Asie Intermédiaire


À travers les révélations du journal espagnol El Pais sur le financement iranien du parti d’extrême droite espagnol Vox, c’est l’influence de la diaspora iranienne liée aux Moudjahidines du peuple en Europe qui est questionnée. À l’heure où l’Europe hésite sur la marche à suivre sur l’Iran, ce lobbying à différentes échelles européennes n’est pas négligeable.

Du 8 au 15 janvier, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a effectué une mission au Moyen-Orient, dans les pays arabes sunnites alliés à Washington (Jordanie, Égypte, Émirats Arabes Unis, Qatar, Arabie saoudite, Oman et Koweït) dans laquelle se dessinent les intentions américaines dans cette région. Ainsi, dans un contexte de désaveu de la politique étrangère d’Obama et d’hostilité renouvelée à l’égard de l’Iran, Washington affiche sa volonté de définir une nouvelle stratégie cohérente avec les objectifs de Trump et de ses alliés du Proche-Orient.

Le tir spatial effectué par l’Iran le 16 janvier, destiné à mettre en orbite un satellite d’observation, relance les craintes occidentales concernant une possible dimension militaire du programme spatial iranien. Ce lancement intervient alors que le programme balistique iranien fait l’objet des plus vives critiques de l’administration Trump et que la viabilité de l’accord de Vienne est de plus en plus remise en doute depuis le retrait américain.

Les élections législatives du 9 décembre 2018 ont consacré un changement politique majeur en Arménie en donnant à son nouveau Premier ministre Nikol Pachinian une majorité quasi complète au Parlement. Cet évènement parachève la révolution de velours du printemps dernier et pourrait contribuer à changer le visage du pays. Nikol Pachinian a en effet déclaré vouloir le débarrasser de la corruption endémique, faire avancer le processus de paix au Haut-Karabagh, et chercher un nouvel équilibre géopolitique avec le « grand frère » russe.

Fin 2018, le roi Salman a annoncé un remaniement gouvernemental impliquant plusieurs personnalités, ministères et organes clefs de la complexe machine étatique saoudienne. Le Ministre des Affaires Étrangères, Adel al-Jubeir, est le premier à en avoir subi les conséquences : il a été remplacé par Ibrahim al-Assaf, jusque-là Ministre de l’Économie. Le remaniement opéré par Riyad répond à une triple logique, visant à recréer un climat de confiance et de disponibilité au sein de l’élite du pays, aussi bien qu’avec les marchés financiers et la communauté internationale.