Bulles

Long format

Alors que la Commission européenne publiait cette semaine son programme de travail pour l’année à venir, nous revenons dans cette brève sur les annonces faites depuis décembre sur la stratégie dite « de la fourche à fourchette ». Entre nouvelle prise de conscience écologique et digitalisation, la Commission choisit un nouveau vocabulaire pour décrire le futur de la politique agricole européenne. Mais digitalisation ne signifie pas « verdissement ».

Le jour de Brexit, et alors que les présidents des trois institutions européennes se réunissent à la Maison Jean Monnet à Bazoches pour discuter de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, un groupe de plus de 50 universitaires européens venant d’horizons divers écrit une lettre publique demandant d’inclure les citoyens européens dans le débat. Le Grand Continent publie la traduction française de cette lettre.

L'entrée bleue de l'hémicycle

Le roman Les Compromis raconte, à travers les yeux de l’assistant parlementaire de Sandrine Berger, une eurodéputée écologiste en charge du Dieselgate, l’enquête qui suit son assassinat et la nébuleuse trouble du Parlement et de la Commission à laquelle celle-ci nous conduit. Que se passe-t-il lorsque le gris bruxellois se teinte tout à coup de noir  ?

La monnaie européenne accuse nombre de critiques. Largement erronés, ces préjugés sont pourtant bien ancrés dans l’opinion publique française et européenne. Sorti victorieux face à ces croyances persistantes, l’euro s’avère être un synonyme incontesté de hausse du pouvoir d’achat, augmentation continue des salaires et moindre hausse des prix par rapport aux années précédant son entrée.

Le Green Deal propose à l’industrie européenne d’évoluer dans ses pratiques à travers la mise en place concrète de l’économie circulaire tout en décarbonnant ses activités. Consciente du poids des industries lourdes telle l’acier, déjà en difficulté face à la concurrence internationale, un délais a été accordé à ces dernières afin qu’elles puissent se transformer en profondeur mais dans le respect du rythme propre à ces entreprises. Pour les autres, le temps du changement est venu.

Alors que se tient le Forum économique mondial à Davos, après les vifs échanges par discours interposés entre la militante écologiste Greta Thunberg et le président Trump, l’Europe sort son épingle du jeu dans la gouvernance internationale en présentant un ensemble de moyens financiers pour accélérer la transition écologique, par le biais du Pacte vert européen de la nouvelle présidente de la Commission.

Aujour’hui, Mardi 21 janvier s’ouvre justement le Forum économique mondial de Davos. Accueillant éternellement les dirigeants qui incarnent le capitalisme de ce monde, le village alpin est aussi la caisse de résonance des évolutions du cadre mental des décideurs mondiaux.

Cette semaine, à l’occasion de la première session plénière du Parlement européen de 2020, le Grand Continent propose une analyse des grands volets de la politique climatique de la Commission européenne. Les ambitions du Green deal concernent tous les secteurs de la vie économique et politique européenne, et donneront lieu à des annonces et à des engagements des États membres et des institutions européennes tout au long de l’année, jusqu’à la COP26 à Glasgow en décembre, et en 2021. Aujourd’hui, le Green deal comme outil de la politique diplomatique de l’Union, entre difficile convergence des États membres sur les contraintes à consentir dans la lutte contre le changement climatique, et défis stratégiques pour l’Union à l’intérieur et au-delà de ses frontières.

La Commission européenne a présenté le 14 janvier son Plan d’investissement pour une Europe durable. Au coeur de celui-ci, un Mécanisme de transition juste s’appuyant sur un budget visant les 100 milliards d’euros et s’adressant aux investisseurs publics comme privés. Trois difficultés sont cependant à prévoir  : premièrement, le financement difficile de nouvelles initiatives alors que le débat sur le Cadre financier pluriannuel 2021-2027 est déjà particulièrement tendu. D’où une certaine tendance à recourir fortement à des instruments financiers pour masquer la pénurie de fonds émanant dudit CFP. En parallèle, le mécanisme semble s’ancrer dans le giron d’un Semestre européen qui a toujours placé la stabilité économique et budgétaire devant la stabilité climatique. Ces deux éléments peuvent déclencher certaines critiques de nature plus politique. Enfin, la gouvernance du mécanisme ne correspond pas forcément à la distribution des rôles observée jusqu’alors sur ce dossier.