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Réaction à l’opération militaire menée par Ankara dans le nord de la Syrie, l’idée allemande de créer une «  zone de sécurité sous contrôle international  » en Syrie a suscité des réactions diverses à l’échelle internationale, mais n’a pas pu bénéficier du soutien des ministres de la défense de l’OTAN lors de la réunion de fin octobre. Même si cette proposition n’a beau jamais voir la lumière du jour sous forme d’une mission de l’OTAN, le débat autour du rôle des Européens en Syrie persiste et reflète une multitude d’enjeux et dilemmes auxquels l’Union fait face dans ce conflit, tout en soulevant de nouveau la question de la capacité d’action extérieure de l’Union.

c Symboliquement fort, ce moment était l’occasion pour la future présidente de l’exécutif européen d’affiner sa vision pour l’Europe et d’incarner politiquement sa nouvelle fonction, alors que l’investiture du nouveau collège de commissaires prend du retard. Notre analyse.

Dans Au service de l’Europe, Didier Georgakakis recompose vingt années de réflexions et d’observations sur la fonction publique européenne, de sa constitution originelle comme corps d’avant-garde du projet européen aux transformations opérées progressivement depuis la fin de l’ère Delors, et plus radicalement depuis les années 2000. Ce faisant, il donne une vision sans concession du retournement de trajectoire des conditions d’exercice de la structure humaine européenne et de ses implications pour l’avenir de l’Union.

Jean-Martin Folz a remis lundi 28 Octobre 2019 son rapport sur la construction de l’European Pressurized Reactor (EPR) de Flamanville à la direction d’EDF. L’ancien PDG de PSA y dresse un constat désolant des nombreuses erreurs et imprévus qui ont émaillé la construction de ce nouveau réacteur nucléaire, aboutissant à un coût actuel de 12,4 Mds d’euros pour une mise en service fin 2022, par rapport à 3,3 Mds € et une mise en service en 2012 initialement prévue. Cela contraste avec le chantier de Taishan en Chine dont le deuxième réacteur EPR à été raccordé au réseau en juin dernier malgré avoir débuté 2 ans plus tard. Des nombreuses apprentissages sont donc à tirer pour des futures chantiers d’EPR qui demeurent, pour l’instant, incertains, mais qui pourraient s’avérer nécessaires pour la lutte européenne contre le changement climatique.

Ces dernières années ont vu l’explosion du marché des obligations vertes, porté tant par les émetteurs corporates que souverains. Cependant, le manque de standardisation des méthodes d’émission et de suivi font craindre la multiplication des cas de greenwashing  : le travestissement de projets non durables par des Etats ou entreprises afin de donner une image trompeuse de responsabilité environnementale. Plus largement, la notion même d’obligation souveraine verte peut poser question quant au principe d’universalité budgétaire qui empêche a priori le fléchage des dépenses. Il y a là pour l’Europe une opportunité de définir des standards ambitieux ayant vocation à être repris par l’ensemble des acteurs.

L’Agence internationale de l’énergie, affiliée à l’OCDE, a dévoilé le 21 octobre son rapport annuel sur l’évolution des renouvelables à l’échelle mondiale. Selon elle, une croissance importante des puissances installées portée par l’énergie solaire devrait avoir lieu et ce jusqu’en 2024, bouleversant profondément le rapport des sociétés modernes à l’électricité tant vis-à-vis de sa gestion que de sa consommation. Les raisons en seraient à la fois politiques et économiques.

Du 9 au 11 octobre 2019, Anne Hidalgo a présidé à Copenhague le Sommet du C40, réseau mondial des grandes villes qui a pour objectif de développer des solutions à l’échelle des villes pour répondre aux enjeux liés au changement climatique. À cette occasion, les maires de 94 villes ont déclaré l’urgence climatique et annoncé un Global Green New Deal. Cet engagement et les actions concrètes afférentes doivent permettre de passer outre les blocages politiques des dirigeants mondiaux. Les villes réaffirment ainsi leur rôle central dans la gestion et l’adaptation au changement climatique.

De nombreux dirigeants européens mettent en avant la politique commerciale comme outil important dans la lutte contre le changement climatique. Un rapport du Service de Recherche du Parlement européen (EPRS) publié ce mercredi 9 octobre remet en cause l’efficacité de cette approche. Dans un contexte médiatisé d’incendies en Amazonie, les dirigeants français et irlandais ont appelé cet été à faire pression via la signature du traité de libre-échange de l’Union européenne avec le Marché commun du Sud (Mercosur) afin d’imposer le respect des engagements de la COP21, utilisant par là les ressorts de la politique commerciale. Cette dernière est-elle réellement un levier efficace de politique climatique étrangère  ? Comment la mobiliser à l’échelle européenne  ?