Asie Intermédiaire


Erevan. Cette année, les Arméniens ont reçu leurs cadeaux de Noël en avance : le 9 décembre, le Premier ministre Nikol Pachinian, porté au pouvoir par la révolution de velours (avril-mai 2018), a obtenu une victoire écrasante aux élections législatives avec plus de 70% des voix. Les anciens partis, tant décriés durant les manifestations de ce printemps, n’ont pas trouvé leur compte sous le sapin : encore aux rênes du pays il y a six mois, le Parti républicain se retrouve sans un seul siège au parlement. L’enthousiasme d’une grande partie des Arméniens, et en particulier de la jeunesse, pour le nouveau Premier ministre, est indéniable.

La République Islamique avance sur la voie de la transparence de son économie. Le succès des réformes est crucial pour éviter que les sanctions du GAFI ne s’ajoutent aux sanctions américaines, et pour que l’Europe puisse maintenir ses liens commerciaux avec l’Iran. Pendant ce temps, l’effet des sanctions se fait sentir sur le système financier iranien après la déconnexion de certaines banques du système de messagerie SWIFT, mettant à l’épreuve la capacité de l’Union à lutter contre l’extraterritorialité des sanctions américaines.

Le voyage diplomatique de l’’héritier du trône saoudien au Moyen-Orient était très attendu. Émirats arabes unis, Bahreïn, Égypte, Tunisie, Algérie et Mauritanie ont été les étapes effectuées par Mohammed bin Salman avant de repartir et de participer aux travaux du G20 à Buenos Aires, le 30 novembre. Une tournée importante destinée à réaffirmer les alliances et les amitiés aujourd’hui plus utiles que jamais pour Riyad, mais aussi à lever définitivement les ombres de l’affaire Khashoggi.

La visite récente du chef du gouvernement israélien à Mascate bouscule la position de médiateur régional du sultanat d’Oman. En effet, alors qu’Oman est habitué à prôner la neutralité dans la rivalité entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, sa position pourrait être remise en cause du fait de son rapprochement vis-à-vis de l’État hébreu, allié du royaume wahhabite et grand ennemi de la République islamique.

Les forces terrestres, navales et aériennes de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Koweït, du Bahreïn, de l’Égypte et de la Jordanie ont effectué les plus importants exercices militaires conjoints de l’histoire récente du Moyen-Orient. Un pas important vers ce que l’on appelle l’”OTAN arabe”, un projet politico-militaire (avec la participation directe des États-Unis et d’Israël) visant à combattre le terrorisme et à contenir l’influence iranienne dans la région. Mais au-delà des bonnes intentions, il y a encore trop d’obstacles à son succès.