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Dans le premier test grandeur nature de coordination atlantique de l’après Trump, l’Union européenne, les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont imposé des sanctions contre la Chine en raison des violations répétées des droits de l’homme commises par Pékin contre la minorité ouïghoure (à majorité musulmane) dans le Xinjiang. La Chine a immédiatement riposté.

Le parquet européen devrait entrer en fonction au printemps 2021. Le bouleversement qu’il représente au niveau institutionnel et politique a déjà été maintes fois commenté. Au-delà des aspects juridiques et techniques, la création d’un parquet européen représentait un transfert complet de souveraineté au profit d’une autorité judiciaire supranationale. Or les États membres n’étaient pas prêts à accepter un tel sacrifice sans obtenir quelques garanties en retour.

Dans cet entretien, Peter Chase remet en question les fondements du RGPD comme modèle pour la régulation mondiale des données personnelles. Pour le diplomate, le règlement ne répond pas aux problématiques les plus importantes pour la plupart des juridictions (les violations étatiques de la vie privée) et donne lieu, à la lumière d’une jurisprudence restrictive de la CJUE, à des difficultés injustifiées pour les transferts transatlantiques de données, diminuant ainsi la capacité de l’Union de trouver des alliés pour guider la gouvernance mondiale de l’Internet.

Poussant la réflexion au-delà de la compréhension de l’Union comme simple normative power, Anu Bradford revient dans cet entretien sur les formes et les implications de «  l’effet Bruxelles  », à un moment où la part relative du marché commun dans le PIB mondial diminue alors que les réglementations mises en place par la Commission demeurent structurantes.