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Ces jeudi et vendredi 9 et 10 décembre, les chefs d’État de l’Union se réunissent en Conseil européen pour aborder plusieurs points majeurs dont la crise sanitaire, les objectifs de réduction des émissions de CO2 pour 2030, les relations extérieures, la lutte contre le terrorisme. D’abord, la crise sanitaire et le vaccin.

Aujourd’hui se tient le tout premier «  Forum Schengen  », qui réunit des membres du Parlement européen et des ministres de l’Intérieur des États membres dans le but de discuter de l’espace de libre circulation des personnes sur dans l’Europe.

Une fois de plus, des querelles franco-allemandes sur le sujet de «  l’autonomie stratégique européenne  » refont surface. Le président français Emmanuel Macron et la ministre allemande de la défense Annegret Kramp-Karrenbauer (AKK) ont lancé de nouveau le débat, soutenus par des médias friands d’accompagner l’apparente confrontation.

Au-delà de leurs tailles variables, les plans de relance des États européens diffèrent par rapport aux normes comptables retenues. En particulier, la France a inscrit la plupart de ses mesures en tant que mesures ad hoc et temporaires, au contraire de l’Allemagne. Dans tous les cas, le réel soutien budgétaire des États semble beaucoup plus mesuré qu’annoncé. L’OCDE et le FMI devraient veiller à ce que l’Union européenne, à commencer par la France et l’Allemagne, entende ce message.

Après plusieurs mois d’âpres négociations, le Conseil de l’UE et le Parlement ont trouvé un accord sur le cadre financier pluriannuel 2021-2027 (CFP). Si les négociations budgétaires ne sont pas encore formellement arrivées à leur terme, cette percée ouvre la voie au déploiement du CFP à partir du mois de janvier.

Comme l’a affirmé Jean Monnet  : «  L’Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises  ». De la communauté européenne du charbon et de l’acier à la réunification de l’Allemagne, qui a permis de concevoir l’Union économique et monétaire à la hâte au début des années 1990, cette maxime semble toujours avoir été confirmée. Au début de la pandémie, la BCE a pris de nouvelles initiatives importantes qui ont permis de soutenir les mesures mises en place par les États membres pour lutter contre le virus. Toutefois, les membres de l’Europe du Sud s’abstiennent d’avoir recours aux prêts disponibles, en raison de la stigmatisation politique liée aux conditions de réforme.