Études


Pour asservir des populations, Staline avait une stratégie aussi simple que cynique  : défendre en apparence le principe de l’État-nation. Aujourd’hui, Poutine prétend que Russes et Ukrainiens constituent un même peuple pour aliéner Kiev. Nouvel épisode de notre série historique «  Violences impériales  : l’actualité russe du passé soviétique  ».

Les sanctions économiques fonctionnent-elles vraiment  ?

Depuis 1979, l’économie de la République islamique d’Iran s’est développée avec elles. Si elles n’ont pas réussi à transformer le régime, elles ont empêché la formation d’une classe moyenne, limité la croissance et renforcé les élites politiques qui, dans un État autoritaire, sont les plus à même de les contourner. Une étude en 10 points signée Djavad Salehi-Isfani.

De Lénine à Poutine, des infrastructures titanesques ont façonné le paysage de la Russie. Des centaines de milliers d’hommes sont morts pour les construire. Pour des barrages, des centrales nucléaires ou des méga-usines, ils ont brisé les glaces de l’Arctique, détruit des écosystèmes, asséché des lacs. Hier comme aujourd’hui, ces rêves d’acier et de béton sont surtout des armes de guerre. Paul Josephson revient sur leur histoire — du goulag à l’invasion de l’Ukraine.

Hier, on commémorait deux ans de guerre. Que va-t-il se passer demain — alors que le conflit de haute intensité aux portes de l’Union entre dans sa troisième année  ?

Vingt-quatre mois plus tard, le soutien des Européens à l’Ukraine et à l’autonomie stratégique reste majoritaire. Pourtant, de nouveaux clivages apparaissent  : le soutien militaire est en baisse et une inquiétude diffuse émerge sur la stratégie. Nous publions 10 points et 17 graphiques pour étudier les signaux faibles.

Nettoyer les confins, réprimer les ethnies, se débarrasser des «  éléments suspects  ».

Dans cette étude-cadre, premier épisode de notre série «  Violences impériales  », Juliette Cadiot dresse un panorama historique des répressions nationales en Union soviétique. Une xénophobie d’État bientôt érigé en dogme, dont la mémoire a conditionné le monde post-soviétique aujourd’hui en guerre contre la Russie de Poutine.

Le conflit actuel a rappelé une évidence  : on fait toujours la guerre avec des armes.

Deux ans après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, on peut esquisser un premier bilan sur les armements qui ont défini le conflit sur le terrain. Pour s’orienter entre les drones Bayraktar, les Javelin ou encore les Patriot américains, nous avons demandé à plusieurs experts et signatures de la revue de nous aider à y voir plus clair.

Un continuum de violences. Une chaîne de l’impunité.

La guerre impériale n’a pas repris — elle n’a tout simplement jamais cessé. Depuis le 24 février 2022, elle a, une fois de plus, changé de forme. Nous lançons aujourd’hui une série importante, co-dirigée par Juliette Cadiot et Céline Marangé (Mémorial France), qui ouvrira les pages de la revue à des spécialistes des violences d’empire de l’époque soviétique en montrant leurs échos dans le projet de Poutine.

La guerre d’Ukraine est-elle à un tournant  ? La Russie de Poutine est-elle en train de prendre l’avantage  ?

Après deux ans sous haute intensité, le front est bloqué et les armées se recomposent. Que va-t-il se passer maintenant  ? Pour essayer d’y voir plus clair, nous avons demandé à treize spécialistes des questions militaires de raisonner sur le futur de cette guerre à partir de deux interrogations clefs. Voici leurs réponses.

La Russie est-elle vraiment en économie de guerre  ?

À y regarder de plus près, les ressources financières et industrielles de Moscou — mais aussi sa main-d’œuvre — sont loin d’être aussi illimitées que Poutine le prétend. Dans une étude chiffrée, le spécialiste des politiques de défense Pavel Luzin nous plonge au cœur d’une économie de l’armement largement en crise depuis l’invasion de l’Ukraine — et qui repose désormais sur des stocks de l’ère soviétique.