Berlin

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Samedi 30 novembre 2019, les adhérents du Parti social-démocrate allemand (SPD) ont élu Saskia Esken et Norbert Walter-Borjans à la présidence du parti. Méconnu du grand public et marqué à gauche, le duo l’a remporté avec 53  % des voix sur Klara Geywitz et Olaf Scholz, l’actuel ministre fédéral des Finances et vice-chancelier du gouvernement Merkel IV. Alors que le parti est en quête de sens politique et frappé par un net recul de son score sur tout le territoire, ce résultat remet sérieusement en cause l’équilibre de la Grande Coalition.

En bref — Alors que la position allemande a souvent été perçue comme très minimale au sujet d’une union bancaire européenne, le ministère fédéral des Finances (BMF) a publié un document officieux sur le sujet, qui dépasse les affirmations politiques pour étudier la question plus amplement, en analysant les enjeux et en proposant des pistes pour l’avenir.

Allemagne de l’Est : l’impossible verdissement ?

Alors que les Verts s’affirment comme le deuxième, voire le premier parti d’Allemagne, ils peinent à s’imposer dans l’Est du pays où chrétiens-démocrates, gauche radicale et extrême-droite prédominent. Le jeune mouvement écologiste de la République démocratique allemande a pourtant joué un rôle essentiel dans la création du parti. Quelles perspectives électorales se dessinent pour les Verts dans l’Est, trente ans après la chute du mur de Berlin  ?

Trois mois après la démission de la présidente du SPD Andrea Nahles, les candidats ne se bousculent pas pour la présidence du parti, en profonde crise. Jadis ‘le plus beau poste, outre celui du pape’ comme le décrivait l’ex-président Münthefering, être chef du SPD a perdu en attractivité tout autant que le parti a perdu d’électeurs (actuellement à 13-15  % dans les sondages). L’exercice s’annonce difficile.