Asie Intermédiaire

Long format

cas de coronavirus en Iran

Alors que la crise du coronavirus fait rage en Iran, que les autorités iranienne demandent l’aide de la communauté internationale et qu’un grand nombre de pays appellent les Etats-Unis à lever leurs sanctions contre l’Iran afin d’aider le pays à surmonter cette crise et lui permettre de recevoir plus facilement un soutien financier et médical, l’administration Trump poursuit sa politique de «  pression maximale  ». En quoi les sanctions nuisent à la lutte contre le coronavirus  ? Quelle est la position actuelle de l’administration Trump  ? L’administration iranienne est-elle responsable de ce blocage  ? La réponse en trois points et deux cartes.

En pleine crise du COVID-19, une guerre du pétrole inédite

Le 5 mars dernier, l’Arabie saoudite et la Russie ont été les principaux protagonistes du sommet extraordinaire OPEP+ réuni à Vienne pour trouver une réponse collective à la crise du coronavirus et à la pression sur le prix du pétrole. Ce sommet s’est soldé par un échec, la Russie refusant de réduire encore davantage sa production pour soutenir les prix. Ce lundi 9 mars, les marchés pétroliers se sont réveillés devant la dégringolade du prix du brut, après que l’Arabie saoudite a réagi à l’opposition russe en «  ouvrant les vannes  ».

Carte qui répresente la croissance du PIB en Inde par térritoire (en %)

Au pouvoir depuis 2014, Narendra Modi a confirmé sa domination sur la politique indienne aux élections de 2019  : son parti, le BJP (Parti indien du peuple), a gagné une majorité écrasante grâce (en partie) à des positions orientées de plus en plus vers les questions de sécurité et nationales-populistes. Son contrôle de la politique indienne transformera-t-il l’Inde en un État sécuritaire  ? Pour connaître la figure de Modi dans une période où le style populiste est de plus en plus présent sur la scène internationale, nous publions ici une partie des réflexions que Christophe Jaffrelot, directeur de recherche au CNRS, a partagées lors d’une conférence qu’il a tenue à l’École normale supérieure le 9 avril 2019.

Le 29 février 2020, les Etats-Unis ont signé à Doha un accord de paix qualifié d’historique avec les talibans afghans, ceux-là même qu’ils avaient, à la tête d’une coalition internationale, évincé du pouvoir à Kaboul à l’automne 2001 suite aux attentats du 11 septembre. Historique puisqu’il doit mettre un terme au plus long conflit mené par les Etats-Unis. Mais plusieurs doutes sur sa durabilité persistent.

Le Général Soleimani a été abattu par les Etats-Unis le 3 janvier, il y a un peu plus d’un mois. Quelques jours plus tard, la République islamique d’Iran répliquait par des frappes contre une base irakienne utilisée par les Etats-Unis. Les conséquences de cette séquence d’escalade restent aujourd’hui à tirer, que ce soit pour l’Iran, les Etats-Unis, l’Irak, ou l’ensemble de la région. Les auteurs de cette contribution proposent d’analyser les implications stratégiques de l’intervention américaine qui, malgré son succès de façade, affaiblit considérablement la position des Etats-Unis dans la région. Dans le même temps, le régime iranien fait face à une crise de légitimité d’une intensité nouvelle.