Afriques Subsahariennes

Long format

La question de la dette sort de son confinement et, une fois de plus, la Chine est au premier rang  : Pékin détient 152 milliards de $ de créances, dont les trois-quarts ne sont pas concessionnelles. Sa position est double  : d’un côté, la Chine insiste sur la diversité des financements et leur éventuelle révision au cas par cas, et de l’autre côté, elle accepte d’être le souverain maître de la dette en Afrique et donc l’arbitre de la situation. Le cas de l’Angola est un bon exemple de la politique chinoise de la dette.

La Covid-19 pour la plupart des pays africains révèle et accentue des déséquilibres économiques structurels dont un endettement élevé. Celui-ci ces dix dernières années s’est métamorphosé alliant des instruments de marché et des créances en principe non rééchelonnables vis-à-vis des institutions multilatérales de financement.

Invasion de criquets en Afrique de l’Est, tensions sécuritaires au Sahel exacerbées par les phénomènes de désertification  : ces derniers mois ont plusieurs fois rappelé l’importance du facteur climatique dans des enjeux cruciaux pour le continent africain. En plus, la ville de Bordeaux accueillera avant de la fin de l’année 2020 le Sommet Afrique – France, dont le thème portera sur les «  territoires durables et le développement  » avec un accent particulier mis sur les enjeux liés aux changements climatiques. Dans cette perspective, esquissons un bilan critique de la lutte contre les changements climatiques en Afrique ainsi que de la stratégie française en la matière.

Si l’Amérique de Donald Trump peut sembler prendre à la légère sur son territoire la pandémie de la Covid-19, elle ne reste pas insensible à l’opportunité de reprendre l’initiative en Afrique tandis que ses alliés et adversaires semblent soit englués, soit incertains de leurs responsabilités.Tour de l’horizon du nouveau protagonisme de Washington dans le continent.

Bien que les autorités chinoises n’aient pas encore explicitement déclaré que le don de masques et d’autres équipements de protection aux pays en développement faisait partie d’une stratégie formelle et cohérente, le gouvernement chinois a déployé des efforts considérables pour activer son appareil diplomatique, semblant jouer un rôle de premier plan en réponse à l’épidémie de COVID-19 en Afrique. Pour comprendre la logique de la Chine en matière de diplomatie de la santé en Afrique, et sa position par rapport aux autres acteurs internationaux et aux organisations multilatérales, il peut être utile de remonter au début.

Les cas de COVID-19 en Afrique ne représentent qu’une infime partie de ceux enregistrés dans d’autres pays, mais les pays de la région prennent en tout cas des mesures énergiques pour ralentir la propagation du virus, avec des conséquences économiques très lourdes. L’Afrique est le continent qui compte le plus grand nombre de personnes pauvres au monde, ce qui signifie que les conséquences d’un ralentissement économique s’accompagnent de risques plus importants. Les mesures prises par les pays à revenu élevé pour arrêter la pandémie sont-elles les mêmes que celles que devraient prendre les pays africains à revenu faible ou moyen  ?