Études


Lundi 1er février, l’armée a pris le pouvoir en Birmanie et déclaré l’état d’urgence pour un an. Ce coup d’État est-il appelé à se transformer en prise de pouvoir permanente, marquant ainsi la fin de la transition démocratique entamée dans ce pays depuis plus de dix ans  ? Deux clés d’analyse peuvent permettre d’apporter des éléments de réponse  : l’étude des forces politiques en présence au sein d’un pays qui hérite, par son histoire, d’un régime politique singulier, et celle des enjeux géopolitiques liés à la résolution de cette crise.

L’Équateur élira le successeur de Lenín Moreno, un gouvernement marqué par l’incompétence et par la corruption. Les sondages montrent que trois options pourraient se présenter au second tour  : le corréisme, représenté par le jeune Andrés Arauz (35 ans), qui promet un avenir déjà vécu dans le passé  ; l’homme d’affaires Guillermo Lasso, avec un discours néolibéral  ; et le leader indigène Yaku Pérez, qui, étonnamment, s’interpose entre les deux autres avec un discours écologiste et des références ancestrales.

Depuis 2019 jusqu’à ce jour, le Liban a connu une révolte populaire inédite, la chute d’un gouvernement, une crise économique et financière sans précédent, la pandémie du coronavirus, et une gigantesque explosion qui a fauché la vie de plus de 200 personnes le 4 août dernier. Déjà fragilisé par des crises politiques qui se succèdent, le pays du Cèdre reste à ce jour sans gouvernement, près de six mois après la déflagration au port de Beyrouth, alors que la grogne populaire se fait à nouveau ressentir. Plus qu’une crise de gouvernement, le Liban, dans une impasse totale, est face à une crise de système dont l’issue est plus que jamais incertaine.

Les deux explosions au port de Beyrouth le 4 août 2020 ont secoué tout le Liban. Si le monde entier est au courant de ce qu’il s’est passé, nul n’en connait encore la raison. La liste des hypothèses est cependant très longue. Six mois après cette heure maudite de 18h07, la cause de cette tragédie ayant fait plus 7500 blessés et plus de 200 décès reste inconnue. Y a-t-il un responsable  ? Justice sera-t-elle rendue  ? Les Libanais ont besoin de réponses.

La conclusion de l’accord commercial entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni marque la fin de quasiment quatre années d’âpres négociations entre les deux partis. Une nouvelle ère commence pour le Royaume-Uni, après cinq années de vie politique rythmées par le Brexit durant lesquelles beaucoup de grandes questions économiques et sociales ont été mises entre parenthèses. Pourtant, au moment où s’ouvre ce nouveau chapitre, Boris Johnson apparaît encore incertain quant à la direction à donner à la suite de son mandat.

La participation de Matteo Renzi en tant qu’orateur principal à la conférence Future Investment Initiative (FII), un événement financé par le Fonds d’investissement souverain d’Arabie Saoudite, a soulevé un certain nombre de questions sur un éventuel conflit d’intérêts de la part d’un sénateur en exercice. Mais outre les implications « globales » évidentes, les mots de l’ancien Président du Conseil et maire de Florence ont également un poids important dans la géopolitique « locale », car ils proposent une vision très précise de la diplomatie des villes et du développement urbain.

Avec l’Investiture de Joe Biden, la page de la Présidence Trump se tourne emportant avec elle une perception du lien transatlantique pour le moins atypique. S’il est encore trop tôt pour évaluer précisément les conséquences de celle-ci sur l’alliance stratégique entre les États-Unis et le Vieux Continent, il est certain que les «  Années Trump  » laisseront un souvenir impérissable dans les capitales européennes. En particulier, l’arrivée de Biden implique de nouvelles opportunités concernant la résurrection d’une relation franco-polonaise présentement en panne. Les responsables français et polonais sauteront-ils enfin le pas  ?

Plus d’un an après sa présentation par la nouvelle commission von der Leyen, le 11 décembre 2019, la stratégie énergétique et environnementale de l’Union européenne présente un premier bilan encourageant, malgré la pandémie de coronavirus qui fait rage en Europe. Loi climatique européenne, rehaussement des ambitions sur la baisse des gaz à effet de serre en 2030, soutiens financiers… Les institutions européennes peuvent s’enorgueillir d’avoir lancé plusieurs chantiers de première importance, mais surtout d’avoir inscrit la protection du climat dans l’action de relance de l’économie européenne