d’établissement recommandé. Parallèlement, nous veillerons à la perméabilité du système scolaire à plusieurs niveaux et différencié selon les aptitudes. Les élèves obtenant d’excellents résultats en Realschule (collège) devraient pouvoir intégrer le Gymnasium (lycée) chaque année scolaire.
3 — Pas d’expérimentations sur nos enfants !
L’expérience de « l’inclusion », c’est-à-dire l’enseignement conjoint d’enfants en situation de handicap et d’enfants au développement typique, et la suppression des établissements spécialisés traditionnels, ont été un échec total. Les enfants en situation de handicap ne reçoivent pas l’attention dont ils ont besoin, peinent à s’intégrer à la classe, ce qui freine leur progression scolaire et les empêche d’atteindre leur plein potentiel. Ces enfants, en particulier, nécessitent une pédagogie spécifiquement adaptée à leurs besoins, ce qui n’est possible que dans les établissements spécialisés. De plus, la co-enseignement (deux enseignants par classe), souvent pratiquée dans les classes inclusives, mobilise des ressources précieuses en période de pénurie d’enseignants. Nous mettrons fin immédiatement à l’inclusion et développerons les établissements spécialisés !
4 — Halte à la surévaluation des notes !
Les bulletins scolaires sont comme l’argent : l’attribution excessive de notes, et surtout l’attribution excessive de bonnes notes, ne crée pas de valeur, elle en détruit. Si la moyenne générale au baccalauréat pour l’année scolaire 2024/25 est de 2,2 et qu’un tiers des élèves ont une note autour de 1,0, cela ne signifie pas que nos diplômés sont au-dessus de la moyenne ; cela signifie que les meilleures notes sont attribuées à des performances qui ne sont pas réellement exceptionnelles. Les meilleures notes sont un moyen trompeur de masquer la baisse du niveau scolaire. Cela ne profite à personne ! Nous voulons que les notes scolaires redeviennent un indicateur fiable de réussite. C’est pourquoi nous allons rehausser le barème de notation pour tous les établissements scolaires. Il est inacceptable qu’une note de 4 (suffisant) soit attribuée pour moins de la moitié des points possibles, ce qui est pourtant considéré comme une réussite à un examen. Quiconque souhaite réussir un examen doit obtenir au moins la moitié des points possibles ! Lorsque la performance ne peut être quantifiée par des points ou un nombre d’erreurs, nous rehausserons les critères qualitatifs.
5 — La réussite doit être à nouveau récompensée !
Notre système éducatif tout entier souffre d’une mentalité qui s’est répandue parmi les élèves et les enseignants, selon laquelle la réussite est mal vue et perçue comme une forme de « surperformance ». Il est « cool » de ne pas travailler dur. La bonne performance n’est socialement acceptable que si elle est le fruit du « talent ».
Nous allons mettre fin à cette mentalité anti-réussite. À cette fin, nous organiserons des olympiades nationales de mathématiques, des concours de langues et des concours de recherche scientifique, tous assortis de prix et d’une reconnaissance publique. En renforçant et en promouvant publiquement l’esprit de compétition, nous encouragerons nos élèves à être ambitieux et à se surpasser. Nous souhaitons également mieux reconnaître et mettre en valeur les performances exceptionnelles aux examens réguliers par le biais de prix et de félicitations. L’élève méritant doit redevenir un modèle pour ses camarades.
6 — Études locales : un enseignement proche de la réalité !
Seuls ceux qui connaissent la production de leurs aliments peuvent les apprécier pleinement. De nombreux débats actuels montrent que les grandes chaînes de distribution ont contribué à occulter les enjeux de la production alimentaire. Nous voulons que chaque enfant sache que derrière la saucisse chez le boucher se cachent un agriculteur et un animal. À cette fin, nous accorderons une plus grande importance à l’enseignement des plantes médicinales et aux cours pratiques d’études locales. De plus, nous collaborerons avec l’Association allemande pour la protection des forêts afin d’offrir aux jeunes une expérience pratique des processus agricoles et forestiers.
7 — Plus de 1813 et 1871 : révision des programmes d’histoire !
Les programmes d’histoire, dans tous les types d’établissements scolaires, se caractérisent par le fait que le XIXe siècle, période cruciale pour la construction de la nation allemande, est insuffisamment traité. Or, l’État-nation fondé en 1871 est l’ancêtre de la République fédérale d’Allemagne. L’Empire allemand, fondé par Bismarck, a établi des normes en matière de science, de culture et d’économie qui peuvent encore nous inspirer et nous servir de modèle aujourd’hui. Nous allons donc clairement mettre l’accent sur les origines et la réussite de cet État dans nos cours.
L’AfD prétend faussement que les programmes scolaires ne mentionnent pas les « guerres de libération » menées par les États allemands sous la direction de la Prusse contre Napoléon (Bataille des Nations à Leipzig en 1813) ni les guerres d’unification qui débouchèrent en 1871 sur la proclamation de l’État allemand à Versailles. Le parti veut transmettre une vision nationaliste de l’histoire de l’unification allemande, en faisant cependant opportunément l’impasse sur la révolution de 1848. Lors du printemps des peuples, l’Allemagne se dota pour la première fois d’un parlement élu démocratiquement qui se réunit à l’Église Saint Paul de Francfort.
8 — L’éducation plutôt que l’endoctrinement politique !
Contrairement à ce que son nom suggère, le programme « École contre le racisme — École du courage » n’encourage pas le courage des élèves et ne lutte pas contre le racisme authentique. Outre le fait que le racisme authentique est pratiquement inexistant aujourd’hui, rendant inutile toute tentative de le réprimer par des programmes de grande envergure, ce programme dissimule autre chose. Sous couvert de lutte contre le racisme, il cible des attitudes légitimes de droite et patriotiques. Les élèves sont incités à se soumettre à la domination des idées de gauche. Ainsi, le programme ne promeut pas le courage, mais plutôt la soumission et le conformisme. Les écoles doivent cependant éduquer les élèves à se forger leurs propres opinions dans le cadre du spectre démocratique. Nous rejetons toute agitation unilatérale pour ou contre des orientations politiques spécifiques. Nous allons donc mettre fin au financement public du programme « École contre le racisme — École du courage ».
9 — Les enseignants doivent être politiquement neutres !
Actuellement, nos écoles fonctionnent selon le « Consensus de Beutelsbach », qui interdit l’endoctrinement. Les enseignants sont autorisés à exprimer leurs opinions politiques, mais il leur est interdit de les imposer aux élèves. Malheureusement, dans la pratique, ce principe s’avère souvent inefficace car les enseignants, en tant que figures d’autorité, créent chez les élèves l’attente d’adopter leurs points de vue. Lorsque certains enseignants tentent même systématiquement de persuader les élèves d’adopter leur vision du monde, le Consensus de Beutelsbach perd toute efficacité. Nous allons donc étendre l’interdiction d’endoctrinement à une exigence de stricte neutralité. Les enseignants doivent modérer l’expression des opinions des élèves, mais ne doivent pas participer aux discussions en y exprimant leurs propres opinions.
10 — Interdiction du drapeau arc-en-ciel dans les écoles !
Malgré ses multiples usages au cours de sa longue histoire, le drapeau arc-en-ciel est aujourd’hui presque exclusivement utilisé et perçu comme un symbole du mouvement LGBTQ+. Ce dernier, à son tour, instrumentalise sa prétendue représentation des intérêts des personnes non hétérosexuelles pour détruire les normes traditionnelles nécessaires au développement harmonieux de notre société. De telles choses n’ont pas leur place à l’école. Les écoles doivent présenter aux enfants le modèle de la famille traditionnelle, composée d’un homme et d’une femme, dont naissent les enfants. Les objectifs du lobby LGBTQ+ sont diamétralement opposés à ce modèle. Par conséquent, nous veillerons, par un décret en ce sens, à ce que le drapeau arc-en-ciel ne soit plus arboré par les responsables scolaires. L’utilisation du drapeau arc-en-ciel par les élèves à titre privé, par exemple sous forme d’autocollants sur leur cartable, est exemptée de cette interdiction.
11 — Afficher nos couleurs !
Une véritable éducation ne consiste pas seulement à acquérir des compétences et des connaissances, mais aussi à forger une identité nationale solide. Nous veillerons donc à ce que le drapeau allemand flotte dans les écoles publiques chaque jour d’école. De plus, nous instaurerons le chant de l’hymne national par tous les élèves et les enseignants comme une pratique régulière lors des célébrations scolaires et avoisinantes.
12 — Pas d’outils numériques à l’école !
Toutes les études neutres comparant l’utilisation des outils numériques pédagogiques à l’enseignement traditionnel montrent soit que l’enseignement numérique n’offre aucun avantage, soit qu’il donne de moins bons résultats. Dans ce contexte, nous nous appuyons sur les travaux du neuroscientifique Manfred Spitzer. La simple utilisation d’un smartphone et d’une tablette ne confère à personne les compétences nécessaires à la conception de tels appareils — bien au contraire. L’usage des médias numériques nuit à la concentration, à la mémoire et à l’expression orale.
De plus, comme le montrent les premières initiatives du ministère de l’Éducation, l’accent a été mis sur l’équipement des salles de classe en tableaux blancs interactifs précisément parce que ces tableaux offrent la possibilité de remplacer les enseignants par l’intelligence artificielle. Il faut s’opposer fermement à ces évolutions malavisées. Nous veillerons à ce que les médias numériques ne soient pas utilisés en classe à l’école primaire, mais seulement au collège et au lycée, et même alors, de manière sélective. Par ailleurs, conformément aux recommandations de l’Académie nationale des sciences Leopoldina, nous interdirons l’utilisation des smartphones jusqu’en classe de seconde incluse. Les livres, les cahiers de devoirs et le tableau noir doivent rester les principaux outils pédagogiques.
13 — L’informatique comme matière obligatoire !
Nous ne préparons pas nos enfants à l’avenir en leur donnant simplement des appareils numériques, mais en leur apprenant comment ces appareils fonctionnent. Par conséquent, au lieu de distribuer massivement des tablettes et des tableaux blancs interactifs aux écoles, nous rendrons l’informatique obligatoire dès la 4e. Les cours couvriront non seulement les bases théoriques et la programmation pratique, mais incluront également la pratique des logiciels standards indispensables à la vie professionnelle (Word, Excel, etc.).
14 — Maintenir l’enseignement du russe !
Le russe est une langue internationale et une langue scientifique, parlée par plus de 250 millions de personnes, dont 150 millions de locuteurs natifs. Il donne accès à des réalisations culturelles de premier plan et ouvre de précieuses perspectives de communication. L’Allemagne, et la Saxe-Anhalt en particulier, a tout intérêt à entretenir de bonnes relations avec la Russie, tant sur le plan économique que culturel. En revanche, les politiques anti-russes actuelles des partis politiques établis ne servent pas les intérêts de l’Allemagne. Elles divisent l’Europe au nom d’intérêts étrangers. Pour contrer cette tendance et jeter les bases d’un avenir meilleur, nous mettrons tout en œuvre pour maintenir et, si possible, développer l’enseignement du russe en Saxe-Anhalt. Cela impliquera notamment de cibler spécifiquement les russophones natifs ayant une formation universitaire et de les recruter pour une reconversion professionnelle.
15 — Relance des échanges scolaires avec la Russie !
La Conférence permanente des ministres de l’Éducation et des Affaires culturelles a décidé, les 10 et 11 février 2022, de suspendre la coopération avec la Russie. La Saxe-Anhalt a emboîté le pas et a depuis lors suspendu toutes les relations au niveau scolaire, et donc en particulier tous les programmes d’échanges scolaires. Nous relancerons les échanges scolaires avec la Russie, reprendrons tous les programmes suspendus et en développerons de nouveaux, principalement pour deux raisons. Premièrement, on ne peut apprendre efficacement une langue étrangère difficile comme le russe qu’au contact de locuteurs natifs. Deuxièmement, le contact direct avec les Russes est le meilleur moyen de lutter contre l’incitation à la haine et l’exacerbation des conflits.
Au même titre que les domaines de l’énergie et de l’économie, l’éducation sert de support pour la défense d’un rapprochement avec la Russie. Historiquement, les Länder de l’ex-RDA entretiennent avec la Russie des relations plus étroites que ceux de l’Ouest. Pendant la période communiste, la Société pour l’amitié germano-russe était l’une des organisations de masse du régime du SED, et comptait plus de 6,4 millions de membres en 1988. La raison de la suspension de la coopération avec la Russie (l’invasion russe à grande échelle en Ukraine), n’est pas mentionnée.
16 — Plus d’éducation physique !
Le sport offre un contrepoids aux études et permet de se dépasser et de grandir grâce à des défis axés sur la performance et la compétition. Le mouvement et les progrès en matière de coordination, d’endurance et de force revitalisent la personnalité et luttent contre les troubles de l’attention et la nervosité dus à la surcharge sensorielle. Nulle part ailleurs un enfant ne vit sa physicalité naturelle aussi intensément que dans les différentes disciplines sportives. Les sports collectifs favorisent également la coopération et l’esprit d’équipe et renforcent le sentiment d’appartenance à la communauté. C’est pourquoi nous promouvrons l’éducation physique pour tous ! Nous veillerons à ce qu’au moins quatre heures d’éducation physique soient dispensées par semaine à tous les niveaux scolaires et dans tous les types d’établissements.
17 — Chaque enfant doit apprendre à nager !
Depuis des années, le nombre d’accidents mortels de natation augmente, ce qui est lié au nombre croissant de personnes ne sachant pas nager. Cette situation est inacceptable. La natation doit faire partie intégrante de l’éducation physique à tous les niveaux scolaires et dans tous les types d’établissements. Nous souhaitons initier les enfants à la natation de manière ludique, dès l’école primaire avec le badge de natation « Hippocampe ». Dans les cours d’éducation physique et sportive (EPS) des établissements scolaires généraux, le brevet de natation devrait être intégré à la note sportive, à l’instar des niveaux de certification de sauveteur de la DLRG (Fédération allemande de sauvetage) à partir de la 11e classe [classe de première, NDT].
18 — Organisons systématiquement les Jeux fédéraux de la jeunesse sous forme de compétitions !
Depuis l’année scolaire 2023/24, les Jeux fédéraux de la jeunesse en primaire ne sont plus organisés sous forme de compétitions et sans notation. Cela éloigne les enfants de la notion de réussite. Or, la compétition et la notation ne sont pas néfastes ; au contraire, elles permettent aux enfants de développer le goût de la réussite. Nous plaiderons donc auprès de la commission organisatrice des Jeux fédéraux de la jeunesse pour que les jeux des classes de CP à CM1 soient rétablis selon les règles en vigueur avant l’année scolaire 2023/24, et notamment, qu’ils soient organisés sous forme de compétitions.
19 — Assouplissons la taille des classes !
Il est déjà courant que les chefs d’établissement regroupent les classes pour éviter les annulations de cours. Toutefois, cette pratique, née de la nécessité, n’a aucun fondement légal. Nous allons donc créer un règlement permettant au chef d’établissement de suspendre temporairement la taille des classes si le taux d’enseignement est inférieur à 90 %, afin de garantir un enseignement adéquat en cas d’absences d’enseignants. Il ne s’agira que d’une mesure temporaire. Dès qu’un taux d’enseignement supérieur à 95 % sera garanti de façon permanente, les effectifs habituels seront rétablis. Les classes surchargées ne sont pas idéales, mais elles valent mieux que rien !
20 — Embaucher des enseignants retraités
Notre système scolaire souffre d’une pénurie d’enseignants. Trop peu de lycéens choisissent de devenir enseignants, alors que les professeurs retraités possèdent une riche expérience dans leurs disciplines et une grande compétence pédagogique. De plus, les jeunes enseignants bénéficieraient du mentorat de professeurs plus expérimentés, qui peuvent s’appuyer sur une ressource précieuse et éprouvée.
Si les enseignants retraités se sentent suffisamment en forme et motivés, ils devraient avoir la possibilité de continuer à travailler dans les écoles, à temps plein ou à temps partiel. Nous souhaitons contacter tous les enseignants qui ont pris leur retraite au cours des cinq dernières années et tous ceux qui prendront leur retraite dans les deux prochaines années, afin de leur proposer de reprendre l’enseignement bénévolement ou de prendre leur retraite plus tard.
21 — Rendre le métier d’enseignant plus attractif : recruter des enseignants de manière stratégique !
La cause profonde de la pénurie d’enseignants est que le métier a perdu beaucoup de son attrait ces dernières décennies. Les contraintes sociales et politiques excessives qui pèsent sur les écoles se traduisent par une augmentation considérable de la charge de travail des enseignants, qui deviennent alors les nouveaux boucs émissaires de la nation face à l’échec des politiques éducatives. L’AfD contrera cette situation de manière ciblée. Outre le déchargement des écoles de leurs responsabilités sociales et politiques, la fin de l’inclusion et la création de classes spécialisées pour les enfants réfugiés, nous réduirons la bureaucratie scolaire afin que les enseignants puissent se consacrer pleinement à leur mission première : l’enseignement. Nous prévoyons que si l’AfD accède au pouvoir, ces mesures rendront nos écoles si attractives que de nombreux enseignants dévoués de toute l’Allemagne souhaiteront venir en Saxe-Anhalt pour contribuer à notre importante réforme de l’éducation. Nous canaliserons cet afflux grâce à une campagne de recrutement ciblée à l’échelle nationale. Le principal atout ne sera pas financier, mais plutôt les conditions exceptionnelles offertes au niveau national.
22 — Création d’une école normale supérieure !
Les professeurs des écoles primaires et secondaires ne devraient pas être formés à l’université. L’étude des matières scolaires en tant que disciplines académiques ne répond pas pleinement aux exigences pédagogiques spécifiques auxquelles les enseignants sont confrontés dans ce type d’établissement. Comme c’est le cas dans d’autres Länder allemands, la formation des enseignants devrait être dispensée dans une université de formation des enseignants. Nous créerons donc une université de formation des enseignants et y centraliserons la formation de tous les professeurs des écoles primaires et secondaires.
23 — Préservons les écoles !
Si la réglementation relative à la planification du développement scolaire est maintenue telle que prévue par la CDU, et si les tendances démographiques se poursuivent comme le prévoient les projections actuelles, jusqu’à la moitié des écoles primaires de certains districts risquent de fermer leurs portes d’ici dix ans. Nous allons donc réviser cette réglementation et abaisser le nombre minimal d’élèves inscrits. Le maintien d’une école primaire devrait être garanti non plus à partir de 60 élèves, mais à partir de 40. Les réseaux scolaires doivent être plus flexibles : jusqu’à trois écoles avec un effectif total d’au moins 100 élèves, sans autres exigences. Il est faux de croire qu’un enseignement de qualité est impossible dans les petites écoles ; au contraire, l’apprentissage est plus efficace en petits groupes. L’enseignement multi-niveaux ne doit pas être tabou si nous voulons préserver les petites écoles et lutter contre le déclin des zones rurales.
24 — L’éducation obligatoire plutôt que la scolarité obligatoire !
Les parents doivent avoir le dernier mot sur toutes les questions relatives à l’éducation et à l’instruction de leurs enfants. Nous nous opposons fermement à toute tentative d’ingérence de l’État dans l’éducation des enfants. Face à l’incapacité croissante des écoles à dispenser un enseignement de qualité, au profit d’un endoctrinement politique ou de la transmission d’idées douteuses, nous comprenons le choix des parents d’instruire leurs enfants à domicile.
C’est pourquoi, suivant le modèle autrichien, nous instaurerons un choix entre l’école et l’instruction à domicile. Toutefois, cette dernière devra respecter les mêmes normes de qualité que l’enseignement scolaire. Tous les enfants instruits à domicile devront passer des tests centralisés tous les six mois afin de suivre leurs progrès. En cas de difficultés, ils devront réintégrer l’école. Le droit à l’instruction à domicile doit être considéré comme un droit parental, l’éducation des enfants comme un devoir, et la scolarisation comme une option que l’État doit garantir, mais que les parents ne sont pas tenus d’accepter.
25 — Pas de pseudo-démocratie à l’école !
La démocratie est de loin la meilleure forme de gouvernement qui se soit développée au cours de l’histoire de l’humanité. Lorsqu’elle fonctionne correctement, elle garantit la transparence et l’intégrité des décisions de l’État.
La légitimité théorique et l’acceptation pratique sont essentielles. Le principe fondamental de la règle majoritaire est le meilleur arbitre pour tous les types de conflits sociaux. Cela concerne principalement les instances représentatives politiques, des conseils locaux au Bundestag (Parlement fédéral allemand), ainsi que l’organisation des associations.
Cependant, certains domaines de la société sont intrinsèquement apolitiques et l’application du principe démocratique y serait inappropriée. Nous nous opposons clairement à la génération de 1968, qui considérait tout comme politique et exigeait donc la politisation de tous les aspects de la vie. Outre l’armée et les entreprises, l’école est un autre domaine où le principe démocratique serait inadapté. Les programmes scolaires, les notes ou le choix des manuels ne peuvent être décidés par un vote, et encore moins par les élèves. Dans ce cas, les experts du ministère doivent prendre leurs décisions par la concertation.
Si de telles décisions sont déléguées aux instances représentatives des établissements scolaires, il en résulte une fragmentation de l’éducation, une multitude de décisions inappropriées et, par conséquent, un déclin de l’ensemble du système éducatif, comme nous le constatons actuellement. Nous limiterons donc les compétences de l’instance dirigeante de l’établissement scolaire aux domaines non pédagogiques. Afin de pouvoir réagir adéquatement aux manquements des enseignants et des chefs d’établissement, nous allons élargir les droits de recours des parents et des élèves et créer un bureau des réclamations plus visible au sein du ministère de l’Éducation.
26 — Matériel pédagogique standardisé dans tout le Land !
Actuellement, le choix des manuels scolaires est décidé par le conseil d’établissement. De ce fait, des manuels différents sont utilisés dans des écoles de même type et de même niveau en Saxe-Anhalt. Cela représente une contrainte importante pour les élèves lors d’un changement d’établissement, que ce soit pour cause de déménagement ou autre.
Cette situation ne présente aucun avantage tangible. L’utilisation de matériel pédagogique identique, défini par le ministère de l’Éducation, dans tout le Land pour chaque type d’établissement et chaque niveau scolaire ne pose aucun problème. Une telle standardisation apporterait de nombreux avantages. Outre une réduction du prix unitaire des manuels grâce aux commandes groupées et une simplification des transferts scolaires, elle permettrait également une meilleure comparabilité des résultats scolaires des élèves à l’échelle du Land.
27 — Des livres gratuits pour chaque enfant !
Selon nous, l’obligation de l’État de garantir l’accès à l’éducation ne se limite pas à la gratuité de l’enseignement. Les manuels scolaires doivent également être mis à disposition gratuitement. Si les élèves souhaitent acheter leurs manuels, ils doivent en avoir la possibilité, mais cela doit rester facultatif.
28 — Classes spécialisées pour les enfants réfugiés !
Les enfants ont leur place à l’école ! Les enfants réfugiés qui ont dû quitter leur foyer ne devraient pas être contraints de perdre leur temps en Allemagne sans instruction. C’est pourquoi, pour des raisons humanitaires, l’AfD soutient la scolarisation des enfants réfugiés qui ne sont pas actuellement tenus de quitter le pays. Cette scolarisation devrait toutefois se faire dans des classes spécialisées. Premièrement, cela permettrait aux enfants réfugiés de comprendre que leur séjour en Allemagne n’est que temporaire, tant que persistent les raisons de leur fuite et des persécutions qu’ils subissent. Deuxièmement, ces enfants devraient suivre le programme scolaire de leur école d’origine afin de faciliter leur réintégration. Troisièmement, il est essentiel de les protéger des nombreuses difficultés liées à la scolarisation avec des enfants de cultures très différentes. Par conséquent, les enseignants de ces classes devraient, dans la mesure du possible, être recrutés parmi les réfugiés.
Nous avons formulé cette demande pour la première fois en 2017 concernant les enfants réfugiés syriens et avons été pratiquement diabolisés par les partis politiques traditionnels. Lorsque l’afflux de réfugiés ukrainiens nous a submergés, le ministère de l’Éducation, dirigé par la CDU, a mis en place des classes d’accueil, qui ressemblaient à certains égards à notre concept de classes spécialisées. Contrairement à ces dernières, les classes d’accueil n’étaient toutefois qu’une étape transitoire vers les classes ordinaires et ont depuis été supprimées. Nous veillerons à ce que tous les enfants de réfugiés et de demandeurs d’asile soient scolarisés dans des classes spécialisées.
29 — Pas d’enseignement religieux islamique confessionnel dans les écoles !
Seule une petite minorité de musulmans vit en Saxe-Anhalt. Selon les estimations actuelles, ils représentent deux à trois pour cent de la population. Par conséquent, d’un point de vue purement organisationnel, il serait pratiquement impossible de mettre en place un enseignement religieux islamique sans déployer d’efforts raisonnables. De plus, la Saxe-Anhalt est majoritairement chrétienne.
Façonnée par les mentalités dominantes, l’islam ne fait pas partie intégrante de l’Allemagne. Les élèves de confession musulmane peuvent, s’ils le souhaitent, bénéficier des programmes éducatifs proposés par les associations de mosquées.
30 — Des agents de sécurité dans les écoles !
La violence dans les écoles, perpétrée principalement, mais pas exclusivement, par des élèves issus de l’immigration, a atteint un niveau intolérable. À Halle notamment, les agressions, les extorsions, la coercition et autres délits entre élèves sont monnaie courante. Les enseignants sont débordés et la police n’intervient dans l’enceinte scolaire que dans des cas exceptionnels. Par conséquent, un service de sécurité privé, placé sous l’autorité du chef d’établissement, est nécessaire pour maintenir l’ordre public dans l’enceinte de l’école et maîtriser les auteurs potentiels de violence. Un tel service sera mis en place si nécessaire. Le traumatisme psychologique causé par la violence est particulièrement préjudiciable aux élèves car il les empêche de se concentrer sur leurs apprentissages. De plus, il peut entraîner des dommages potentiellement irréparables pendant une phase cruciale de leur développement. Nous ne pouvons plus rester indifférents à cette situation.
31 — Sanctionner sévèrement les auteurs de violence !
Les agents de sécurité dans les établissements scolaires sont chargés de prévenir la violence. Toutefois, si des élèves ont déjà commis des actes de violence, tous les recours légaux doivent être mis en œuvre afin de punir les auteurs avec la plus grande sévérité. Notre objectif est de garantir que chaque infraction commise par un élève majeur soit poursuivie en justice grâce à une collaboration étroite entre les établissements scolaires et le parquet. Pour les élèves mineurs, nous allons réviser l’ordonnance relative aux mesures disciplinaires dans les établissements scolaires du 6 février 2012 et le décret relatif aux mesures éducatives dans les établissements scolaires du 26 mai 1994, afin que les élèves violents puissent être exclus plus rapidement et, en cas de récidive ou de cas particulièrement graves, transférés dans un établissement spécialisé pour jeunes délinquants violents. Par ailleurs, nous intégrerons l’obligation de participer à des activités pédagogiques à valeur éducative dans la liste des mesures éducatives.
V — La science
La science allemande traverse une crise profonde. Nos sciences naturelles ne produisent plus d’inventions d’envergure mondiale et nos sciences humaines ont perdu leur rôle prépondérant d’antan. Un flot incessant d’initiatives visant l’excellence masque simplement le fait que la véritable excellence est pratiquement inexistante.
Ce déclin a commencé avec la révolte étudiante de 1968. Si la science allemande a connu un bref essor entre la fin de la guerre et le milieu des années 1960, les étudiants de 1968 ont introduit dans les universités une politisation étrangère à la science et préjudiciable à celle-ci, et ont gonflé la bureaucratie par le biais d’un système de comités pseudo-démocratique. Plus tard, le système de quotas est venu s’ajouter à ce système, véhiculant l’idée que le genre était plus important pour la réussite que le mérite académique. Le processus de Bologne, qui a remplacé les diplômes allemands de « Magister » et de « Diplom » par un système de licence et de master très structuré issu du monde anglo-saxon, a anéanti l’université allemande et nous a privés de ce qui nous a toujours distingués : une combinaison unique de liberté et de rigueur académiques. À sa place ont sévi la coercition et la superficialité.
Ainsi, la science allemande a perdu son authenticité et, avec elle, le secret de toute réussite intellectuelle. Au lieu de la spécificité allemande, elle offre une pâle imitation du système anglo-saxon, répandu dans le monde entier, mais authentique seulement en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Un politiquement correct omniprésent et de plus en plus rigide étouffe les derniers vestiges de la liberté intellectuelle. Le résultat est désastreux : les sciences naturelles ont sombré dans la médiocrité. Comme l’ont démontré les politiques climatiques et de lutte contre la COVID-19, même les sciences naturelles ne sont plus capables de produire un savoir exempt d’idéologie. Les sciences humaines, quant à elles, sont embourbées jusqu’au cou dans un bourbier d’idéologie de genre, de postcolonialisme et d’autres rhétoriques poststructuralistes.
L’AfD mettra fin à cette situation en Saxe-Anhalt et libérera la science allemande de ses propres limitations grâce à des réformes fondamentales. Nous bannirons la politique du monde universitaire, abolirons tous les quotas et discriminations sans lien avec la science, rétablirons la véritable liberté académique, rétablirons les diplômes et qualifications allemands et combattrons l’idéologie de genre non scientifique. Ainsi, nous redonnerons à la science allemande en Saxe-Anhalt son lustre d’antan.
L’idée d’un modèle scientifique allemand perverti par l’esprit de mai 1968 et la standardisation anglo-saxonne prévaut ici. Le chapitre est empreint d’anti-intellectualisme et d’une volonté de restreindre la liberté scientifique des universités. Le parti s’oppose aux études postcoloniales et aux études de genre, et leur préfère l’instauration de chaires d’études démographiques et d’études critiques de l’islam.
1 — L’égalité des droits plutôt que l’égalité des chances !
L’AfD est attachée à l’égalité des genres. Cependant, les politiques d’égalité des chances actuellement appliquées dans les universités sont l’exact opposé de l’égalité des droits, car elles privilégient systématiquement les femmes et discriminent délibérément les hommes. Les hommes sont dissuadés de poursuivre une carrière universitaire. Le mérite n’est plus le seul facteur déterminant de la réussite professionnelle, mais le genre. Le niveau de réussite universitaire est en baisse et la science en souffre. Nous lutterons contre cette tendance afin de garantir que l’attribution des bourses et la nomination des professeurs et des chaires universitaires soient fondées exclusivement sur les qualifications professionnelles. Nous supprimerons tous les programmes d’État visant spécifiquement à promouvoir les femmes et abolirons tous les quotas de genre. L’objectif d’égalité doit être retiré de la loi sur l’enseignement supérieur et remplacé par l’égalité des droits. De même, le rôle du responsable de l’égalité des chances doit être supprimé de la loi sur l’enseignement supérieur.
2 — Annuler le processus de Bologne !
Le processus de Bologne, c’est-à-dire l’introduction des diplômes de licence et de master inspirés du modèle anglo-saxon et l’harmonisation des systèmes universitaires à l’échelle européenne, demeure une aberration en matière de politique scientifique. L’université allemande a abandonné tout ce qui faisait sa force. Les universités doivent être originales et authentiques, notamment pour être attractives à l’international. Les étudiants du monde entier ne viendront en Allemagne que s’il y a quelque chose d’unique à apprendre et à vivre.
Par conséquent, nous allons annuler le processus de Bologne. Étant donné que la plupart des directives de Bologne ne sont pas juridiquement contraignantes au regard du droit de l’UE, cela est également possible. Nous adopterons d’abord le système qui a fait ses preuves en Saxe-Anhalt, puis, par le biais d’une initiative du Bundesrat, nous viserons à ce que toute l’Allemagne se retire du processus de Bologne. Cela permettra à la science allemande de retrouver sa liberté d’expression, condition indispensable pour renouer avec l’excellence.
3 — Former l’élite : créer des bourses d’État !
Beaucoup trop d’étudiants, y compris des élèves brillants, sont contraints de travailler en parallèle de leurs études car le système actuel de BAföG est défaillant. Ce système, basé sur une approche dispersée, est totalement inadapté.Indépendamment des résultats scolaires, mais en fonction de facteurs externes tels que le revenu des parents, l’argent du contribuable est mal utilisé. C’est pourquoi, en alternative au système BAföG, nous mettrons en place un programme de bourses d’État finançant les études doctorales et les cursus de licence. Ces bourses seront attribuées selon un processus de sélection basé exclusivement sur le mérite scolaire, indépendamment du revenu des parents, et exigeront une preuve continue de réussite scolaire.
4 — Des examens d’entrée au lieu du Numerus Clausus !
Avec le système du Numerus Clausus, la note obtenue au baccalauréat détermine l’obtention d’une place à l’université ou le délai d’attente avant de pouvoir commencer ses études. Ce système est inapproprié. La note obtenue au baccalauréat, à elle seule, ne renseigne en rien sur l’aptitude à suivre un cursus particulier. C’est pourquoi, par voie législative, nous veillerons à ce que les universités et les établissements d’enseignement supérieur organisent des examens d’entrée lorsque le nombre de places est supérieur au nombre de demandes. Ces examens détermineront les qualifications spécifiques requises pour le cursus choisi. La réussite au baccalauréat ne permet que de se présenter à l’examen d’entrée. Cela garantira que, parmi tous les candidats, seuls les plus aptes à réussir dans une discipline donnée soient admis. Le niveau de performance s’en trouvera ainsi rehaussé dans tous les domaines d’études.
5 — Mettre fin à la précarité de l’emploi à l’université !
La rémunération de la plupart des postes dans les universités et les grandes écoles est insuffisante. En particulier durant la phase de qualification, les universitaires vivent parfois au niveau des aides sociales. De ce fait, les meilleurs esprits quittent les universités et les grandes écoles. Hormis quelques universitaires idéalistes, ce sont principalement des personnes plutôt médiocres, ne trouvant aucune perspective d’avenir dans le secteur privé, qui s’orientent vers une carrière universitaire. Leur niveau de performance, à son tour, ne justifie pas une rémunération plus élevée — un cercle vicieux. Nous briserons ce cercle vicieux en fixant des normes professionnelles plus élevées pour les universitaires, d’une part, et en les rémunérant mieux, d’autre part. Les meilleurs doivent rester à l’université, mener des recherches de haut niveau et être récompensés en conséquence. De plus, à titre d’incitation supplémentaire, les contrats de travail temporaires doivent être réduits. Les universitaires ont besoin de sécurité d’emploi et de sérénité pour pouvoir mener des recherches approfondies.
6 — L’université n’est pas une république soviétique !
La génération de 1968, en opposition au système universitaire de l’époque, contrôlé par le corps professoral, a introduit le concept d’« université de groupe », selon lequel tous les groupes, des jeunes enseignants aux étudiants en passant par le personnel d’entretien, devraient avoir leur mot à dire. Ce concept est fondamentalement erroné et inadapté à la nature de l’enseignement universitaire. L’université transmet des connaissances et un savoir qui ne peuvent faire l’objet de négociations démocratiques, et où ceux qui ont le plus d’expérience — les professeurs — ont le plus voix au chapitre.
Le déclin de notre système éducatif est également dû à la montée en puissance, au fil des ans, de cette idée néfaste d’université de groupe. La multiplication des comités alourdit l’enseignement et la recherche d’une bureaucratie absurde et conduit à des décisions erronées, déconnectées des principes scientifiques. Nous mettrons donc en œuvre une réforme universitaire qui éliminera tous ces écueils et, en particulier, réduira l’influence des conseils étudiants. L’influence de ces comités provient du fait qu’un petit groupe d’étudiants hyperactifs, souvent d’extrême gauche, prétendent parler au nom de tous les étudiants. Nous y mettrons un terme !
7 — Abolir les études de genre !
Bien que les études de genre se prétendent scientifiques et donc éligibles au financement public, cette affirmation ne résiste pas à un examen objectif. En réalité, les études de genre constituent en grande partie une idéologie politique dont le principe fondamental est que les identités de genre forment un système coercitif qui doit être aboli. Les études de genre fournissent des justifications et des stratégies à cet effet. Si une description et une analyse scientifiques, par exemple historiques ou sociologiques, de la relation entre les rôles de genre ont naturellement leur place à l’université, les études de genre, telles qu’elles ont été initiées par Judith Butler, sont un programme politique et non une science. L’État ne devrait pas financer de telles choses. Nous utiliserons donc notre influence, en tant que gouvernement, lors des négociations sur les accords cibles avec les universités et les établissements d’enseignement supérieur afin de garantir que les sciences humaines retrouvent leur niveau académique.
8 — Le postcolonialisme n’est pas une science !
À l’instar des études de genre, le prétendu postcolonialisme poursuit un programme destructeur. Le postcolonialisme prétend que la philosophie, la littérature et, de fait, l’ensemble du patrimoine culturel européen sont influencés par une logique coloniale corrompue et doivent donc être éradiquées. De Kant à Shakespeare, tous les géants intellectuels européens sont considérés comme coupables de la prétendue oppression des puissances coloniales. Leurs œuvres ne peuvent donc être critiquées que d’un point de vue postcolonial, sans plus être interprétées positivement ni faire l’objet d’une remise en question de leur véracité. Ceci appauvrit les sciences humaines, qui se résument en grande partie à la pratique d’un certain jargon. Le postcolonialisme n’est donc, en fin de compte, rien de plus qu’un programme de destruction de l’identité européenne. Le postcolonialisme n’est pas une science, mais l’anéantissement de la science à motivation politique. En tant que gouvernement, nous examinerons comment contrer ces tendances néfastes tout en défendant la liberté académique. Ici aussi, le principe suivant s’applique : une histoire coloniale raisonnable et juste, intégrant également le point de vue des anciennes puissances coloniales, est bien entendu justifiée dans nos universités.
9 — Créer une chaire d’études démographiques !
Le déclin du taux de natalité est systématiquement minimisé par les partis politiques en place, qui le qualifient de « changement démographique ». En clair, c’est le déclin de notre peuple. Ce processus, que les partis politiques traditionnels ont ignoré et qu’ils envisagent de compenser uniquement par une immigration de remplacement, a été très peu étudié. Pour contrer efficacement la baisse de la natalité, il est indispensable de mieux la comprendre. Pourquoi les Allemands ont-ils de moins en moins d’enfants ? Pourquoi le taux de natalité diminue-t-il globalement malgré une prospérité croissante ? Quelles sont les caractéristiques des personnes qui fondent des familles nombreuses ? Comment l’État peut-il intervenir pour accompagner et orienter ce processus ? Ce sont là des questions qui devraient faire l’objet d’une chaire, dont la création est prévue à l’Université de Halle.
10 — Créer un Institut d’études critiques islamiques !
Les études critiques islamiques allemandes, autrefois de haut niveau et représentées, par exemple, par Tilman Nagel, l’un de ses derniers représentants, ont été exclues de l’université au nom du politiquement correct. À leur place, une discipline d’études islamiques acritique, attachée au principe directeur d’une société multiculturelle et privilégiant les approches sociologiques aux approches philologiques, a été mise en place, fournissant ainsi aux partis politiques traditionnels confirmations et rapports favorables en un clic. Compte tenu de la présence de millions de musulmans en Allemagne, des études islamiques objectives et critiques sont nécessaires, qui évaluent fidèlement la communauté musulmane et offrent ainsi de véritables orientations aux décideurs politiques. Nous prendrons donc l’initiative de créer un institut régional d’études islamiques critiques, en tant qu’institution indépendante et non universitaire.
11 — Faire cesser le cirque des financements externes !
Sous prétexte d’améliorer la qualité, le financement de la recherche s’est de plus en plus orienté vers des financements externes ces dernières décennies. Pour survivre dans les universités et les grandes écoles et rester compétitifs dans le monde académique, les chercheurs doivent obtenir des subventions de fondations et autres organismes de financement non universitaires. Ces institutions, telles que la Société allemande pour la recherche (DFG), diverses fondations industrielles et des fondations politiques, imposent en retour des critères politiques à chaque projet de financement. Tout ce qui ne se conforme pas au courant politique dominant n’est pas financé. Les recherches sur le climat qui ne confirment pas le dogme du changement climatique d’origine humaine ; les recherches sur les migrations qui constatent plus d’inconvénients que d’avantages dans l’immigration de masse ; les études sur l’Allemagne qui cultivent l’identité allemande au lieu de la détruire ; Les recherches sur le coronavirus qui concluent à la relative innocuité de ce virus — et bien d’autres choses encore — sont étouffées par le refus systématique de financements extérieurs. Nous veillerons donc à ce que la science bénéficie à nouveau d’un financement de base adéquat, indépendant des subventions extérieures. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons garantir le plein épanouissement de la liberté académique, au bénéfice du public.
12 — Préservons la distinction entre universités et hautes écoles !
Les universités et les hautes écoles spécialisées ont des rôles distincts. Les hautes écoles spécialisées se caractérisent par une forte orientation pratique, tandis que les universités se caractérisent par la théorie et la recherche fondamentale. La coexistence des universités et des hautes écoles est une caractéristique distinctive du système universitaire allemand et constitue sa force. Il est donc essentiel de maintenir la distinction entre universités et hautes écoles spécialisées. Les universités peuvent être habilitées à délivrer des doctorats ; cependant, les doctorats obtenus hors du cadre d’une coopération avec une université doivent porter la mention « F.H. » [Fachhochschule, NDT] dans leur intitulé, indiquant qu’ils ont été réalisés dans une haute école spécialisée.
VI — Sécurité intérieure
Garantir la sécurité intérieure est la mission première de l’État, qui prime sur toutes les missions sociales et tous les objectifs louables. L’État existe pour maintenir l’ordre et assurer la paix intérieure. Ce n’est qu’à cette condition qu’il peut légitimement revendiquer le monopole de la force. Un État qui ne garantit plus la sécurité de ses citoyens est fondamentalement contestable.
L’AfD accorde donc la plus haute importance à la sécurité intérieure. Nous sommes attachés à un État fort qui garantit l’ordre public et offre la sécurité à chaque citoyen. Nous déplorons que la sécurité devienne de plus en plus un bien privé, accessible à certains et non à d’autres. Nous nous y opposerons de toutes nos forces.
La sécurité est la condition sine qua non de tout : libertés civiles, opportunités économiques et participation démocratique. Sans sécurité, rien n’est possible. La police doit donc recentrer son action sur la lutte contre la criminalité. La persécution des citoyens qui s’expriment dans le cadre de la liberté d’expression doit cesser. De manière générale, nous voulons garantir que les crimes graves soient poursuivis avec plus de vigueur lorsque les ressources sont limitées.
En partie à cause de la répression des manifestations contre la Covid-19, une grande partie de la population perçoit la police comme l’instrument d’un État de plus en plus répressif. Cette tendance est dangereuse. Lorsque la distance s’installe entre les citoyens et la police, les fondements de l’État tout entier s’érodent. C’est pourquoi, par le respect dû à la police et une réévaluation de ses responsabilités, nous veillerons à ce qu’elle soit de nouveau perçue par les citoyens comme une alliée et une personne de confiance.
En matière de sécurité, l’AfD veut améliorer les conditions de travail des policiers, mais aussi renforcer la lutte contre les groupes qu’elle considère comme des risques sécuritaires : les groupes « antifa », les criminels étrangers et les potentiels terroristes, tout en instaurant des services de vigilance de voisinage.
1 — Plus de policiers !
Un plus grand nombre de policiers n’est pas synonyme de sécurité accrue. Il serait préférable d’en avoir moins, car le climat serait plus apaisé. Cependant, les politiques des partis au pouvoir, et notamment leur politique d’immigration erronée, alimentent la criminalité ; nous avons donc besoin de plus de policiers.
Nous porterons donc les effectifs de la police d’État à au moins 7 500 agents assermentés. Les pertes économiques engendrées, en particulier par les cambriolages, les vols à l’étalage et le crime organisé, dépassent largement les coûts de personnel induits par cette augmentation.
2 — Pour une police plus rapide !
Lorsqu’une urgence survient et que la police est appelée, le délai d’intervention est souvent trop long. Même en cas de danger grave, il faut en moyenne 15 minutes pour que la police arrive sur les lieux en Saxe-Anhalt. Pendant ce temps, les auteurs des faits ont généralement déjà pris la fuite. La police doit impérativement intervenir plus rapidement. C’est pourquoi le système radio et d’information de la police, permettant le traitement numérique et automatisé des appels d’urgence dans les véhicules de patrouille et ayant déjà permis de réduire les temps d’intervention en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, sera testé.
3 — Délester les policiers des tâches administratives !
Les policiers ne sont pas des fonctionnaires. Ceux qui choisissent une carrière dans les forces de l’ordre souhaitent garantir la sécurité, poursuivre les criminels et faire progresser les enquêtes. Malheureusement, les policiers sont de plus en plus surchargés de tâches administratives classiques. Les procédures internes et la répartition des tâches doivent être structurées de manière à alléger considérablement les policiers en poste. Dans la mesure du possible, le personnel administratif devrait décharger les policiers des tâches chronophages telles que la recherche et la saisie de données. De plus, les binômes, composés d’un policier et d’un spécialiste, par exemple en matière de criminalité en col blanc, peuvent contribuer à améliorer le travail de la police et, simultanément, libérer des agents pour des missions opérationnelles.
4 — Mettre fin à la suspicion systématique en cas d’usage d’armes à feu !
Actuellement, une enquête disciplinaire interne est ouverte après chaque utilisation d’une arme à feu, même en l’absence de suspicion d’usage abusif. Cette pratique relève d’une suspicion systématique inappropriée qui surcharge inutilement nos agents et les perturbe. Nous veillerons donc à ce que les enquêtes internes visant les policiers ne soient ouvertes après l’utilisation d’une arme à feu qu’en cas de suspicion concrète de faute. Comme en droit pénal, la présomption d’innocence doit s’appliquer sans exception dans de tels cas également.
5 — Introduction des pistolets à impulsion électrique !
Dans de nombreuses situations relevant du travail de la police, l’utilisation d’une arme de service serait inappropriée, voire discutable, tandis que des mesures plus douces comme le gaz poivre ou la matraque seraient insuffisantes. Souvent, une arme à impulsion électrique, communément appelée « pistolet paralysant » ou « Taser », serait l’option privilégiée. Arme non létale, elle neutralise l’adversaire pendant une courte période. Nous allons donc nous procurer ces dispositifs et en équiper les forces de police et former les agents en conséquence. Pour une efficacité opérationnelle optimale, la police a besoin d’un éventail plus large d’options d’intervention. La Saxe-Anhalt suit l’exemple des autres Länder allemands à cet égard.
6 — Appliquer la rémunération au mérite !
Les policiers se voient souvent confier des tâches plus importantes ou occuper des postes à responsabilités accrues. Cette situation est injuste et démotivante à long terme. Nous veillerons à ce que, dans de tels cas, une prime pour l’exercice de fonctions supérieures soit versée au plus tard 18 mois après la prise de fonction, conformément à l’ancien règlement de l’article 46 de la loi fédérale allemande sur les salaires (BBesG).
7 — La qualification plutôt que les quotas, y compris dans la police !
Parallèlement, conformément à l’idéologie féministe, les partis politiques établis attendent de la police qu’elle augmente la proportion de femmes et atteigne la parité hommes-femmes dans tous les domaines, et notamment aux postes de direction, à long terme. Étant donné que les femmes sont nettement moins nombreuses que les hommes à postuler, cet objectif ne peut être atteint qu’en abaissant les critères de qualification pour les femmes. Cela nuit au service de police et désavantage les candidats masculins. Nous veillerons donc à ce que, conformément à la loi sur la fonction publique, les seuls critères de recrutement soient l’aptitude, la performance et les qualifications. Les quotas de genre, qu’ils soient explicites ou implicites, compromettent le principe du mérite et doivent être rejetés.
8 — Rendre les carrières policières plus attractives !
Nous sommes conscients que la police de Saxe-Anhalt doit être rendue plus attractive si nous voulons atteindre notre objectif de 7 500 policiers. La police du Land est en concurrence avec les forces de police des autres Länder et la police fédérale. Conformément au règlement des carrières de police, les postes de début de carrière des groupes 1 (sergent de police) et 2 (inspecteur de police) sont classés aux échelons A7 et A9. Pour les premiers postes de promotion des groupes 1 et 2, sergent-chef (A8) et inspecteur principal (A10), nous exigeons une promotion standard après quatre ans de service.
9 — Assurance invalidité pour tous les policiers !
Nos policiers sont exposés à de nombreux risques et méritent une attention particulière de la part de leur employeur, compte tenu des dangers qu’ils encourent souvent au service du public. L’assurance invalidité est essentielle pour permettre aux policiers de compenser les pertes financières s’ils ne sont plus en mesure d’exercer leurs fonctions. Elle est particulièrement importante pour les élèves policiers, car ils ne bénéficient pas d’une pension en cas d’invalidité. Cette couverture est également conseillée aux policiers titulaires afin de garantir leur niveau de vie, car les prestations sociales sont souvent insuffisantes en cas de départ prématuré de la police.
Par conséquent, nous exigeons la prise en charge des coûts de l’assurance invalidité pour les policiers et les élèves policiers.
10 — Pas de préjugés dans les procédures disciplinaires !
Lors des procédures disciplinaires visant des policiers, les mesures de développement individuel, telles que la participation à des formations professionnelles, les promotions régulières, etc., sont généralement suspendues. Cependant, si, après des années d’exclusion de ces mesures en raison d’une procédure disciplinaire en cours, l’innocence du policier est établie, les préjudices subis dans sa carrière ne pourront être corrigés qu’à la fin de son service. Ceci est profondément injuste et incompatible avec la justice et l’État de droit. Nous veillerons donc à ce que seules les enquêtes du parquet puissent produire cet effet suspensif.
11 — Supprimer le poste de délégué du gouvernement pour la police !
Depuis le 1er juillet 2025, le Land de Saxe-Anhalt dispose d’un délégué du gouvernement pour la police. Il est déjà évident que ce dernier utilise principalement l’expertise et les ressources du Bureau central des plaintes du ministère de l’Intérieur et des Sports de Saxe-Anhalt. Dans ces conditions, le délégué pour la police n’est qu’un paravent permettant au gouvernement de satisfaire les aspirations des partis de gauche anti-police. Le Bureau central des plaintes accomplit un excellent travail. Un délégué pour la police supplémentaire est superflu.
12 — Autoriser les détentions préventives [Warnschussarrest, NDT] pour les jeunes !
La montée de la délinquance juvénile est également un problème en Saxe-Anhalt. Afin d’adresser un avertissement clair aux jeunes sans compromettre leur avenir par l’emprisonnement, nous veillerons à ce que la détention préventive soit systématiquement appliquée pour toutes les formes de délinquance juvénile. Cette détention, d’une durée maximale de quatre semaines, constitue une mesure disciplinaire à visée de réinsertion. Elle vise à sensibiliser le jeune à la gravité sociale de son acte. La détention des mineurs n’est pas inscrite au casier judiciaire.
13 — Expulser les criminels étrangers !
Les ressortissants étrangers sont surreprésentés parmi les suspects dans les affaires de crimes sexuels et violents. La proportion de suspects étrangers dans le nombre total d’infractions faisant l’objet d’une enquête est passée de 21,5 % en 2018 à 23,2 % en 2019, puis a atteint 29,6 % en 2024. Cela signifie que, les migrants représentant 11,8 % de la population totale du pays, environ trois fois plus de migrants que d’Allemands sont impliqués dans des poursuites pénales. Nous lancerons une initiative au niveau fédéral afin de modifier la loi et de permettre l’expulsion générale des étrangers condamnés à au moins un an d’emprisonnement, assortie d’une interdiction de séjour.
14 — Poursuivre et expulser systématiquement les terroristes potentiels !
L’auteur de l’attentat perpétré le 20 décembre 2024 sur le marché de Noël de Magdebourg, qui a fait six morts et des centaines de blessés, avait attiré l’attention bien avant. Il avait proféré des menaces de violence, était connu des services de police et de renseignement, et des instances internationales avaient émis des avertissements. Cependant, tous ces éléments n’ont pas fait l’objet d’une enquête approfondie ni d’un travail de synthèse. Une indulgence mal placée envers les étrangers conduit à un manque de rigueur dans le traitement des pistes. Nous veillerons donc à ce que la surveillance des étrangers potentiellement violents soit une priorité absolue pour les services de sécurité et que les crimes soient prévenus en temps opportun. Dans la mesure du possible, les étrangers potentiellement violents devraient être expulsés et placés en rétention administrative en attendant leur expulsion.
15 — Multiplier par dix le nombre de places en rétention administrative !
Le gouvernement du Land prévoit actuellement de créer 30 places en rétention administrative à la prison de Volkstedt d’ici 2027. Ce nombre est largement insuffisant pour rapatrier à la fois les criminels et les étrangers faisant l’objet d’une mesure d’expulsion, comme prévu. Nous allons donc créer au moins 300 places en rétention administrative.
16 — Publier les adresses des pédophiles condamnés !
Toute personne ayant commis un crime et purgé une peine de prison devrait avoir la possibilité de prendre un nouveau départ. Cependant, le taux de récidive des pédophiles est si élevé (40 à 50 %) que la protection de nos enfants exige la publication de leurs adresses. Si un pédophile n’est pas déjà placé en détention préventive en raison d’un pronostic défavorable, mais est libéré, la publication de son adresse offre un niveau minimal de protection au public. Nous plaiderons en faveur d’une telle réglementation au niveau fédéral.
17 — Retrouver les enfants disparus !
En Saxe-Anhalt, 118 enfants sont considérés comme disparus de façon permanente ; à l’échelle de l’Allemagne, ce nombre avoisine les 1 000. Nombre de ces cas auraient pu être évités si la police avait agi plus tôt, de manière structurée et coordonnée, en suivant un plan d’action précis. C’est pourquoi nous mettrons en place un système d’alerte pour les enfants disparus en Saxe-Anhalt, inspiré du système « AMBER Alert » américain. Grâce à la coopération de la police, des réseaux sociaux, des médias, des entreprises de transport et des opérateurs de télécommunications, une forte pression peut être exercée très rapidement, contraignant les auteurs des faits à se rendre ou à fournir à la police des informations précieuses sur le lieu où se trouvent les enfants. Nos enfants sont ce que nous avons de plus précieux.
18 — Faire obstacle à l’antifascisme !
La criminalité politique galopante perpétrée par les extrémistes de gauche, et notamment par le groupe dit « Antifa », constitue l’une des plus grandes menaces pour la sécurité intérieure. Le cas de la cellule terroriste d’extrême gauche nationale basée à Leipzig, surnommée le « Gang du Marteau », n’est qu’un exemple d’une scène violente et de plus en plus radicalisée. Sous couvert d’« antifascisme », des criminels d’extrême gauche commettent des crimes graves contre la police, nos infrastructures, les forces armées allemandes et les citoyens qui ne partagent pas leur vision du monde. Nous accorderons la plus haute priorité à la lutte contre Antifa en Saxe-Anhalt et renforcerons considérablement la pression exercée par les services de renseignement et la police sur ce terrain.
19 — Déclarer les « Antifa » organisation terroriste !
Le groupe se réclamant d’Antifa recourt systématiquement à la violence, à l’intimidation, aux dégradations de biens et à la désinformation ciblée pour réduire au silence ses opposants politiques. Ses actions sont terroristes par leur structure, leur mode opératoire et leurs objectifs. C’est pourquoi le groupe se réclamant d’« Antifa Est » a été déclaré organisation terroriste aux États-Unis. Nous plaiderons au niveau fédéral pour que toutes les organisations en Allemagne se réclamant d’Antifa soient déclarées organisations terroristes et combattues en conséquence.
20 — Mettre en place une surveillance de quartier bénévole !
Nos quartiers doivent retrouver leur ordre, leur propreté et leur sécurité d’antan, caractéristiques de notre pays. Or, la police et les services de maintien de l’ordre sont débordés. C’est pourquoi nous mettrons en place une surveillance de quartier bénévole, troisième pilier de la sécurité locale. Cette surveillance sera placée sous l’autorité des services de maintien de l’ordre.
La surveillance citoyenne bénévole apporte son soutien au service de l’ordre public et à la police. Ses membres sont préparés à leurs fonctions grâce à des modules et des cours de formation dispensés sur leur temps libre. Ils perçoivent une petite indemnité non imposable, basée sur les honoraires habituels des formateurs. La surveillance citoyenne bénévole n’a pas pour but de réduire le budget, mais plutôt d’améliorer la sécurité tout en maintenant le même niveau de financement. Elle ne peut en aucun cas remplacer les effectifs de la police ou du service de l’ordre public. Une telle surveillance municipale contribuera à une sécurité, une propreté et un ordre accrus.
21 — Fusion des services d’incendie, de secours et d’aide aux sinistrés !
Les services de secours, la protection contre les incendies et l’aide aux sinistrés doivent redevenir une priorité de la politique de l’État, dans le cadre d’une sécurité nationale globale. L’AfD élaborera une loi moderne regroupant les responsabilités en matière de protection contre les incendies, de secours et d’aide aux sinistrés au sein d’un texte unique. Cette loi définira également juridiquement les incidents majeurs comme des événements n’atteignant pas le seuil de catastrophe.
22 — Création d’une carte de bénévole !
L’AfD s’engage à assurer une reconnaissance durable du bénévolat dans la protection civile et les services d’aide médicale d’urgence et soutient la création d’une carte de bénévole. En particulier dans les zones rurales, l’engagement chez les sapeurs-pompiers doit être mieux valorisé. Cela implique non seulement d’augmenter leur rémunération, mais aussi d’offrir des incitations appropriées aux employeurs qui libèrent parfois ces employés pendant plusieurs heures lors d’interventions d’urgence. Le droit aux congés et au remboursement des frais doit être réglementé de manière uniforme pour tous les bénévoles œuvrant dans la protection contre les incendies et les catastrophes.
23 — Affecter davantage de recettes de la taxe de protection contre les incendies à cette fin !
Les services municipaux de sapeurs-pompiers doivent être équipés, formés et maintenus en bon état de fonctionnement afin de remplir leurs missions en vertu de la loi relative à la protection et à l’assistance en cas d’incendie. Les recettes de la taxe de protection contre les incendies doivent être intégralement consacrées à la protection contre les incendies et redistribuées aux municipalités afin que ces fonds soient disponibles localement pour des missions dédiées à la protection contre les incendies. Le montant minimum de distribution annuel devrait être doublé pour atteindre 9 millions d’euros, conformément à l’article 23 de la loi relative à la protection contre les incendies, afin de garantir la sécurité budgétaire des municipalités.
24 — Budget spécifique pour les tronçons routiers d’intervention !
Les services d’incendie et de secours dont les zones d’intervention comprennent des autoroutes ou des voies rapides à plusieurs voies doivent bénéficier d’un soutien particulier. Concrètement, cela devrait se traduire par des subventions plus importantes pour l’acquisition de véhicules ou par une augmentation de l’allocation spéciale versée via la taxe de protection incendie. Les services d’incendie et de secours doivent se voir garantir le droit de participer aux marchés publics nationaux pour l’acquisition de nouveaux véhicules.
25 — Promouvoir le permis de conduire pour les sapeurs-pompiers !
L’AfD soutient le « permis de conduire pour les sapeurs-pompiers ». Cette autorisation de conduire délivrée par l’État permet à tous les membres des services d’incendie et de secours, ainsi que des organismes de secours en cas de catastrophe, de conduire des véhicules d’urgence plus imposants, jusqu’à 7,5 tonnes, avec un permis de conduire standard (catégorie B) — sans avoir à obtenir le coûteux permis poids lourd (catégorie C1). De plus, nous subventionnerons l’obtention du permis de conduire pour les membres des services d’incendie et de secours municipaux grâce à des fonds publics.
VII — Justice
Le mot « justice » vient du latin « iustitia ». Or, c’est précisément la mission du pouvoir judiciaire : garantir l’équité par l’application de la loi. Le pouvoir judiciaire doit donc rester indépendant de toute influence politique et, surtout, partisane, et n’être tenu que par la loi et la justice. Or, c’est précisément ce qui fait de plus en plus défaut.
Si le pouvoir judiciaire fonctionne encore en grande partie, on observe une influence et des préjugés politiques de plus en plus marqués dans plusieurs domaines. Par exemple, l’extrémisme violent de gauche est poursuivi et puni beaucoup moins sévèrement que l’extrémisme violent de droite. Alors que de simples commentaires en ligne peuvent entraîner des perquisitions domiciliaires aux aurores en vertu de lois dites « contre les discours haineux », des violeurs condamnés sont autorisés à sortir de prison sous contrôle judiciaire, si tant est qu’une audience ait lieu, des années plus tard.
Cela n’a rien à voir avec la justice. Un pouvoir judiciaire qui agit de manière aussi partiale et politiquement motivée perd la confiance des citoyens et, de ce fait, sape les fondements mêmes sur lesquels il repose. Il est donc impératif de libérer à nouveau le pouvoir judiciaire des contraintes de la justice. C’est précisément le contraire de ce qu’affirment les partis traditionnels : l’AfD ne sape pas la confiance dans le système judiciaire ; nous nous sommes engagés à la restaurer. Les véritables crimes doivent être à nouveau punis plus sévèrement, et les atteintes à la liberté d’opinion moins sévèrement, à supposer même qu’elles soient punissables en démocratie.
De plus, en raison de décennies de sous-investissement, l’ensemble du système judiciaire est submergé. Les places en prison se raréfient et les procédures judiciaires s’éternisent parfois au point que le simple passage du temps empêche que justice soit rendue. La peine doit être appliquée immédiatement après le crime et les litiges civils doivent être résolus avant que de nouvelles circonstances, des années plus tard, ne rendent impossible une solution équitable. Un gouvernement AfD lèvera ces obstacles grâce à des investissements décisifs et au recrutement de personnel qualifié.
Cependant, nous n’oublions pas non plus que le meilleur système judiciaire est celui qui est le moins sollicité possible, car il contribue à la paix sociale. Cet objectif ne peut être atteint par la seule dissuasion et la menace de sanctions, mais requiert également une nouvelle politique culturelle, sociale et migratoire.
La peine doit être prononcée immédiatement après l’infraction, et les litiges civils doivent être réglés avant que de nouvelles circonstances n’empêchent une résolution équitable des années plus tard.
L’AfD réitère ses accusations contre une justice partiale, qui réprimerait les délits d’opinion des citoyens allemands mais ferait preuve de laxisme envers les crimes des immigrés. Sur ce volet, son programme de réformes est résolument autoritaire et carcéral. Une amnistie serait néanmoins prononcée en faveur des supposées victimes de la répression exercée pendant la pandémie du Covid-19.
1 — Justice rapide !
La possibilité d’une procédure accélérée, prévue par l’article 417 du Code de procédure pénale, devrait être davantage utilisée afin que la peine soit perçue comme une conséquence de l’infraction. En principe, suivant le « modèle de Neukölln », nous veillerons à ce que les délinquants, notamment ceux reconnus coupables d’infractions commises par des mineurs, soient condamnés rapidement. Il en va de même pour les cas manifestes. Lorsque la culpabilité est établie, une peine claire est prononcée — rapidement, justement et en toute transparence. C’est le seul moyen d’inculquer le respect de la loi à certains délinquants. L’État de droit implique également le prononcé systématique de peines justes pour les infractions.
2 — Punir sévèrement les crimes violents !
Les lois doivent être appliquées de manière cohérente, en particulier en cas de crimes violents. Il ne saurait y avoir de justice indulgente. Nous encouragerons les juges à punir avec la plus grande sévérité tout meurtrier, homicide involontaire, violeur, cambrioleur et toute personne coupable de lésions corporelles graves, et à appliquer pleinement les barèmes de peines en vigueur, en opposition à l’idéologie de gauche dominante. L’appartenance à un groupe religieux ou ethnique, ou l’affiliation politique, ne doit en aucun cas influencer l’issue d’une enquête. Les enquêtes fructueuses et les mesures préventives ne doivent être ni interrompues ni restreintes par crainte que le public ne perçoive une image erronée de discrimination fondée sur l’appartenance à un groupe. Cette crainte ne doit jouer aucun rôle, notamment dans la lutte décisive contre la criminalité liée aux clans, l’extrémisme religieux et les violences, disproportionnellement fréquentes, perpétrées par les migrants.
3 — La justice a besoin d’être appliquée !
En raison de la structure démographique du système judiciaire, l’administration pénitentiaire et d’autres groupes professionnels au sein de l’administration judiciaire sont confrontés à une vague de départs à la retraite dans les années à venir. De plus, le recrutement de nouveaux personnels, en particulier dans l’administration pénitentiaire, s’avère difficile. L’AfD préconise donc une augmentation temporaire des effectifs au sein de l’administration judiciaire afin de garantir que l’expertise et l’expérience des employés partant à la retraite puissent être transférées aux nouveaux collègues avec un minimum de pertes. Une campagne de recrutement ambitieuse doit être mise en œuvre pour l’administration pénitentiaire, et l’attractivité de cette profession doit être renforcée par des incitations financières.
4 — Nomination des magistrats uniquement sur la base des qualifications !
L’attribution des postes de magistrat doit se faire au mérite. L’aptitude, la compétence et la performance professionnelle doivent être les seuls critères de nomination.
Le système actuel de nomination des magistrats au sein du ministère de la Justice permet des affectations fondées sur l’appartenance politique, ouvrant ainsi la voie au népotisme. Favoriser systématiquement les proches du pouvoir contribue à la formation d’une magistrature complaisante envers l’État.
L’AfD veillera donc à ce que la sélection des magistrats soit effectuée par un organe — le Comité de sélection judiciaire, conformément à la Constitution du Land de Saxe-Anhalt — dont les magistrats seront les membres majoritaires.
5 — Sauvons le centre correctionnel de Volkstedt !
Le nombre de suspects en Saxe-Anhalt a augmenté de 11,5 % en 2024 par rapport à l’année précédente, et cette hausse devrait se poursuivre. La proportion d’étrangers s’élevait à environ 30 %. Parallèlement, le centre correctionnel de Volkstedt, qui compte plus de 200 cellules, est menacé de fermeture. Sans mesures correctives, cette situation entraînera une surpopulation carcérale. Chaque cellule est précieuse. L’AfD souhaite donc annuler la fermeture de la prison de Volkstedt, décidée en 2012, et continuer à utiliser les locaux. La construction du nouveau bâtiment sur le site de Halle-Tornau doit encore commencer, car la recherche d’un nouvel emplacement entraînerait de nouveaux retards.
6 — Concluons des accords bilatéraux de rapatriement pour une application cohérente des ordres d’expulsion !
Toute personne n’ayant pas le droit de séjourner sur notre territoire doit quitter notre pays. Or, depuis des années, le rapatriement des demandeurs d’asile déboutés échoue, notamment en raison du manque de coopération des pays d’origine et de l’inaction politique. Nous conclurons des accords de rapatriement avec les pays tiers. La Saxe-Anhalt conclura des accords bilatéraux de rapatriement avec tous les pays concernés — des accords contraignants, vérifiables et effectifs. Ces accords bilatéraux reposent sur la responsabilité des États en matière d’expulsions, conformément à la Convention de Lindau de 1957. Les États qui souhaitent entretenir de bonnes relations avec notre pays doivent également assumer leurs responsabilités et reprendre leurs citoyens.
7 — Contestons les prétendus « crimes de haine » — défendons la liberté d’expression !
Pour mieux réprimer les opinions dissidentes, les partis politiques établis ont forgé le concept de « délit de haine ». Ce terme est si vague qu’il peut s’appliquer à toute critique importune, puisqu’on peut présumer que toute critique est motivée par la haine. La création constante de nouveaux délits d’opinion et l’extension des délits existants menacent la liberté d’expression et, par conséquent, le fonctionnement de la démocratie. De plus en plus de citoyens doutent de leur droit à dire ceci ou cela et n’osent plus exprimer leurs opinions. Nous nous attaquerons à ce problème en mobilisant tous les moyens de l’État et en plaidant pour une simplification des lois existantes sur les délits d’opinion. Au lieu de créer sans cesse de nouvelles lois, nous devrions enfin examiner quels articles sont superflus et lesquels ne servent qu’à des fins de manipulation politique.
8 — Halte au marché noir dans les prisons !
De véritables marchés de téléphones portables, de drogues et de violence se sont développés dans nos prisons. Cela doit cesser ! Le marché noir compromet la sécurité des établissements pénitentiaires, sape les efforts de réinsertion et expose le personnel à un danger quotidien. Les technologies les plus récentes doivent être utilisées pour contrôler les entrées et sorties de personnes et d’objets. Des fouilles ciblées et des sanctions plus sévères pour les trafiquants — y compris leurs complices corrompus au sein de l’administration pénitentiaire — sont indispensables. Parallèlement, nos agents ont besoin d’un soutien concret : une meilleure formation et une implication accrue dans l’amélioration des mesures de sécurité. C’est la seule façon de rétablir durablement la sécurité et de permettre à la justice de remplir sa mission. Réformer, c’est agir avec plus de fermeté, mais aussi avec plus d’intelligence : davantage de prévention, des canaux de communication clairs et des équipements modernes.
9 — Abaisser l’âge de la responsabilité pénale !
Pour 2024, les statistiques de la police de Saxe-Anhalt font état d’une augmentation significative de la délinquance juvénile violente par rapport à l’année précédente : 3,8 % pour les mineurs et même 11,3 % pour les enfants de moins de 14 ans. Cette situation exige une politique de tolérance zéro de la part de la police et une réponse ferme de l’État de droit. Toute personne en âge de commettre un crime est également en âge d’en subir les conséquences. Nous plaiderons donc au niveau fédéral pour abaisser l’âge de la responsabilité pénale de 14 à 12 ans. Cela nous permettra de mieux lutter contre la violence en milieu scolaire et d’empêcher le recours à des mineurs pour commettre des délits contre les biens, notamment par les bandes d’Europe de l’Est.
10 — Suppression de la notion de « jeune adulte » en droit pénal des mineurs !
La notion juridique de « jeune adulte », telle que définie aux articles 105 et suivants de la loi sur les tribunaux pour enfants (JGG), remonte à une époque où la majorité était encore fixée à 18 ans.
À l’âge de 21 ans, la majorité pénale était fixée à 21 ans. Le législateur ne souhaitait pas nécessairement appliquer toute la rigueur du droit pénal aux personnes âgées de 18 à 21 ans, considérées comme manquant de discernement et de maturité mentale. Cette réglementation est désormais obsolète. Pourquoi un jeune de 20 ans, qui conduit, signe des contrats et a le droit de vote, devrait-il être traité comme un mineur ? Notamment dans les cas d’infractions graves, violentes ou sexuelles, il apparaît clairement que la clémence potentielle prévue par la loi contraste fortement avec le ressenti des victimes et de la société. Le nouveau gouvernement de l’État plaidera donc avec véhémence pour l’abolition de la notion juridique de « jeune adulte », afin que ceux qui ne respectent ni la santé, ni les biens, ni la vie d’autrui subissent directement les conséquences du droit pénal des adultes.
11 — Revaloriser le rôle d’huissier des tribunaux : supprimer le poste d’entrée de gamme !
Le poste de huissier des tribunaux est l’une des rares voies d’accès à une carrière encore offerte au niveau débutant et est exclusivement réservé aux candidats de ce niveau. Les huissiers sont bien plus que de simples coursiers ou transporteurs de dossiers ; ils contribuent de manière cruciale à la sécurité des bâtiments judiciaires et des salles d’audience, en effectuant des contrôles d’accès et d’identité, y compris par le recours à la force. Ils sont confrontés à des détenus indisciplinés ainsi qu’à des foules en colère dans les salles d’audience, où ils veillent au respect du règlement intérieur. La diversité de leurs fonctions et les exigences de leur service ne présentent aucune différence avec celles des agents pénitentiaires qui justifierait un salaire inférieur. Compte tenu de l’évolution de la situation, le gouvernement de l’État supprimera le poste d’huissier débutant.
12 — Amnistie pour les infractions et la résistance aux mesures anti-COVID-19 !
La pandémie de COVID-19 et les mesures mises en place par les gouvernements ont divisé la société. Nombre de ces mesures étaient non seulement contestables dans le contexte de l’époque, mais, surtout après la révélation des manquements de l’Institut Robert Koch et de l’Institut Paul Ehrlich, elles doivent être qualifiées d’opportunistes et d’arbitraires. L’injustice qui en résulte doit être réparée. L’introduction d’une loi d’amnistie annulant les amendes et sanctions liées à la gestion de la pandémie de COVID-19 est donc essentielle. Les amendes et sanctions non encore appliquées ne le seront plus. Celles déjà payées pourront être remboursées sur demande.
Le gouvernement AfD du Land s’emploiera ensuite à introduire une réglementation comparable au niveau fédéral.
13 — Ancrer la protection de l’identité allemande dans le droit pénal !
La protection des minorités est une valeur fondamentale. Cependant, la priorité excessive accordée aux droits des minorités conduit de facto à une érosion des droits de la majorité allemande qui, sans besoin avéré de protection, peut devenir la cible de mépris et de discrimination en toute impunité. Nous ne tolérerons plus cela ! Quiconque dénigre et insulte l’État allemand et le peuple allemand doit être sanctionné et puni au moins aussi sévèrement qu’une personne coupable d’incitation à la haine envers les minorités. Au niveau fédéral, nous plaiderons pour que toute personne qui diffame publiquement l’État allemand actuel, l’Allemagne en tant qu’entité historique et culturelle, les citoyens allemands et nos symboles nationaux soit punie d’une amende ou d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans.
14 — Centralisation des naturalisations !
Actuellement, les naturalisations sont effectuées par les services d’immigration des communes et des districts. Nous transférerons cette tâche à une autorité centrale de l’État. Cela garantira une procédure de naturalisation uniforme.
VIII — Démocratie et droits civiques
Depuis l’effondrement de la République de Weimar, les partis politiques établis perçoivent la plus grande menace pour la démocratie comme la possibilité d’une infiltration de l’État par un parti d’opposition antidémocratique. Pourtant, ils ignorent l’autre possibilité : celle qu’un État initialement démocratique se transforme de l’intérieur en un État totalitaire après des décennies de mauvaise gestion.
C’est précisément le danger auquel nous sommes confrontés aujourd’hui. Grisés par leurs succès passés et des décennies de prospérité et de stabilité, les partis établis considèrent leurs opinions comme intouchables. Dans ce contexte, les opinions dissidentes sont discréditées et qualifiées d’antidémocratiques. Les limites du tolérable se sont considérablement réduites. La liberté d’expression, jadis si large, n’est plus qu’un simple couloir. Le politiquement correct, la culture de l’annulation, le wokisme et les diktats de l’idéologie arc-en-ciel instaurent une véritable dictature de l’opinion.
Cette dictature idéologique insidieuse, qui s’exerce par la pression informelle, est en train de se muer en une dictature brutale recourant à la répression légale. La crise du coronavirus a révélé avec quelle inconscience et pour des justifications fallacieuses les droits fondamentaux peuvent être restreints. La criminalisation croissante et restrictive de la liberté d’expression empêche un nombre toujours plus important de citoyens de participer au débat politique public.
Les gouvernements des partis traditionnels ne tolèrent plus aucune critique fondamentale. Toute critique jugée excessive est combattue comme une prétendue « délégitimation de l’État », et ils déchaînent l’Office fédéral de protection de la Constitution contre la véritable opposition. L’AfD, principal parti d’opposition qui porte ces revendications, est constamment menacée d’interdiction, alors même — ou plutôt parce que — elle a recueilli plus de 40 % des suffrages dans une grande partie de l’Allemagne lors des dernières élections fédérales.
Tout cela démontre que la démocratie et les droits civiques ne sont pas un acquis, un acquis qui se maintient sans effort, mais plutôt une force qui s’accroît. Si on ne les utilise pas et ne les conteste pas, ils s’affaiblissent. La démocratie et les droits civiques doivent être défendus chaque jour. Nous, en tant qu’opposition patriotique, sommes pleinement engagés dans cette cause. Nous ne voulons pas abolir la démocratie, comme nous en accusent les fossoyeurs de la démocratie ; nous voulons la raviver et la renforcer.
À cette fin, le gouvernement de l’État mettra en œuvre des réformes de l’Office régional de protection de la Constitution, du droit électoral, de la législation sur les armes à feu et du financement des associations. Nous renforcerons la liberté d’expression et la liberté de réunion. Au lieu de la méfiance que les partis traditionnels nourrissent envers les citoyens, nous ferons confiance aux citoyens responsables.
Le chapitre mêle considérations sur des persécutions attribuées à l’Office régional de protection de la constitution, volonté d’instaurer plus d’éléments plébiscitaires, ainsi qu’un référendum d’initiative populaire dans la constitution régionale, et de faciliter l’accès aux armes à feu. Le tout témoigne d’une ambition plus large : celle de mettre au pas la société civile.
1 — Pour un Office de la protection de la Constitution qui protège la Constitution !
Le mandat de l’Office de la protection de la Constitution est d’identifier et d’enquêter sur les activités qui portent atteinte à l’ordre démocratique fondamental. Or, ce mandat est de plus en plus utilisé comme prétexte pour discréditer et affaiblir l’opposition, notamment l’opposition patriotique.
Les manifestations citoyennes et les expressions pacifiques et démocratiques d’opinion sont arbitrairement qualifiées d’« extrémistes » dès lors qu’elles ne sont plus compatibles avec les dogmes fondamentaux des partis politiques établis. Quiconque critique l’immigration de masse, la criminalité étrangère ou le multiculturalisme risque d’être persécuté par l’Office fédéral de protection de la Constitution (BfV). Nous lutterons contre cet abus du BfV, instrumentalisé au service de la protection du gouvernement, par tous les moyens démocratiques.
Le BfV doit être réformé en un service de renseignement intérieur dédié aux missions classiques des services de renseignement : enquêter sur les activités menaçant l’État, lutter contre le terrorisme et le contre-espionnage — le tout dans le plus grand secret ! Le BfV doit fonder son évaluation des activités anticonstitutionnelles exclusivement sur des critères rigoureux et objectivement vérifiables, tels que la volonté de recourir à la violence ou d’enfreindre la loi. Les rapports de l’Office de protection de la Constitution, dont la valeur informative est quasi nulle, ne font qu’instaurer une pseudo-transparence et servent en réalité uniquement à discréditer publiquement les personnes indésirables aux yeux du gouvernement, doivent être supprimés.
2 — Protéger les droits numériques, renforcer la transparence de l’État !
La numérisation en cours ne doit pas entraîner la privation des droits civiques. Nous rejetons catégoriquement toute forme de surveillance et de stockage de données indiscriminés. Nous souhaitons protéger les citoyens contre l’arbitraire de l’État et leur redonner le contrôle de leurs données. Parallèlement, il est essentiel que ce soit l’État, et non le citoyen, qui justifie ses actions. Nous allons donc renforcer significativement les obligations de transparence pour l’État et l’administration. Les contrats, les décisions et les avis d’experts financés par l’argent du contribuable doivent, en principe, être publics.
Pour la rendre accessible à tous. C’est la seule façon de restaurer la confiance dans une démocratie fonctionnelle.
3 — Numérisation pour une participation accrue !
Pour que la démocratie s’épanouisse, les citoyens doivent être encouragés à exprimer leurs opinions et leurs idées. Nous mettrons donc en place une plateforme de participation numérique facile d’accès pour les pétitions en ligne, où les citoyens pourront s’inscrire pour soumettre des pétitions ou discuter et soutenir les pétitions existantes. Une pétition soumise sur la plateforme sera alors considérée comme soumise à la Commission des pétitions. Dès que 3 000 électeurs éligibles auront signé, le pétitionnaire aura le droit de prendre la parole au Parlement de l’État.
4 — Renforcement de la liberté d’expression et de réunion !
La liberté d’expression et de réunion sont des droits fondamentaux dans un État démocratique. Sans ces deux libertés, tous les autres droits fondamentaux sont vains, car seules elles permettent la participation au processus démocratique et l’expression publique de critiques à l’égard du gouvernement. En tant que gouvernement de l’État, nous instaurerons donc une nouvelle pratique de tolérance envers les manifestations et les expressions d’opinion non conformistes.
Ceux qui manifestent pacifiquement et exercent ainsi leur droit démocratique n’ont besoin d’aucune forme de dissimulation. Ils souhaitent, et devraient, se montrer à visage découvert pour soutenir leur cause. Nous préconisons l’application de l’interdiction actuelle du port du masque lors de toutes les manifestations publiques. Le but des manifestations politiques suppose que les messages véhiculés soient compréhensibles par le public. Par conséquent, les expressions d’opinion lors des manifestations publiques doivent, par principe, être exclusivement en allemand.
5 — Contre-manifestations : oui ; empêcher les manifestations enregistrées : non !
Le droit de manifester inclut également le droit d’exprimer son opposition à une manifestation enregistrée. Cependant, le droit de manifester n’est pas le droit d’empêcher une manifestation enregistrée. Malheureusement, les contre-manifestations, principalement d’extrême gauche, visent de plus en plus souvent à empêcher violemment les manifestations patriotiques et bénéficient ainsi du soutien des forces de l’ordre. Nous ne tolérerons plus cela. Nous modifierons la loi sur les rassemblements afin que, conformément au principe du « premier arrivé, premier servi », un seul rassemblement en plein air et une seule marche le long d’un itinéraire désigné puissent être enregistrés à un endroit donné. Les autres manifestations ne pourront être enregistrées que dans un rayon minimal raisonnable (la « zone d’exclusion »). Toute violation violente de ce règlement sera systématiquement réprimée par l’usage de la force.
6 — Renforcer le mandat libre !
Nous constatons actuellement que des parlementaires, notamment ceux de l’AfD, subissent des pressions délibérées au moyen de procédures judiciaires à motivation politique. En Saxe-Anhalt, l’immunité parlementaire n’existe plus. Seul le Parlement peut l’imposer. Nous entendons rétablir le cadre juridique antérieur, selon lequel l’immunité est reconnue et peut être levée sur demande. Afin d’éviter tout abus à des fins politiques, une telle demande devra être approuvée à la majorité des deux tiers. Nous souhaitons étendre l’immunité qui protège la liberté d’expression au Parlement aux activités politiques des parlementaires en dehors de l’hémicycle.
7 — Financement des associations uniquement si elles s’engagent en faveur de la démocratie et du patriotisme !
L’État finance de nombreuses associations sans exiger d’elles un engagement fondamental envers notre État. Ceci permet à des associations douteuses, qui rejettent l’Allemagne et s’opposent au patriotisme, de bénéficier de financements publics. Non seulement cette situation est paradoxale et constitue un gaspillage de l’argent du contribuable, mais elle nuit à terme à tous. Par conséquent, en tant que gouvernement de l’État, nous veillerons à ce que toute association sollicitant un financement institutionnel ou lié à un projet, financé par l’argent des contribuables, prenne un engagement crédible envers l’ordre démocratique et adopte une position patriotique. Quiconque souhaite bénéficier de l’argent des contribuables doit reconnaître notre système politique et, à minima, déclarer publiquement son soutien à notre pays.
8 — La démocratie exige le vote en personne !
Profitant de la panique liée à la COVID-19 fin 2020, le gouvernement de l’État a adopté une loi autorisant la tenue d’une élection entière par correspondance. La décision finale revient à la commissaire électorale de l’État. Si celle-ci constate une prétendue « situation de pandémie », l’élection sera convertie au vote par correspondance. Il s’agit d’une violation des principes fondamentaux de notre démocratie ! Le vote dans les urnes, au bureau de vote, demeure le modèle incontesté de toute élection démocratique.
Le secret des élections est garanti car seul le bureau de vote assure aux électeurs la possibilité de voter sans être observés. Cela protège également la liberté de choix.
Seuls ceux qui votent à bulletin secret sont véritablement libres de leur choix. La transparence du vote en personne au bureau de vote empêche également toute manipulation. Le vote par correspondance, en revanche, ouvre la porte à la fraude. Si le bulletin n’est pas déposé dans l’isoloir, mais envoyé par la poste, il peut disparaître ou être déposé par des électeurs fantômes. C’est pourquoi le vote par correspondance soulève de sérieuses questions constitutionnelles.
Nous partageons ces préoccupations et, afin de protéger notre démocratie, nous souhaitons restreindre les possibilités de vote par correspondance. À l’avenir, seuls ceux qui peuvent justifier de manière crédible être empêchés de voter en personne le jour de l’élection pour des raisons valables devraient pouvoir voter par correspondance. Le vote par correspondance ne devrait être qu’une option pour ceux qui, autrement, ne pourraient pas participer à l’élection. Il ne faut pas que chaque citoyen puisse choisir librement de voter par correspondance ou en personne au bureau de vote.
9 — Oser une démocratie plus directe !
Nous préconisons d’offrir aux citoyens de notre pays davantage de possibilités de participation directe. Les partis politiques établis ont délibérément rendu les référendums peu attractifs en imposant des conditions strictes et des délais courts, et en les limitant au niveau municipal. Nous abaisserons ces conditions, allongerons les délais, autoriserons la collecte de signatures numériques et réduirons le quorum, notamment pour les initiatives citoyennes, les référendums et les plébiscites au niveau de l’État. Non seulement pour les décisions qui affectent directement la vie des citoyens — fermeture d’école, projet de construction ou d’infrastructure — mais aussi pour les décisions fondamentales de la politique de l’État, le peuple, en tant que souverain, doit avoir le dernier mot, car la démocratie signifie le pouvoir du peuple.
10 — Les responsables politiques doivent rendre des comptes !
Trop souvent, les responsables politiques bénéficient encore d’une approbation et d’une popularité injustifiées car leurs décisions impopulaires et contraires aux intérêts des citoyens restent méconnues. Nous y remédierons en veillant à ce que non seulement les séances plénières, mais aussi toutes les réunions de commission et toutes les autres séances publiques du parlement régional soient diffusées en direct sur internet et que les enregistrements vidéo soient ensuite mis à disposition de manière permanente. De plus, nous publierons en ligne tous les votes des parlementaires.
11— Non au durcissement de la législation sur les armes !
En raison de la domination de l’extrême gauche sur le débat public, les armes deviennent un sujet de plus en plus tabou. Les propriétaires d’armes doivent se justifier, les passionnés d’armes sont qualifiés de « fanatiques des armes », et la législation est constamment durcie sans aucune justification valable. Cela nous prive d’une partie de nos libertés individuelles !
Les personnes les plus touchées par ce durcissement absurde d’une législation déjà très restrictive au regard des normes internationales sont les détenteurs d’armes légales, les tireurs sportifs, les chasseurs et les collectionneurs d’armes. Les armes illégales, utilisées pour commettre des crimes, notamment des attentats terroristes, ne sont pas concernées par cette réglementation.
Nous empêcherons tout nouveau durcissement de la législation sur les armes par tous les moyens à notre disposition.
12 — La fiabilité avant l’idéologie !
Actuellement, sur instruction de l’Administration d’État, les autorités compétentes refusent les permis de port d’armes à toute personne se réclamant de l’extrême droite. Le gouvernement considérant l’AfD comme un parti d’extrême droite, cette exclusion s’applique également à ses membres et sympathisants. L’argument avancé est que les « extrémistes » ne possèdent pas la fiabilité requise pour posséder des armes à feu. Or, les opinions politiques d’une personne ne préjugent en rien de sa capacité à manipuler une arme à feu de manière responsable. Nous donnerons donc instruction aux autorités municipales compétentes en matière d’armes à feu de ne vérifier à l’avenir que la fiabilité, et non plus l’idéologie politique.
13 — Une libéralisation mesurée !
De manière générale, une législation stricte sur les armes à feu est à soutenir, car ces armes ne doivent pas tomber entre les mains de personnes incapables d’en garantir la manipulation en toute sécurité. Cependant, la législation allemande sur les armes à feu est excessivement stricte dans certains domaines. Les armes à blanc, qui ne peuvent tirer que des cartouches à blanc, devraient être de nouveau autorisées. Le permis de port d’arme de poing devrait être supprimé. À cet égard, la situation juridique antérieure à 2003 devrait être rétablie. Par ailleurs, les citoyens particulièrement vulnérables doivent pouvoir obtenir un permis de port d’arme pour se défendre. En raison d’une évaluation excessivement stricte des demandes, ce droit, qui existe encore sur le papier, a été de facto aboli.
IX — Économie et tourisme
Ces dernières années, les gouvernements régionaux dirigés par la CDU ont massivement désindustrialisé notre région. Depuis l’arrivée de Sven Schulze au poste de ministre de l’Économie, cette tendance s’est accentuée. À cela s’ajoutent l’explosion des coûts de l’énergie, des infrastructures de transport vétustes et l’exode des travailleurs qualifiés.
Les partis traditionnels perçoivent la politique économique comme un instrument au service d’idées non économiques, allant de la prétendue protection du climat par la réduction des émissions de CO₂ aux priorités de politique étrangère et aux objectifs dits de diversité.
Il en résulte une politique économique qui freine les entreprises et empêche notre économie d’atteindre son plein potentiel. Dans ces conditions, trop peu d’entreprises s’installent ou se relocalisent en Saxe-Anhalt. Parallèlement, le nombre d’entreprises en faillite ou délocalisées à l’étranger est en augmentation.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD permettra d’enrayer le déclin économique et la désindustrialisation qui en découle. Avec une politique économique qui privilégie les petites et moyennes entreprises (PME) comme pilier de l’économie de la Saxe-Anhalt, et des politiques connexes en matière d’énergie, d’infrastructures et d’emploi, le gouvernement régional AfD entend relancer l’économie et amorcer un processus de réindustrialisation.
La politique économique proposée par l’AfD montre une hostilité à l’égard des grands groupes et une défiance vis-à-vis de l’inflation des diplômes universitaires. Pour elle, l’essentiel de la croissance doit venir des artisans et des petits entrepreneurs, qui bénéficieraient de différentes aides pour faciliter la formation des apprentis. Mais dans un Land confronté, comme toute l’Allemagne, au problème du vieillissement de la population active, le refus radical de toute main d’œuvre immigrée, en invoquant des solutions technologiques, témoigne d’un déni de réalité.
1 — Soutenir les PME au lieu de subventionner les multinationales !
Le gouvernement régional, dirigé par la CDU, néglige le soutien aux petites et moyennes entreprises. Au lieu de se concentrer sur le soutien aux entreprises locales, il s’attache à attirer et à subventionner de grandes entreprises étrangères.
Selon les plans du gouvernement régional et de la coalition gouvernementale sortante au niveau fédéral, des subventions totalisant dix milliards d’euros devaient être allouées à l’usine Intel. Ces subventions étaient censées compenser les désavantages du Land, tels que ses infrastructures vétustes et le coût élevé de l’énergie. Autrement dit, les 3 000 emplois visés devaient être subventionnés à hauteur de plus de trois millions d’euros par emploi.
En définitive, l’implantation d’Intel, projet initié par le ministre-président Reiner Haseloff et le ministre de l’Économie Sven Schulze, n’a pas été une réussite, mais plutôt le symbole d’un échec de la politique économique. Cet échec cuisant démontre que des milliards de subventions accordées à une seule grande entreprise ne suffisent pas à résoudre les problèmes structurels de l’économie de la Saxe-Anhalt.
C’est pourquoi un gouvernement régional dirigé par l’AfD mènera une politique économique visant à éliminer les désavantages actuels et à créer de nouveaux atouts. Cette politique devrait permettre d’enrayer les faillites et les délocalisations des petites et moyennes entreprises (PME) et de favoriser leur implantation dans le Land.
Le Land de Saxe-Anhalt avait obtenu en 2023 l’installation d’une usine du constructeur de composants électroniques américain, en échange de 9,9 milliards d’euros de subventions publiques. Le projet a été finalement annulé en juillet 2025 7à cause des résultats de l’entreprise, jugés insuffisants.
2 — Levons les sanctions qui nuisent à l’économie !
Avant le début du conflit ukrainien, la Russie était l’un des principaux partenaires commerciaux de la Saxe-Anhalt. En raison de l’embargo imposé par l’UE à la Russie en 2022, les échanges commerciaux entre les entreprises saxonnes et russes sont quasiment à l’arrêt. L’interdiction d’importer des produits énergétiques bon marché, ainsi que la baisse des exportations, ont durement frappé l’économie nationale. Il en va de même pour les sanctions imposées au Bélarus et à l’Iran. Les sanctions nuisent le plus à celui qui les impose !
Par conséquent, un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera auprès du Bundesrat pour la levée des sanctions contre la Russie et de toutes les autres sanctions économiques. Néanmoins, les sanctions peuvent se justifier dans des cas particuliers afin de défendre des intérêts spécifiques. On peut citer en exemple les sanctions contre un pays qui refuse de reprendre les immigrants en situation irrégulière.
3 — Mettre fin à la bureaucratie, alléger la bureaucratie !
Le fardeau administratif qui pèse sur les entreprises en Saxe-Anhalt est écrasant et freine la croissance régionale. En fin de compte, les réglementations bureaucratiques engendrent des coûts considérables et mobilisent des ressources humaines. Elles représentent une charge disproportionnée, notamment pour les petites et moyennes entreprises (PME). Cela entrave le développement et l’innovation.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD examinera la justification de toutes les réglementations bureaucratiques non obligatoires du Land et supprimera celles qui sont superflues.
En règle générale, pour chaque nouvelle mesure administrative judicieuse, il convient de supprimer au moins deux réglementations inutiles, favorisant ainsi la déréglementation.
4 — Examinons la création de zones économiques spéciales en Saxe-Anhalt !
Alors que d’autres pays ont mis en place des zones économiques spéciales avec des résultats économiques considérables, l’Allemagne manque actuellement d’expérience dans ce domaine. C’est pourquoi un gouvernement régional dirigé par l’AfD innovera en matière de politique économique en étudiant la création de zones économiques spéciales géographiquement délimitées dans les régions structurellement fragiles de l’État. Ces régions offriraient aux investisseurs des conditions juridiques et administratives simplifiées. L’objectif est de construire, développer et améliorer les structures économiques locales.
5 — Retenir les travailleurs qualifiés locaux !
Depuis des décennies, un grand nombre de travailleurs qualifiés quittent l’Allemagne et la Saxe-Anhalt. L’émigration de ces talents locaux engendre des coûts économiques importants. Elle démontre que la situation de notre pays est préoccupante. Ces personnes performantes refusent que leurs impôts soient gaspillés dans les expérimentations sociales des partis traditionnels. Elles quittent leur terre natale. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD prendra des mesures pour enrayer cette fuite des cerveaux en Saxe-Anhalt.
Pour une stratégie efficace visant à prévenir de nouvelles migrations vers d’autres Länder allemands et l’émigration vers d’autres pays, des mesures coordonnées dans différents domaines politiques sont nécessaires. Il faut notamment rétablir la sécurité intérieure, rendre l’énergie à nouveau abordable, réparer les infrastructures vétustes et réformer en profondeur l’ensemble du système éducatif. Les mesures nécessaires sont exposées dans le programme gouvernemental actuel.
6 — Fin de l’obsession pour les diplômes universitaires ! Instaurons une année de volontariat dans les métiers spécialisés !
Le nombre d’apprentis dans les métiers spécialisés reste faible depuis des années. Cela s’explique en partie par les politiques universitaires malavisées des partis politiques traditionnels. Cette obsession pour les diplômes a engendré une forte préférence pour les études universitaires au détriment de la formation professionnelle.
Pour inverser cette tendance, un gouvernement régional dirigé par l’AfD instaurera une année de volontariat dans les métiers spécialisés. Cette mesure vise à présenter aux jeunes diplômés les métiers spécialisés comme une option de carrière attrayante. Pendant un an, ils auront l’occasion d’explorer quatre métiers différents. Ils acquerront ainsi une expérience pratique et bénéficieront d’un accompagnement dans leur choix de carrière. De plus, ils découvriront plusieurs entreprises artisanales, leur culture d’entreprise et leurs employés.
L’année passée en stage est conçue pour être bénéfique tant pour le stagiaire que pour les entreprises. Ainsi, les deux parties peuvent évaluer la pertinence d’une future collaboration. Idéalement, cette phase de découverte mutuelle aboutit à une situation gagnant-gagnant, et le stagiaire d’aujourd’hui devient l’apprenti de demain.
7 — Subvention pour le permis de conduire des apprentis en Saxe-Anhalt !
Sous le gouvernement régional dirigé par la CDU, le nombre de contrats d’apprentissage en alternance et en milieu scolaire menés à terme a considérablement diminué. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD prendra des mesures pour enrayer cette tendance négative des dernières années. Pour ce faire, il est indispensable de rendre la formation professionnelle plus attractive pour les jeunes en Saxe-Anhalt.
C’est pourquoi un gouvernement régional AfD instaurera une subvention de 1 500 € pour le permis de conduire des apprentis. La subvention sera conditionnée à la réussite d’un apprentissage dans les délais impartis. Elle vise également à faciliter la mobilité des jeunes, notamment en zone rurale. La subvention pour le permis de conduire a pour objectif de freiner l’exode rural des jeunes vers les métropoles d’autres Länder.
8 — Retenir les jeunes talents dans le Land : instaurer une prime d’apprentissage !
Sous le gouvernement régional dirigé par la CDU, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée s’est aggravée. Cette difficulté à recruter des professionnels qualifiés engendre des problèmes de recrutement croissants dans le bâtiment, les PME et l’industrie.
Pour un gouvernement régional dirigé par l’AfD, la solution ne réside pas dans l’immigration massive de personnes non qualifiées, défavorisées sur le plan scolaire et culturellement étrangères, mais plutôt dans la valorisation et la fidélisation des talents locaux pour le marché du travail.
Les travailleurs qualifiés de demain, dont notre Land a un besoin urgent, seront des apprentis de Saxe-Anhalt bien formés et titulaires d’excellents diplômes d’apprentissage. Pour encourager l’installation durable dans la région, un gouvernement régional AfD instaurera des primes pour les apprentissages dont les résultats finaux sont supérieurs à la moyenne. Ces primes visent également à favoriser l’installation à long terme dans la région. Par conséquent, le versement ne sera pas immédiat après la fin de l’apprentissage, mais seulement après deux ans d’emploi en Saxe-Anhalt, sous réserve des cotisations sociales.
9 — Garantir une formation de maître artisan gratuite : instaurer une prime de maître artisan !
Ces dernières années, le nombre d’artisans en Saxe-Anhalt obtenant le certificat de maître artisan a diminué de façon constante. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD garantira la gratuité de la formation de maître artisan. Cette exemption des frais de formation s’appliquera quel que soit l’âge du stagiaire. Elle vise principalement à aider les jeunes qui, en début de carrière, n’ont pas encore pu constituer une épargne conséquente et envisagent de fonder une famille.
Par ailleurs, une prime de maître artisan sera instaurée afin d’encourager les artisans à obtenir cette qualification dès leur plus jeune âge. Cette prime s’élèvera à 5 000 € pour ceux qui obtiennent la qualification avant 25 ans.
Ceux qui obtiennent la qualification entre 25 et 30 ans recevront une prime de 2 500 €. Enfin, ceux qui réussissent leur examen de maître artisan après 30 ans recevront une prime de 1 000 €.
10 — Prévenir les fermetures d’entreprises, assurer la relève !
En Saxe-Anhalt, la proportion de chefs d’entreprise qui atteindront l’âge de la retraite dans quelques années ne cesse d’augmenter. Cette situation renforce l’importance de la transmission d’entreprise. Nombre d’entrepreneurs souhaitent transmettre leur entreprise aux jeunes générations. Cependant, trouver un successeur s’avère souvent difficile.
Le concept de l’AfD pour la sécurisation des métiers spécialisés illustre comment des solutions peuvent être élaborées à ce problème de succession. Ce concept repose sur des éléments interconnectés et interdépendants pour le recrutement, la formation, le perfectionnement et la sécurisation des artisans qualifiés en Saxe-Anhalt.
Dans un scénario idéal, un jeune diplômé de Saxe-Anhalt effectue d’abord une année de bénévolat dans un métier spécialisé, puis commence son apprentissage, perçoit la subvention d’apprentissage pour son permis de conduire, et reçoit ensuite une prime pour la réussite de sa formation initiale. Il suit ensuite une formation gratuite de maître artisan, reçoit la prime de maître artisan, et enfin, reprend l’entreprise familiale où il a franchi les étapes précédentes pour devenir propriétaire de sa propre entreprise.
Dans l’idéal, un jeune diplômé de Saxe-Anhalt effectuerait d’abord une année de bénévolat dans un métier spécialisé, puis débuterait son apprentissage, bénéficierait ensuite d’une aide financière pour l’obtention de son permis de conduire, et enfin recevrait une prime pour la réussite de sa formation initiale. 11. Miser sur les avancées technologiques, la numérisation et l’intelligence artificielle comme moteurs de croissance économique !
Investir dans les avancées technologiques, la numérisation et l’intelligence artificielle permet aux entreprises d’améliorer l’efficacité de leurs processus de production, d’optimiser l’utilisation de leurs ressources et d’accroître leur productivité.
C’est pourquoi un gouvernement régional dirigé par l’AfD soutiendra et encouragera les initiatives et les investissements des PME dans ces domaines. Ceci garantira la modernisation et la pérennité de la Saxe-Anhalt en tant que pôle économique.
12 — Créer un label de qualité « Produit en Saxe-Anhalt » !
De nombreux produits jouissant d’une notoriété et d’une popularité dépassant les frontières régionales sont fabriqués en Saxe-Anhalt. Afin de mettre en valeur la diversité des produits locaux, un gouvernement régional dirigé par l’AfD développera, lancera et instaurera le label de qualité « Produit en Saxe-Anhalt ». Une campagne de marketing sera également mise en œuvre. Ce label constituera une appellation d’origine volontaire pour les produits, majoritairement fabriqués et distribués par des entreprises traditionnelles, qui entretiennent un lien particulier avec notre région et lui confèrent une valeur distinctive.
13 — Sortir de la stagnation, dynamiser le tourisme intérieur !
Le tourisme intérieur est un facteur économique important et prometteur pour la Saxe-Anhalt. Pour notre région à prédominance rurale, il crée des opportunités de revenus, offre des perspectives de maintien des travailleurs qualifiés locaux et permet le développement des infrastructures.
Alors que le tourisme intérieur est florissant dans la plupart des Länder allemands, il stagne en Saxe-Anhalt. Le gouvernement régional dirigé par la CDU en est responsable. Depuis son entrée en fonction, il n’a pas su promouvoir efficacement le tourisme en valorisant le patrimoine culturel et historique de la région.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD élaborera et mettra en œuvre un concept cohérent dans le cadre de la nouvelle campagne #deutschdenken afin de contribuer à la relance du tourisme en Saxe-Anhalt.
X — Politique énergétique
La transition énergétique planifiée par les partis traditionnels a échoué lamentablement. La politique énergétique spécifique qui en découle est à l’origine de l’explosion des coûts de l’énergie, de l’aggravation de la précarité énergétique, de la désindustrialisation croissante et de la dégradation de la sécurité d’approvisionnement. La Saxe-Anhalt a donc besoin d’un changement radical de sa politique énergétique.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD initiera ce changement en renouant avec un mix énergétique diversifié, fondé sur les principes de l’économie sociale de marché et incluant les énergies fossiles. Ce changement de paradigme est indispensable pour faire baisser les prix de l’énergie, lutter efficacement contre la précarité énergétique, amorcer un processus de réindustrialisation et garantir la sécurité énergétique.
Ce changement de cap est d’autant plus urgent que la transition énergétique planifiée a exacerbé les problèmes sociaux en Saxe-Anhalt.
Enfin, la subvention des énergies renouvelables aux dépens des consommateurs entraîne une redistribution des richesses sans précédent, des plus modestes vers les plus aisés. L’envolée des prix de l’énergie frappe durement les ménages à faibles revenus, notamment les retraités vivant dans la pauvreté. De ce fait, de nombreux foyers sont contraints de réduire drastiquement leur consommation. C’est l’une des raisons pour lesquelles un gouvernement régional dirigé par l’AfD mettra fin à la politique de transition énergétique en Saxe-Anhalt et s’efforcera de ramener les prix de l’énergie à un niveau socialement acceptable.
Les partis traditionnels affirment que la transition énergétique contribuera à « sauver » le climat mondial. Or, le climat mondial ne peut être sauvé en Allemagne, et certainement pas en Saxe-Anhalt. En effet, de plus en plus de pays remettent en question la logique du « sauvetage climatique », fondée sur le postulat du changement climatique d’origine humaine.
L’AfD rejette fondamentalement l’idéologie climatique mondialiste et les politiques qui en découlent et qui détruisent la prospérité. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD ne cherchera pas à « sauver » le climat mondial en Saxe-Anhalt. Il développera plutôt une stratégie d’adaptation cohérente pour le territoire. Au lieu de tenter vainement et constamment de contrôler la météo, nous devrions nous adapter au climat en perpétuelle évolution qui existe depuis la nuit des temps. Après tout, le climat a toujours été une réalité à laquelle l’humanité est confrontée et dont elle doit tenir compte dans ses actions.
Le programme énergétique de l’AfD prévoit un retour en arrière en faveur des énergies fossiles : rejet en bloc de la transition énergétique et des renouvelables, soutien au charbon, demande de levée des sanctions pour usage de substances polluantes, baisses des charges sur les produits énergétiques et préparation d’un potentiel retour au nucléaire.
1 — Supprimer les subventions aux énergies renouvelables et mettre fin à l’accès prioritaire au réseau !
Un quart de siècle après le début de la transition énergétique, l’affirmation selon laquelle la promotion des énergies renouvelables entraînerait une baisse des prix de l’électricité ne s’est pas vérifiée. Aujourd’hui, l’Allemagne affiche les prix de l’électricité les plus élevés au monde. Ces prix sont même plus élevés dans l’est du pays qu’à l’ouest.
Le coût total de la transition énergétique s’élève désormais à environ cinq mille milliards d’euros. Au niveau fédéral, les subventions annuelles EEG destinées aux seuls exploitants de centrales devraient atteindre 23 milliards d’euros d’ici 2029. Le gouvernement régional dirigé par la CDU encourage également les énergies renouvelables à hauteur de millions d’euros de subventions financées par les contribuables.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD supprimera ces subventions sans exception, tout en maintenant les protections existantes. De plus, elle plaidera au Bundesrat (Conseil fédéral) pour la suppression de toutes les subventions à la transition énergétique au niveau fédéral. Par ailleurs, un gouvernement de Land dirigé par l’AfD défendra la fin de l’accès prioritaire au réseau pour les énergies renouvelables au Bundesrat.
Après 25 ans, les énergies renouvelables doivent enfin se soumettre aux lois du marché.
2 — Réduire la taxe sur l’électricité au minimum et alléger la charge pesant sur les ménages !
Le gouvernement fédéral avait promis aux citoyens une réduction de la taxe sur l’électricité dans son accord de coalition. Cette promesse clé a été retirée sine die par la ministre fédérale de l’Économie, Katherina Reiche (CDU).
Un gouvernement de Land dirigé par l’AfD plaidera au Bundesrat pour la réduction maximale possible de la taxe sur l’électricité pour tous les ménages, de 2,05 centimes par kilowattheure au minimum européen de 0,1 centime par kilowattheure. Cette mesure vise à apporter un soutien, notamment aux citoyens à faibles revenus.
3 — Supprimer l’Agence régionale de l’énergie !
Pour mettre en œuvre la transition énergétique au point mort, les partis politiques traditionnels recourent à des mesures désespérées. Selon le gouvernement régional dirigé par la CDU, il est nécessaire de créer une « structure transitoire » pour favoriser le développement des énergies renouvelables dans l’État. L’Agence régionale de l’énergie fait partie intégrante de cette « structure transitoire ». Or, le budget prévoit environ dix millions d’euros pour son financement pour la seule période 2023-2026. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD mettra fin à ce gaspillage de l’argent des contribuables et abolira l’Agence régionale de l’énergie.
4 — Supprimer la loi dite d’acceptation !
En Saxe-Anhalt, de nombreuses initiatives citoyennes s’opposent à la construction d’éoliennes, de parcs solaires et de lignes à câbles. L’AfD se présente comme un défenseur de ces initiatives et leur apporte conseils et soutien en cas de besoin.
Le gouvernement régional, dirigé par la CDU, cherche à briser cette résistance par tous les moyens. À cette fin, il a adopté la loi dite « visant à accroître l’acceptation et la participation au développement des énergies renouvelables ». Les incitations financières prévues par cette loi sont destinées à faire pression sur les municipalités récalcitrantes. D’abord, les partis au pouvoir ont imposé aux municipalités du Land les coûts induits par des expériences sociales telles que la transition énergétique et les migrations de masse. Maintenant, on entend contraindre, par des incitations financières, des municipalités déjà en difficulté financière à accepter la construction d’éoliennes ou de parcs solaires.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD abrogera cette loi et, grâce à une gouvernance saine, contribuera à améliorer la situation financière des communes du Land.
5 — Abrogation de la loi sur la planification thermique et l’efficacité énergétique des bâtiments, suppression des subventions aux pompes à chaleur !
L’AfD rejette toute coercition et intervention de l’État dans le secteur du chauffage, soi-disant pour sauver le climat. Les particuliers, les propriétaires, les bailleurs et les communes devraient pouvoir déterminer le juste équilibre entre économies d’énergie et coûts d’investissement pour leurs propres besoins en chauffage. C’est pourquoi l’AfD exige un secteur du chauffage technologiquement neutre, où le gaz naturel, le fioul et le bois restent disponibles à des prix abordables.
En conséquence, un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera au Bundesrat (Conseil fédéral) pour l’abrogation de la loi sur la planification thermique et l’efficacité énergétique des bâtiments, ainsi que des lois et réglementations connexes. Au niveau du Land, le gouvernement AfD abrogera la loi d’application relative à la planification thermique et à la décarbonation des réseaux de chauffage en Saxe-Anhalt.
De plus, un gouvernement régional AfD s’engagera à supprimer toutes les subventions et tous les programmes relatifs aux pompes à chaleur, tout en préservant les droits existants. Ce mode de production de chaleur devra également être compétitif sur un marché du chauffage technologiquement neutre et libre, sans subventions.
6 — Stop au développement de l’énergie éolienne ! Instaurer un moratoire sur l’énergie éolienne !
On qualifie parfois les éoliennes de « titans de la transition énergétique ». En réalité, leur production nécessite d’importantes quantités d’acier, d’aluminium, de cuivre et de béton, des matériaux énergivores. Cela remet en question leur impact environnemental supposément positif. En définitive, les éoliennes ne sont en aucun cas exemptées de la logique du système énergétique basé sur les énergies fossiles, mais en sont aussi une incarnation. De plus, les éoliennes représentent un manque de capacité de production d’électricité de base, la défiguration des paysages culturels locaux, des risques sanitaires pour la population, la dévaluation des propriétés avoisinantes, des impacts négatifs sur la faune et la flore (notamment le déclin des oiseaux et des insectes), un impact sur le microclimat, l’imperméabilisation des sols, leur dessèchement et la pollution environnementale par les microplastiques.
Par conséquent, un gouvernement régional dirigé par l’AfD instaurera un moratoire sur l’énergie éolienne. En conséquence, aucun nouveau permis de construire pour des éoliennes ne sera délivré en Saxe-Anhalt jusqu’à nouvel ordre. De plus, un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera au Conseil fédéral pour l’abrogation de la loi relative à l’utilisation des terres pour l’énergie éolienne.
7 — Pas de parcs solaires dans les paysages culturels allemands ni sur les terres agricoles !
L’AfD s’oppose à la construction de parcs solaires industriels et de grande envergure dans les paysages culturels allemands et sur les terres agricoles. Les systèmes photovoltaïques dans ces zones entraînent un réchauffement local et un dessèchement des sols.
Les terres agricoles et les prairies cultivées depuis des générations doivent être préservées et continuer à servir l’agriculture afin de garantir l’approvisionnement alimentaire local.
Par conséquent, un gouvernement régional dirigé par l’AfD s’efforcera de mettre fin à la mise hors service de terres agricoles et culturelles précieuses au nom d’une politique énergétique utopique. Il est possible, par ailleurs, d’installer judicieusement des systèmes solaires sur des surfaces déjà imperméabilisées, comme les toits des zones industrielles. Ainsi utilisée, l’énergie solaire peut contribuer à l’autosuffisance locale.
8 — Garantir le financement du démantèlement des centrales éoliennes et solaires mises hors service !
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD examinera la possibilité d’obliger les exploitants d’usines à hydrogène déjà approuvées et construites à provisionner des fonds pour leur démantèlement complet. Ces mesures visent à garantir le remboursement aux propriétaires des usines des coûts réels de démantèlement. L’objectif est d’éviter toute future charge financière pour le secteur public liée aux opérations de démantèlement.
9 — Mettre fin à la Stratégie pour l’hydrogène vert et cesser de gaspiller l’argent des contribuables !
La Stratégie pour l’hydrogène vert du gouvernement régional dirigé par la CDU a échoué lamentablement. En effet, ce qui est techniquement faisable n’est pas forcément économiquement viable. L’hydrogène n’est pas compétitif comme vecteur énergétique, notamment pour l’hydrogène dit « vert ». De nombreux projets financés par les contribuables en Saxe-Anhalt sont aujourd’hui au bord de l’effondrement.
Par conséquent, un gouvernement régional dirigé par l’AfD mettra immédiatement fin à la stratégie hydrogène, fondée sur une idéologie climatique et des principes de planification centralisée, cessera la participation du Land à l’initiative « Hydrogène en Allemagne de l’Est » et supprimera la cotisation annuelle de 100 000 € qui y est associée. De plus, il supprimera toutes les subventions à l’hydrogène vert au niveau régional, y compris le programme de financement « Énergies du futur en Saxe-Anhalt ». Un gouvernement régional AfD réduira également les 54 millions d’euros alloués au développement et à l’expansion d’un réseau hydrogène.
10 — Transition énergétique : Attention danger ; se préparer à une panne d’électricité en Saxe-Anhalt !
La transition énergétique et le développement concomitant des sources d’énergie non renouvelables ont fragilisé l’approvisionnement énergétique de l’Allemagne. Lors des périodes de faible production éolienne et solaire, lorsque le vent ne souffle pas et que le soleil ne brille pas, l’approvisionnement en électricité du pays ne peut être assuré qu’en augmentant la production des centrales au charbon et au gaz.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD prendra des mesures pour renforcer l’autonomie énergétique du Land et garantir l’approvisionnement en énergie en Saxe-Anhalt. Cela inclut le maintien de la production d’électricité à partir de lignite. De plus, un gouvernement régional dirigé par l’AfD élaborera un plan de continuité d’activité en cas de panne de courant généralisée. Ce plan vise à protéger les citoyens du Land en cas d’urgence et à maintenir l’ordre public.
11 — Mettre fin à l’explosion des prix de l’énergie, stopper la désindustrialisation, relancer la réindustrialisation !
Les ménages, mais aussi les entreprises du Land, sont touchés par la politique de transition énergétique et la flambée des coûts énergétiques qui en découle. En effet, le prix de l’énergie est un facteur déterminant dans le choix d’implantation des entreprises. C’est pourquoi la désindustrialisation en Saxe-Anhalt progresse rapidement, marquée par les faillites d’entreprises et les délocalisations. Contrairement aux affirmations des partis traditionnels, la transition énergétique n’est donc pas créatrice d’emplois, mais bien un programme destructeur d’emplois à grande échelle.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD lancera une initiative de politique énergétique au Bundesrat (Conseil fédéral). Cette initiative vise à baisser la taxe sur l’électricité non seulement pour les entreprises industrielles et les secteurs agricole et forestier, mais pour toutes les entreprises. Elle vise également à reprendre les importations d’énergie en provenance de Russie. Ces mesures sont destinées à freiner la désindustrialisation et les pertes d’emplois dans le Land et à amorcer un processus de réindustrialisation.
12 — Levons les sanctions énergétiques contre la Russie et remettons en service les gazoducs Nord Stream !
La politique de sanctions contre la Russie, instaurée en 2022, a encore aggravé la crise énergétique en Allemagne et en Saxe-Anhalt. Depuis lors, la Russie exporte du pétrole et du gaz de manière préférentielle et à des conditions avantageuses vers la Chine et l’Inde. L’importation par voie maritime de gaz de schiste, coûteux et polluant, ne saurait remplacer le gaz naturel russe, moins cher, importé par gazoduc.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera auprès du Bundesrat (Conseil fédéral) pour la levée des sanctions énergétiques imposées à la Russie et la normalisation des relations commerciales germano-russes. Les sections endommagées du gazoduc Nord Stream 1 et la section A endommagée de Nord Stream 2 doivent être réparées au plus vite. Dans l’intervalle, la section B intacte de Nord Stream 2 devrait être utilisée pour reprendre les importations de gaz russe.
13 — Protéger notre patrie, l’environnement et notre population : non à la fracturation hydraulique en Saxe-Anhalt !
Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, des responsables politiques des partis traditionnels évoquent l’extraction de gaz naturel national par fracturation hydraulique, faute d’alternatives au gaz russe. Un examen plus approfondi révèle que le gaz de schiste allemand n’est pas une solution viable aux problèmes énergétiques du pays.
D’après les connaissances actuelles, aucune extraction de gaz naturel par fracturation hydraulique ne sera possible en Saxe-Anhalt, faute de gisements économiquement viables. De plus, l’AfD rejette l’extraction de gaz naturel du sol local par fracturation hydraulique pour des raisons environnementales, de sécurité et de santé publique. Sous un gouvernement régional dirigé par l’AfD, la fracturation hydraulique sera proscrite en Saxe-Anhalt.
14 — Baisser les prix de l’énergie, garantir la stabilité du réseau, construire de nouvelles centrales à gaz !
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD défendra la construction de nouvelles centrales à gaz et étudiera les options pour leur exploitation.
Les centrales à gaz modernes sont adaptées à la réduction des prix de l’électricité et à la garantie de la sécurité du réseau. De plus, leur chaleur résiduelle peut être utilisée pour le chauffage, assurant ainsi un approvisionnement en chaleur rentable.
15 — Stop à la sortie du charbon : préserver l’industrie charbonnière de Saxe-Anhalt !
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera au Bundesrat (Conseil fédéral) pour l’arrêt de la sortie du charbon en Allemagne. Au niveau régional, le gouvernement s’efforcera de préserver l’industrie charbonnière de Saxe-Anhalt au-delà de 2038. En effet, l’extraction de la lignite, ressource nationale, et la production d’électricité à partir de cette ressource sont adaptées à la réduction des prix de l’électricité, à la garantie d’une production de base, à la stabilité du réseau et à la sécurité énergétique, à la réduction de la dépendance aux importations d’électricité et au maintien d’emplois industriels bien rémunérés dans le Land.
L’Allemagne et la Saxe-Anhalt possèdent certaines des centrales à charbon les plus modernes, efficaces et propres au monde. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD s’engage à garantir le maintien en activité de ces centrales nucléaires, véritables piliers énergétiques et économiques, même après l’épuisement des réserves nationales de charbon, et à assurer la continuité de leur approvisionnement en lignite importée.
16 — Un nouveau départ : relancer l’énergie nucléaire !
Depuis plusieurs années, l’énergie nucléaire connaît un regain d’intérêt et gagne du terrain à l’échelle mondiale. Les grandes puissances économiques et géopolitiques accordent une importance capitale à son utilisation. Sa part dans le mix énergétique ne cesse de croître, non seulement en Chine, en Russie et aux États-Unis, mais aussi dans d’autres pays européens. Parallèlement, sous l’impulsion des partis traditionnels, l’Allemagne a opté pour une politique énergétique singulière, marquée par l’abandon progressif du nucléaire.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera en faveur d’un retour à l’énergie nucléaire au Bundesrat . La première étape consistera à relancer la recherche nucléaire dans le Land. Celle-ci portera sur des centrales nucléaires innovantes, telles que le réacteur à double fluide, et sur la réutilisation des barres de combustible usé et déjà stockées.
À moyen terme, l’objectif est de renouer avec une production d’électricité compétitive grâce à l’énergie nucléaire. En attendant le retour du nucléaire en Allemagne, le charbon et le gaz devront garantir un approvisionnement électrique sûr.
17 — Finies les dépenses inutiles des contribuables ! Supprimer les subventions aux voitures électriques !
Pendant de nombreuses années, les voitures électriques, onéreuses et à l’autonomie limitée, ainsi que les infrastructures de recharge associées, ont été subventionnées à hauteur de milliards d’euros par l’État fédéral. Le gouvernement régional dirigé par la CDU subventionne également la mobilité électrique à hauteur de millions d’euros d’argent public.
Pourtant, les véhicules électriques n’ont pas réussi à s’imposer sur le marché, ni au niveau national ni en Allemagne, et sont plus impopulaires que jamais. Le parc automobile allemand est encore composé à 96 % de véhicules à moteur thermique. Force est de constater que la moralisation de la mobilité au nom de la transition énergétique, des transports et climatique a échoué. Non seulement les énergies renouvelables, mais aussi la mobilité électrique doivent enfin se soumettre aux lois du marché. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD supprimera toutes les subventions aux voitures électriques et à leurs infrastructures de recharge. Au Conseil fédéral, le gouvernement du Land plaidera pour la suppression de ces subventions au niveau fédéral.
18 — En finir avec la folie de la transition énergétique et des transports ! Halte à l’interdiction des moteurs à combustion !
Aux niveaux européen et fédéral, les politiques de transition énergétique et des transports des partis traditionnels sont confrontées à la réalité. En 2025, la Commission européenne a annoncé avoir entendu les préoccupations de l’industrie et qu’elle réexaminerait le calendrier de suppression progressive des moteurs à combustion prévu pour 2035 et le reporterait si nécessaire. Un report de l’interdiction des moteurs à combustion est également en discussion au niveau fédéral.
L’AfD exige que l’interdiction des moteurs à combustion soit non seulement reportée de quelques années, mais bel et bien annulée. Après tout, l’industrie automobile nationale, secteur économique majeur, est un garant de la prospérité allemande depuis des décennies. De nombreux habitants de Saxe-Anhalt travaillent dans les industries automobile et de ses sous-traitants. Un gouvernement de Land dirigé par l’AfD plaidera au Conseil fédéral pour l’arrêt définitif de l’interdiction des moteurs à combustion.
19 — Alléger le fardeau des automobilistes : baisser le prix des carburants !
La Saxe-Anhalt est une région où l’on se lève tôt, mais aussi où les navetteurs sont nombreux. Nombre de ses habitants subissent les conséquences du prix élevé des carburants en Allemagne. En 2022, le groupe parlementaire AfD au parlement régional a déposé une motion intitulée « Baisser immédiatement le prix des carburants : protéger les moyens de subsistance des citoyens ». En 2025, les taxes et prélèvements représentaient 61 % du prix de l’essence et 53 % de celui du diesel, et cette tendance à la hausse se poursuivait.
En 2025, l’Office fédéral des cartels a constaté que faire le plein en Allemagne de l’Est était nettement plus cher qu’en Allemagne de l’Ouest. L’analyse de l’office des Cartels cite la Saxe-Anhalt comme un exemple négatif. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera au Bundesrat (Conseil fédéral) pour que la taxe sur l’énergie soit ramenée au taux minimum de l’UE.
20 — Protection du territoire et adaptation au changement climatique plutôt que « sauvetage climatique » !
Le « Production Gap Report », réalisé par des instituts de recherche internationaux et publié en 2025, prévoit une augmentation de la demande mondiale de pétrole et de gaz fossiles jusqu’en 2050. De plus, selon ce rapport, la Chine et l’Inde augmenteront significativement leur production de charbon d’ici 2030.
La logique mondialiste de « sauvetage climatique » des partis traditionnels repose sur la théorie d’un changement climatique prétendument d’origine humaine. Même en admettant cette théorie, le climat mondial ne pourrait être sauvé, compte tenu de la demande énergétique mondiale croissante, ni en Europe, ni en Allemagne, et certainement pas en Saxe-Anhalt.
C’est pourquoi l’AfD rejette la logique de « sauvetage climatique » des partis traditionnels. Au contraire, elle s’engage pour la protection de l’environnement au sens de la protection du territoire. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD mènera une politique locale axée sur la protection des communautés et de l’environnement en Saxe-Anhalt.
21 — Protéger le microclimat : stopper la transition énergétique !
Contrairement au climat global, le microclimat local peut être protégé. Les éoliennes génèrent des turbulences qui perturbent la stratification thermique naturelle de l’atmosphère proche de la surface et favorisent l’assèchement des sols. Les grands parcs solaires implantés sur les terres agricoles favorisent l’absorption de chaleur, le réchauffement local et la sécheresse des sols. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD n’approuvera aucun projet d’expansion des énergies renouvelables qui menace le microclimat du territoire.
22 — Soutenir la recherche climatique critique en Saxe-Anhalt !
Les climatologues qui analysent de manière critique les politiques de « sauvetage du climat » sont rarement entendus dans le débat climatique national et international. En revanche, de puissants réseaux aux liens douteux, s’étendant jusqu’aux cercles politiques, produisent des études climatiques contestables aux prédictions catastrophiques, largement diffusées dans les médias traditionnels et servant ainsi de base à des décisions politiques erronées.
Un gouvernement régional dirigé par l’AfD permettra aux climatologues critiques de mener leurs recherches en toute tranquillité en Saxe-Anhalt. De plus, ce gouvernement favorisera la création d’un institut sur les conséquences des politiques climatiques. Cet institut a pour vocation d’analyser scientifiquement les conséquences des politiques dites de « sauvetage climatique » mises en œuvre par les récents gouvernements, au niveau fédéral et régional. Des recherches seront notamment menées sur les effets de l’énergie éolienne et des panneaux solaires sur la santé humaine, ainsi que sur la faune et la flore. Ces recherches permettront, entre autres, de jeter les bases scientifiques d’une enquête parlementaire sur les conséquences politiques et sociales des « politiques de sauvetage climatique » des dernières années. 23. Il faut couper les vivres à l’industrie du « sauvetage climatique » ! Le gouvernement régional dirigé par la CDU finance cette industrie en Saxe-Anhalt à hauteur de millions d’euros d’argent public. Le budget du Land pour la période 2023-2026 comprend notamment les éléments suivants : protection du climat, changement climatique et ses conséquences (597 000 €), protection du climat et préservation des monuments historiques (489 000 €), mesures pour la neutralité climatique du parlement régional (244 500 €), projets clés de protection du climat (50 000 €) et réalisation d’une étude sur l’égalité des genres dans la protection de l’environnement et du climat (20 000 €). Un gouvernement régional dirigé par l’AfD supprimerait les financements destinés au secteur de la lutte contre le changement climatique en Saxe-Anhalt. Par ailleurs, des milliards d’euros sont alloués chaque année au niveau fédéral à l’« aide climatique » internationale. Ces fonds financent, entre autres, des pistes cyclables au Pérou, des arènes de catch en Gambie, une centrale à charbon au Bangladesh, un hôtel en Haïti et des chocolateries au Vietnam. Ces fonds gaspillés proviennent également des contribuables saxons-anhaltais. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera au Conseil fédéral pour la suppression de l’aide internationale au climat.
24 — Se retirer de l’Accord de Paris sur le climat et du Pacte vert : abroger la loi fédérale sur la protection du climat !
Avec le retrait des États-Unis, et donc de la première économie mondiale, de l’Accord de Paris sur le climat, la « lutte mondiale contre le changement climatique » est de facto terminée. Parallèlement, l’Accord de Paris permet aux économies émergentes comme la Chine et l’Inde d’augmenter drastiquement leurs émissions de CO₂. Dans le même temps, la demande mondiale de combustibles fossiles augmente d’année en année. L’UE importe massivement du gaz de schiste, nocif pour l’environnement. Le Pacte vert n’est plus à l’ordre du jour. Les États membres de l’UE échouent régulièrement à se mettre d’accord sur des objectifs climatiques communs. L’Allemagne risque de ne pas atteindre ses objectifs climatiques d’ici 2030. Selon un communiqué du gouvernement régional dirigé par la CDU, les émissions de gaz à effet de serre en Saxe-Anhalt ont augmenté de 1,75 % en 2024 par rapport à l’année précédente, soit une hausse de 450 000 tonnes. Face à ce constat, le groupe parlementaire AfD a déposé en 2025 une motion intitulée « Retrait de l’Accord de Paris sur le climat, dénonciation du Pacte vert pour l’Europe, suspension de la loi fédérale sur la protection du climat ». Un gouvernement régional dirigé par l’AfD mettra tout en œuvre pour obtenir le retrait de l’Allemagne de l’Accord de Paris, la dénonciation du Pacte vert pour l’Europe et l’abrogation de la loi fédérale sur la protection du climat.
Le climatoscepticisme du parti se reflète dans la volonté de créer un récit alternatif au changement climatique, qui pourrait s’imposer aisément grâce à la compétence des Länder dans le domaine de l’éducation. Cependant, une sortie des accords internationaux signés par l’Allemagne est impossible à l’échelle d’un Land.
25 — Mettre fin au système d’échange de quotas d’émission : sauvons les entreprises locales !
Le système d’échange de quotas d’émission est un instrument clé de la politique climatique. La tarification du CO₂ pénalise les entreprises européennes, allemandes et de Saxe-Anhalt face à la concurrence internationale. Ce désavantage concurrentiel aggrave la situation des entreprises locales année après année. La désindustrialisation qui en résultera entraînera la perte définitive de création de valeur industrielle et d’emplois bien rémunérés dans le pays. Un gouvernement dirigé par l’AfD ne restera pas les bras croisés face à cette situation, mais mettra tout en œuvre pour abolir le système d’échange de quotas d’émission.
26 — Allégeons le fardeau des consommateurs : abolissons la taxe carbone !
La taxe carbone représente un surcoût considérable pour les consommateurs. En 2026, le surcoût pour une voiture essence parcourant 15 000 kilomètres par an s’élèvera à 185 €. Pour un système de chauffage au fioul consommant 2 000 litres de fioul par an, ce surcoût sera de 350 €, et pour un système de chauffage au gaz consommant 20 000 kilowattheures par an, il sera de 265 €. La taxe carbone est censée contribuer à la protection du climat mondial. En réalité, cette situation plonge de plus en plus d’habitants de Saxe-Anhalt dans la précarité énergétique. Dès 2021, selon un sondage représentatif, 80 % des Saxe-Anhalt réclamaient la suppression de la taxe carbone. Pour lutter contre cette précarité croissante, un gouvernement régional dirigé par l’AfD plaidera en faveur de l’abolition de cette taxe au Conseil fédéral.
27 — Halte à la culture prohibitionniste et climato-religieuse !
La dictature climatique s’installe. L’Agence fédérale pour l’environnement dénonce le fait que chaque Allemand est responsable en moyenne de 10,4 tonnes de gaz à effet de serre par an. Désormais, au nom de la protection du climat, les citoyens sont censés réduire leur consommation. Par exemple, la consommation de viande est qualifiée d’« enjeu climatique majeur ». Les climatologues exhortent les citoyens à réduire leur consommation de viande de 70 %. En 2023, le gouvernement fédéral de l’époque, par une nouvelle directive, a incité les Allemands à réduire drastiquement leur consommation de viande. Selon ces recommandations, la consommation de viande devait être limitée à 10 grammes par jour. La même année, le parti Die Linke, au parlement régional de Saxe-Anhalt, a déposé une motion demandant l’instauration d’un budget carbone pour le Land. De cette revendication, il n’y a qu’un pas à franchir pour exiger un budget carbone pour chaque citoyen. Sous un gouvernement régional dirigé par l’AfD, il n’y aura pas de culture de la prohibition autoritaire en matière de climat. Les citoyens responsables du Land peuvent et doivent décider eux-mêmes de leurs habitudes de consommation.
28 — Combattons résolument l’extrémisme climatique par le biais de l’État de droit !
L’économiste Hans-Werner Sinn accuse l’Allemagne de mener une « politique climatique extrémiste ». Non seulement au Bundestag, mais aussi au parlement régional de Saxe-Anhalt, le bras parlementaire de l’extrémisme climatique attise délibérément l’anxiété climatique. Cela pousse des jeunes en proie à l’insécurité vers des sectes écologistes. La propagande climatique ne se contente pas de conduire des jeunes désorientés et aveuglés à manifester dans les rues d’Allemagne. La terreur envers les automobilistes en Saxe-Anhalt atteint désormais des proportions alarmantes. Par exemple, en 2023, un groupe d’activistes autoproclamés pour le climat a crevé les pneus de dizaines de voitures à Magdebourg, la capitale régionale. Cet acte cruel a mis en danger la vie de citoyens innocents. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD ne tolérera pas que les extrémistes climatiques recourent à des méthodes toujours plus radicales pour imposer leur vision du monde à la population. Le gouvernement régional veillera à ce que les autorités prennent des mesures fermes contre les extrémistes climatiques.
29 — Tenir compte de l’empreinte écologique, protéger l’environnement, arrêter d’accueillir des « réfugiés climatiques » illégaux !
Les idéologies climatiques de gauche affirment que de nombreux immigrés illégaux sont de soi-disant « réfugiés climatiques ». En réalité, il s’agit pour la plupart de migrants bénéficiant de l’aide sociale et souhaitant profiter des avantages de l’État-providence allemand. L’AfD rejette l’immigration massive, illégale et culturellement étrangère, non seulement pour des raisons d’identité et de sécurité, mais aussi pour des raisons écologiques. En effet, en entrant illégalement dans l’État-providence allemand, ces migrants démunis non seulement améliorent leur niveau de vie, mais augmentent également leur consommation de ressources.
En tant que parti attaché à la nature et à la sécurité nationale, l’AfD souhaite mettre un terme à cette situation. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD mettra fin à l’immigration massive illégale en Saxe-Anhalt, non seulement pour des raisons d’identité, de sécurité et de politique fiscale, mais aussi pour des raisons environnementales.
L’instrumentalisation de la nature, et de son lien avec un « Volk » qui lui serait lié, sert ici à légitimer le rejet de l’immigration, considérée en soi comme contre nature. Cet « organicisme » rappelle l’un des piliers de l’idéologie dite « Völkisch », de laquelle émergea le national-socialisme.
XI — Agriculture et patrimoine local
En Saxe-Anhalt, notre paysage culturel est profondément marqué par la sylviculture et l’agriculture. Les exploitations familiales et les coopératives agricoles sont les piliers de notre approvisionnement en aliments sains et de qualité. Les influences extérieures exercent une pression croissante sur la sylviculture et l’agriculture, accentuant les difficultés économiques.
Les sanctions et les erreurs politiques ont engendré d’importantes perturbations. La hausse des coûts des intrants, de l’énergie et de l’eau rend la gestion de nombreuses exploitations de plus en plus difficile. Nos agriculteurs sont de plus en plus livrés à eux-mêmes : ils sèment, cultivent, récoltent et doivent simultanément se frayer un chemin à travers un labyrinthe administratif toujours plus dense, aux niveaux étatique, fédéral et européen. Des réglementations sans cesse nouvelles et souvent irréalistes transforment peu à peu l’agriculteur fier et indépendant en un simple administrateur non rémunéré. Des enquêtes récentes auprès des petites et moyennes entreprises (PME) montrent que les agriculteurs — souvent exerçant en tant qu’entrepreneurs individuels — consacrent jusqu’à trois fois plus d’heures aux formalités administratives que la moyenne des PME. De nombreuses exploitations sont même contraintes d’embaucher du personnel supplémentaire pour répondre aux exigences en matière de documentation et de rapports. Nous défendons des politiques qui reconnaissent et respectent les agriculteurs en tant qu’entrepreneurs responsables et acteurs engagés pour la protection de l’environnement et le bien-être animal.
Notre objectif est de les décharger des lourdeurs administratives inutiles afin qu’ils puissent se recentrer sur leur vocation : cultiver la terre. De plus, compte tenu de leur rôle central dans les traditions, la culture et les coutumes régionales, nous considérons les agriculteurs comme une profession essentielle dont dépend fortement la revitalisation urgente des zones rurales.
1 — Promouvoir toutes les formes d’agriculture !
Nous ne faisons aucune distinction entre les exploitations biologiques, écologiques ou conventionnelles. Tous les agriculteurs contribuent et méritent donc un soutien juste et équilibré. Le marché régule les prix par l’offre et la demande ; nous rejetons tout traitement préférentiel injustifié et partial de certaines méthodes agricoles qui fausse la concurrence. La promotion de la production locale et des structures de commercialisation des produits agricoles traditionnels et régionaux doit devenir un élément essentiel du développement économique.
2 — Autoriser la recherche génétique à des fins expérimentales !
Nous considérons le progrès technologique comme la clé de la viabilité et de la compétitivité de l’agriculture de demain. Cela implique également d’autoriser l’utilisation des innovations en recherche génétique à des fins expérimentales et pour des études de sécurité, avec un minimum de formalités administratives.
3 — Renationaliser la politique agricole !
Face à la conjoncture économique difficile, nous souhaitons alléger la charge pesant sur les agriculteurs dans le cadre des instruments de soutien agricole existants et leur offrir une plus grande sécurité de planification, notamment en renonçant à des interprétations nationales supplémentaires et plus strictes de la réglementation européenne. Il est devenu évident que la Politique agricole commune (PAC) de l’UE ne contribue pas à la solution, mais devient elle-même un problème croissant. C’est pourquoi nous nous engageons à renationaliser durablement la politique agricole. Nous voulons mettre fin à la dérive de la PAC et rendre l’entière responsabilité de la politique agricole à l’Allemagne. Cela nous permettra de réduire la bureaucratie plus efficacement, d’utiliser les subventions de manière plus stratégique et de mieux soutenir l’agriculture nationale dans son ensemble. Dans un premier temps, nous plaiderons lors de la Conférence des ministres de l’Agriculture pour une étude de faisabilité sur une réforme à long terme du système de subventions agricoles.
Autre mesure difficile à mettre en place au niveau d’un Land, le parti envisage une sortie de la Politique agricole commune.
4 — Les terres agricoles entre les mains des agriculteurs : renforcer la structure agricole !
Les agriculteurs locaux contribuent de manière significative à la vie de la communauté, que ce soit en participant à des défilés de tracteurs ou en mettant leurs champs à disposition pour la fête du village. Seuls les agriculteurs véritablement enracinés dans leur communauté peuvent la soutenir durablement. Par conséquent, la politique foncière et agricole doit primer sur les investisseurs uniquement motivés par le profit. Une loi sur la structure agricole, qui privilégie les agriculteurs locaux et empêche la spéculation et la concentration des terres, est attendue depuis trop longtemps et est urgente. C’est pourquoi nous exigeons une nouvelle loi sur la structure agricole : elle doit garantir l’accès à la terre pour les exploitations locales, empêcher la concentration de vastes superficies entre les mains de quelques-uns et réglementer les transactions de location et d’achat de manière à protéger les exploitations familiales régionales. Ceci permettra de préserver l’agriculture, le patrimoine local et la communauté, au bénéfice d’une structure agricole dynamique et durable. Concernant les terres de la BVVG (Bodenvertretungs und Verwaltungsanstalt E.G ), nous plaiderons également à tous les niveaux pour leur vente aux agriculteurs locaux.
La BVVG Bodenverwertungs- und -verwaltungs GmbH (BVVG) est une entreprise publique de la République fédérale d’Allemagne, dont le siège social est à Berlin. Ses missions comprennent la gestion, la location et la vente de terres agricoles et forestières sur le territoire des nouveaux Länder. Le titre du paragraphe, « Ackerland in Bauernhand », rappelle le slogan « Junkerland in Bauernhand », mot d’ordre utilisé entre 1945 et 1948 pour accompagner la réforme agraire mise en place en zone d’occupation soviétique.
5 — Fertilisation selon les connaissances : utiliser le fumier localement !
Les engrais sont aujourd’hui parmi les denrées les plus coûteuses pour une exploitation agricole. Aucun agriculteur ne gaspillera donc un seul gramme d’engrais ni n’en appliquera des quantités inutiles. Parallèlement, les prix dépendent fortement des conditions politiques et mondiales qui influent directement sur la disponibilité des engrais — et donc, en fin de compte, sur les prix des denrées alimentaires. Nous rejetons les réglementations qui entraînent de fait une pénurie de récoltes. Nous privilégions plutôt les bonnes pratiques agricoles, que tout agriculteur responsable applique. Le fumier produit localement doit également être utilisé et issu de sources locales. Nous refusons l’importation de fumier en provenance d’autres pays.
6 — Pas de taxe sur l’eau d’irrigation !
L’eau est une ressource indispensable à la vie et à la croissance. En tant que bien commun, elle doit être disponible de manière fiable pour l’agriculture. La taxe sur l’eau d’irrigation, via le « centime d’eau », doit donc être abolie, car une augmentation du prix de l’eau entraîne inévitablement une hausse des coûts de production — et donc une augmentation des prix pour nos citoyens.
7 — Soutenir les éleveurs de moutons !
Les moutons et leurs bergers sont des gardiens indispensables de notre patrimoine culturel. Néanmoins, ni la viande ni la laine de ces animaux ne sont actuellement valorisées de manière optimale. Au lieu de pouvoir vivre de leurs produits animaux, de nombreux bergers tirent l’essentiel de leurs revenus de fonds publics, assortis d’une lourdeur administrative et de lourdeurs administratives. Pour que les élevages ovins aient un avenir, les bergers doivent pouvoir à nouveau vivre de leurs animaux. L’augmentation de la prime à l’élevage ne devrait être qu’un élément parmi d’autres de cette solution.
8 — Élevage : passer en revue la réglementation !
Les principaux accords de libre-échange menacent la production nationale dans les secteurs de l’alimentation animale et de la viande en raison de la hausse des prix et de la pression concurrentielle accrue.
De nombreuses réglementations rendent l’élevage plus coûteux et complexe, si bien que les produits animaux de Saxe-Anhalt sont de moins en moins compétitifs sur le marché mondial. Même le Land de Saxe-Anhalt est incapable, depuis des années, de construire une étable expérimentale conforme à la réglementation en vigueur ; comment un agriculteur est-il censé gérer une telle situation ? Par conséquent, toute la réglementation doit être révisée.
9 — Un élevage privé simplifié !
Posséder ses propres poules ou cochons peut contribuer de manière significative à l’approvisionnement en aliments de qualité, non issus de la production industrielle de masse. Cependant, l’élevage privé est de plus en plus restreint ces dernières années par les contrôles gouvernementaux et la bureaucratie. Nous allons y remédier grâce à une initiative de libéralisation, en réduisant les exigences d’enregistrement et en simplifiant les normes d’élevage.
10 — Un contrôle ciblé des populations plutôt qu’une vision romantique et irréaliste du loup !
Les coûts engendrés par les loups deviennent incontrôlables. Les indemnisations pour les pertes de bétail, les subventions pour les mesures de protection et le Centre de compétences sur le loup (WZI) freinent l’élevage. La population est désormais si importante que les animaux empiètent sur les habitats humains, et le risque existe que les humains deviennent des proies. Par conséquent, nous allons abolir le Centre de compétences sur le loup, une institution controversée, et mettre en œuvre un contrôle ciblé des populations.
11 — Préserver et reboiser nos forêts !
La foresterie a une longue tradition, mais elle est aujourd’hui confrontée au défi majeur du reboisement durable de nos forêts. Il ne s’agit pas seulement de planter de nouveaux arbres, mais aussi de préserver et de développer la forêt comme habitat pour la faune et la flore, comme espace de loisirs pour les populations et comme source importante de bois. Parallèlement, la forêt doit être protégée de toute destruction supplémentaire, telle que celle causée par l’expansion de l’industrie éolienne. Les forêts ne poussent pas spontanément. Nous nous engageons à ce que les zones déboisées de notre région soient reboisées avec des essences indigènes. Cependant, nous reconnaissons que les essences non indigènes doivent également être envisagées si elles présentent une croissance plus rapide et plus efficace, contribuant ainsi à la préservation de la forêt. À cette fin, nous souhaitons soutenir les coopératives forestières et les propriétaires forestiers privés afin qu’ils puissent, eux aussi, mobiliser les fonds nécessaires au reboisement.
12 — Sécuriser la production de semences : renforcer le séchoir à semences national !
Le séchoir à semences national d’Annabourg est un monument technique majeur de l’histoire forestière allemande et, en même temps, un site central pour la production de semences forestières de haute qualité, adaptées au terroir. Pour assurer la conversion des forêts en Saxe-Anhalt, il est indispensable d’agrandir l’installation de séchage de semences gérée par l’État en misant sur l’avenir. Cela implique un renforcement des effectifs afin que toutes les missions de l’installation et du service de conseil en semences forestières puissent être pleinement assurées, et que des services complémentaires puissent être proposés. Parallèlement, l’importance historique et forestière de cette installation doit être davantage mise en lumière auprès du public et des décideurs politiques. De plus, il convient d’accroître les capacités de production et de stockage des essences d’arbres et d’arbustes indigènes et de les compléter par un réseau régional de plantations forestières modèles. L’association de la production de semences à une pépinière d’État est également envisageable.
13 — Emploi des demandeurs d’asile pour le reboisement !
Une organisation devrait être mise en place au niveau des districts afin de garantir la participation obligatoire des demandeurs d’asile aux travaux de reboisement et d’entretien des forêts en Saxe-Anhalt, dans le cadre des possibilités d’emploi légales, jusqu’à l’expiration de leur titre de séjour. Ceci permettra de renforcer les effectifs forestiers.
14 — Pas d’éoliennes dans les forêts de Saxe-Anhalt !
Le mythe et l’image romantique de la forêt font partie intégrante de notre culture et de notre histoire. Le peuple allemand a toujours entretenu un lien profond avec la forêt, un lieu empreint de nostalgie. Dans ce contexte, le groupe parlementaire AfD au parlement régional a déposé dès 2023 la motion « Pas d’éoliennes dans les forêts de Saxe-Anhalt ». Or, de larges bandes de forêt sont défrichées pour la construction et l’entretien des éoliennes, ce qui accroît le risque d’incendies et cause des dommages durables à la faune et à la flore locales. Un gouvernement régional dirigé par l’AfD modifiera la réglementation forestière afin d’empêcher la construction de nouvelles éoliennes dans les zones forestières du Land. Désormais, la protection des animaux et des forêts primera. Ce changement de paradigme devrait également contribuer à préserver nos forêts comme un lieu de loisirs pour les habitants de la région.
15 — Soutenir les chasseurs !
La chasse est l’expression de notre conception de l’environnement comme paysage culturel, c’est-à-dire une nature cultivée, préservée et façonnée par l’homme. Par conséquent, nous soutenons pleinement la chasse et rejetons toute tentative de la discréditer ou de la remettre en question. L’établissement de quotas de chasse pour les différentes espèces de gibier doit être maintenu, dans le respect de l’équilibre entre animaux et forêts. Nous souhaitons promouvoir l’absence d’aides à la chasse : l’utilisation de dispositifs de vision nocturne montés et de silencieux ne doit pas être interdite, mais autorisée. Les agriculteurs doivent également soutenir les chasseurs en les indemnisant pour l’entretien des couloirs de chasse et des zones tampons en bordure de champs. L’ensemble du système des associations de chasse et des baux de chasse nécessite une réforme et une simplification urgentes afin que ces associations puissent continuer à assumer leurs responsabilités en matière de conservation et de gestion.
16 — Produire localement : consommer localement !
La centralisation de la production de viande est une évolution négative qui nuit aux animaux d’élevage. Le maintien et le renforcement des structures régionales d’abattage et de transformation de la viande constituent donc un objectif à long terme et contribuent au bien-être animal. Le transport d’animaux sur de longues distances est extrêmement stressant. Par conséquent, le transport d’animaux destinés à l’abattage ne devrait avoir lieu que sur de courtes distances en Allemagne et dans l’UE. Nous souhaitons autoriser le transport d’animaux uniquement dans le strict respect du bien-être animal, sur des trajets courts et avec un contrôle rigoureux du respect des temps de repos et des obligations de soins. Nous refusons les exportations vers les pays tiers tant que le respect des normes de bien-être animal n’est pas pleinement garanti. La réglementation relative à l’abattage à domicile ne doit cependant pas être renforcée.
17 — Interdire l’abattage rituel !
L’abattage sans étourdissement est l’une des méthodes les plus cruelles. Les animaux souffrent terriblement. Nous plaiderons donc pour l’abrogation de l’exception correspondante (article 4a, alinéa 2, point 2 de la loi sur la protection animale). L’abattage rituel ne pourra avoir lieu qu’après étourdissement.
18 — Meilleur financement des refuges pour animaux !
Les refuges pour animaux de Saxe-Anhalt sont surpeuplés dans de nombreux endroits et ont besoin de soutien, car ils remplissent des obligations envers les communes. Par conséquent, les refuges pour animaux du Land devraient bénéficier d’un financement simple et pérenne pour leur entretien, leur modernisation et la construction de nouveaux bâtiments.
19 — Stérilisation obligatoire des chats errants !
Nous plaidons également pour la stérilisation obligatoire des chats errants dans tout le Land. Seule la stérilisation obligatoire, organisée par les nombreuses associations de protection animale de notre région, permettra de contenir la prolifération incontrôlée des chats et les souffrances qui en découlent. Des accords spécifiques doivent être conclus avec les vétérinaires du pays concernant la réalisation et le financement des castrations.
XII — Zones rurales et administration locale
Les partis traditionnels, et la CDU en particulier, prétendent que le développement des zones rurales et des petites communes est d’une importance capitale à leurs yeux. C’est un mensonge. Ils ont inondé les villes de subventions, tout en laissant délibérément nos villages se dégrader.
Les zones rurales revêtent une importance particulière : les gens y sont généralement pragmatiques et attachés à leurs communautés ; de nombreuses familles vivent encore dans des maisons individuelles dont elles sont propriétaires ; le taux de natalité y est plus élevé ; et l’influence de Berlin, Bruxelles et Magdebourg y est souvent moindre. C’est précisément pour cette raison que tous les partis traditionnels ont déclaré la guerre aux zones rurales et œuvrent systématiquement à concentrer la population dans les grandes villes, où il est plus facile de contrôler les individus et de minimiser leur empreinte carbone. Par le démantèlement ciblé des infrastructures, de la réduction des services de bus à la fermeture d’écoles et d’hôpitaux, la vie en zone rurale est rendue invivable et la population poussée à fuir la campagne.
Pour la même raison, l’AfD fait de la promotion des zones rurales sa priorité absolue. Nous devons tout mettre en œuvre pour préserver la qualité de vie dans les zones rurales et inverser la tendance à l’exode rural. Non seulement personne ne doit être contraint de quitter sa région, mais au contraire, davantage de citoyens doivent quitter les villes pour s’installer à la campagne. Nos politiques sont engagées dans cette voie. Nous veillerons à ce qu’aucune école ne ferme, à ce que les routes de village et de campagne soient réparées et à ce que le chauffage au fioul et au bois ainsi que la circulation automobile au diesel et à l’essence restent possibles. Nous n’exercerons pas de pression sur les municipalités, par le biais de l’argent du contribuable, pour qu’elles autorisent systématiquement la construction de nouvelles éoliennes et de panneaux solaires, mais nous améliorerons leurs finances, même sans la construction de telles installations. Nous améliorerons la gouvernance locale et favoriserons une meilleure intégration des citoyens, même dans les villages les plus reculés.
Le volet sur la ruralité témoigne d’une hostilité idéologique au développement urbain, qui aurait été privilégié aux dépens des campagnes par les majorités précédentes. Le parti prône ainsi la préservation des structures villageoises existantes, qui passe également par le refus d’une répartition de l’accueil des migrants en zone rurale.
1 — Financer équitablement les municipalités !
Il est inadmissible que les villes et les villages soient sous-financés alors que nous dépensons des milliards à travers le monde. Ce sous-financement n’est pas un hasard, mais la conséquence directe de la mauvaise allocation des ressources par les partis politiques en place. Les municipalités sont aujourd’hui confrontées à un déficit de plusieurs milliards d’euros : pour 2023, le gouvernement fédéral a calculé un déficit de 6,8 milliards d’euros dans les budgets municipaux. Dans le même temps, les municipalités sont contraintes de supporter le coût de l’immigration massive par le biais des charges sociales, au lieu de prendre enfin des mesures correctives de l’État. Nous exigeons donc un budget minimum contraignant pour chaque municipalité, ainsi qu’un programme spécial pour réduire les découverts budgétaires. Les villages ne doivent pas devenir les victimes de mesures d’austérité simplement parce que les gouvernements étatiques et fédéraux privilégient des projets discutables. Chaque centre communautaire et chaque école maternelle doit être rénové — nous le garantissons grâce à un financement public basé sur les besoins et une véritable péréquation fiscale.
2 — Plus d’autonomie locale !
Les autorités étatiques et fédérales agissent souvent comme un frein, exerçant une emprise excessive sur les villages. Les municipalités doivent enfin pouvoir prendre davantage de décisions et ne plus se contenter d’exécuter les ordres des gouvernements étatiques et fédéraux. Toutes les réglementations imposées par les partis en place, qui, par exemple, obligent les municipalités à solliciter des financements fédéraux pour des projets coûteux, seront abolies. Nous donnerons plus de pouvoir de décision aux maires et aux conseils de district ! Les comtés devraient à nouveau disposer de leurs propres recettes fiscales et être libres de décider de leurs responsabilités locales. Tout décret gouvernemental empiétant sur les compétences des collectivités locales sera annulé. Pour nous, mettre fin à cette marginalisation signifie que si Berlin confie de nouvelles missions, elle devra également en assumer les coûts.
3 — Améliorer les infrastructures !
Les zones rurales ne peuvent prospérer que si elles bénéficient de bonnes liaisons de transport, de réseaux numériques et d’un accès aux soins médicaux. Or, la réalité est tout autre : quiconque voyage en Saxe-Anhalt constate souvent que la couverture réseau est insuffisante dans de vastes zones rurales, les isolant du reste du monde. Cela va changer : nous garantirons un accès internet haut débit pour tous et éliminerons les zones blanches afin que les entreprises et les écoles des zones rurales restent compétitives. Nous mettrons également en place des services de transports publics complets au lieu de supprimer des lignes de bus et de fermer des gares. L’État doit se ressaisir, notamment en matière de santé : le départ des médecins de campagne et la fermeture des hôpitaux menacent la qualité de vie dans les villages. Nous soutiendrons les consultations médicales mobiles, la télémédecine et l’amélioration des structures hospitalières dans les zones rurales. Notre critère : l’infrastructure urbaine ne doit pas devenir le principe directeur — aucun village ne sera laissé pour compte.
4 — Stop aux migrants dans les campagnes !
Puisque le seuil d’accueil des migrants est déjà atteint dans les villes moyennes, une approche décentralisée doit être mise en œuvre. Davantage de migrants seront déplacés vers les zones rurales faute de logements. Nous l’empêcherons ! Il ne doit y avoir ni nouveaux centres d’asile ni quotas d’accueil dans nos communes. Nous explorerons toutes les voies légales pour héberger les migrants de manière centralisée dans quelques centres d’accueil répartis sur l’ensemble du territoire, partout où cela est possible.
5 — Fin du traitement préférentiel des villes !
La répartition actuelle des fonds désavantage de manière disproportionnée les petites communes rurales. Il est avéré que les grandes villes reçoivent des sommes bien plus importantes, tandis que les zones rurales ne reçoivent rien. Nous corrigerons ce déséquilibre : tous les programmes d’infrastructures de l’État (routes, rénovation d’écoles, culture, haut débit, etc.) seront adaptés afin qu’aucune commune ne soit désavantagée du seul fait de sa faible population. Des programmes spécifiques seront mis en place pour développer les services de proximité, les commerces de village et les services aux personnes âgées en milieu rural. Parallèlement, nous restructurerons le système de partage des recettes municipales afin que chaque commune, village ou ville, puisse remplir ses obligations. Il est inacceptable que les villes s’enrichissent au détriment des villages, tandis que la population rurale se voit berner par de vaines promesses d’égalité des conditions de vie.
6 — Supprimer les représentants municipaux pour l’égalité !
Les partis traditionnels tentent d’imposer leur vision déformée du monde jusque dans les conseils municipaux. Nous y mettrons un terme : en modifiant simplement la loi sur la constitution municipale, nous veillerons à ce que les municipalités n’aient plus à nommer de responsables de l’égalité. Le temps ainsi gagné, voire les postes supprimés, pourront être consacrés à des tâches plus utiles.
7 — Des politiques de financement sans diktat de la diversité !
L’attribution des fonds ne doit plus dépendre de l’atteinte d’objectifs spécifiques en matière d’égalité des sexes ou du respect d’autres exigences découlant de la doctrine du « tout ou rien ». Les fonds doivent être attribués uniquement sur la base de critères raisonnables, par exemple, s’ils répondent à des besoins réels. Dans nos villages, la religion, les coutumes et la culture authentique doivent être soutenues, et non des projets imposés artificiellement. La politique locale ne doit plus servir de porte-voix à des programmes fédéraux absurdes. Les écoles, les clubs et les jardins d’enfants municipaux seront soutenus, mais seulement s’ils servent les citoyens, et non une idéologie du « tout ou rien ».
8 — Réduire la bureaucratie !
Trop souvent, un bon projet s’enlise dans des formulaires interminables. Cela ne se reproduira plus. Nous simplifierons radicalement tous les programmes de financement de l’État. À cette fin, nous mettrons en place une procédure de demande unique et garantirons un versement sans bureaucratie. Chaque municipalité bénéficiera d’un accès moderne à l’administration en ligne, et les services aux citoyens via le web et une application seront développés, tout en maintenant la possibilité d’un contact humain. Nous équiperons les services d’incendie, de police et d’urbanisme de technologies de l’information modernes afin d’accélérer les procédures et d’éliminer les erreurs.
9 — Préserver les structures villageoises !
Un village est bien plus qu’un ensemble de maisons vides ; c’est un foyer, une communauté et des traditions. Nous soutiendrons les commerces de proximité afin de maintenir l’accès aux produits locaux. Nous veillerons également à ce que les agences bancaires et les bureaux de poste restent ouverts et lancerons des services de bus communautaires pour permettre aux personnes âgées de se rendre chez le médecin ou à l’église. Nous apporterons un soutien financier aux clubs et associations sportives, aux sapeurs-pompiers, aux chorales et aux organisations de traditions locales. Les projets culturels, des festivals locaux aux petits théâtres, bénéficieront du soutien d’une fondation. Un village doit prospérer, et non se contenter d’exister.
XIII — Transports et infrastructures
La politique des transports actuelle se caractérise par une négligence systématique des infrastructures et une hostilité envers les automobilistes, motivée par des considérations climatiques. L’entretien insuffisant des infrastructures existantes ne devenant apparent qu’après des années, voire des décennies, les partis politiques en place estiment pouvoir réaliser des économies sur les investissements, notamment routiers, lorsque d’autres priorités semblent plus urgentes.
À cela s’ajoutent des obstacles bureaucratiques, des procédures lentes et un droit des associations à intenter des actions en justice, défavorable aux investissements. Le réveil brutal survient des années, voire des décennies plus tard. C’est ce réveil brutal que nous vivons actuellement. Dans certaines parties de la Saxe-Anhalt, les routes sont aujourd’hui dans un état pire que dans l’ancien bloc de l’Est. Là où une rénovation en profondeur est nécessaire, on se contente de réparations superficielles, quand elles sont effectuées. De nombreuses routes restent criblées de nids-de-poule pendant des mois et les nouveaux projets de construction sont au point mort. Et lorsque des travaux sont enfin entrepris, les besoins des automobilistes sont totalement ignorés. L’AfD rejette fermement cette politique à courte vue.
Investir dans les infrastructures, c’est investir dans l’avenir. Nous anticipons l’avenir afin que nos infrastructures restent intactes non seulement aujourd’hui, mais aussi dans 20 et 30 ans. Il est clair pour nous que, notamment dans un Land majoritairement rural comme la Saxe-Anhalt, l’automobile, généralement à moteur thermique, restera le principal mode de transport dans un avenir prévisible. Nous concevrons donc la circulation de la manière la plus conviviale possible.
Le volet transports du programme fait la part belle à l’automobile individuelle et au moteur à explosion, et prévoit notamment l’interdiction des vélos cargo dans le Land.
1 — Investir dans les infrastructures !
Pour une économie stable et son développement continu, les infrastructures de transport doivent être étendues et entretenues. Seules des infrastructures stables et fiables garantissent la croissance économique et la sécurité de l’emploi. Or, un examen du retard d’investissement actuel dans les infrastructures routières et de transport, qui se chiffre en milliards d’euros (voir le rapport KfW sur les municipalités 2025), révèle des déséquilibres financiers et de nouveaux défis. Ce déficit d’investissement affecte non seulement les routes publiques, mais aussi les ponts. Il est impératif de remédier immédiatement à ce retard, car un manque d’entretien entraîne inévitablement des rénovations majeures et, par conséquent, une augmentation significative des coûts. Nous élaborerons donc un plan global de refinancement, permettant une réduction durable de ce retard d’investissement. Dans ce cadre, nous continuerons de plaider fermement auprès du gouvernement fédéral pour qu’il remplisse ses obligations envers les États. Nous simplifierons également les procédures administratives afin de raccourcir considérablement les délais d’approbation des plans. Lorsque la législation fédérale fait obstacle, nous, en tant que gouvernement de l’État, œuvrerons à des amendements au Conseil fédéral.
2 — Renforcer l’autonomie des municipalités en matière d’urbanisme !
Par ailleurs, l’autonomie des municipalités en matière d’urbanisme doit être renforcée. Il convient d’encourager les solutions décentralisées et autonomes, notamment pour l’approvisionnement en eau potable et le traitement des eaux usées. Cela inclut la possibilité de créer et d’utiliser des puits privés pour l’approvisionnement local en eau potable, ainsi que l’assouplissement des obligations de raccordement et d’utilisation. Nous veillerons à ce que personne ne soit contraint d’installer des stations d’épuration entièrement biologiques, tout en simplifiant radicalement la procédure d’autorisation pour les installations volontaires. Ceci s’applique également aux systèmes non conventionnels tels que les zones humides artificielles.
3 — Accélérer la construction et l’extension du réseau routier !
« Libre circulation pour des citoyens libres » est le principe directeur de notre politique des transports. Cela commence par la construction de routes. Les projets de construction sont encore trop longs. Trop de temps s’écoule avant même le début des travaux, et ceux-ci ne sont pas achevés assez rapidement. Il faut accélérer le rythme ! Nous allons accélérer la réparation des routes et la construction des autoroutes et routes fédérales nécessaires, et prendre des précautions pour éviter les arrêts de chantier dus à des recours juridiques inutiles. Les autoroutes A14, A143 et B6n en sont de parfaits exemples. Concernant l’échangeur de Wolfen (A9), nous exigeons le prolongement de la B6n jusqu’à la B184 en direction de Bad Düben, comme le prévoit le Plan fédéral des infrastructures de transport à l’horizon 2030. Zeitz a besoin de la déviation de la B2, car cette route fédérale sert de raccourci entre l’A4 et l’A9 et est donc très fréquentée. Par ailleurs, on constate une bureaucratie excessive et une planification défaillante de la part des autorités compétentes. La déviation nord de Griebo/Wittenberg en est un exemple flagrant. Mais il est également nécessaire de construire plus rapidement des déviations pour désengorger les centres-villes. On peut citer comme exemples la déviation B107 autour d’Oranienbaum-Wörlitz et la déviation B184 autour de Roßlau/Tornau. L’amélioration des infrastructures rurales passe également par l’extension du réseau routier. La variante dite « à suspensions » en est un exemple.
La déviation B190n dans la région d’Altmark doit être réalisée au plus vite. Il est essentiel de combler le manque de liaison entre les autoroutes A14 et A39, afin de désengorger les zones rurales environnantes.
4 — Des chantiers plus adaptés aux automobilistes !
Lors des travaux en Saxe-Anhalt, les perturbations pour les automobilistes sont souvent insupportables. Routes principales fermées, déviations mal signalées, données non transmises ou trop lentes, provoquant des dysfonctionnements des systèmes de navigation. Et lorsqu’une déviation est proposée, elle est souvent excessivement longue, faute d’alternatives moins encombrées. « On peut tout se permettre avec les automobilistes » : tel est l’état d’esprit général. Nous allons lutter contre cela et faire pression sur les autorités compétentes pour qu’elles prennent mieux en compte les besoins des conducteurs lors de la planification des chantiers et qu’elles fassent preuve de plus de créativité dans la résolution des problèmes.
5 — Supprimer le droit des associations d’intenter des actions en justice !
En Allemagne, les recours collectifs, également appelés actions d’intérêt public, ne sont pas prévus par le droit administratif. Seules les personnes se déclarant lésées personnellement peuvent intenter une action en justice. Ces dernières années, cependant, grâce à l’évolution jurisprudentielle du droit, ce droit s’est étendu à de nombreux domaines. Il est notamment utilisé par les associations environnementales pour s’opposer à la construction de routes et autres projets d’infrastructure. Mais si aucun citoyen n’est directement concerné, il ne devrait pas exister de droit d’agir en justice. Nous n’avons pas besoin d’un blanc-seing pour que les associations de gauche fassent de la politique en défendant des intérêts abstraits devant les tribunaux. Nous mettrons donc tout en œuvre pour abolir le droit aux recours collectifs.
6 — Préservons les liaisons par bac !
Les liaisons par bac sont essentielles dans les zones rurales. Elles sont utilisées là où il n’y a pas de ponts et constituent une alternative judicieuse pour éviter les longs détours. L’entretien de ces liaisons, importantes à l’échelle régionale, incombe principalement aux communes, une tâche considérée comme bénévole et qui, de ce fait, surcharge d’autres services associatifs tels que les bibliothèques et les piscines. Nous pensons que c’est inacceptable ! Le gouvernement régional doit agir ! Afin de garantir la pérennité des services de ferry dans le Land, nous transférerons le financement, notamment dans les zones rurales, à l’État par le biais de modifications législatives.
7 — Renforcer les bus et les trains !
L’AfD Saxe-Anhalt soutient sans équivoque la voiture thermique comme fondement de notre mobilité. Néanmoins, nous développerons davantage les transports publics, non pas pour remplacer la voiture individuelle, mais comme un complément judicieux. Le démantèlement des gares, comme celle de Jütrichau entre Zerbst et Roßlau, sera stoppé. Parallèlement, les lignes ferroviaires désaffectées seront remises en service chaque fois que cela est possible et pertinent, et sans porter atteinte aux intérêts des citoyens. La ligne de chemin de fer Heidebahn, entre Lutherstadt Wittenberg et Eilenburg, doit être intégrée au réseau de transports publics transrégional (Saxe-Anhalt et Saxe) et exploitée régulièrement. Le fret ferroviaire devrait également y circuler. La capitale du Land, Magdebourg, a un besoin urgent de liaisons ICE dans toutes les directions, et le chef-lieu régional de Dessau-Roßlau a besoin d’une liaison IC entre Leipzig et Dessau, Potsdam et Berlin ! Pour répondre à tous ces besoins, des discussions sérieuses doivent enfin avoir lieu avec la Deutsche Bahn, auprès de laquelle le gouvernement du Land, dirigé par la CDU, se comporte bien trop souvent comme un simple demandeur. Le chemin de fer à voie étroite du Harz, d’une longueur totale d’environ 140 km, doit être préservé comme attraction touristique !
8 — Deutschlandticket pour tous les élèves !
Actuellement, les élèves de Saxe-Anhalt reçoivent le Deutschlandticket s’ils utilisent les transports scolaires, ce qui signifie généralement qu’ils habitent à au moins deux kilomètres de leur établissement. Les élèves qui habitent si près de leur école qu’ils n’utilisent pas les transports scolaires ne reçoivent pas la Deutschlandticket. Les coûts sont pris en charge par les districts. En tant que gouvernement du Land, nous veillerons à ce que tous les élèves reçoivent le Deutschlandticket et nous accorderons des subventions aux districts s’ils ne peuvent pas financer le projet sur leurs propres fonds.
9 — Mettre fin aux embouteillages de camions sur les autoroutes !
D’ici 2030, le trafic de poids lourds sur les routes allemandes, notamment sur les autoroutes, augmentera considérablement. Or, la Saxe-Anhalt souffre déjà d’une pénurie de places de stationnement suffisantes sur ses axes principaux. Il en résulte un risque accru d’accidents dus à des camions mal garés. Pour éviter les amendes, de nombreux chauffeurs routiers se garent dans les zones industrielles ou les communes voisines. Cette pratique engendre des déchets et une dégradation supplémentaire de la chaussée, au grand détriment des riverains et des commerces locaux. La Saxe-Anhalt est également considérée comme une région de transit.
La situation est telle qu’avec une augmentation prévue du trafic poids lourds d’environ un tiers, les besoins futurs en places de stationnement seront nettement supérieurs. Par conséquent, nous augmenterons les capacités de stationnement existantes en fonction de la demande et veillerons à ce que l’état d’avancement de ces mesures soit communiqué lors d’un suivi semestriel. Les routes fédérales B2 et B91 sont fréquemment empruntées par les conducteurs de poids lourds comme raccourcis, notamment pour rejoindre plus rapidement l’autoroute A4. Ceci engendre non seulement des dommages supplémentaires, mais aussi des émissions de gaz d’échappement et des nuisances sonores. C’est pourquoi nous veillerons à ce que le panneau de signalisation 253, conformément à l’article 45 du Code de la route allemand (StVO), accompagné du panneau « Circulation de transit interdite », soit installé à cet endroit. Nous mettrons en place une procédure uniforme permettant à toutes les communes de verbaliser les infractions de stationnement commises par les camions de plus de 7,5 tonnes. La directive (UE) 2015413 s’applique uniquement aux véhicules en mouvement, et non aux véhicules à l’arrêt.
10 — Places de stationnement réservées aux personnes handicapées selon les besoins !
Chaque automobiliste connaît cette situation : chercher désespérément une place de parking, en vain, car tout est occupé, alors que plusieurs places réservées aux personnes handicapées restent toujours vides. Il est clair qu’il y a plus de places de stationnement réservées aux personnes handicapées que de personnes éligibles titulaires d’une carte de stationnement pour personnes handicapées qui les utilisent. Nous allons donc examiner le taux d’utilisation de ces places à l’échelle du Land et, si la capacité excédentaire reste inutilisée sur le long terme, réduire leur nombre ou encourager et soutenir les communes dans leurs démarches. Nous ne voulons pas contraindre les personnes handicapées à se disputer les mêmes places de stationnement avec les personnes valides ; toutefois, il est inacceptable de maintenir une capacité excédentaire inutile.
11 — Nous n’avons pas besoin de vélos cargo !
Le Land de Saxe-Anhalt a publié plusieurs directives de financement pour l’achat de vélos cargo. Les entreprises, les institutions publiques et les associations peuvent bénéficier d’un financement allant jusqu’à 60 % du prix d’achat. Pour les communes et les districts, ce financement peut atteindre 90 %. Nous rejetons fermement ce traitement de faveur accordé aux usagers de la route sous couvert de réduction des émissions de CO₂ et nous investirons ces fonds de manière plus judicieuse à l’avenir.
12 — Préservons la culture moto, empêchons les interdictions de circulation, préservons la culture SIMSON !
Le 15 mai 2020, le Bundesrat a adopté une résolution « relative à la réduction et au contrôle efficaces du bruit des motos » (BR 125/20). Ce document est une déclaration de guerre contre tous les motocyclistes. Il préconise notamment des limites strictes aux émissions sonores, des sanctions plus sévères pour les modifications apportées aux systèmes d’échappement, l’interdiction des boîtiers additionnels produisant leur propre « son », des interdictions de circulation pour les motos, des contrôles plus fréquents et une responsabilité stricte des motocyclistes. Les gouvernements fédéral et des Länder ont complètement perdu le sens des proportions avec les mesures proposées. En particulier, les mesures structurelles de réduction du bruit prévues pour les motos ne seront pas applicables aux deux-roues à moteur thermique, ce qui explique les vives critiques et le rejet de cette initiative par les associations de motocyclistes. L’AfD Saxe-Anhalt est solidaire des passionnés de moto. Nous promouvrons la moto et lui créerons un espace. Nous lutterons par tous les moyens contre l’application des résolutions susmentionnées du Bundesrat. La culture Simson, en tant que composante de la culture jeune, mérite un soutien particulier. Notamment dans les zones rurales, ces deux-roues garantissent non seulement la mobilité des jeunes, mais rappellent également une belle tradition est-allemande.
Simson est un fabricant de cyclomoteurs est-allemand, fondé en 1856 par les frères Simson, de confession juive. Le groupe fut spolié sous le régime nazi, puis nationalisé sous la RDA et devint le principal producteur de motos et de mobylettes du pays. Privatisée à nouveau en 1991, l’entreprise dut fermer ses portes en 2003. L’AfD tente d’instrumentaliser la marque comme un exemple de l’art de vivre d’Allemagne de l’Est, et d’inscrire les motos Simson au patrimoine universel de l’Unesco, ce que contestent fermement les descendants de la famille Simson 8, qui vivent aux États-Unis.
13 — Que les vélos roulent !
L’utilisation du deux-roues comme moyen de transport prend une importance croissante. Le vélo est un mode de déplacement non seulement sain et écologique, mais le cyclotourisme se développe également de plus en plus. Cette tendance doit être encouragée, et un réseau de pistes cyclables bien développé en est la base. Cependant, le gouvernement régional actuel se freine lui-même dans la planification des pistes cyclables et se concentre plutôt sur une bureaucratie inutile, comme les coordinateurs et les réseaux cyclables. Cette introspection ne profite ni au contribuable ni au développement des pistes cyclables. Afin de fournir au cyclotourisme et aux cyclistes l’infrastructure nécessaire, les procédures de planification des pistes cyclables, en particulier, doivent être simplifiées et accélérées. De plus, les pistes cyclables devraient être intégrées à la planification des nouvelles routes régionales. Dans tout cela, il sera crucial de veiller à ce que la construction de pistes cyclables, notamment en ville, ne serve pas de prétexte pour lutter contre la circulation automobile. De même, les financements publics alloués au réseau cyclable municipal doivent être considérablement augmentés.
14 — Découvrir le tourisme fluvial : développer les voies navigables !
Les rivières sillonnent notre État comme des artères vitales. Elles sont essentielles à l’économie, à la nature et à la population. Il n’est donc pas surprenant que ces voies navigables attirent de plus en plus de touristes. Le gouvernement de l’État doit par conséquent soutenir activement le tourisme fluvial.
Nous accorderons une plus grande attention au tourisme routier. C’est pourquoi nous entendons plaider, entre autres, pour l’achèvement du canal Saale-Leipzig par le gouvernement fédéral. Nous allégerons la charge des communes gérant les ports intérieurs de l’Elbe. À cette fin, nous regrouperons tous les ports (Magdebourg, Aken, Roßlau, Wittenberg) au sein d’une société d’État, sur le modèle de la Saxon Inland Ports Upper Elbe GmbH (SBO). La mise en œuvre rapide du concept global « Elbe » par le gouvernement fédéral est cruciale à cet égard.
15 — Rendre la protection contre les inondations concrète !
Nous instaurerons une assurance obligatoire contre les risques naturels en cas d’inondation et un partage des bénéfices pour les projets de rénovation urbaine suite à des catastrophes naturelles. Dans ce contexte, afin de mieux gérer les futures inondations, nous créerons davantage de plaines inondables et réduirons les surfaces imperméables et les rétrécissements le long des cours d’eau en Saxe-Anhalt. Nous poursuivrons et achèverons rapidement les mesures de protection contre les inondations actuellement planifiées ou déjà entreprises.
16 — Investir dans l’avenir : développer l’infrastructure numérique !
La numérisation imprègne désormais tous les aspects de la vie. Qu’ils soient privés, professionnels ou économiques, sans une politique efficace en matière de nouvelles technologies, l’Allemagne prendra du retard à long terme. Parmi les gagnants figureront d’anciens pays en développement comme la Chine, où l’intelligence artificielle et les réseaux font partie intégrante de l’agenda national et sont mis en œuvre à un rythme impossible à atteindre en Allemagne, sous le joug d’une dictature écologiste profondément enracinée. Nous considérons la numérisation comme une opportunité de faire de l’Allemagne, et donc de la Saxe-Anhalt, l’un des principaux moteurs mondiaux de l’innovation pour les 100 prochaines années. Cependant, nous devons devenir fournisseurs de nouvelles technologies, et non de simples consommateurs. Il est inacceptable de ne toujours pas pouvoir passer d’appels téléphoniques sans interruption en voyageant en train et que l’accès à Internet soit encore trop lent pour les besoins des entreprises dans de nombreux secteurs.
17 — Promouvoir les technologies d’avenir : créer des centres de données !
Les technologies numériques, et notamment les infrastructures informatiques à haute performance, offrent des perspectives considérables pour le développement économique, la création de valeur industrielle et le renforcement des capacités gouvernementales. Notre objectif est d’exploiter stratégiquement ce potentiel tout en prévenant au plus tôt tout développement indésirable. La recherche et l’application de l’intelligence artificielle doivent être encouragées de manière responsable, en privilégiant les applications pratiques et en servant les intérêts des entreprises, de l’administration publique et des citoyens. Nous accordons une grande importance à la transparence, à la sécurité des données et à la préservation de la souveraineté nationale. Les décisions relatives à l’utilisation des nouvelles technologies ne doivent pas être laissées aux seules mains des entreprises privées ou des acteurs internationaux. Nous sommes pleinement favorables à la création de centres de données. Ils constituent un élément clé de l’infrastructure numérique moderne et renforcent notre indépendance vis-à-vis des prestataires informatiques étrangers. Les centres de données créent des emplois de qualité, accroissent l’attractivité de notre État pour l’industrie et les PME, et permettent la mise en place de structures administratives et de sécurité numériques efficaces. En tant que gouvernement, nous souhaitons contribuer à faire de notre État un lieu fiable et compétitif pour les centres de données et les technologies numériques clés. Cela implique une planification claire, des procédures d’approbation rapides, une infrastructure énergétique et réseau performante et un environnement favorable aux investissements, exempt de toute contrainte idéologique. La numérisation doit être au service du Land, et non l’inverse.
XIV — Service public et réforme administrative
Depuis des décennies, un appareil bureaucratique se développe en Saxe-Anhalt, engloutissant toujours plus de ressources et se coupant progressivement des citoyens. Les partis politiques établis perçoivent chaque défi comme un simple prétexte pour créer de nouvelles autorités, de nouveaux postes et de nouvelles réglementations, alimentant ainsi un monstre bureaucratique. Ce système hypertrophié est depuis longtemps devenu une fin en soi et oublie qui il est censé servir : les citoyens. Cette prolifération bureaucratique s’accompagne d’un réseau administratif impénétrable. Pendant des décennies, le SPD, la CDU et les Verts ont placé leurs membres et sympathisants à la tête des agences gouvernementales, si bien que l’attribution des postes, fondée sur la représentation proportionnelle et l’idéologie, a primé sur la compétence et la participation citoyenne. Au lieu de résoudre les problèmes, l’administration actuelle est souvent préoccupée par elle-même : des cycles de vote interminables, des directives internes et une politique symbolique politiquement correcte.
Les citoyens en subissent les conséquences : frustration face à une bureaucratie inutile, des décisions lentes et un gaspillage de l’argent du contribuable. À cela s’ajoute l’idéologisation rampante de l’administration. Les décisions officielles sont de plus en plus influencées par la doctrine arc-en-ciel — que ce soit à travers les réglementations climatiques, les directives sur l’égalité des sexes ou les projets de diversité. Des ministères entiers préfèrent se consacrer à la rééducation de la société plutôt qu’à l’accomplissement efficace des missions essentielles de l’État. De ce fait, l’État néglige ses véritables devoirs. La sécurité, les infrastructures, l’éducation et les services publics sont relégués au second plan, tandis que l’appareil administratif suit un agenda idéologique.
L’État perd ainsi progressivement le contrôle de ses propres structures et dilapide la confiance du public. L’AfD Saxe-Anhalt défend un changement radical de cap dans l’administration et la fonction publique. Nous voulons un État allégé, centré sur le citoyen, qui se concentre sur ses missions essentielles et qui, enfin, sert les citoyens au lieu de servir ses propres intérêts. Un examen approfondi des responsabilités permettra de démanteler les structures superflues, de réduire durablement la bureaucratie, et notamment les exigences en matière de rapports et les accords de performance, et de rendre l’appareil administratif plus efficace. Seule l’AfD Saxe-Anhalt a le courage d’initier ce changement de cap attendu depuis trop longtemps. Pour un État au service de ses citoyens — et non l’inverse !
L’AfD fait sien un discours hostile à l’appareil d’État, accusé de lourdeurs administratives et d’outrepasser ses prérogatives. Dans la lignée d’un Milei en Argentine par exemple, il appelle de ses vœux une cure d’austérité et une simplification administrative au sein du Land. Cela passe par une suppression des subventions aux fondations politiques et à différentes agences considérées comme inutiles.
1 — Réduisons les dépenses des ministères et de l’administration !
Les coûts bureaucratiques ont explosé de plus de 60 % ces dix dernières années — une situation financièrement intenable et injustifiable aux yeux du public. Par conséquent, nous exigeons une réduction générale des dépenses d’au moins 10 % dans tous les ministères. Économiser, et non gonfler, doit devenir notre mot d’ordre afin que l’appareil d’État retrouve une taille saine.
2 — Réduisons le nombre de ministères !
En incluant la Chancellerie d’État, le gouvernement actuel compte neuf ministères, soit neuf ministres. Il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi. Notre État peut être bien gouverné avec moins de ministères. L’expérience montre que nombre de ministères n’apportent aucune valeur ajoutée aux citoyens et servent souvent uniquement à offrir des postes prestigieux et bien rémunérés aux membres fidèles du parti. Nous romprons avec cette tradition et réduirons le nombre de ministères.
3 — Diminuons le poids des dépenses publiques !
L’État doit être au service du peuple, et non l’inverse — par conséquent, il ne doit pas continuer à s’étendre économiquement. Notre objectif est de réduire les dépenses publiques en Saxe-Anhalt à 45 % du PIB maximum. Ce n’est que lorsque les contribuables disposeront d’une marge de manœuvre financière et que les dépenses publiques seront réduites au strict nécessaire que l’innovation, la croissance et la prospérité pourront de nouveau s’épanouir. 4. Halte aux manipulations budgétaires ! La Saxe-Anhalt, à l’instar des communes, doit adopter la comptabilité commerciale. Seule la comptabilité en partie double permet de présenter les dettes, les investissements et les risques de manière transparente et honnête. Nous ne voulons plus de fioritures budgétaires, mais une transparence totale sur l’ensemble des recettes et des dépenses de l’État.
5 — Dissolvons les sociétés publiques superflues !
L’État n’est pas une entreprise privée : nous dissoudrons les sociétés publiques inutiles. Les sociétés publiques telles que l’Agence d’État pour l’énergie [LENA] ou la Société d’investissement et de commercialisation (IMG) doivent être fermées si elles n’apportent pas de valeur ajoutée claire à l’État. L’argent du contribuable ne doit plus subventionner des structures inefficaces.
6 — Supprimer l’Office de l’administration d’État !
Cette autorité intermédiaire superflue engendre principalement des doublons et une bureaucratie excessive ; elle doit donc être abolie. Nous exigeons la dissolution complète de l’Office de l’administration d’État. Ses responsabilités peuvent être réparties entre les ministères ou les municipalités concernés. Sans ce monstre bureaucratique, les décisions seront prises plus rapidement, les procédures simplifiées et les ressources utilisées plus efficacement.
7 — Plus d’argent du contribuable pour les fondations liées aux partis !
Halte au financement indirect des partis par le budget de l’État ! Les fondations ne devraient plus recevoir d’argent public. Nous interdirons légalement tout financement public des fondations politiques. Ces institutions ont fait leur temps. L’éducation politique doit être assurée par les partis eux-mêmes et financée par les dons et les cotisations, et non par des fonds publics.
8 — Éliminer les lois superflues !
Nous voulons freiner la prolifération des réglementations. Pour chaque nouvelle ordonnance ou loi, au moins deux anciennes réglementations doivent être abrogées sans être remplacées. Cette règle du « deux pour un » permettra d’enrayer la multiplication incessante des réglementations. De plus, avant l’adoption de toute loi, les coûts et les contraintes qu’elle engendrera pour les citoyens, les municipalités, les entreprises et les autres parties concernées devront être déterminés et publiés. Il en résultera moins de bureaucratie et plus de liberté pour les citoyens et les entreprises.
9 — Numériser l’administration publique pour la rendre plus accessible aux citoyens !
L’administration publique doit enfin entrer dans le XXIe siècle. Nous nous engageons à numériser les organismes gouvernementaux et à utiliser intelligemment l’intelligence artificielle (IA) là où elle est pertinente et comme un service offert aux citoyens. Il est inacceptable qu’une personne souhaitant parler à un être humain soit renvoyée vers une voix d’IA. Les processus numériques — des portails citoyens à l’automatisation des procédures standardisées — deviendront obligatoires. Cela accélérera considérablement les procédures. L’administration électronique n’est pas une fin en soi, mais un instrument clé pour une plus grande efficacité et un meilleur service.
10 — Pour une politique de ressources humaines efficace !
Une administration allégée exige une restructuration cohérente du personnel. Nous soumettrons toutes les autorités à une comparaison objectif-réalisé, procéderons à un examen rigoureux des tâches et supprimerons les activités superflues et les doublons de responsabilités sans remplacement. Chaque unité administrative doit apporter un bénéfice concret aux citoyens et à l’État — nous ne tolérerons plus les tâches internes inutiles. Les postes vacants ne seront pourvus que dans des cas exceptionnels, de sorte que le nombre d’employés diminuera progressivement par attrition naturelle. Cela augmentera l’efficacité des ministères et des administrations publiques et permettra de réaliser des économies durables.
11 — Présumer les approbations dans les procédures excessivement longues !
À l’avenir, aucune demande ne devrait être bloquée dans des procédures interminables. Nous mettons en place un mécanisme d’approbation tacite : si une autorité dépasse le délai de décision prescrit, la demande est automatiquement considérée comme approuvée. Ce mécanisme oblige l’administration à traiter les demandes rapidement et protège les citoyens et les entreprises des retards de décision dus à des actions officielles arbitraires.
12 — Une utilisation plus efficace des subventions !
Le système complexe des subventions du pays sera rationalisé et dépolitisé. Nous allons simplifier, consolider ou supprimer drastiquement la multitude de programmes de subventions fragmentés et idéologiquement biaisés. Les subventions doivent parvenir à ceux qui en ont réellement besoin, sans labyrinthes bureaucratiques ni ingérence idéologique. Au lieu de dizaines de formulaires et de critères d’attribution arbitraires, il y aura quelques critères de financement transparents. Cela mettra fin au clientélisme et au gaspillage des deniers publics par les partis en place et garantira une utilisation efficace de l’argent des contribuables.
13 — Supprimer le fléau des délégués spéciaux !
Ces dernières années, le nombre de délégués spéciaux nommés — pour l’égalité, l’intégration, la diversité et d’autres domaines — n’a cessé d’augmenter, sans apporter de réel bénéfice aux citoyens. Nous supprimerons systématiquement ces postes, qui ne servent souvent que la politique symbolique des partis de gauche et le clientélisme de leurs fidèles. L’argent du contribuable doit être consacré au service public et à la résolution des problèmes réels, et non à des postes prestigieux et superflus.
14 — L’administration est au service des citoyens !
L’administration est au service des citoyens, et non l’inverse : ce principe directeur guidera toutes nos actions. Nous nous opposerons fermement à l’arrogance et à l’abus de pouvoir discrétionnaire. Les fonctionnaires sont les premiers serviteurs des citoyens. Nous instaurerons une nouvelle culture du service public, caractérisée par un engagement ferme envers le citoyen. Les services publics doivent servir les citoyens de manière conviviale, rapide et sans lourdeurs bureaucratiques. Des directives claires, telles que des délais de réponse rapides, des procédures transparentes et des conseils utiles, seront inscrites dans la loi et leur application sera régulièrement contrôlée. L’administration deviendra un véritable prestataire de services qui résout les problèmes au lieu d’en créer de nouveaux.
XV — Médias
Chaque mois, citoyens et entreprises versent des centaines de millions d’euros de redevances audiovisuelles. Depuis quelque temps, nombreux sont ceux qui s’interrogent : à quoi bon tout cela ? Tandis que directeurs et cadres supérieurs perçoivent des salaires exorbitants et des pensions généreuses, et que la bureaucratie ne cesse de croître, la crédibilité du service public audiovisuel est mise à mal par une série de scandales. Ce service, initialement créé en 1950 pour garantir un accès de base à l’information, à la culture et aux loisirs, ne cesse d’élargir son offre. Aujourd’hui, nous constatons une surproduction, des doublons de services, une implication opaque des sociétés de production et une autopromotion excessive, sans oublier la concurrence féroce des médias privés dans le secteur publicitaire. En bref : des réformes fondamentales s’imposent !
Nous voulons retrouver des médias de qualité, informatifs et éducatifs. Ces médias doivent proposer des contenus diversifiés qui répondent aux intérêts et aux besoins variés de nos concitoyens. Il est donc essentiel que tout le spectre des opinions politiques et culturelles soit représenté dans notre paysage médiatique. Le traitement de l’actualité sociale dans notre pays doit être objectif et neutre. Si nous formons le gouvernement régional, nous adapterons la politique médiatique en conséquence. Un État moins interventionniste, des structures allégées, une plus grande diversité et tolérance, et une représentation de tous les courants politiques : tels sont les principes directeurs de la réforme que nous mettrons en œuvre. L’expansion croissante des lois contre les discours haineux, des lois répressives sur les réseaux sociaux et la création d’autorités de censure de facto pour étouffer les opinions dissidentes ont perverti l’opinion publique, et pas seulement en ligne. Ici, le libéralisme politique est roi !
La politique médiatique constitue un pilier à part entière du projet de société de l’AfD. Trait commun aux mouvements réactionnaires en Europe, l’hostilité à l’audiovisuel public, mais aussi aux médias indépendants qui leur sont opposés, en sont les principaux marqueurs. Le parti veut œuvrer à l’abolition de la redevance, autre mesure inapplicable au niveau régional, mais aussi abolir la loi fédérale qui réprime les discours de haine sur internet.
1 — Défendre la liberté d’expression !
La liberté d’expression est un pilier de toute société libre. Or, elle est de plus en plus restreinte précisément là où elle devrait être la plus manifeste : dans les médias. Les voix critiques ne sont même pas « invitées », et les opinions gênantes sont présentées comme minoritaires. Au lieu d’un débat ouvert, nous subissons préjugés, paternalisme et autocensure préventive. Nos citoyens de Saxe-Anhalt n’ont pas besoin qu’on leur explique la démocratie ! Nous n’avons pas besoin d’opinions manipulées, mais d’un véritable pluralisme ! Les médias doivent à nouveau refléter toute la diversité des opinions, et non se contenter de relayer le discours dominant des réunions éditoriales. C’est pourquoi, en tant que gouvernement, nous veillerons à ce que la radiodiffusion publique et les stations de radio publiques soient tenues à la neutralité et à l’équilibre politiques.
2 — Coupons les vivres à Radio Corax !
Radio Corax offre une tribune à toutes les formes de fanatisme de gauche, à l’idéologie arc-en-ciel perverse et à l’idéologie féministe. De plus, Radio Corax diffuse des informations dites « Antifa », reconnaissant ainsi son affiliation à une organisation terroriste anti-allemande. Rien qu’entre 2019 et 2023, l’Autorité des médias de Saxe-Anhalt a versé à Radio Corax 968 438,61 € de subventions. La ville de Halle (Département de la Culture), l’association étudiante de l’Université Martin Luther de Halle-Wittenberg et le Service d’aide à la jeunesse du Land de Saxe-Anhalt contribuent également à son financement. Contrairement aux dispositions législatives et à l’interprétation de l’autorité de régulation des médias concernant Radio Corax, les prétendues « radios libres » ne se soucient pas du libre accès. Au contraire, ces médias financés par des fonds publics visent à redéfinir, voire à réinterpréter, le libre accès afin de s’isoler. L’objectif est d’empêcher l’accès à l’information pour ceux qui ne partagent pas l’idéologie dominante. Selon l’autorité de régulation des médias, cette exclusion des opinions dissidentes est inadmissible. Puisque cela supprime de facto les exigences en matière de licences — si elles ont jamais existé — , le nouveau gouvernement de l’État exigera de l’autorité de régulation des médias l’arrêt des subventions et un examen approfondi de toutes les « radios libres ».
Radio Corax est une station de radio à but non lucratif, fondée à Halle en 2000, avec une ligne éditoriale interculturelle et de gauche. Elle donne une place importante aux voix des migrants et des réfugiés dans ses émissions et se positionne en opposition aux idées d’extrême droite.
3 — Mesure immédiate : abrogation des accords de radiodiffusion !
Les accords de radiodiffusion témoignent de structures figées, de paternalisme, de bureaucratie et de pratiques opportunistes. Aucune réforme bénéfique au public n’est mise en œuvre. La radiodiffusion publique ne fait que traiter les symptômes au lieu de s’attaquer au problème de l’acceptation du public, protégeant un système obsolète de conseils de radiodiffusion, de postes et de redevances obligatoires. Après les élections, une rupture nette s’impose : le premier acte officiel sera de dénoncer les traités de radiodiffusion afin de susciter une véritable pression en faveur de la réforme ! L’objectif est un système médiatique moderne et transparent, fidèle à sa vocation première de fournir des services d’information essentiels.
4 — Assez de la redevance ! Instaurons une radiodiffusion publique financée par les impôts, sur le modèle finlandais !
En Allemagne, la radiodiffusion publique est financée par une redevance fixe, actuellement supérieure à 18 euros par appartement et par mois. Cette redevance est obligatoire pour tous, indépendamment des revenus ou de la consommation des services de radiodiffusion publique. Pour les personnes à faibles revenus, notamment, ces 200 € par an, non résiliables, représentent une charge importante. Nous plaiderons donc pour une transformation de la radiodiffusion publique en un service public de base, sur le modèle finlandais. En Finlande, les citoyens paient une taxe audiovisuelle, mais celle-ci ne s’applique qu’aux revenus supérieurs à 14000 € par an, représente seulement 0,68 % des revenus et est plafonnée à 160 € par an.
5 — Plus d’autonomie pour le Mitteldeutscher Rundfunk !
Le Mitteldeutscher Rundfunk (MDR) est une chaîne publique de radiodiffusion de l’Allemagne centrale.
La MDR a besoin d’une structure moderne et efficace. Alors que des millions d’euros de redevances sont dépensés en immobilier, en locaux fixes, en structures redondantes et en administration, elle manque de véritable lien avec la population régionale. La MDR doit diffuser là où se trouve le public, là où il est nécessaire — et elle doit être responsable du choix de ses implantations ! Nous plaidons pour une plus grande autonomie de la MDR. Elle devrait pouvoir choisir ses implantations, car elle est la mieux placée pour y déployer son administration, sa production, ses équipes éditoriales et ses technologies. Seule cette approche permettra de garantir un fonctionnement efficace et économique, car la réglementation en vigueur depuis plus de trente ans est obsolète.
6 — Un contrôle politiquement neutre et professionnel !
Les conseils de surveillance des médias doivent être indépendants et politiquement neutres. Nombre d’institutions audiovisuelles et culturelles comptent parmi leurs membres des personnalités politiques, actuelles ou anciennes, leurs collègues de parti et des fonctionnaires, qui décident des programmes, du personnel et des budgets de plusieurs millions d’euros. Nous mettrons fin à ce népotisme et lancerons une réforme visant à promouvoir l’indépendance et les compétences professionnelles des membres des conseils de surveillance. Il ne doit y avoir ni dépendances politiques, ni cercles fermés, mais des règles de succession claires et des procédures de nomination transparentes.
7 — Abrogation de la loi sur l’application du droit sur les réseaux !
La loi dite « NetzDG » (Loi sur l’application du droit sur les réseaux) a été introduite avec la promesse de lutter contre les « discours de haine en ligne. En réalité, elle a transformé des entreprises privées en autorités de censure de facto qui non seulement bafouent la liberté d’expression, mais faussent également le processus démocratique de formation de l’opinion publique. Des algorithmes et les équipes de modération de ces entreprises décident de ce qui peut être dit, souvent sans contrôle judiciaire, sans transparence et sans véritable recours légal pour les utilisateurs allemands. Nous plaidons pour l’abrogation de la NetzDG et une révision du Règlement européen sur les services numériques. La liberté d’expression ne doit pas être restreinte par les politiques des entreprises ni liée à l’opinion politique dominante. Les infractions à la loi doivent être jugées. Dans ce contexte, nous œuvrerons également à l’annulation des modifications du Code pénal, notamment celles résumées dans la « Loi de 2021 contre l’extrémisme de droite et les crimes de haine ».
8 — Halte à la censure sur Internet !
Internet fut un temps un espace de liberté et de liberté d’expression. Aujourd’hui, Internet menace de devenir un espace de contrôle de l’opinion. Des publications disparaissent, des comptes sont bloqués et des sujets entiers sont tabous. Sous prétexte de « lutte contre la désinformation », les « fausses nouvelles » et de « préservation de la diversité des opinions et du pluralisme », une nouvelle forme de censure numérique a émergé, silencieusement, insidieusement et dangereusement pour la démocratie. En tant que gouvernement du Land, nous lancerons des initiatives et des campagnes contre les règles de suppression opaques et le contrôle algorithmique des opinions. Les décisions relatives aux contenus ne doivent pas être entre les mains des plateformes, des entreprises ou des instances politiques ; elles doivent être transparentes, juridiquement vérifiables et conformes aux droits fondamentaux.
9 — Réformer, rationaliser et contrôler l’autorité de régulation des médias !
Nous sommes déterminés à maintenir l’Autorité de régulation des médias de Saxe-Anhalt en tant qu’institution de contrôle et de régulation des médias. Parallèlement, nous constatons la nécessité de réformer sa structure, son fonctionnement et son financement. L’objectif est de créer une autorité de régulation des médias efficace et rationalisée, centrée sur sa mission principale, qui utilise les fonds publics avec parcimonie et opère en toute indépendance politique. Cette autorité doit désormais se concentrer sur ses missions essentielles : la protection de la diversité des opinions, le contrôle juridique du secteur des médias et la protection des citoyens contre les infractions. Nous avons l’intention d’examiner de manière critique et, si nécessaire, d’abandonner les activités à faible valeur ajoutée, les projets annexes coûteux et les financements et programmes à visée idéologique. À long terme, nous visons la suppression progressive du financement par redevance audiovisuelle. L’autorité de régulation des médias devrait donc être financée à long terme par le budget ordinaire de l’État. Cela garantira une plus grande transparence de son financement, le soumettra à un contrôle démocratique et le garantira du respect des principes généraux de discipline budgétaire. Les dépenses et les effectifs devront être fondés sur les besoins réels et faire l’objet d’un examen régulier. La dépolitisation de l’autorité de régulation des médias est un autre point essentiel. Ses instances dirigeantes et ses postes de direction ne devront plus être influencés par la politique partisane ou l’idéologie comme c’est le cas actuellement. Nous souhaitons étudier comment renforcer les qualifications professionnelles, établir des règles claires en matière de conflits d’intérêts et réduire l’influence politique et idéologique. L’objectif est d’assurer une surveillance objective des médias, neutre, légale et indépendante de toute contrainte idéologique. En tant que gouvernement de l’État, nous étudierons les moyens de rationaliser l’organisation, de consolider les finances et de restructurer l’autorité de régulation des médias, sans remettre en cause son mandat légal, mais en privilégiant clairement l’efficacité, la neutralité et la légitimité démocratique.
XVI — Finances et fiscalité
Des finances publiques saines garantissent la liberté, la prospérité et la marge de manœuvre de notre État. L’AfD Saxe-Anhalt défend la rigueur budgétaire, la transparence et la clarté du budget — un État efficace qui se concentre sur ses missions essentielles et laisse aux citoyens le maximum de leurs revenus. Nous préconisons des allégements fiscaux prévisibles plutôt que des prélèvements toujours plus élevés, des budgets honnêtes plutôt que des manipulations, et un frein à l’endettement comme protection pour les générations futures. L’accumulation constante de nouvelles dettes est un poison doux qui peut atténuer les problèmes aigus à court terme, mais qui, à long terme, restreint les choix et pèse sur les générations futures. Nous rejetons de telles politiques au détriment de l’avenir. Le principe de subsidiarité est notre principe directeur : les tâches doivent être effectuées là où elles sont le mieux gérées — localement, dans les communes. Ceux qui délèguent des tâches doivent également en assumer le coût. Notre objectif est une politique fiscale et budgétaire qui récompense la performance, renforce les PME et consolide l’autonomie locale — pour une Saxe-Anhalt économiquement forte, socialement juste et politiquement souveraine.
En matière budgétaire, l’inspiration du programme est assez proche d’une forme de « poujadisme » à l’allemande : l’AfD demande une baisse des impôts et exige un contrôle plus précis des budgets.
1 — Baisse des droits de mutation immobilière !
Être propriétaire, c’est être libre. Ceux qui n’ont pas de loyer à payer bénéficient d’une bien plus grande flexibilité financière que ceux qui doivent consacrer un tiers, voire la moitié, de leurs revenus au loyer. Nous allons donc faciliter l’accès à la propriété et, à cette fin, abaisser les droits de mutation immobilière de 5 % à 2,5 %.
2 — Suppression des taxes mineures !
Nous allons supprimer les taxes mineures car elles engendrent des lourdeurs administratives et ne génèrent quasiment aucun revenu. Par exemple, nous supprimerons la taxe sur la bière au niveau régional et recommandons aux communes de supprimer la taxe sur les spectacles, la taxe sur les résidences secondaires et autres taxes annexes similaires.
3 — Pas de nouveaux prélèvements ni d’augmentations d’impôts !
Nous garantissons qu’il n’y aura aucune nouvelle taxe ni augmentation d’impôt dans l’État sous notre direction. De plus, nous plaiderons au niveau fédéral pour une réduction générale de la pression fiscale et des cotisations, au bénéfice de la classe moyenne et pour dynamiser les PME locales.
4 — Examen systématique des dépenses !
Chaque euro du budget de l’État sera examiné avec soin. Nous mettons en œuvre un examen rigoureux des dépenses, analysant et questionnant l’ensemble des dépenses publiques. Les dépenses inutiles et inefficaces seront supprimées sans compensation afin d’optimiser l’utilisation des recettes fiscales. Nous entendons notamment examiner de près les honoraires de consultants. Le principe de performance doit également s’appliquer au sein de l’appareil d’État. L’État doit enfin gérer ses finances comme une entreprise saine : avec une discipline budgétaire stricte, sans endettement et sans déficits budgétaires cachés.
5 —Fin de la perception de la taxe ecclésiastique par l’État !
Actuellement, les deux principales Églises bénéficient du privilège de voir l’État percevoir la taxe ecclésiastique en leur nom, calculée sur la base de l’impôt sur le revenu. Ce privilège pèse sur l’administration et n’est plus justifié. Nous plaiderons donc au niveau fédéral pour la suppression de la perception par l’État de la taxe ecclésiastique. Les églises, comme les autres associations, peuvent percevoir elles-mêmes leurs cotisations.
6 — Renforcer la Cour des comptes régionale !
Nous souhaitons rendre la fonction de contrôle de la Cour des comptes régionale plus efficace. Trop souvent, celle-ci s’enlise dans des questions mineures ou conteste des dépenses non contestables, tandis que, parallèlement, des zones d’ombre subsistent où des millions d’euros d’argent public disparaissent presque sans contrôle. Cela concerne particulièrement les grandes organisations caritatives et les entreprises sociales qui reçoivent des fonds publics mais ne sont pas soumises à des audits financiers directs de l’État. Nous comblerons ce déficit de contrôle en modifiant le règlement budgétaire de l’État et en accordant à la Cour des comptes des pouvoirs d’audit étendus, jusqu’au bénéficiaire final des fonds. À l’avenir, la Cour des comptes devrait également pouvoir contrôler l’utilisation des fonds par les entités de droit privé (telles que l’AWO, l’Association pour le bien-être des travailleurs) qui reçoivent des fonds publics par le biais de conventions de remboursement. C’est ainsi que nous empêchons que l’argent des contribuables ne soit détourné à des fins non prévues — par exemple, pour financer des campagnes politiques ou manifester « contre la droite ». Un contrôle financier renforcé de l’État protège les contribuables et garantit que tout détournement de fonds publics soit systématiquement détecté et stoppé.
7 — Adopter une budgétisation par produit !
Le budget de l’État doit être transparent et axé sur les résultats. Nous exigeons une budgétisation par produit : chaque dépense budgétaire est clairement affectée à un domaine de service spécifique (« produit ») et liée à des objectifs concrets ou à des indicateurs clés de performance. Cette forme moderne de budgétisation permet de rendre visibles ce à quoi servent les fonds et quels résultats sont obtenus. Cela permet au Parlement et aux citoyens de mieux comprendre quels services publics reçoivent quel budget et si les fonds sont utilisés efficacement. Nous concevons la budgétisation axée sur les résultats comme une forme d’engagement de performance entre le pouvoir politique et l’administration. Le gouvernement et les autorités sont tenus de fournir des résultats mesurables pour les fonds alloués. En privilégiant les résultats et l’efficience, nous évitons les subventions croisées occultes et garantissons que la transparence et l’efficience deviennent les principes directeurs de notre budget d’État.
8 — Mettre fin aux prétendus fonds spéciaux !
Les « fonds spéciaux » ne sont rien d’autre que des budgets de la dette déguisés. Ils servent à contourner le frein à l’endettement et à masquer la véritable situation budgétaire au Parlement et au public. Ces budgets parallèles sapent la confiance dans les finances publiques et contreviennent au principe de vérité budgétaire. Pour nous, seules les sommes inscrites au budget peuvent être dépensées. L’AfD s’est fermement opposée au fonds spécial Covid-19 du gouvernement. Nous ne créerons aucun fonds spécial et dissoudrons les fonds spéciaux existants dans les plus brefs délais.
9 — Clarté budgétaire par la loi : des budgets honnêtes et transparents !
L’AfD de Saxe-Anhalt introduira une loi sur la transparence et la vérité budgétaires afin de prévenir toute gestion budgétaire trompeuse. Nous garantissons que le budget de l’État respectera scrupuleusement les principes constitutionnels de vérité et de transparence. Les postes opaques, tels que les coupes budgétaires généralisées — objectifs d’économies sans affectation spécifique — disparaîtront. Nous considérons ces artifices budgétaires, actuellement utilisés pour dissimuler les déficits, comme inacceptables et anticonstitutionnels. Notre loi stipule que toutes les recettes et dépenses doivent être déclarées de manière complète et compréhensible. Nous établirons un budget limpide et transparent, financé honnêtement et rendant compte de chaque euro dépensé aux citoyens. Ceci garantira une discipline budgétaire rigoureuse et le respect du frein à l’endettement, sans exception ni contournement.
10 — Réforme en profondeur de la loi de péréquation fiscale !
L’autonomie locale a besoin d’un financement fiable, simple et autonome. Nous réformerons en profondeur la loi de péréquation fiscale [Finanzausgleichsgesetz, FAG, NDA]. Le montant total des fonds de péréquation fiscale sera augmenté au-delà du niveau minimum actuel et réparti plus largement qu’auparavant grâce à des allocations clés générales, en remplacement des fonds fragmentés. Nous mettrons en place un mécanisme automatique de partage des coûts qui indemnisera intégralement et durablement les communes pour leurs nouvelles responsabilités ou l’élargissement de leurs responsabilités. Au Bundesrat, nous plaiderons pour une augmentation significative de la part obligatoire des communes dans l’impôt sur le revenu et la taxe sur la valeur ajoutée, ainsi que pour une simplification des mécanismes de répartition. D’ici là, une loi de péréquation modernisée garantira des recettes prévisibles, une bureaucratie allégée et une plus grande flexibilité au niveau local. Notre objectif est de maintenir les incitations à la collecte des recettes fiscales locales, de prendre en compte équitablement les charges liées à la centralisation des pouvoirs publics et de libérer les communes des restrictions excessives imposées par les programmes affectés — pour le bénéfice des villes et communes dynamiques de Saxe-Anhalt.
XVII — Santé et soins
Le marché libre est le meilleur instrument pour fournir des biens aux citoyens. La santé, cependant, n’est pas une marchandise et ne doit donc pas être soumise aux lois du marché. La santé est le bien le plus précieux de l’humanité ; la protéger doit être le principe fondamental d’une politique de santé saine. Par conséquent, le bien-être des patients doit toujours être au cœur de l’élaboration des mesures de santé publique. Les intérêts économiques doivent passer au second plan. La mission de la politique de santé, y compris celle de l’État, est de promouvoir la santé de tous les citoyens. Le système de santé doit être structuré de manière à ce que la recherche du profit économique soit un moyen au service de la santé publique, et non l’inverse. Tous les citoyens doivent avoir accès à des soins de santé de qualité et abordables.
Face à la recherche croissante du profit dans le système de santé ces dernières décennies, nous appelons à une refonte fondamentale, en abandonnant les initiatives de privatisation et la logique commerciale au profit d’une conception de la santé comme responsabilité publique. Nous nous intéressons particulièrement aux soins médicaux en milieu rural. Nous mettrons en œuvre tous les leviers politiques à notre disposition pour remédier aux carences accumulées au fil des ans par négligence, lobbying et erreurs de priorisation. L’aide aux personnes dépendantes, à l’instar de la garde d’enfants, est une activité pratique et quotidienne, initialement non professionnalisée et récemment prise en charge par les institutions publiques. Par essence, l’aide aux personnes dépendantes est l’expression de l’affection et de l’attention prodiguées par les membres de la famille. Nous soutiendrons les familles afin qu’elles puissent mieux remplir leur rôle essentiel pour alléger le fardeau qui pèse sur la société.
En matière de santé, le programme de l’AfD défend des idées qui semblent éloignées de la réalité du terrain dans le Land le plus pauvre d’Allemagne. Elle exige à la fois une baisse des dépenses de santé et le maintien de tous les hôpitaux existants ; l’expulsion des « médecins importés » et du personnel de santé étranger, et des mesures plus coercitives pour inciter les médecins à s’installer dans les territoires ruraux.
1 — Initiative d’investissement pour un système de santé moderne !
De nombreux hôpitaux de Saxe-Anhalt souffrent d’un sous-financement chronique. Les conséquences sont manifestes : bâtiments vétustes, équipements obsolètes et manque de personnel. Un accroissement significatif des investissements est donc indispensable. Notre objectif est d’atteindre à nouveau le niveau d’investissement de 180 millions d’euros atteint en 2005. Ces fonds doivent être spécifiquement alloués à la rénovation, à la modernisation et à l’agrandissement des hôpitaux de Saxe-Anhalt afin de garantir leur efficacité et leur attractivité pour le personnel médical. Nous soutenons la politique fédérale de l’AfD, qui préconise un financement des hôpitaux basé sur les besoins, et nous l’appliquons concrètement en Saxe-Anhalt : investissements dans les technologies médicales modernes, de meilleures conditions de travail et des infrastructures pérennes, au lieu de coupes budgétaires et de fermetures.
2 — Plus de privatisation des hôpitaux !
La vente des hôpitaux municipaux à des groupes hospitaliers privés à but lucratif s’est avérée une erreur. La qualité des soins s’en ressent. Les normes sont constamment abaissées à un niveau difficilement justifiable sur le plan médical. Le principe doit être clair : les municipalités et l’État ont toujours priorité sur les acquéreurs privés. Ce n’est que si la propriété publique est manifestement impossible qu’une autre solution peut être envisagée — et même alors, uniquement dans l’intérêt des patients. Par ailleurs, nous plaidons pour le retour des hôpitaux déjà privatisés sous la responsabilité de l’État, des municipalités ou d’organismes à but non lucratif lorsque cela est médicalement nécessaire.
3 — Une restructuration uniquement dans l’intérêt du patient !
Nous ne nous opposons pas à la restructuration nécessaire des petits hôpitaux inefficaces en cliniques ambulatoires gérées par des médecins libéraux, pour le bénéfice et la prise en charge globale des patients, à condition que la qualité des soins dans la région n’en soit pas compromise. La restructuration doit, en principe, garantir au minimum les soins de base. Tous les établissements ne peuvent pas être aussi spécialisés. Pour améliorer la qualité des soins médicaux tout en optimisant l’efficacité et l’utilisation des ressources du système de santé, il est judicieux que certaines cliniques ou certains services se concentrent sur des maladies ou des traitements spécifiques.
4 — Concevoir efficacement les groupes de services !
La nouvelle loi de renforcement des hôpitaux instaure un financement basé sur les groupes de services. À l’avenir, les hôpitaux ne seront autorisés à proposer certains traitements que s’ils peuvent justifier de services spécialisés désignés, d’effectifs minimaux et d’un nombre précis de cas. L’objectif est une meilleure assurance qualité ; en pratique, cependant, une dangereuse réduction des services se profile en Saxe-Anhalt. Les petits dispensaires en zone rurale, en particulier, pourraient perdre des services importants. L’obstétrique, la pédiatrie et la médecine interne/les urgences sont particulièrement menacées. Nous veillerons à ce que la mise en place de groupes de performance ne soit pas strictement fondée sur des normes nationales, mais plutôt adaptée aux spécificités de notre État, compte tenu des grandes distances, de la faible densité de population et des infrastructures hospitalières déjà sous tension. L’assurance qualité est importante, mais elle ne doit pas conduire à un démantèlement brutal du système. Les soins de base et de qualité doivent être maintenus dans toutes les régions de Saxe-Anhalt.
5 — Des centres de santé pour une couverture complète !
Outre les médecins libéraux et les médecins exerçant en cabinet, piliers essentiels du système de santé, nous encourageons également les formes de soins alternatives telles que les centres de santé régionaux. Ces centres regroupent un large éventail de spécialités, peuvent proposer des modèles d’horaires de travail modernes et ainsi s’adapter aux nouvelles exigences des jeunes diplômés. Le modèle éprouvé des polycliniques est ici maintenu avec succès à certains égards. Nous portons un regard critique sur la gestion des centres de santé par les groupes hospitaliers, car ceux-ci font partie intégrante des services publics essentiels.
6 — Redonner aux services d’aide médicale urgente leur rôle de source d’assistance médicale rapide !
Jour après jour, les personnels des services d’aide médicale urgente mettent en danger la vie et la santé des citoyens. Ces services apportent une contribution inestimable aux soins de santé et à la prévention des catastrophes. L’objectif de temps de réponse en Saxe-Anhalt est depuis longtemps inatteignable pour l’ensemble des services d’aide médicale urgente. Nous veillerons à ce que ces services puissent atteindre cet objectif. Cela implique une plus grande décentralisation des casernes d’ambulances et un développement des services d’ambulance aérienne. Le sentiment de sécurité du public dépend non seulement de la rapidité d’intervention de la police, mais aussi de la rapidité avec laquelle les secours médicaux peuvent être prodigués en cas d’urgence. Chaque seconde compte pour le patient. C’est pourquoi nous intégrerons, sur la base du volontariat, des secouristes mobiles au système d’appel d’urgence, en complément des services d’aide médicale urgente. L’objectif est de mettre en place un système de premiers secours à l’échelle de l’État, où les secouristes volontaires sont connectés numériquement, protégés juridiquement et équipés du matériel nécessaire.
7 — Préserver les services d’urgences !
La loi de renforcement des hôpitaux prévoit la création de centres d’urgences intégrés, combinant les services d’urgences avec hospitalisation et les services de garde médicale. En théorie, l’objectif est d’éviter les doublons ; en pratique, le risque existe de voir fermer les petits services d’urgences. Pour la Saxe-Anhalt, nous rejetons une telle purge brutale. Nous voulons garantir que les centres d’urgence ne soient créés que là où ils améliorent réellement la prise en charge des patients. L’accès aux soins aigus et d’urgence locaux doit rester garanti dans toutes les régions de notre Land.
8 — Réformons le système de facturation pour qu’il soit plus favorable aux patients !
La réglementation du système de facturation hospitalière (DRG) ne sert pas les intérêts des patients. Ce système rembourse chaque traitement à un tarif forfaitaire basé sur l’effort estimé, ce qui incite les hôpitaux à renvoyer les patients chez eux le plus rapidement possible après une intervention, même si un séjour plus long serait bénéfique pour une convalescence optimale. De plus, ce système a contribué aux difficultés financières d’hôpitaux locaux autrefois rentables. Nous plaiderons donc au niveau fédéral pour le remplacement du système DRG. L’objectif est de développer un système qui génère le moins de bureaucratie possible et élimine les incitations économiques perverses, en récompensant plutôt le succès et la qualité des traitements, et en favorisant ainsi la concurrence pour offrir les meilleurs soins aux patients.
9 — Mieux vaut prévenir que guérir !
Le meilleur système de santé est celui où l’on recourt le moins souvent possible aux soins. Notre objectif est un changement de perspective fondamental dans le domaine de la santé : passer d’une médecine purement réparatrice à une prévention systématique, précoce et efficace. La prévention doit être fermement établie comme un quatrième pilier, au même titre que la médecine curative, la réadaptation et les soins infirmiers. La prévention prévient la maladie, prolonge l’espérance de vie et améliore la qualité de vie. Nous voulons remplacer la question omniprésente « Je suis malade, que faire ? » par « Comment rester en bonne santé ? ». Cela implique également d’utiliser systématiquement les nouvelles découvertes médicales et les procédures innovantes lorsqu’elles apportent un bénéfice avéré aux patients. Le progrès médical doit profiter à tous, quelles que soient les structures établies ou les considérations de coût. Les outils de diagnostic modernes, les applications de santé numérique, les examens préventifs innovants et les nouvelles approches thérapeutiques doivent être utilisés lorsqu’ils sont pertinents, efficaces et centrés sur le patient. Les décisions en matière de santé ne doivent pas être principalement dictées par des intérêts économiques, la maîtrise des coûts ou les diktats des grandes entreprises.
Le bien-être du patient doit toujours être le principe directeur de toutes nos actions. Nous entendons limiter l’influence des groupes de pression et des intérêts économiques et garantir la transparence des processus décisionnels. L’accord-cadre relatif à la loi sur la prévention en Saxe-Anhalt de 2016 oblige l’État à veiller à ce que les communes et les districts puissent accéder aux fonds existants et les utiliser pour les mesures de prévention. Nous appliquerons et développerons cet accord de manière constante. Par ailleurs, nous élaborerons et mettrons en œuvre des stratégies de prévention indépendantes qui répondent aux enjeux de santé actuels et intègrent les principes de la nutrition et de l’activité physique à la médecine conventionnelle. Dans le cadre des examens d’entrée à l’école obligatoires, nous accorderons une attention particulière aux risques pour la santé tels que l’obésité, le manque d’exercice et les troubles du développement, et nous fournirons aux parents des informations et un soutien ciblés dès le plus jeune âge. La prévention commence dès l’enfance. De plus, nous publierons des directives régionales concernant les repas dans les crèches et les écoles afin de garantir aux enfants et aux jeunes une alimentation saine, équilibrée et de qualité. Grâce à des programmes de soutien ciblés, des initiatives éducatives et une éducation à la santé pratique dans les écoles, nous veillons à ce que les enfants et les jeunes soient informés dès leur plus jeune âge des risques liés à un mode de vie malsain. L’objectif est de renforcer la responsabilité individuelle, de développer les connaissances en matière de santé et de réduire significativement le nombre de maladies évitables à long terme. Un système de santé performant ne se limite pas aux hôpitaux, mais s’inscrit dans le quotidien de chacun. Prévention, innovation et soins centrés sur le patient doivent aller de pair.
10 — Des étudiants en médecine plutôt que des médecins importés !
Les partis politiques traditionnels n’ont qu’une seule réponse à la pénurie de médecins : l’immigration. Or, les médecins étrangers sont souvent mal préparés à soigner nos concitoyens en raison des barrières linguistiques et des différences culturelles. De plus, les diplômes étrangers sont souvent assortis de qualifications douteuses ou difficiles à évaluer. La meilleure prise en charge est avant tout assurée par des médecins formés en Allemagne. Nous mettrons donc tout en œuvre pour ne plus dépendre des médecins étrangers à l’avenir. Dans un premier temps, nous augmenterons la capacité d’accueil des étudiants en médecine dans les universités du pays. Cette augmentation devrait être d’au moins 20 %. Nous veillerons également à ce que nos universités admettent directement davantage de candidats motivés, indépendamment du système d’admission bureaucratique et souvent inefficace.
11 — Plus de médecins en milieu rural !
Les zones rurales sont particulièrement touchées par la pénurie de médecins. Des régions entières ne disposent plus de soins primaires suffisants. Lorsqu’un médecin généraliste rural prend sa retraite, il est de plus en plus difficile de lui trouver un successeur. Nous allons donc créer un programme de bourses d’études spécifique pour les médecins ruraux. L’État financera les études de médecine des étudiants grâce à des bourses spéciales. En contrepartie, ils s’engagent à exercer comme médecins ruraux en Saxe-Anhalt pendant au moins dix ans. Ceux qui ne respectent pas cet engagement devront rembourser les bourses perçues, majorées des intérêts.
12 — Renforcer les professions infirmières : remédier à la pénurie d’infirmiers !
Le secteur infirmier de Saxe-Anhalt souffre d’une grave pénurie de personnel qualifié. Le nombre de personnes âgées et dépendantes ne cesse d’augmenter, tandis que le nombre de professionnels qualifiés stagne. Nous veillerons à ce que les besoins futurs en personnel infirmier soient déterminés sur la base d’une évaluation des besoins individuels en soins des patients et des résidents. Nous établirons ensuite des niveaux de personnel minimum pour tous les domaines médicaux. Parallèlement, il est impératif de réduire systématiquement les obstacles bureaucratiques : moins de documents requis, plus de temps consacré aux soins directs aux patients.
13 — Retour à une formation infirmière différenciée !
La qualité de la formation détermine la qualité des soins. Avec l’introduction de la formation infirmière généraliste, la formation distincte, pourtant éprouvée, en gériatrie, soins généraux et soins pédiatriques a été abolie. Dans la pratique, il apparaît de plus en plus clairement que cette formation ne répond pas aux exigences professionnelles : des spécialisations importantes disparaissent, les diplômés se sentent insuffisamment préparés et l’attractivité de la profession diminue. Nous allons donc revenir à une formation infirmière différenciée. Les soins gériatriques, généraux et pédiatriques requièrent chacun leurs propres domaines d’expertise et de solides connaissances professionnelles. C’est la seule façon de garantir que les infirmières soient parfaitement préparées aux besoins de leurs groupes de patients.
14 — Un conseil infirmier uniquement avec le consentement des personnes concernées !
Pour donner une voix à la profession infirmière et renforcer les droits des infirmières, nous exigeons que les infirmières puissent voter sur la création d’un conseil des infirmiers en Saxe-Anhalt. Si un tel conseil est créé, l’adhésion ne sera pas obligatoire.
15 — Promouvoir les soins à domicile : renforcer les liens familiaux !
Les soins à domicile présentent des avantages décisifs par rapport aux soins en EHPAD. La personne âgée reste dans son environnement familier, les coûts pour la collectivité demeurent maîtrisables et l’importance de la famille est réaffirmée. Nous portons un regard critique sur la tendance actuelle au transfert croissant des responsabilités familiales vers l’État et veillerons donc à ce que les familles assument davantage les responsabilités qu’elles ont toujours assumées et pour lesquelles elles sont mieux à même que l’État. L’augmentation des frais à la charge des patients pour les soins en établissement représente un fardeau insupportable pour de nombreux habitants de Saxe-Anhalt. Nous plaidons pour une maîtrise efficace de ces coûts et un soutien accru aux familles. Compte tenu du coût élevé d’un placement en EHPAD, la rémunération des aidants familiaux reste insuffisante. Nous demandons un allègement fiscal et une allocation de soins de longue durée versée par l’État. Par ailleurs, au niveau fédéral, nous plaiderons pour une augmentation du crédit d’impôt pour les aidants familiaux dans le cadre de leur retraite. Nous prévoyons également de développer les structures d’accueil de jour afin d’alléger le fardeau des familles et de permettre aux personnes nécessitant des soins de rester plus longtemps à domicile.
16 — Une fin de vie digne !
Les personnes gravement malades et en fin de vie ont droit à des soins palliatifs spécialisés. La médecine palliative vise à soulager les souffrances d’une maladie lorsqu’il n’y a plus d’espoir de guérison. Chaque citoyen a le droit de mourir dans la dignité et sans douleur. Cependant, il existe d’importantes disparités régionales en matière de soins palliatifs et d’hospice en Saxe-Anhalt. Les zones rurales, en particulier, manquent de professionnels qualifiés pour prendre en charge les personnes gravement malades et en fin de vie. Nous nous efforçons de garantir l’accès à des services de soins palliatifs ambulatoires spécialisés (SAPV) et à des lits d’hospice en hospitalisation dans toutes les régions. Les familles doivent bénéficier d’un soutien accru, notamment par le biais de conseils, d’une aide financière et d’autres formes d’accompagnement. Outre les soins palliatifs et d’hospice, nous souhaitons également promouvoir activement l’aide médicale à mourir à domicile, entouré de sa famille.
17 — Financer équitablement le système de santé !
Notre objectif est un système de santé équitable qui garantisse des soins de haute qualité sans surcharger financièrement la population ni créer d’inégalités d’accès. Le système actuel d’assurance maladie, public et privé, n’atteint pas cet objectif. Alors que l’offre de services de l’assurance maladie publique est constamment réduite, les patients assurés par le secteur privé sont souvent surtraités, car les soins supplémentaires peuvent être facturés. Nous envisageons une solution : une assurance maladie de base universelle. Pour ce faire, nous souhaitons regrouper tous les organismes d’assurance maladie publique et lancerons une initiative au niveau fédéral. Les organismes d’assurance maladie publique doivent également être autorisés à proposer aux fonctionnaires des assurances maladie compatibles avec leurs prestations complémentaires. Les soins médicaux nécessaires, y compris les soins préventifs scientifiquement validés et recommandés par les ordres professionnels (qui seraient ensuite définis dans des recommandations par le Comité fédéral mixte), devraient faire partie des prestations de base. La couverture des services supplémentaires pourrait continuer d’être proposée par les assureurs privés.
18 — Faire la lumière sur la pandémie de COVID-19 !
Durant la pandémie de COVID-19, les partis politiques établis ont instrumentalisé la peur et exercé des pressions morales irrationnelles pour imposer une restriction sans précédent des droits fondamentaux. Des millions de citoyens ont été privés de leurs droits civiques, marginalisés et ont subi des préjudices économiques. Des groupes professionnels entiers ont été contraints de se faire vacciner avec un vaccin controversé. Pendant des années, les enfants ont été soumis au port obligatoire du masque, à l’isolement et à des restrictions sociales. Les voix critiques issues du monde scientifique et de la société civile ont été diffamées, marginalisées ou réduites au silence. La pression croissante exercée sur les personnes non vaccinées a délibérément créé, et dans certains cas même intentionnellement encouragé, des divisions au sein de la société. L’échec quasi total de la vaccination obligatoire a marqué l’aboutissement provisoire de cette politique autoritaire. Le caractère disproportionné des mesures était évident pour toute personne raisonnable, même à ce moment-là. Par conséquent, ces mesures étaient injustes. En particulier, toutes les sanctions et condamnations pour violation de ces mesures étaient injustes. Afin d’enquêter sur cette injustice, d’identifier les responsables, d’évaluer leur responsabilité et de les tenir pour responsables, nous mettrons en place une commission d’enquête parlementaire. De plus, nous serons prêts à élaborer en cas d’épidémie causée par un virus dangereux à forte mortalité un plan de crise garantissant une protection efficace de la population.
Le programme se conclut par une référence aux « Querdenker », des groupes opposés à la vaccination contre le COVID-19. Il critique l’obligation vaccinale et celle du port du masque, tout en mettant indirectement en doute les travaux scientifiques sur le virus.
Sources
- Ausländische Bevölkerung nach Bundesländern – Statistisches Bundesamt, Statistisches Bundesamt, 31 décembre 2025.
- Sachsen-Anhalt : AfD pokert mit großem Versprechen, Table Briefings, 7 juillet 2025.
- « Attentat in Magdeburg : Was über den Täter Taleb A. bekannt ist », MDR Aktuell, 20 novembre 2025.
- « Beschwerde abgewiesen : AfD-Politiker Paul darf bei OB-Wahl in Ludwigshafen endgültig nicht antreten », SWR, 25 août 2025.
- « Fragen und Antworten : Unterstützung bei der Ausreise aus Afghanistan », article de l’Ambassade allemande à Kaboul, Afghanistan, 11 décembre 2025.
- « Plan secret contre l’Allemagne », Correctiv, 10 janvier 2024.
- « Intel gibt Pläne für Chipfabrik in Magdeburg auf », Tagesschau, 27 juillet 2025.
- « Ein Fall von kultureller Aneignung », Taz, 20 février 2026.